Linfo en continu

    • mercredi 21 avril
    • Côte d’Ivoire: des tensions apparaissent au sein du PDCI d’Henri Konan Bédié

      Rfi.fr - 12h07

      Depuis quelques jours, des tensions internes jaillissent sur le devant de la scène politique ivoirienne. Des querelles de chapelles que certains voient comme les signes précurseurs de possibles batailles de succession ou en tout cas de recomposition du rapport de force en interne. Ce sont deux Unes du Nouveau réveil, le journal du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), qui ont mis au jour « des palabres inutiles au sommet du parti » et une opposition entre le numéro Maurice Kakou Guikahué et Bernard Ehouman, le directeur de cabinet par intérim d’Henri Konan Bédié. Il faut dire que ces derniers jours ont révélé des tiraillements internes, comme lors du choix du président de groupe à l’Assemblée, il y a une semaine.
      Quatre candidats étaient en lice, dont le sortant Maurice Kakou Guikahué, Yasmina Ouegnin, députée de Cocody, et l’ancien ministre Jean-Louis Billon. Rapidement les discussions ont bloqué. C’est finalement Henri Konan Bédié qui aurait arbitré en imposant un cinquième homme, le député de Bangolo, Simon Doho.
      « Maurice Kakou Guikahué n’est plus le tout puissant numéro deux. D’autres tendances lui sont hostiles et n’en veulent pas comme successeur de Bédié », estime un commentateur de la politique ivoirienne. Et il ajoute que « c’est l’après Bédié qui se prépare, mais personne n’a le courage de monter ouvertement au créneau. »
      Quinquagénaire, proche de madame Bédié, Bernard Ehouman, remplace le directeur de cabinet du président du parti, Narcisse N’dri, sous les verrous depuis le 3 novembre. Ehouman est-il le fer de lance des frondeurs ? Qui a le soutien du Sphinx dans ce bras de fer ? « On ne sait pas qui sont ces frondeurs et on ne comprend pas bien leur stratégie », commente un autre observateur. Alors que l’ancien parti unique célèbre ses 75 ans, nombre de militants sont désemparés et la presse proche du pouvoir en fait ses choux gras.

    • Tchad: à peine constitué, le Conseil militaire de transition fait déjà polémique

