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Georges Minyem, universitaire, chercheur, chansonnier… Homme politique camerounais

Il a accepté de raconter son parcours, parler de ses aspirations et délivrer un message. Interview

Georges Minyem, merci d’avoir accepté de répondre aux questions de journalducameroun.com. Vous êtes enseignant, chanteur. Présentez-vous aux internautes?
Henri Georges Minyem (mes étudiants me surnomment HGM) est à la fois un universitaire et un chanteur. Je suis né le 09 mai 1966 à Douala au Cameroun, j’ai donc eu 43 ans en 2009. Sur le plan académique, je suis chercheur en sciences politiques à l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) de Paris depuis 2002 et universitaire diplômé de plusieurs disciplines: Communication (IUT de Besançon 1992), Sciences politiques (IEP Lyon 1995), Finances-Banques (Université Lyon II 1996), Ingénierie d’Affaires et projet (EPF-Ecole Polytechnique privée de Sceaux 1997) avec à la clé une thèse de 3ème cycle que j’ai soutenu sur les projets de systèmes d’informations, Systèmes d’information (IFIP Paris 2000). Par ailleurs, je suis expert en systèmes d’informations et consultant expert en gestion de projet certifié par l’AFITEP/ IPMA (International Project Management Association), membre du conseil d’administration de l’IIBA France (International Institute of Business Analysis). J’exerce le métier de professeur d’ingénierie dans de grandes écoles d’ingénieurs et de gestion dans toute la France et en Angleterre depuis bientôt 10 ans. Je suis agréé dans plus de 20 disciplines allant de la sécurité des réseaux d’entreprises à l’analyse sociologique des organisations. Je suis aussi conférencier et travaille sur commande auprès de grands groupes tels EIFFAGE, EDF afin d’animer leurs conventions cadres, en fait, pour former leurs directeurs et cadres à la gestion de projets complexes. Comme vous le constatez, je suis assez polyvalent et mes connaissances sont transversales. En tant que chercheur en sciences politiques, je travaille actuellement sur la philosophie et l’économie politiques de la traite des Noirs et l’esclavage du 17è au 19è siècles; mes travaux seront disponibles au plus tard en début 2010, et croyez-moi, ça va faire du bruit.

Ça, c’est pour les volets académique et professionnel. Sur le plan musical, je suis artiste depuis l’âge de 12 ans et ceux qui ont été à Douala dans les années 80 connaissent les frères Minyem, dont un certain Min-solo, mon pseudo d’artiste de l’époque. Depuis 1985, je suis chansonnier car j’ai décidé d’écrire des chansons à texte pour m’exprimer artistiquement, dont la plus célèbre « Le solitaire » a fait le bonheur de plus d’un mélomane camerounais depuis 1986, date de sa première diffusion. J’ai aussi créé à l’époque « Le club de la chanson » à Yaoundé puis, j’ai dû m’envoler par la suite pour l’Europe, non sans avoir effectué 3 années de salariat en qualité de chef de la paie à la SNEC de Douala.

On va commencer par votre première casquette, enseignant. Comment devient-on enseignant en France?
D’emblée, je tiens à apporter une précision : Je ne suis pas enseignant de formation, cette casquette n’ayant même jamais fait partie de mes perspectives de carrière auparavant. Donc, comme je ne suis pas enseignant de métier, l’enseignement n’a jamais constitué une finalité pour moi. Je n’ai d’ailleurs jamais passé aucun concours de la fonction publique. Faut croire que le fonctionnariat ne me convient pas ! C’est le conseil aux entreprises industrielles (EDF, RENAULT.) que je pratique depuis plus de 10 ans qui m’a amené à enseigner. Telle école d’ingénieurs vous propose de dispenser des cours, puis telle autre, le bouche-à-oreille faisant le reste. Je suis donc devenu professeur titulaire à l’école d’ingénieurs du CESI (Centre d’Etudes Supérieures Industrielles), sur 8 centres répartis géographiquement dans toute la France et en Angleterre, au CNAM (Conservatoire National des arts et métiers), et je suis intervenant à Sup de Co et à l’école Centrale de Paris. Mon rayon d’excellence est donc les grandes écoles d’ingénieurs et de gestion et les formations continues des universités!

