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Gouvernance: Deux jours de débats ouverts à Yaoundé

L’initiative est de la Banque Mondiale, en marge de la foire aux idées de développement organisé par le bureau du Catholic Relief Services

L’annonce des jours meilleurs
Un débat sur la gouvernance s’est ouvert au Palais de congrès de Yaoundé, la capitale camerounaise. Pour la journée du jeudi 14 juillet, trois thèmes ont été abordés. Sur la question des défis et opportunités de l’Afrique face au challenge des infrastructures, la démographie et ses institutions, l’intervention majeure aura été celle du directeur Afrique de la réduction de la pauvreté auprès de la Banque Mondiale. Profitant de l’occasion pour présenter le livre dont il a coordonné la parution, « The day After Tomorow (le jour d’après le lendemain) », il a fait savoir pour sa part, que tous les défis étaient permis à l’Afrique. Je suis porteur d’une bonne nouvelle. Au terme d’une période de cinq, nous entrevoyons une Afrique où les conditions de vie des populations sont améliorées a déclaré Marcelo Giugale. Selon lui, l’Afrique a accumulé ces dernières années, plusieurs éléments pour renforcer son moteur de croissance. Les transferts de technologie seraient plus facilités, le continent a connu l’émergence d’une classe moyenne importante, facteur clé de la consommation, et enfin la pauvreté peut désormais être identifiée, grâce aux techniques modernes de relation de transfert d’argent. Mais selon le responsable de la banque mondiale, les Etats doivent se fixer des objectifs clairs, pertinents et cohérents.

Une décentralisation problématique
Les interventions du représentant du ministère des finances et du Professeur Touna Mama, ont plus été une présentation de politique, défendant l’existence d’un dialogue franc au Cameroun entre le secteur public et le secteur privé et des cadres de concertation participative. Pourtant comme l’a relevé avec pertinence Martin Abéga, le secrétaire exécutif du Groupement inter-patronal du Cameroun (GICAM), le pays se nourrit de discours et de documents stratégiques, avec une vision sur 25 ans. Ça c’est le ciel. Nous vivons sur terre et croyez moi ce que je vois ne me permet pas de dire que nous serons émergeants. On ne peut l’être alors que les simples questions de routes ne sont pas résolues au Cameroun pour ne citer que cet exemple, a-t-il fait savoir. Autre thème autre débat, les défis de la décentralisation. Les attentes des maires sont énormes, il y a peu d’argent, un décret du premier ministre est attendu depuis l’année dernière pour fixer les répartitions. Pour ce qui est du FEICOM, la banque des communes, l’institution a amélioré ses capacités d’intervention. Elle se veut aujourd’hui plus transparente dans sa démarche. Mais il ne s’agit pour l’heure que des communes. Bientôt le Cameroun aura des régions, du moins si l’on en croit le discours du président Biya de début d’année 2011.

L’assurance maladie pour limiter la corruption des infirmiers
Le dernier point de discussion a porté sur la question des dessous de tables (corruption) dans les hôpitaux du Cameroun. Vive critique de la societé civile qui dénonce l’inertie de l’Etat. Selon les récentes statistiques sur la gouvernance au Cameroun, le secteur de la santé figure parmi les plus corrompus. Plus de 80% des ménages interrogés estiment que les infirmiers et infirmières sont très corrompus. Angwafor III représentait le ministère de la santé. L’Etat a fait beaucoup d’efforts fait-il savoir. Mais dans la réalité c’est le drame. 4500 femmes enceintes meurent chaque année, parce qu’elles n’avaient pas d’argent pour se faire prendre en charge en priorité. La solution c’est un autre professeur, Ongolo, de la faculté de médecine, qui la propose. Si on veut éviter la corruption, on limite la manipulation de l’argent dans les hôpitaux. Une manière de faire serait de vulgariser l’assurance maladie. On assure nos véhicules, nos comptes bancaires, nos maisons, nos voyages, et le risque le plus grave, on ne l’assure pas, c’est quand même incroyable s’est – il indigné. Bien sûr l’assurance ne suffira pas. Il faudra améliorer les conditions de vie des personnels soignants. Il y a quelques jours, certains d’entre eux réclamaient 23 mois de salaire. Les débats se poursuivent ce 15 juillet. Et avec, la publication de la liste des vainqueurs du concours de la foire aux idées de développement. 30 associations candidates sont en compétition. A la clé une cagnotte de 300 000 dollars américains à se partager.

Une vue des participants à la foire aux idées
Journalducameroun.com)/n


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