Après l’éruption du volcan Nyiragongo, l’aide humanitaire s’organise

Après l'éruption soudaine samedi du volcan Nyiragongo, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), l'aide humanitaire s'organise avec…

Après l’éruption soudaine samedi du volcan Nyiragongo, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), l’aide humanitaire s’organise avec une priorité : l’accès à l’eau. Raphaël Ténaud, le chef de délégation du Comité international de la Croix Rouge (CICR) à Goma, est clair : « le problème urgent, c’est l’eau », dans une ville en partie privée d’eau potable. Avant même le soutien aux déplacés, dont le nombre est encore en cours d’évaluation, et la réunification des familles.
QUESTION: Qui sont les sinistrés, combien sont-ils ?
REPONSE: Il n’y a pas eu de signe précurseur, l’éruption a pris tout le monde de court, cela a ajouté aux dégâts humanitaires. La lave a détruit quatre villages principaux et 12 autres villages ont été affectés de façon secondaire par les coulées.
Les victimes se compteraient en quelques dizaines, prises dans des incendies et par les gaz toxiques. On parle de plusieurs dizaines d’habitations détruites.
Les gens se sont déplacés très rapidement, donc les plus grandes conséquences humanitaires concernent les déplacés. Les autres victimes directes, à retardement, sont ceux qui sont privés des services publics endommagés ou détruits par la coulée de lave.
On considère également comme victime indirecte l’ensemble de la ville, car la lave a coupé la route Goma-Butembo, l’axe principal d’approvisionnement de la ville de Goma.
Le soir même et le lendemain de l’éruption, il y a eu autour de 25.000 déplacés: 17.000 vers l’ouest jusqu’à la localité de Sake, et 7.000 vers le Rwand. Beaucoup de ces déplacés ont commencé à retourner vers Goma, certains même à revenir sur les lieux du désastre, près des coulées de lave.
Une partie d’entre eux restent déplacés par peur de rentrer, une autre partie a pu ou peut réintégrer ses quartiers, et enfin il y a ceux qui n’ont plus de foyers.
Nous n’avons pas de chiffre exact, ces mouvements sont en cours, nous sommes en train d’évaluer leur nombre. Mais des personnes désemparées, les yeux hagards, restent à contempler la coulée sans vraiment savoir que faire.