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Influence des médias: Les femmes subissent la publicité sur les produits de beauté

Leonnelle Magne, en thèse de doctorat en English Language and Linguistics à l’Université de Dschang a publié un ouvrage dans lequel, elle analyse le phénomène

Les pages publicitaires des magazines africains à couverture continentale «contribuent à créer chez les femmes des situations d’inconfort et mieux encore, de négation de soi à l’origine des problèmes de santé comme l’éclaircissement de la peau». La conclusion est de Leonnelle Magne, étudiante en thèse de doctorat en « English Language and Linguistics » à l’Université de Dschang. Elle s’exprime dans l’ouvrage en Anglais intitulé « The Portrayal of African Women in Advertisement of Beauty Products », publié aux editions LAP Lambert Academic Publishing, en Allemagne. Le livre traite de la représentation que le magazine Amina fait de la femme africaine idéale, à travers les publicités de produits de beauté pour femmes et enfants. Les données analysées ont été collectées sur l’année 2009. D’après l’auteure, les idéaux prônés par ces publicités ne prennent pas en compte toutes les catégories de femme noire africaine et sont pour la plupart irréalistes. Leonnelle Magne interroge particulièrement les éléments linguistiques et non linguistiques utilisés dans ces publicités afin de construire et représenter la féminité. Ainsi, elle étudie les implications qu’ont les procédés de caractérisation choisis par les publicitaires. Il en ressort que bien que l’image de la femme noire africaine ait positivement évolué, la publicité de produits cosmétiques pour femme noire dans ce magazine africain concoure à créer un sentiment d’inconfort chez le consommateur à travers la présentation des idéaux irréalisables. En outre, ces pages publicitaires présentent des critères de beauté définies par la culture occidentale comme modèles à suivre avec comme corollaire des problèmes de santé, la perte d’identité et des valeurs morales. S’appuyant sur des travaux antérieurs, la linguiste démontre que le phénomène d’éclaircissement de la peau, véritable mode chez les femmes noires africaines pourrait être attribué aux discours publicitaires.

Enfin, l’analyste propose un certain nombre de pistes pour limiter l’impact négatif de ces publicités diffusées. Dans un premier temps, elle propose que des messages sur les risques à la consommation des produits accompagnent la publicité qui leur est consacrée. Ensuite, elle souhaite que les organismes en charge de la régulation du secteur de la publicité dans les pays africains censurent les publicités qui tendent à montrer une image négative de leurs publics et qui ont un impact négatif sur ceux-ci. Leonnelle Magne achève en ce moment des études de traduction au Advanced school of Translators and Interpreters de l’Université de Buea. Née en 1987 à Mbouda, elle a obtenu en 2005, un Baccalauréat A4 Allemand au lycée de Mbouda rural. Inscrite depuis l’année universitaire 2005-2006 à l’Université de Dschang, elle y a soutenu en 2012, son mémoire de Master en English Language and Linguistics. C’est le contenu de ce travail co-dirigé par le Pr Lilian Lem Atanga et le Dr Jean-Benoît Tsofack qui a été publié dans son livre. Ce dernier est disponible sur le site https://www.lap-publishing.com/ . D’un volume de 96 pages, il coûte 49 euros.


journalducameroun.com)/n


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