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Immigration : retour de Camerounaises en détresse au Koweit

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L’origine des financements pourvus pour le retour des huit jeunes femmes fait débat au sein de l’opinion camerounaise depuis que l’une d’entre elles a déclaré qu’elles sont rentrées grâce aux efforts de leurs proches.

Les jeunes camerounaises libérées de l’esclavage au Koweit sont arrivées au Cameroun le dimanche 14 octobre 2018 en début d’après-midi. L’identité des infortunées n’a pas été révélée, exception faite de Prudence Kenem-Beni par qui leur triste sort a été porté à l’opinion publique. Celle-ci avait à cet effet, diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux le 23 septembre dernier.

Elle y expliquait être arrivée au Koweit pour travailler en tant que femme de ménage. Le sort n’avait pas joué en leur faveur et Prudence Kenem-Beni et ses compagnes ont subi toutes sortes d’humiliation et de violence avant de fuir les domiciles de leurs employeurs. Informé de la situation, le gouvernement camerounais a promis de faciliter le retour de toutes ces femmes au plus tard le 10 octobre.

Leur retour s’est fait une semaine quelques jours de retard. Le ministère des Relations extérieures s’est félicité lundi de l’heureux dénouement. Ledit département a rappelé les efforts qui ont été déployés pour rendre ce retour possible. Une version que rejette Prudence Kenem-Beni donne une autre version. « Le directeur du centre d’où nous avons fait la vidéo nous a dit que le gouvernement ne les a jamais appelé. Le 10 octobre est passé et on a toujours pas eu de signe. On a changé de prison. Ce sont les koweitiennes qui ont coupé nos tickets. On a pris le vol samedi après avoir fait l’appel ».

 

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