Personnalités › Success Story

Henriette Ebongo Ekwe primée le 8 mars 2011 à New York

Elle a reçu le prix du courage féminin lors d’une cérémonie mardi en présence de Hillary Clinton et Michelle Obama

Le Cameroun tout entier devrait être fier d’elle. Tous les pays, y compris le mien, ont besoin des femmes de courage comme Henriette pour s’assurer que les gouvernements sont responsables et que les sociétés poursuivent leur quête de liberté, de justice, de paix et d’égalité.
Robert P. Jackson, Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun

C’est un bel hommage qu’a reçu ce 8 mars 2011 la journaliste camerounaise Henriette Ekwe. La directrice de publication de Bebela était l’une des 10 invités d’honneur de la cérémonie de remise des prix du courage féminin. Hilary Clinton, secrétaire d’état et Michelle Obama, première dame ont présidé la cérémonie. L’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, qiui a proposé la candidature de Henriette Ekwe avait justifié ce prix en revenant sur le combat de cette journaliste. En plus de son combat pour la démocratie, Henriette Ekwe a été retenue à cause du rôle important qu’elle a joué dans l’avancement de la liberté de la presse et dans les organisations telles Transparency International, L’Union des Journalistes du Cameroun et la Coalition pour la transparence. Durant ces dernières années madame Ekwe a plaidé publiquement pour la bonne gouvernance et critiqué vigoureusement la corruption. Henriette continue d’être un éclaireur de conscience pour la liberté d’expression et la transparence au Cameroun avait déclaré l’Ambassadeur Jackson.

Bien qu’elles viennent des quatre coins de la planète et qu’elles aient suivi toutes sortes de chemins, elles sont ici aujourd’hui parce que chacune d’entre elles, à un moment ou à un autre, a pris une décision. À un moment donné, elles ont chacune décidé qu’elles ne pouvaient plus continuer comme avant face à une injustice. Elles ont décidé qu’elles ne pouvaient plus accepter la discrimination ni la corruption. Qu’elles ne pouvaient plus garder le silence face à la violence ou à l’oppression, à la pauvreté ou à l’inégalité. Alors, chacune à sa façon, elles sont passées à l’action. Elles ont décidé de parler haut et fort, de publier un article, de déposer une plainte, de briguer un poste électif, d’ouvrir une école. Et elles l’ont fait en prenant des risques considérables, pour elles-mêmes et pour leur famille. Elles ont reçu des menaces de mort. Elles ont été tabassées, kidnappées, emprisonnées, torturées.
Michelle Obama, Première dame des Etats-Unis, dans son allocution le 8 mars 2011

C’est la première fois qu’une camerounaise est sélectionnée pour ce prix prestigieux. Henriette Ekwe est également l’unique lauréate en Afrique. Les autres récipiendaires viennent de Chine, de Biélorussie, Hongrie, Jordanie, Afghanistan, Pakistan, Kirgistan, Mexique et Cuba. Outre la la journaliste camerounaise Henriette Ekwe Ebongola, on a la présidente kirghize Rosa Otounbaïeva, la militante jordanienne des droits de l’Homme Eva Abou Halaweh, la magistrate afghane Maria Bachir, la militante associative bélarusse Nasta Palajanka, l’avocate chinoise Guo Jianmei, la blogueuse cubaine Yoani Sanchez, la députée hongroise Agnes Osztolykan, la magistrate mexicaine Marisela Morales Ibaaez, et la militante pakistanaise Ghulam Sughra.

Lancé en 2007 par le Secrétaire d’état américain d’alors, Condoleezza Rice, le Prix du courage féminin du Secrétaire d’état américain a honoré chaque année les femmes à travers le monde qui ont fait preuve d’un courage exceptionnel, d’une force et d’un leadership dans la défense des droits de l’homme, de la justice sociale, et de l’égalité et l’avancement des femmes. Lors des quatre dernières années, les Etats-Unis ont récompensé les femmes qui ont risqué leur vie et leur bien-être pour combattre le trafic humain, les violences liées au genre, le mariage de mineurs, la corruption, ainsi que celles qui ont été emprisonnées, torturées and menacées pour leur combat en faveur de la justice, des droits humains, des réformes constitutionnelles et de l’état de droit.

Photo de famille à l’issue de la remise des prix (8 mars 2011)
State Department photo)/n


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