Etre noir n’est pas un frein dans le monde académique?
Hum ! Vous posez là une question qui fâche ! Vous savez, être noir a toujours été un frein dans tous les secteurs professionnels et pas que dans le domaine de l’enseignement en Europe. Je vis en France depuis 20 ans, vous pouvez imaginer ce qu’a pu être ma vie : un combat perpétuel ; non point le mythe de Sisyphe de Camus, mais la réalité de Georges Minyem. J’ai souffert de la discrimination raciale à toutes les étapes de ma vie dans ce pays qu’on appelle « La France ». J’en ai tellement souffert dans ma chair et mon sang que j’ai monté en 1994 un journal communautaire à Lyon avec des frères camerounais : « Le cocktail des échos » pour sensibiliser les Français à notre combat. J’en ai tant enduré que j’ai écrit un récit philosophique publié en 2005 : « Terre d’asile etc » ; j’en ai tellement bavé qu’en 2004, j’ai adhéré à un mouvement pour les minorités dites visibles « France Diversité » où, j’ai été élu à l’unanimité des voix « Directeur de campagne » avec Dogad Dogoui.

Georges Minyem
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Cependant, dans le monde académique, il y a quelques distinctions à opérer. Un universitaire qui passe des concours pour l’agrégation ou la certification sera confronté à des réalités d’un ordre différent de celui qui enseigne dans les écoles d’ingénieurs par exemple. Pour le premier, son statut de fonctionnaire le couvre plus ou moins. Dans le monde des grandes écoles où les étudiants sont souvent des ingénieurs diplômés en exercice, des étudiants avec un bagage d’au moins un DEA, DESS (aujourd’hui Master II), ou des techniciens en fin de cycle d’ingénieurs, c’est la compétence qui vous légitime. Les professeurs sont notés par les étudiants. Par voie de conséquence, si vous n’êtes pas à la hauteur, vous ne revenez pas : c’est une culture de l’excellence et de l’efficacité. Comme je vous l’ai dit, je ne suis pas fonctionnaire, donc j’ai intérêt à maîtriser mes domaines de compétences. Et comme, je suis agréé dans plus de 20 matières, vous pouvez imaginer la pression, le stress et l’amplitude des mises à jour requises.

Et chanteur. Racontez nous comment commence l’aventure?
L’aventure commence en 1976 à Nkongsamba où je reçois en cadeau de la Régifercam (mon père y était inspecteur) une guitare que mes frères aînés ont baptisée « Bontempi » pour me taquiner. Comme, visiblement je ne suis pas le seul à m’intéresser à la musique, ma mère décide d’acheter une vraie guitare à mon frère aîné Corneille et celui-ci qui est au Lycée du Manengoumba apprend auprès des artistes de l’orchestre du lycée. Mon frère Corneille m’a appris tous les accords, un par un et j’ai poursuivi mon chemin en créant en 1978 un groupe de jeunes : Les « Young Eagles » en référence au groupe mythique des 70’s, Les Eagles dont nous étions fans. S’en sont suivis des déménagements (comme c’est souvent le cas chez les cheminots) et nous sommes revenus à Douala. Cependant, j’avais été piqué au virus de la musique que j’ai embrassée au détriment du football qui était ma première passion. Ensuite, les années lycée de 1980 à 1984 où je suis devenu le chef d’orchestre du Lycée Joss de Douala, excellant dans la pratique de la guitare solo au point que l’on me surnomma « Min-solo ».

Après l’obtention de mon baccalauréat D en 1984, je suis « monté » à Yaoundé et ai découvert un autre univers : celui des chansonniers. Après quelques contacts, j’ai créé en 1986 « Le club de la chanson » (qui existe encore de nos jours, animé par Foly Dirane) afin de promouvoir l’expression artistique à texte. Partant du principe que nous étions riches de notre diversité culturelle et des nombreux courants et influences que l’ouverture au monde nous apportait, il n’y avait aucune raison pour que la chanson à texte n’y trouvât sa place. Ceci d’autant plus que par la langue française, nous touchions un auditoire plus étendu. J’ai donc été le premier chansonnier camerounais à tourner un clip vidéo au Cameroun avant la fin de l’année 1985 et la première mouture du Solitaire est sortie en 1988 à la CTV, sous la forme d’un clip vidéo réalisé par Richard Lobe.

