Election présidentielle à Djibouti : Ismaïl Omar Guelleh en route pour un cinquième mandat

Pas d'image

A Djibouti, l’UMP existe toujours et, contrairement à son homonyme français, elle semble solidement arrimée au sommet de l’Etat. Après vingt-deux ans au pouvoir, son champion, le président Ismaïl Omar Guelleh, brigue vendredi 9 avril un cinquième mandat. Un scrutin que l’indéboulonnable locataire du palais d’Haramous est, une fois de plus, assuré d’emporter.
Alors qu’il avait dû faire face à six autres candidats en 2016, le chef de l’Etat, 73 ans, concourt cette année contre un adversaire unique, l’homme d’affaires Zakaria Ismaïl Farah. Fraîchement débarqué en politique et relativement méconnu, ce dernier est perçu comme un paravent du régime. Les principaux opposants, eux, sont en exil et leurs formations, réunies pour certaines sous la bannière de l’Union pour le salut national (USN), ont appelé au boycott.
« Djibouti reste un Etat rentier dirigé par un régime clientéliste et népotique », pointe Sonia Le Gouriellec, spécialiste de la Corne de l’Afrique. Si des manifestations de quelques dizaines de personnes ont émaillé la campagne, le pays n’a pas connu de poussée de fièvre comparable à la contestation qui avait éclaté en juin 2020 pour protester contre les conditions d’incarcération du lieutenant de l’armée de l’air Fouad Youssouf Ali. Le militaire, qui avait fui vers l’Ethiopie avant d’être extradé, s’était fait connaître quelques mois plus tôt en publiant une vidéo dans laquelle il dénonçait les discriminations qu’il subissait en raison de son origine tribale. Il a depuis été oublié.


L’Info en continu
À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Back top
error: Contenu protégé