      Rfi.fr - 10h57

      Au Tchad, la mort du président Idriss Déby Itno a été annoncée ce mardi 20 avril par un Conseil militaire de transition (CMT). Il a annoncé en même temps la suspension de la Constitution ainsi que la dissolution du gouvernement et du Parlement. Le président de l’Assemblée nationale aurait refusé d’assurer l’intérim.
      Idriss Déby est sans doute décédé un peu plus tôt que ne l’a annoncé le Conseil militaire de transition. Dès lundi soir en effet, les tractations pour sa succession ont commencé. Autour des hauts gradés convoqués à la présidence se trouvait aussi le président de l’Assemblée nationale qui, selon nos informations, a décliné la proposition d’assurer la transition. Il a évoqué son âge avancé et surtout la complexité de la situation sécuritaire pour demander aux militaires de combler la vacance de pouvoir, indique une source sécuritaire. Des informations que le concerné n’a pas confirmé mardi soir. C’est ainsi que naîtra le Conseil militaire de transition (CMT), qui se donne un an et demi pour organiser de nouvelles élections, ajoute la même source.
      Depuis mardi, des émissaires du CMT ont commencé à rendre visite aux acteurs politiques majeurs pour solliciter un soutien politique. Un soutien dont le comité aura besoin pour faire face à la contestation qui enfle contre un pouvoir désormais dirigé par le fils du maréchal Idriss Déby Itno, le général de corps d’armée Mhamat OIdriss Déby Itno. Celui-ci devient à 37 ans chef de l’État et chef suprême des armées. Il était jusqu’ici à la tête de la fameuse DGSSEI, une sorte de garde présidentielle, le corps d’élite de l’armée. À ses côtés, quatorze chefs militaires dont certains sont parmi les plus influents des dernières années.
      Il s’agit essentiellement de généraux issus du Nord et du clan d’Idriss Déby Itno et qui ont toujours constitué le socle de son pouvoir : le chef d’état-major et général des armées Abakar Abdelkerim Daoud, le directeur général du renseignement militaire Tahir Erda Taïro, sans oublier les ministres de la Sécurité publique, de l’Administration du territoire ou encore celui des Armées, tous des hauts gradés tchadiens.
      Demandes de retour à l’ordre constitutionnel
      Officiellement donc, l’armée a pris les affaires en main sans aucun problème. Mais des sources à Ndjamena parlent de tensions au sein du premier cercle du pouvoir, notamment sur le partage du pouvoir au sein du nouveau conseil.
      Autre problème : ce conseil militaire de transition s’est octroyé les pleins pouvoirs, ce qui n’est prévu nulle part dans la Constitution révisée de décembre 2020, dénoncent la société civile, l’opposition, ainsi que des partis issus de la majorité présidentielle.
      Demba Karion, du mouvement citoyen Tournons la page-Tchad, assure dénonce une volonté de légitimer un coup d’État de l’armée. « Nous nous sommes battus, nous avons marché, nous avons milité et mis ce mouvement en place, nous avons travaillé pendant des années, ce n’est pas pour quitter une dictature et aller dans un coup d’État. Nous réclamons un gouvernement de transition qui soit géré par les civils. »
      Un général tchadien condamne lui aussi ce qu’il qualifie de coup d’État. Idriss Dicko, toujours en fonction dans l’armée tchadienne et ex-directeur adjoint du cabinet militaire du chef de l’État, estime que le pays va au chaos si le comité militaire de transition dirigé par Mahamat Déby, le fils du dirigeant défunt, ne respecte pas le processus de transition prévu dans la Constitution du Tchad.

    • Après le fiasco de la Super League, le président de l’UEFA appelle à l’unité

      lepoint.fr - 10h40

      Aleksander Ceferin a promis de « rebâtir l’unité » du football européen après le renoncement des six clubs anglais à leur participation à la Super League.
      Le président de l’Uefa, Aleksander Ceferin, s’est réjoui, dans la matinée de ce mercredi 21 avril, du retrait de six retrait de six clubs anglais parmi les 12 promoteurs d’une Super League privée, promettant de « rebâtir l’unité » du football européen et « d’avancer ensemble ».
      « L’important maintenant est d’aller de l’avant, de rebâtir l’unité dont ce sport jouissait auparavant, et d’avancer ensemble », a-t-il déclaré dans un communiqué. Le patron de l’Uefa, qui avait tendu mardi matin la main aux frondeurs en les incitant à « changer d’avis », a répété « qu’il était admirable de reconnaître une erreur, et ces clubs ont fait une grosse erreur ». « Mais ils sont de retour au bercail maintenant, et je sais qu’ils ont beaucoup à offrir non seulement à nos compétitions, mais aussi à l’ensemble du football européen », a-t-il poursuivi.
      Parmi les clubs anglais qui ont fait demi-tour, Manchester City et Chelsea sont en demi-finales de l’actuelle Ligue des champions, et étaient menacés d’être privés dès cette année de la fin de la compétition. Les six autres clubs dissidents, emmenés par le Real Madrid, lui aussi demi-finaliste de la C1, ont annoncé de leur côté qu’ils allaient « reconsidérer les étapes les plus appropriées pour remodeler le projet ».