Puis, j’ai dû partir du Cameroun afin de reprendre mes études. J’ai chanté dans les bars, fait les cabarets pour payer mes études et ma chambre d’étudiant. Le reste, vous le connaissez. J’ai sorti mon album « Le Solitaire » en 2000 au Cameroun et le 2è opus, « Noir » en France en 2006. Le marasme actuel de l’industrie culturelle étant un véritable frein à l’expression artistique et à la créativité musicale, j’ai des projets sous le boisseau, d’autant plus que je suis mon propre producteur depuis le début.

Des projets musicaux?
Bien entendu. Vous savez, la musique est un opérateur anthropologique fondamental qui lie les personnes. Quant à la chanson, c’est une saisie temporelle d’un fragment d’éternité. Quand vous saisissez une mélodie, elle vous hante. Mon aîné et maître, Francis Bebey me disait souvent : « Nous autres, poètes, heureux hommes, nous voulons changer le monde avec une chanson. Nous oublions souvent que c’est le monde qui crée la chanson ». Et m’il m’encourageait : « Tu as choisi une voie, laissant de côté la facilité du Makossa camerounais, va jusqu’au bout de tes rêves ». Je suis en studio pour le 3ème album. Mais alors, il sera distribué où ? Qui l’achètera avec le développement de la piraterie chez nous ? Autant de questions auxquelles en l’état, je ne peux répondre, mais pour lesquelles, j’ai des solutions concrètes et efficaces sur le plan politique dont vous avez compris que c’est un de mes nombreux domaines d’excellence. Ainsi donc, mes chansons sont des messages et je me considère comme le messager du réel caché sous les apparences. Ce qui signifie que par mes textes, je porte un regard critique sur la société, sur le monde dans lequel je vis, ce qui crée un rapprochement avec la réflexion philosophique, c’est-à-dire la prise de distance nécessaire à une analyse critique des faits sociaux. Je ne peux donc pas m’empêcher de composer et tant que j’en aurai l’envie et les moyens, je composerai des chansons.

Et le Cameroun, vous y retournez souvent?
Voyez-vous, pour moi, un homme sans racines est comme une feuille volante sans attaches, qui se balance au gré du vent. « L’homme est à la fois unique et porteur d’histoire » disaient John Stuart Mill et Ralph Emerson. Moi, mon pays, le Cameroun, est cette racine sans laquelle mon souffle ne peut se réoxygéner, sous peine d’anoxie. J’étais au Cameroun en février dernier. D’ailleurs à cette occasion, j’ai réuni des descendants du chef Minyem mi Ntomb (dont je suis) dans mon village de Bogso dans le centre du Cameroun. Et ma centaine de cousins et cousines ont décidé de me faire confiance pour les représenter et guider leur action. J’ai été élu président de l’association de mon village. J’essaie d’être présent au Cameroun tous les ans, ce qui n’est pas toujours possible à cause de mes multiples travaux, mais j’y retournerai aussi souvent que je pourrai: c’est mon terroir.

