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Industries Extractives: Le Cameroun discute de transparence en RCA

Selon son chef de délégation à Bangui, la rencontre sera l’occasion d’échanger pour mieux préparer les échéances de 2013

Des représentants des pays d’Afrique centrale en plus du Congo démocratique échangent depuis le lundi 12 mars 2012 à Bangui en République centrafricaine, pour parvenir à mettre en place un cadre dont le but est de renforcer la stratégie sous régionale du processus visant à rendre transparentes les activités des industries extractives. Nous espérons avec cette rencontre pouvoir parvenir à un renforcment des capacités des différents participants. Ce sera aussi je l’espère, une occasion d’échanges fructuex d’expériences et aussi de discuter des défis afin que l’ensemble des pays de la sous-région parviennent à la validation du processes de l’Initiative pour la transparence dans les Industries Extractives(ITIE), a fait savoir Faustin Archange Touadéra, le Premier ministre centrafricain, qui représentait le président Bozizé. Pendant trois jours, les participants devraient échanger sur les nouvelles règles, l’élaboration des rapports et la mise en place des chaines d’impacts dans le cadre de l’initiative. Pour la première journée, les participants ont pris connaissance de la structure régionale, le projet REMAP/CEMAC, dont l’ambition est de fédérer et renforcer les actions des différents Etats membres, dans leurs processus respectifs en vue de parvenir à la validation du Processus ITIE. De nombreux participants ont aussi présenté les difficultés de leurs pays. Une situation que reconnait Tim Bittiger, le responsables ITIE pour l’Afrique francophone. C’est pour cela que nous avons ce type de rencontres, cela nous permettra de discuter ensemble des zones d’ombres et faciliter l’élaboration des prochains rapports, a-t-il déclaré en réponse à plusieurs préoccupations

Pour les représentants camerounais de nombreux défis subsistent encore. Nous rencontrons principalement trois types de difficultés. La première est celle des délais. pour le nombre de données que nous avons à compiler, nous pensons que le temps est insuffisant. En 2011 par exemple la période qui nous a été impartie pour péparer notre rapport intégrait aussi celle de l’élection présidentielle, période durant laquelle il est difficile de faire quoi que ce soit, et pourtant nous n’avons reçu aucune dérogation, a fait savoir Agnès Solange Ondigui Owona, la coordinatrice nationale pour l’ITIE au Cameroun. Autres défis présentés par le Cameroun, celui des financements. L’élaboration du rapport s’évère aussi coûteux qu’il est long et les financements ne sont pas toujours disponibles. Il y a aussi celui des capacités. La délégation camerounaise a reconnu qu’au contraire de la RCA, les membres du comité camerounais de l’ITIE ne sont pas des permanents. Les rencontres se font à l’occasion de réunions spécifiques.Une situation qui ne facilite pas toujours une compréhension claire des porcédés et de la terminologie ITIE. Nous avons décidé de reprendre à zero notre stratégie, et nous pensons que la rencontre de Bangui, nous permettra d’avoir de nouvelles connaissances et l’expérience des autres, afin de mieux réaliser nos prochains rapports a expliqué la coordinatrice camerounaise. Pour la troisème fois en février 2012, la demande d’admission du Cameroun à la validation de l’ITIE a été rejettée. le Cameroun a adhéré au processus depuis 2005 et est déclaré pays conforme depuis 2007. Le prochain rapport du Cameroun est attendu en 2013.

La représentante ITIE Cameroun explique ses contraintes au responsable Afrique francophone ITIE
Journalducameroun.com)/n


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