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Incidents du 5 novembre 2010: Le consulat de la Rca reste fermé à Douala

Les responsables attendent les résultats de l’enquête policière et la sécurisation des lieux pour rouvrir les portes

Jeudi 11 novembre 2010, au quartier Akwa de Douala. Les portes du consulat de la République centrafricaine de Douala sont fermées. Les locaux du consulat sont dans un état déplorable. Joint au téléphone, le consul confirme : Tous les ordinateurs ont été cassés ainsi que les chaises et d’autres matériaux. Les fiches d’inscription sur les listes électorales ont été déchirées. Nous attendons de savoir s’il est possible de récupérer les disques durs. Pour Magnonde Marie- Louis, pour l’instant, il est impossible de faire fonctionner le consulat. L’autre problème majeur est celui de l’insécurité. Ceux qui ont saccagé le consulat sont toujours en liberté. Il n’est pas exclu qu’ils reviennent. Il faut aussi renforcer la sécurité autour du consulat. J’ai adressé une lettre à ma hiérarchie et j’en ai également parlé avec les autorités d’ici. J’attends uns réaction que j’espère sera positive, indique t-il.

Lors de la conférence de presse donnée le vendredi 5 novembre 2010 dernier, le consul et le président de la commission électorale locale étaient revenus sur l’incident survenu deux jours plus tôt. Le consul affirme que ce sont des individus se faisant passer pour des centrafricains et dotés d’armes blanches qui ont saccagé le consulat et détruit plusieurs voitures. L’incident avait entrainé la mort d’un centrafricain et fait de nombreux blessés. Pourtant lors de ma prise de fonction ici, j’avais indiqué que je ne suis pas venu pour alimenter les querelles politiques. C’est à la suite des incompréhensions au sujet des inscriptions que ces personnes ont vandalisé les locaux du consulat. Je suis ici pour tous les centrafricains et non pour ceux qui sont du parti au pouvoir mentionne le consul. Le président du comité local de la commission électorale indépendante (Cei ), quant à lui, demande que ceux qui n’ont pas toutes les pièces officielles exigées se rapprochent du consul pour savoir la conduite à tenir. Nous sommes soumis aux règles de la loi centrafricaine en matière des élections. Pour s’inscrire, il faut avoir un passeport, une carte nationale d’identité et la carte de séjour en cours de validité. C’est logique qu’il y ait certains de nos compatriotes qui ne sont pas peut- être en règle. Ceux- là ne peuvent pas s’inscrire, donc ne peuvent pas voter. Nous accordons quelques faveurs en acceptant les actes de naissance précise Marcelin Yalemde du comité local de la Céni.

Questions sans réponse
Il ne donne cependant aucune indication sur la suite des opérations. Va-t-on reprendre l’opération de recensement électoral ? Est ce que les listes étaient informatisées ? Toutes ces questions trouveront sans doute des réponses lors du prochain point de presse annoncé par le consul. Nous allons envoyer les dossiers à Bangui pour la confection des cartes d’électeur. Nous allons ensuite les distribuer. Ceux qui sont en règle viendront voter au consulat le 23 janvier prochain. Nous aurons 10 partis politiques en lice. Au fond, c’est deux grands partis qui s’affrontent. Le kwa na kwa (knk), parti au pouvoir, et le Mouvement pour la libération des peuples centrafricain (mlpc). Les autres partis sont rattachés à eux. A Douala, nous sommes trente-un (31) au sein de la commission électorale indépendante (Cei) pour bien mener l’opération. Chaque entité a envoyé cinq (5) personnes. C’est maintenant qu’il faut travailler dur en oubliant ce qui s’est passé a conclu Marcelin Yalemende.


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