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IBK dissout le comité de réforme de l’armée

Le président Ibrahim Boubacar Keita a dans son adresse à la nation annoncé la dissolution du comité militaire pour la reforme des forces de sécurité et de défense

Capitaine à l’époque, Amadou Haya Sanogo avait été nommé président de ce comité de réforme de l’armée par un décret du président par intérim Dioncounda Traoré daté du 8 août 2012. Il a été officiellement installé dans ses fonctions le 13 février 2013 lors d’une cérémonie au palais de la présidence à Bamako. « Le chef a parlé, et les militaires ne parlent jamais après le chef », a-t-il expliqué, devant le président Dioncounda Traoré, qui avait déclaré à la presse, que le capitaine Sanogo, en tant que formateur, avait l’étoffe nécessaire pour mener à bien la mission qui lui a été confiée. « Le capitaine Sanogo a été choisi compte tenu de ses qualités personnelles. (…) Ce comité n’a aucune vocation politique. Le pouvoir politique, c’est le pouvoir politique ; le pouvoir législatif, c’est le pouvoir législatif ; et l’armée, c’est l’armée. Et par les temps qui courent, l’armée a un rôle éminent à jouer » avait affirmé Dioncounda Traoré. Son salaire à la tête de ce comité avait défrayé la chronique dans les médias. Il se paierait des émoluments atteignant 4 millions de francs CFA sans compter les autres avantages. Promu général de corps d’armée le 14 août 2013, Amadou Haya Sanogo n’était plus le chef du comité chargé de réformer l’armée malienne. Le conseil des ministres du 28 août 2013 « a été informé de l’abrogation du décret portant nomination du général de corps d’armée Amadou Haya Sanogo en qualité de président du Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité » du Mali, indiquait le compte-rendu de cette réunion.

C’est un proche du Gal Sanogo, le colonel Mohamed Diallo qui assurait l’intérim. Il a été blessé lors de la fronde à Kati, ville garnison près de Bamako le 30 septembre dernier. Les mutins n’auraient pas apprécié le fait de ne pas être promus au grade supérieur contrairement à d’autres putschistes de 2012. « (.) Vous imaginez aisément l’indignation et l’humiliation que me causent les évènements dont Kati est le triste théâtre depuis lundi. Une investigation est en cours sur les raisons et les acteurs de cette gifle à la nation au moment, je le répète, où les soldats d’autres nations, quittant leurs pays et leurs familles, sont sur notre sol, pour nous défendre, et cela parfois jusqu’au sacrifice suprême (.) Pour l’armée républicaine promise et attendue comme pour les autres segments de la nation, il n’est guère de salut en dehors de l’ascenseur républicain. » a martelé le président Ibrahima Boubacar Keita lors de son adresse à la nation le 2 octobre. « J’ai d’ailleurs instruit au gouvernement de procéder sans délai à la liquidation des comptes et l’établissement du procès verbal de dissolution du Comité Militaire Pour la Reforme des Forces de Sécurité et de Défense. Que la hiérarchie prévale ! Que les chefs militaires s’assument ! Que la chaîne de commandement se fasse obéir ou qu’elle s’avoue impuissante et incompétente, alors ce qui doit être fait le sera, et ce sans délai » a poursuivi le président.


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