Politique › Institutionnel

Gouvernance: Des dirigeants rendent compte

Des responsables d’organismes publics répondent devant le conseil de discipline budgétaire et financier de certaines irrégularités dans leur gestion

Les affaires d’atteinte à la fortune publique semblent reprendre au Cameroun, avec l’audition ce vendredi 2 mars 2012 devant le Conseil de Discipline Budgétaire et Financier du Contrôle supérieur de l’Etat de certains dirigeants de structures publiques. Sont concernés le Directeur Général de la Semry (Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua), Marc Samatana, pour la période de 2006 à 2009 et le Directeur de l’hôpital de district de santé d’Ebolowa pour la même période. Le ton a été donné en milieu de semaine, avec l’annonce de la convocation par le ministère en charge du Contrôle supérieur de l’Etat, de quatre autres responsables devant cette instance, le tout, à grand coup de sorties et d’actions médiatiques. Des convocations qui auraient été initiées avec «le très haut accord» du «Président de la République». Il s’agit du Directeur général de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP), Jean-Jacques Ndoudoumou, concernant la gestion de cette structure publique au cours de la période allant de 2007 à 2010, du Directeur général du Parc national du matériel de génie civil (Matgénie), Niwalong Otong et de son prédécesseur Jeremiah Andoseh, pour la gestion de cet établissement public, au cours de la période allant de 2007 à 2009, du délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Limbé, Motamba Andrew Moundjimba au titre de la gestion de cette collectivité territoriale décentralisée pour la période allant de 2002 à 2008 et enfin du Recteur de l’université de Yaoundé II-Soa, Jean Tabi Manga, au titre de la gestion de cet établissement public à statut spécifique, au cours de la période allant de 2006 à 2009. Selon une information rapportée par le quotidien Mutations, des responsables des Conseils d’administration de ces organismes seront eux aussi entendus dans le cadre de ces affaires.

On ignore encore les éléments de reproche fait à ces responsables. Mais, chacun y va de son commentaire. Au sein de l’opinion publique en général, il est désormais largement admis, que ces quatre personnes citées suivront le chemin parcouru par leurs prédécesseurs et qui les conduira droit à la prison centrale de Kodengui pour ceux de Yaoundé, ou de Limbe pour celui qui y résident. Au Contrôle supérieur de l’Etat on essaie pourtant de minimiser la portée de la situation parlant de procédure normale. Les hautes personnalités ainsi été mises en cause sont convoquées, conformément aux procédures fixées par les textes en vigueur, pour être entendues dans le cadre de l’instruction des affaires les concernant, par les inspecteurs d’Etat respectivement désignés rapporteurs à cet effet explique un des cadres de ce ministère. L’affaire la plus en vue est certainement celle de Monsieur Ndoudoumou. Plusieurs journaux après la création d’un ministère des marchés publics avaient annoncé la fin pour l’ARMP et surtout son dirigeant. Cette dernière hypothèse est soutenue par un des éléments du communiqué du contrôle supérieur de l’Etat. S’agissant du dossier ARMP, les instances judiciaires compétentes ont également été saisies pour attribution et diligences appropriées au sujet de certains actes de gestion soumis à examen qui sont imputables au président du Conseil d’administration et susceptibles d’être qualifiés de délits ou de crimes. Il en est de même des comportements similaires et constatés à la charge d’autres membres du Conseil d’administration de L’ARMP ainsi que de certains responsables et personnels internes peut-on lire dans le communiqué.

Le ministre Henri Eyebe Ayissi en charge du Contrôle supérieur de l’Etat
Journalducameroun.com)/n


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