Au Burkina Faso, la colère des populations bloque Barkhane

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Un convoi logistique de l’armée française est arrêté depuis quatre jours au nord du pays par des habitants lassés des violences exercées par les djihadistes. Enfer logistique et sentiment antifrançais ont stoppé une colonne de l’opération Barkhane. Un convoi de l’armée française était toujours à l’arrêt, mardi, près de Kaya, au centre du Burkina Faso.
Parti de Côte d’Ivoire, les 90 véhicules et la centaine de militaires doivent rejoindre la base de Gao, au Mali, via le Niger, et la ravitailler notamment en pièces détachées. «Le convoi n’est pas bloqué, il est stationné», précise le colonel Ianni, porte-parole de l’état-major, en justifiant la décision de reculer après les manifestations et les protestations qui ont enflammé la ville samedi.
«Le choix a été fait de se désengager pour éviter de créer un point de fixation», ajoute le colonel, en précisant que les opérations militaires de la France au Sahel, qui lutte contre les groupes armés djihadistes, ne seraient pas affectées par ce retard. En attendant, autour du campement et à bonne distance de la ville, le calme est revenu.


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