En Allemagne, l’ultime test électoral avant la fin de l’ère Merkel largement remporté par les conservateurs

Ils craignaient une déroute. Les conservateurs ont finalement triomphé, dimanche 6 juin, en Saxe-Anhalt. Avec 37 % des voix, l’Union…

Ils craignaient une déroute. Les conservateurs ont finalement triomphé, dimanche 6 juin, en Saxe-Anhalt. Avec 37 % des voix, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière Angela Merkel l’a largement emporté dans ce Land de l’ex-RDA, loin devant le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui, avec 20,8 %, a certes réalisé un très bon score, mais n’a pas atteint son objectif : arriver pour la première fois en tête lors d’un scrutin régional.
Parce qu’elles étaient les dernières avant les législatives du 26 septembre, qui décideront du nom du successeur de Mme Merkel, ces élections étaient très attendues. Et leurs résultats ont donné lieu à une bataille d’interprétation entre ceux qui avaient intérêt à leur donner une signification nationale et ceux pour qui il était préférable d’en relativiser la portée en rappelant que la Saxe-Anhalt, avec 2,2 millions d’habitants, n’est que le onzième Land le plus peuplé (sur seize).
Comment expliquer un tel succès ? Pour les uns, le choc provoqué par un sondage donnant l’AfD en tête dix jours avant le scrutin a été décisif : alors qu’elle craignait un vote sanction, la CDU aurait finalement bénéficié d’un vote utile en ralliant dans la dernière ligne droite des électeurs avant tout désireux de faire barrage à l’extrême droite.