Le long du fleuve Evros, la Grèce déploie un arsenal anti-migrant

Pas d'image

Le soleil se couche sur le delta de l’Evros, région frontalière entre la Grèce et la Turquie, lorsque deux garde-frontières grecs commencent leur ronde quotidienne pour empêcher les migrants d’entrer clandestinement par le fleuve. La sirène de la patrouille brise la quiétude du crépuscule, chassant une nuée de flamants roses. L’embarcation glisse sur le fleuve et tombe, au détour d’un îlot de sable, sur des canots pneumatiques abandonnés là, au milieu, après avoir servi à traverser depuis la rive turque.
Sur cette frontière terrestre longue de quelque 200 km, les policiers grecs déploient désormais un arsenal de drones, de caméras ou d’autres technologies. Le long d’un nouveau mur métallique, construit sur plus de 5 mètres de haut et 40 km de long, des caméras et radars high-tech sont accrochés sur les pylônes, balayant la zone « pour empêcher l’entrée illégale de migrants », rapporte l’officier de police Dimosthenis Kamargios.
« L’objectif est d’être alertés tôt, avant que (les migrants) ne touchent la frontière », dit-il à l’AFP. « Pour obtenir une image précise en temps réel, toute la longueur de la frontière, du delta de l’Evros à la frontière gréco-bulgare, sera couverte par des capteurs et des caméras thermiques », ajoute le policier au centre régional de gestion des frontières et de l’immigration.
La police a même acquis deux canons sonores, positionnés au sud et au nord de l’Evros. Ce matériel ultra-moderne peut émettre plus de décibels qu’un jet. « L’objectif est de pouvoir répondre aux menaces (…) au cas où nous serions face à une tentative d’incursion massive sur le territoire grec », explique M. Kamargios.


L’Info en continu
  • Cameroun
  • Afrique & Monde
Toute l’info en continu
À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Back top
error: Contenu protégé