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Gouvernance des ressources naturelles : Le Cameroun au bas du classement

Le pays occupe la 47ème place sur les 58 pays qui ont été visée par l’étude malgré un cadre institutionnel encourageant

La Gouvernance des ressources naturelles reste un défi au Cameroun, a-t-on réalisé à l’occasion de la présentation à Yaoundé d’un rapport sur l’indice de gouvernance (RGI) publié mercredi 15 mai 2013 par l’organisation non gouvernementale Revenue Watch. Le Cameroun a reçu la note de 34, « défaillant », et se classe 47ème sur 58 pays. Une note relativement élevée dans le cadre institutionnel et juridique a été contrecarrée par une mauvaise performance dans le reste du RGI a expliqué Evelyne Tsague responsable chez RW et qui présentait le rapport. En matière institutionnel et juridique, le Cameroun a obtenu la note de 63/100. Le pays a pris des lois qui garantissent la répartition des revenus, mais aussi la protection de l’environnement. D’un autre côté, l’étude a retenu au profit du Cameroun son engagement à devenir conforme à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) comme un point positif de gouvernance minière. Il y a encore de nombreux défi avec l’ITIE, mais c’est un bon indicateur et une source d’informations considérable sur le secteur minier. de plus de nombreuses lois prises sont à nos yeux encourageant et on ne pouvait pas les ignorer, a expliqué madame Tsague. Derrière cette belle figure légale et institutionnelle, la gouvernance des ressources naturelles au Cameroun reste à l’image du niveau global de respect des standards de gouvernance.

Sur le plan de la communication (divulgation) le Cameroun offre peu d’informations sur son industrie extractive. La direction des impôts ne communique pas de manière transparente sur les sommes perçus des taxes auprès des entreprises en général et logiquement on ignore tout de la fiscalité de la SNH (Société Nationale des Hydrocarbures) qui génère le plus grand volume de recette minière dans le pays. Le ministère en charge des questions de mines communique très peu et de façon restrictive sur les projets minier en cours et à venir. Le citoyen ne possède aucun moyen de savoir les lieux et quantité de minerais disponible dans le pays. Dans le même indicateur la consultation populaire reste problématique les riverains des projets miniers n’ayant pas souvent accès à des informations. Autre défaillance de la gouvernance des ressources naturelles au Cameroun, le défaut de garanti sur la qualité des engagements pris par l’Etat. Les populations n’ont pas la possibilité d’interroger le gouvernement sur les dispositions des contrats passés avec des groupes miniers. Les communications du gouvernement ne font pas l’objet d’évaluation indépendante et la cour des comptes en charge de veiller à la pertinence des compte transmis par les sociétés d’Etat, n’a pas le moyen de faire le suivi en raison de ses faibles capacités et compétences. Le dernier point en défaveur du Cameroun est celui du contexte global de gouvernance. S’appuyant toujours sur les performances de la SNH, le rapport laisse entendre qu’elle appartient à 100% au public, on en ignore les actionnaires et ses résultats trimestriels publiés de manière compacte sont difficile à interpréter pour de simples personnes. Le gouvernement n’a pas encore réagit à ce rapport. Mais jusqu’ici il est très souvent resté silencieux pour ne pas alimenter le débat au sein d’une opinion qui finalement semble elle aussi désintéressée d’une question aussi sensible.


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