Opinions › Interview

« Il faut bien que l’assurance se développe et le numérique est une opportunité », Virginie Pouna Ngomi

Virginie Pouna Ngomi, Fondatrice COVA

Virginie Pouna Ngomi, Fondatrice de la start-up camerounaise COVA pense que le domaine de l’Assurance au Cameroun est une niche sous-exploitée et que les entrepreneurs devraient saisir l’occasion numérique pour développer le secteur.

Selon vous pourquoi Cova a été sélectionnée parmi les milliers de candidatures au Black Founders?

Je ne saurai le dire, je suis sûre que des milliers de bonnes candidatures ont été reçues pour cette sélection.  Ce que je peux dire, c’est que nous avons “mis les organes” aussi bien en amont que pendant tout le processus de sélection et les multiples allers et retours avec les personnes en charge de la sélection. Nous n’avons pas baissé les bras malgré les difficiles étapes.

Comment la startup compte utiliser les fonds reçus ?

Ces fonds nous permettront de renforcer notre équipe et notre capacité de déploiement, développer plus de solutions innovantes pour la facilitation de l’accès en assurance en Afrique francophone.

Dans un contexte camerounais où l’accès au financement reste le vrai obstacle à l’épanouissement de la jeune entreprise, quel est le modèle économique de Cova ?

COVA a pour client l’agent d’assurance qui veut plus de prospects, la compagnie d’assurance qui veut vendre, la compagnie de voyage qui veut distribuer l’assurance via son agence ainsi que le client final qui veut être accompagné en cas de sinistre.

La notion de numérique bien qu’évolutive va encore à pas lent (exemple le difficile décollage de l’e-commerce). L’assurance aussi. Offrir une plateforme d’assurance dans ces contextes, quelles en sont les motivations ?

Il faut bien que l’assurance se développe et le numérique est une opportunité.  En effet, l’assurance est un levier inévitable de développement durable dans nos pays, s’assurer c’est protéger ce qu’on a déjà. Si on ne protège pas ce qu’on a déjà et surtout son porte-monnaie par une assurance adéquate, d’une maladie coûteuse, d’un accident inattendu, d’un décès, d’un dommage à autrui, d’un incendie chez soi, alors on doit piocher dans son épargne ou celle de ses enfants, à chaque coup dur financier ; c’est l’ensemble de l’écosystème qui ne peut pas développer. Le digital a atteint tout de même un taux de pénétration de 50% en moins de 10 années malgré la lenteur que vous notez, l’assurance est encore à 1%, il y’a de quoi faire.

Est-ce que Cova compte courtiser le marché de l’Afrique anglophone où la notion du numérique est nettement avancée ?

Pas tout de suite ! Il y’a tant à faire en Afrique Francophone où le champ d’innovation est infini. Pour aller plus loin, nous pensons que nous devons aller doucement, cela nous permettra de mesurer nos capacités. Vous parlez de notion de numérique, mais je pense que les choses vont beaucoup évoluer dans quelques années en Afrique francophone. Et c’est aussi de notre devoir d’impulser les changements dans le comportement des populations. Des produits comme COVA, s’il en existe assez en Afrique francophone, vous verrez que les populations se verront un peu dans l’obligation d’accorder plus de valeur au numérique.

 


A SAVOIR

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