Les batailles du président sud-africain, Cyril Ramaphosa

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Le chef d’Etat a été auditionné par la commission d’enquête sur les faits de corruption au sommet de l’Etat et du parti au pouvoir, le Congrès national africain. Il a fait preuve de toute l’affabilité, de tout le charme tranquille et de toute la détermination inflexible dont il est coutumier en public pour ne pas céder un pouce de terrain face aux questions difficiles. Cyril Ramaphosa, le président sud-africain, a terminé deux jours d’audition devant la commission Zondo qui enquête sur le processus dit de « capture d’Etat », jeudi 29 avril, par un ultime sourire qui n’était pas de façade. Tout s’est passé à merveille.
Le juge Raymond Zondo dirige depuis 2018 cette commission d’enquête sur les faits de corruption au sommet de l’Etat en Afrique du Sud et du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), concernant, au minimum, 500 milliards de rands (30 milliards d’euros). Il l’avait bien pressé d’entrer à certains moments dans les « détails » de ces mécanismes de détournement. Mais le chef de l’Etat, qui était appelé à témoigner en tant que président de l’ANC, mais dont la responsabilité touche aussi à la période où il était le vice-président de l’Afrique du Sud (de 2014 à 2018), s’est bien gardé d’en donner. Il n’a, surtout, offert aucune prise à l’idée qu’il pouvait avoir été associé, autrement que par défaut, à cette « capture d’Etat » dont le grand architecte, éminent absent des auditions de la commission d’enquête, est aussi son prédécesseur, rival et ennemi : Jacob Zuma.


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