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Hausse modérée des ressources de l’Etat sénégalais

Les ressources et dons mobilisés par l’Etat du Sénégal ont connu une hausse modérée de 2,4% en glissement annuel à fin mai 2018 comparées à la même période de l’année 2017, selon les données établies par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).Ces ressources sont évaluées à 869,9 milliards FCFA contre 849,4 milliards FCFA à fin mai 2017, soit une augmentation de 20,5 milliards FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

Elles sont essentiellement composées de recettes budgétaires (781,9 milliards), de dons (75,6 milliards) et de ressources du fonds de soutien au secteur de l’énergie (FSE) pour 12,4 milliards.

Selon la DPEE, la hausse des ressources est à lier avec « les progressions respectives des dons (plus 16,4 milliards), des ressources FSE (plus 3,4 milliards) et, dans une moindre mesure, des recettes budgétaires (plus 0,7 milliard) ».

La faible progression de ces dernières est attribuable à leur composante non fiscale (moins 37 milliards), en rapport avec les dividendes attendus de la société nationale des télécommunications (SONATEL) qui n’ont pas été recouvrés au mois de mai 2018, contrairement à la même époque de l’année 2017.

Pour leur part, les recettes fiscales ont augmenté de 37,7 milliards sur les cinq premiers mois de 2018 pour s’établir à 755,3 milliards, portées par les impôts indirects hors FSIPP (fonds de sécurisation à l’importation des produits pétroliers) en hausse de 9,2% et les droits d’enregistrement (plus 30%).

La hausse des impôts indirects hors FSIPP est essentiellement soutenue par les recouvrements au cordon douanier (plus 10,3%) et par la TVA intérieure hors pétrole (plus 12,3%).

Les droits d’enregistrement sont, de leur côté, évalués à 30,8 milliards FCFA à fin mai 2018, progressant de 7,6 milliards FCFA sur un an.

L’orientation croissante des recettes budgétaires a, toutefois, été atténuée par les recouvrements respectifs des impôts directs, de la TVA intérieure pétrole et du FSIPP qui se sont repliés de 3,7 milliards, 6,1 milliards et 4,9 milliards.

Au titre des impôts directs (256,8 milliards), la baisse enregistrée est principalement imputable à l’impôt sur les sociétés (moins 15,1 milliards) et à l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières (moins 5,8 milliards).

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