Angola: l’ex-président José Eduardo dos Santos de retour à Luanda

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Maintes fois annoncé, ce retour en catimini de l’ex-homme fort de l’Angola, José Eduardo dos Santos qui a dirigé le pays 38 ans, est donc effectif. L’ex-président est également protégé par la Constitution. Son statut d’ancien chef d’État bloque en effet toute poursuite criminelle jusqu’en 2022.
Alors que son fils, José Filomeno, a été condamné à cinq ans de prison pour détournements de fonds publics, que sa fille Isabel est soupçonnée dans de nombreux dossiers de corruption, l’ex-président vient-il négocier ? Ce retour a sans aucun doute été validé par l’actuel chef de l’État et ancien ministre de la Défense de dos Santos, Joao Lourenço. C’est en effet lui qui, après avoir été élu président et pris la tête du MPLA, le parti au pouvoir, a déclenché les poursuites contre le clan familial.
Pour le politologue Olívio Kilumbo, malgré son exil de deux ans, officiellement pour raisons médicales, José Eduardo dos Santos a gardé un réel pouvoir d’influence : « C’est un véritable patrimoine des Angolais, car il est le seul ancien président encore en vie. Il a donc une voix importante, car il peut réussir soit à jouer un rôle d’influence positive, soit à exacerber les tensions », analyse-t-il.
Aucune information n’a été donnée sur la durée du retour de l’ex-chef d’État au pays. Un voyage qui coïncide en tout cas avec deux échéances importantes à venir : le congrès du MPLA en fin d’année, et les élections parlementaires en août 2022, qui entraineront la désignation du prochain chef de l’État.


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