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Grand Nord: Les syndicats de carburant frelaté proposent un pourcentage au gouverneur

Ils demandent à Abakar Ahamat de fermer les yeux sur la pratique de cette activité illicite, contre une «motivation»

Injure
C’est au cours d’une réunion de sensibilisation tenue à Ngaoundéré que les syndicalistes crachent leur proposition sordide. Sans coup férir. C’est le représentant de l’Association des transporteurs du carburant (Atc) qui déclenche les hostilités. « Votre prédécesseur a dit lors de notre dernière réunion que nous allons fermer les yeux et travailler avec la douane. C’est ce que nous avons fait. Puisque, nous dédouanons un fût à 5000 Fcfa. Excellence pourquoi ne pas fermer les yeux ? », lance Talba Oumaté à l’endroit d’Abakar Ahamat. Ce dernier ne s’arrête pas là. « Nous sommes nombreux à vivre des revenus de la vente de ce carburant, qu’allons-nous faire si vous nous l’interdisez ? S’il y a quelque chose à ajouter, nous sommes prêts à ajouter et vous, vous fermez les yeux ça passe », ajoute Talba Oumaté. A ciel ouvert. Abakar Ahamat prend cette proposition pour une injure. « Vous n’allez pas m’insulter en réunion me demandant de fermer les yeux sur la pratique d’une activité illicite » répond-t-il au représentant du syndicat« Si vous étiez dans la magouille avec d’autres personnes, vous ne le ferez pas la magouille avec moi », menace-t-il.

Interdiction de la vente du Zoua-Zoua
Sur le champ, Abakar Ahamat instruit l’annulation de la décision du préfet qui autorisait par tolérance administrative, la vente du « Zoua-Zoua ». La chasse à la vente du carburant frelaté a donc été lancée dans la région de l’Adamaoua où plus de 700 jeunes mènent l’activité. A en croire au gouverneur, la répression suivie de la destruction immédiate du produit ne vont pas tarder. Pour le nouveau gouverneur de la région de l’Adamaoua Abakar Ahamat, il n’y a pas de négociation à faire, pas de tolérance de l’administration. Selon lui, la loi est claire, le carburant frelaté est interdit et les textes doivent être appliqués. « Nous devons passer à la répression » a-t-il ordonné. Même si celui-ci reconnaît que l’action à mener sera des plus dure, vu le fait que « les trafiquants dans ce secteur ont des bras longs », il se dit engagé à détruire tous les stocks de la ville et à les interdire définitivement.

La vente du carburant frelaté dit « zoua zoua » emploie des jeunes dans la région
leseptentrion.net)/n


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