Georges Minyem
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Le président Paul Biya était en France il y a quelques mois. S’en est suivi un long débat sur le statut de diaspora et d’intellectuel. Définissez nous diaspora et intellectuel?
Le terme même de diaspora remonte à l’antiquité, c’est-à-dire historiquement, de la période s’étalant de 3300 environ av. JC à 576 apr. JC. Il y a eu dans la préhistoire deux catégories de peuples, les nomades et les sédentaires. Le néolithique est la période qui symbolise le mieux cette sédentarisation des populations avec le développement de modes de vie basés sur l’apparition de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Cependant, dès le début de l’histoire (vers 3300 av. JC, 2600 av. JC chez les arabes), avec l’apparition de l’écriture, l’on a vu se développer des confessions religieuses fortement axées sur la croyance en des forces telluriques, célestes, voire animistes avec une tentative préscientifique d’explication du monde que la théorie Comtienne des trois(3) âges a qualifiée d’âge théologique. Au sein de cette perception, obscurantisme, imagination et mythes, croyance dans les divinités pour expliquer le monde prirent le dessus sur la rationalité insuffisamment développée. Cela n’a pas empêché une civilisation d’émerger et de se singulariser parmi toutes les autres et ce fut la civilisation hébraïque, voire les royautés hébraïques qui posèrent le postulat d’un Dieu unique, porteur d’un message à son peuple. De la persécution qu’ils commencèrent à subir environ 1200 ans avant JC s’imposa la nécessité pour eux de s’enfuir, de se disperser. Avec la destruction du temple de Jérusalem en 70 apr. JC, la persécution des Juifs s’accentua et le mot « diaspora » rentra dans le domaine civil pour décrire un groupe éloigné de son territoire naturel et relevant sociologiquement d’une même perception, du point de vue extérieur. A ce titre-là, nous Camerounais de l’extérieur, pouvons effectivement être qualifiés de « diaspora camerounaise », même si, je le précise, un réductionnisme méthodologique (c’est-à-dire une analyse à l’intérieur même du groupe) permettrait de se rendre compte des nombreuses trajectoires et aspirations individuelles qui ne rencontrent pas collectivement le groupe concerné.

Quant à l’intellectuel, permettez-moi de faire une nuance d’entrée de jeu. L’intellectualité ne se résume ni à l’instruction (même si elle est indispensable à l’ouverture d’esprit), ni aux mots d’esprits (qui ne sont qu’un paravent intellectualiste), ni aux statuts (qui relèvent plus d’une stratification sociale). Les cafés littéraires du 19è siècle en France sont l’illustration parfaite de cette illusion de connaissance que l’on attribuait à l’aristocratie, catégorie sociologiquement construite, mais qui passait pour innée.
Aristote pensait qu’un philosophe était celui qui « dans la mesure du possible possède la totalité du savoir », alors que pour Socrate, « le savoir philosophique est la conscience d’un non-savoir ».
Entre les deux approches, il ya bien une place pour celui qui, sans tout savoir sur tout, a une idée précise (je dis bien précise), c’est-à-dire une connaissance argumentée sur la plupart des sujets qui concernent le monde de la conscience : Historique, technique, technologique, spirituelle, philosophique, littéraire, sociologique, économique, sociale, etc. Tellement de personnes s’imaginent intellectuels parce qu’ils ont soutenu une thèse de doctorat, ou parce qu’ils sont ingénieurs, ou encore directeurs de sociétés. Ce ne sont que des qualifications universitaires exemptes de toute sapience intellectuelle au sens philosophique.

Estimez-vous être intellectuel camerounais?
Vous voulez dire « un intellectuel méconnu » comme tel ? Franchement, et sans fausse modestie, je le crois. Mais je ne m’étendrai pas là-dessus car il ne s’agit pas de s’autoproclamer comme tel, encore faut-il le prouver, n’est-ce pas ? Pour cela, il convient d’être mis en situation, ce qui, jusqu’à présent n’a été possible que dans l’excellence universitaire et professionnelle en France et pas au Cameroun. A titre d’exemple, aucun de mes ouvrages dont le best-seller « De l’ingénierie d’affaires au Management de projet » sorti chez Eyrolles, le premier éditeur mondial d’ouvrages professionnels n’est disponible nulle part au Cameroun ! Mes théories ne sont exposées que sur Internet. Or peu de Camerounais y vont pour s’éduquer !
Par ailleurs, dans la perception collective des Camerounais, l’intellectuel est celui qu’on voit, qu’on entend énoncer de grands discours, de belles théories. Or jusqu’à présent, je n’ai fait que présenter mes albums dans les émissions télé où j’ai été invité. L’intellectuel Henri Georges Minyem n’est pas encore connu, mais patience, cela ne devrait tarder !

