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Gil Kemami, La succes story d’un camerounais manager de la multinationale Ogilvy au Kenya

Il a choisi de vivre dans la partie sud du continent. Et ça lui réussit plutôt bien. Rencontre.

Vous vivez et travaillez en Afrique australe, au Kenya après 10 années passées en Afrique du Sud. Racontez-nous votre parcours
Il avait toujours été mon souhait de continuer mes études dans un pays Anglo-Saxon et après consultation d’options diverses, j’ai estimé que l’Afrique du Sud vue son histoire est le pays où je devais aller et poursuivre mes ambitions. De Douala à Johannesburg quelques années après l’ouverture des frontières au reste du monde, me retrouver dans la grande ville de Johannesburg qui comme on le disait a l’époque vous permet de réaliser vos rêves selon que vous sachiez exactement ce que vous attendez de la vie. Il faut dire qu’à cette époque là, l’intégration ne fut pas aussi facile pour des raisons multiples mais au bout de quelques années, j’ai commencé à mieux comprendre mon environnement et surtout le côté culturel et traditionnel profond qui anime et définit le peuple Sud-Africain. Des années plus tard, je me retrouve au Kenya par pur hasard. Je fus contacté par l’entreprise de communication Ogilvy Africa à Johannesburg qui me proposealors de prendre la direction de la boite au Kenya. Mon poste précédent a Johannesburg (Directeur Adjoint FCB Africa aujourd’hui DraftFCB – une agence multinationale de communication) m’ayant permit de travailler au travers de 15 pays en Afrique, je trouvai en moi des raisons suffisantes pour accepter le poste. Nairobi est une très belle ville avec un métissage de race et de culture important et qui qui permet l’intégration facile. Aujourd’hui c’est un plaisir de vivre au Kenya.

Vous êtes directeur général de la multinationale Ogilvy au Kenya. En quoi consiste votre travail au quotidien ?
Au quotidien mon travail consiste à m’assurer que la vision business et stratégie de la boite soit réalisée et ce en définissant les axes appropriés. Evidement ceci se fait au travers d’une ressource humaine compétente, qualifiée, motivée et surtout passionnée par la communication et le marketing. Je me dois également de rencontrer nos clients clés et prospecter dans le but de renforcer le relationnel et les convaincre du bien fondé de travailler avec Ogilvy comme agence de communication. Le moment le plus intéressant pour moi reste ma séance avec l’équipe stratégie et création pour discuter de la stratégie a déployer pour une nouvelle campagne ou de revoir le concept développé.

Combien de personnes managez-vous ?
Actuellement la compagnie emploie 120 personnes dont 80 personnes directement sous moi.

Et votre formation universitaire, on l’imagine en rapport avec votre job ?
J’ai fais une école de communication de marques a Johannesburg qui s’appelle Vega School of Brand Communication, SBS (Kenya) / IESE (Barcelona) Business School ou j’ai fait un Advance Management Program (AMP). J’ai ensuite fait un MSc in Marketing avec MDC (Management Development Center) à l’université de Glamorgan, Wales – UK.

Et le Cameroun, après tant d’années si loin, ne vous manque t-il pas ?
Bien sûr que le Cameroun me manque de temps en temps.

Qu’est ce qui vous manque le plus ?
Ce qui me manque le plus c’est la cuisine du pays. En Afrique australe ou du Sud, le régime culinaire n’est pas aussi riche que celui du Cameroun.

Retournez-vous souvent ?
Je vais au Cameroun une fois tous les ans et ce depuis trois ans. Nécessité pour moi de rester en contact avec les réalités du pays.

Votre plus beau souvenir du Cameroun ?
Mon enfance, joie, amour, découverte.

Gil Kemami
Journalducameroun.com)/n

On imagine bien qu’il existe une communauté camerounaise au Kenya. Parlez-nous-en !
Effectivement il existe une communauté Camerounaise au Kenya au sens large et deux communautés camerounaises pour être plus précis. Nous avons la communauté des « hommes d’affaires » et la communauté des professionnels « expatriés travaillant pour différentes compagnies ». Faisant partie de la communauté des professionnel tout ce que je puisse dire est que cette communauté m’a permit de me retrouver en tant que Camerounais car ayant vécu longtemps hors du pays, on a tendance à oublier ces petites choses qui font de nous des Camerounais. Je vais dire les blagues, le langage, les cafouilles, etc. Cette communauté Camerounaise me manquera lorsque j’aurais à retourner en Afrique du Sud dans un futur proche.

les camerounais sont réputés pour avoir mauvaise presse en Afrique de l’Est notamment au Kenya où il est très difficile d’obtenir un visa, partagez-vous ce constat ?
Il est effectivement difficile d’avoir un Visa pour le Kenya, mais je me refuse de croire et d’accepter que ceci est totalement la résultante de quelques actions menées par certain Camerounais. Dites-moi où il est facile pour un Camerounais d’avoir facilement un Visa dans ce monde ? Peut-être qu’on devrait plutôt demander au Gouvernement Camerounais d’améliorer ses relations internationales avec nombre de pays et surtout de défendre le citoyen Camerounais. Par ailleurs, je ne connais pas un pays dans ce monde ou tous les citoyens sont de bonne moralité.

Est-ce handicapant pour vous ?
Ceci n’est pas un handicap et n’a jamais été un handicap pur moi.

Faites-vous partie d’une association communautaire ?
Directement non. Au travers de ma compagnie oui.

Quel souhait peut-on vous faire ?
N’ayant jamais travaillé au Cameroun mon souhait est de pouvoir un jour travailler au Cameroun dans le but de partager ce que j’ai appris hors du pays.

Gil Kemami
Journalducameroun.com)/n
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