Pegasus : le Maroc attaque en diffamation Amnesty et Forbidden Stories

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Le Maroc est accusé d’avoir eu recours au logiciel d’espionnage Pegasus. Une première audience procédurale est prévue le 8 octobre. Le Maroc attaque en diffamation Amnesty et Forbidden Stories, deux associations à l’origine des révélations sur les clients de Pegasus, devant le tribunal correctionnel de Paris, a annoncé, ce jeudi 22 juillet, son avocat dans un communiqué. Le pays est en effet accusé d’avoir eu recours à ce logiciel d’espionnage. « Le royaume du Maroc et son ambassadeur en France, Chakib Benmoussa, ont mandaté maître Olivier Baratelli pour délivrer, dès aujourd’hui, deux citations directes en diffamation » contre les associations.
Une première audience procédurale est prévue le 8 octobre devant la chambre spécialisée en droit de la presse, mais le procès ne devrait pas avoir lieu avant environ deux ans. « L’État marocain entend immédiatement saisir la justice française, car il souhaite que toute la lumière soit faite sur les allégations mensongères de ces deux organisations qui avancent des éléments sans la moindre preuve concrète et démontrée », accuse maître Baratelli.
« L’État marocain considère faire face à une nouvelle affaire de liste et que le passé a largement démontré qu’il était aisé de tirer des conclusions mensongères de telles pratiques », ajoute l’avocat, déplorant un « procès d’intention médiatique, infondé et visiblement créé de toutes pièces pour déstabiliser la relation diplomatique profonde entre le Maroc et la France ».
Le royaume chérifien « entend ne pas laisser impunis les multiples mensonges et les fake news propagés ces derniers jours ». Dès lundi, le gouvernement marocain s’était défendu en démentant avoir acquis des « logiciels informatiques pour infiltrer des appareils de communication ».


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