À la veille de sa présidentielle, le Bénin sur un volcan ?

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Débats sur la Constitution, frustrations économiques et sociales et dénonciations d’une justice aux ordres de l’exécutif mettent le pays à cran. « Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est parce que les libertés sont attaquées, nous devons nous mobiliser pour que le pays retrouve ses lettres de noblesse », hurle une voix d’homme qui surgit devant nous. Dans le cortège de plusieurs dizaines de manifestants qui marchent dans le quartier de Cadjehoun où se situe la résidence de l’ancien président Thomas Boni Yayi, en direction de la place de l’Étoile rouge, les messages fusent : « Patrice Talon doit partir ! », « Son mandat est fini à partir du moment où il s’est attaqué aux libertés », « Il n’y aura pas d’élections, Talon dégage ! ». Parakou, Tchaourou, Cotonou, Savé : plusieurs villes du Bénin sont depuis lundi soir le théâtre de manifestations ponctuées par des incidents et des saccages à quelques jours de la présidentielle.
Le motif : depuis le mardi 6 avril minuit, le mandat du président sortant Patrice Talon est terminé. Élu au deuxième tour de la présidentielle du 21 mars 2016 avec 65,39 % des voix contre 34,61 % pour son adversaire Lionel Zinsou, l’actuel chef de l’État, âgé de 62 ans, avait prêté serment le 6 avril de la même année. Ses opposants réclament désormais son départ et dénoncent le musellement de l’opposition ainsi qu’un scrutin joué d’avance. Le Bénin est-il pour autant sur un volcan constitutionnel ? La question mérite d’être posée alors que les commentaires vont bon train dans tout le pays et au-delà dans la diaspora.


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