Votre projet le Cameroun Nouveau. Parlez-nous-en?
Merci de me donner l’opportunité de m’exprimer sur ce projet qui mobilise actuellement une bonne partie de mon énergie.
Le Cameroun Nouveau (LCN), le mouvement que j’ai créé le 01 août 2009 à Paris est né d’un quadruple constat :
.Le Cameroun va mal et ses enfants doivent mettre leur savoir à son service.
.Les intellectuels camerounais sont trop dispersés, certains se préoccupant à peine des réalités de chez eux et préférant substituer à leur responsabilité le relatif confort que leur offre l’occident ; d’autres sont tellement dépités par la mauvaise gouvernance de leur pays qu’ils choisissent de dissimuler leur souffrance dans l’anonymat de l’Occident, faute de place chez eux.
.L’opposition politique camerounaise est moribonde à cause d’une fragmentation importante, d’une incapacité à mobiliser et d’un fatalisme quasi-généralisé face à la phagocytose du parti au pouvoir.
.Le déficit de sens de la politique camerounaise depuis 23 ans (c’est-à-dire non pas depuis l’accession de notre président au pouvoir, mais plutôt depuis les difficultés conjoncturelles auxquelles il s’est trouvé confronté), nécessite une nouvelle génération, une autre façon de penser la « praxis » politique.

Devant cette carence ostensible d’imagination, cette fuite de responsabilité et face à une gestion politicienne des affaires de l’Etat, nonobstant la responsabilité contractuelle qu’il avait envers le peuple camerounais, notre président a failli ! Il incarnait l’espoir, l’avenir en 1982, au regard de son cursus, il a laissé au contraire se développer tous les travers qu’il fustigeait à son accession au pouvoir. Le système corrompu, clientéliste qu’il a laissé se développer, l’absence d’éthique de la responsabilité dans sa gestion politique, l’appétit du pouvoir ont entraîné notre président dans un laxisme criminogène dont les conséquences sont visibles par tous : absence de direction dans une politique erratique et improvisée qui ne dit pas son nom. On ne gère pas un pays par à coups : on en est le guide, le chef suprême ; Par conséquent, on planifie ses actions et on les exécute ! Pendant ce temps, l’indice de développement humain en est à 0,5 et plus d’1 camerounais sur 2 (voire 2/3) vit en dessous du seuil de pauvreté. Ma conscience meurtrie ne peut accepter cela. C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé de créer ce groupe de réflexion, le LCN, afin d’étudier toutes les possibilités de développement au Cameroun, toutes les niches potentielles de croissance et de proposer sous une forme partisane un programme politique aux Camerounais : Un Camerounais, Un emploi ! Le LCN (LE CAMEROUN NOUVEAU) est donc bel et bien un PARTI POLITIQUE en gestation et nous avons déjà recueilli plus de 800 adhésions sur « FACEBOOK» en un mois d’existence. N’est-ce pas révélateur d’un engouement des Camerounais pour le changement ça ?

Bientôt, nous mettrons en ligne un site internet afin de permettre à tous les Camerounais conscients d’adhérer au mouvement, de même que nous sillonnerons le Cameroun pour dire à tous nos concitoyens que l’heure du véritable changement est venue, et cela jusqu’au fin fond des forêts équatoriales, dans les bas-fonds de nos cités, au sein des cases en terre battue de nos innombrables campagnes. Nous allons battre campagne avec l’aide de DIEU et nous réussirons ! Car je suis persuadé qu’au fond de chacun de nos frères camerounais, ce désir de changement est son souhait et v u le plus cher qui lui donne des insomnies. La crainte des Camerounais est la guerre civile ou le coup d’Etat, doublés de la famine, autant de munitions politiques qu’utilise le RDPC pour ratisser large. Je dirai même que moins de 30% de Camerounais sont adhérents du RDPC par réelle conviction, ils y sont par opportunisme !

Doit on considérer politicien comme une nouvelle corde à votre arc?
Franchement? Pour tout vous avouer, si je n’étais pas politicien dans l’âme, croyez-vous que j’aurais fait Sciences-po, l’une des plus prestigieuses écoles françaises à structurer la pensée en matière de gouvernance? Pourquoi serais-je chercheur en sciences politiques? Vous pouvez ajouter, sans crainte, cette nouvelle corde à ma guitare qui en compte déjà pas mal. Le cri de ralliement du LCN est: WE CAN DO IT! WE HAVE TO DO IT! For our beloved motherland! For our country! God Bless CAMEROON

Georges Minyem
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