En Irak, les femmes de la place Tahrir à cœur et à sang

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Elles s’appellent Fatima, Nour, Hajar ou Liliane. En octobre 2019, toutes ont joué un rôle place Tahrir à Bagdad, au cœur de la révolution irakienne. Un an et demi après, les espoirs les plus fous se mêlent à la désillusion pour ces jeunes femmes qui s’opposent à la place que leur réserve la société traditionnelle.
«La révolution d’octobre» a bouleversé les trajectoires de jeunes Irakiennes, au gré des manifestations et des rencontres sur la place Tahrir de Bagdad, l’ancien épicentre de la contestation en Irak. Nées à l’aube du XXIe siècle, ces jeunes femmes ont grandi dans une ville défigurée par l’intervention militaire des Américains en 2003, poussé dans le sang des guerres interconfessionnelles et subi le groupe Etat islamique sur leur sol. Héritières d’un passé trop lourd, elles refusent la vie de leurs aînées. Sur les rives du Tigre, le fleuve qui embrasse la place Tahrir, elles ont tissé des liens d’amitié au milieu des contestations sociales. Elles ont affronté les forces de sécurité, ont récupéré les blessés par balles ou été asphyxiées par les tirs de gaz lacrymogènes.


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