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Le Gicam rend hommage aux pionniers de l’entrepreneuriat au Cameroun

Célestin Tawamba, président du Gicam. ©Droits réservés

A l’occasion de la célébration de ses 60 ans, le mouvement patronal camerounais a rappelé l’apport d’hommes et femmes qui ont permis l’éclosion du secteur privé et l’épanouissement de l’économie du pays.

T.Bella. Immeuble et point de rĂ©fĂ©rence bien connu des usagers et automobilistes (notamment des conducteurs de taxi) de la ville de YaoundĂ©. Les moins de 30 ans citent cette destination sans forcĂ©ment en connaĂ®tre l’histoire. Petit rappel du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) : « ThĂ©odore Bella, alors commis des postes, acquiert en 1960 le fonds de commerce d’un certain D. Chevalier et fait son entrĂ©e dans le monde des affaires. Cette annĂ©e marquera aussi la naissance de la raison sociale. T. Bella, sera un pionnier dans plusieurs domaines. Il sera le premier Noir Ă  obtenir la gestion libre d’une station-service d’essence dans la ville de YaoundĂ©. Il est aussi le deuxième exportateur de cacao au Cameroun, après le Grec Mavromatis. En 1984, il est l’un des premiers Ă  introduire la bureautique au Cameroun, en tant que reprĂ©sentant de la marque Olivetti. On retiendra surtout de lui, le premier supermarchĂ© construit par un camerounais en 1980, le Prisunic T. Bella, vous savez, le supermarchĂ© avec escalator ».

Pour ses 60 ans, le Gicam a décidé de rendre hommage à 60 pionniers de l’entrepreneuriat au Cameroun. Dans un catalogue conçu à cet effet, l’on découvre les parcours de ces hommes et femmes mais surtout leurs visages. Des visages parfois peu familiers en raison de la discrétion de ces acteurs qui  cèdent la célébrité à leur travail, à leurs marques respectives.

Ils ont fondé les produits laitiers Camlait, le thé Ndawara, les boissons Ucb, etc. Tous ces acteurs, mal connus pour la plupart, développent des produits qui font partie du quotidien des Camerounais et de populations de bien d’autres pays à travers le monde. Il y a de quoi inspirer la jeune génération, à qui le témoin a été passé au cours d’un gala marquant la célébration des 60 ans du Gicam. C’était le 21 décembre dernier au Castel hall de Douala.

Tout a commencé le 12 juin 1957

Le Groupement interprofessionnel pour l’étude et la coordination des intérêts économiques a été créé en 1957. En 1992, le rassemblement devient Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam). L’objectif reste le même : représenter et défendre les intérêts des entreprises ; promouvoir la libre-entreprise et l’espace économique camerounais…


La célébration de ces 60 ans a été l’occasion pour l’actuel président du Gicam, Célestin Tawamba, de jeter un regard rétrospectif sur le chemin parcouru… « Il y a soixante ans, le 12 juin 1957, était créé le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam). A l’approche de l’avènement du Cameroun indépendant, les pères fondateurs avaient confié au GICAM le rôle de défendre la mission économique des entreprises dans un contexte assurément particulier. De génération en génération et de quelque bord que nous soyons, nous sommes restés fidèles à leur volonté et nous avons, dans le droit fil de leur vision, progressivement complété la mission du GICAM en l’étendant progressivement de l’économique au social, puis sociétal et l’environnement », a déclaré Célestin Tawamba.

Le président du Gicam a ainsi salué la volonté, le courage, l’endurance, le sang-froid, la détermination, le dynamisme, la sagesse et l’humilité des pionniers célébrés à l’occasion de ces 60 ans.

 

 

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