    • Etats-Unis : l’ancien policier Derek Chauvin jugé coupable du «meurtre» de George Floyd

      Rfi.fr - 09h52

      Après une journée de délibérations, les 12 jurés du procès de Derek Chauvin l’ont reconnu coupable du meurtre de George Floyd. La nouvelle a été accueillie par une explosion de joie devant le tribunal de Minneapolis. Derek Chauvin, qui comparaissait libre, a été conduit menotté pour être incarcéré.
      L’ancien policier Derek Chauvin a été reconnu coupable mardi par un jury populaire de Minneapolis de tous les chefs d’inculpation pour la mort de George Floyd, un Noir américain dont le décès a été à l’origine d’un vaste mouvement de dénonciation des violences policières et du racisme aux États-Unis et dans le monde. Les douze jurés – sept femmes et cinq hommes – d’origines ethniques diverses, qui délibéraient depuis lundi au tribunal de Minneapolis, ont déclaré Derek Chauvin coupable des trois chefs d’accusation pour lesquels il comparaissait. Le policier de 45 ans, menotté, a été immédiatement écroué.
      « Aujourd’hui nous pouvons respirer à nouveau »
      L’annonce du verdict a suscité une explosion de joie devant le tribunal. « Coupable ! Une justice obtenue dans la douleur a finalement été accordée à la famille de George Floyd. Ce verdict est un tournant dans l’Histoire », a déclaré Ben Crump, l’avocat de la famille de George Floyd.
      « Je me sens soulagé aujourd’hui. Je vais peut-être enfin réussir à dormir de nouveau, a réagi Philonise, le frère de George Floyd. Cela faisait des jours que je priais, que j’espérais, que j’avais foi en sa condamnation. Aujourd’hui toutes les caméras du monde sont ici pour montrer ce qui est arrivé à mon frère. Le monde a vu en vidéo sa vie disparaître. Et moi dans cette salle d’audience, j’ai pu voir et revoir encore et encore cette vidéo du meurtre de mon frère. C’était plus dur chaque jour. Mais aujourd’hui nous pouvons respirer à nouveau. Parce que justice pour George et cela veut dire liberté pour tous ! »
      George Floyd est mort l’an dernier après avoir été maintenu au sol pendant plus de neuf minutes par Derek Chauvin, un genou du policier appuyé sur son cou alors qu’il disait ne plus pouvoir respirer. Ce procès sous très haute tension était donc devenu emblématique, conduisant même le président Joe Biden à donner son avis, quelques heures avant le verdict, en estimant que les preuves contre Derek Chauvin étaient « accablantes ».
      Obama : « On ne peut pas s’arrêter là. »
      Après le verdict, le successeur de Donald Trump a appelé la famille de la victime. « Nous sommes tous tellement soulagés », a déclaré le président américain Joe Biden à la famille Floyd lors d’un appel téléphonique. « Vous êtes une famille incroyable. J’aurais aimé être là pour vous prendre dans mes bras », a-t-il poursuivi.
      Puis Joe Biden s’est même ensuite exprimé depuis la Maison Blanche pour dénoncer le racisme qui « entache » l’âme de l’Amérique. « Le verdict de culpabilité ne fera pas revenir George », a-t-il déclaré lors d’une brève allocution depuis la Maison Blanche. Mais cette décision peut être le moment d’un « changement significatif », a-t-il ajouté, appelant l’Amérique à se rassembler.
      Son ancien président, Barack Obama, a lui aussi réagi : « Aujourd’hui, un jury à Minneapolis a fait ce qu’il fallait faire », a écrit Barack Obama. « Mais si nous sommes honnêtes, nous savons que la vraie justice va bien plus loin qu’un seul verdict dans un seul procès », a ajouté le premier président noir des États-Unis, en appelant à poursuivre « le combat » pour lutter contre le racisme et les violences policières. « On ne peut pas s’arrêter là. »
      Dans les rues de Minneapolis aussi, des centaines de manifestants se sont réunis pour célébrer le verdict.

    • mardi 20 avril
    • Mort d’Idriss Déby : la France perd un partenaire incontournable au Sahel

      Rfi.fr - 15h54

      La France a réagi, mardi 20 avril, à l’annonce du décès du président tchadien Idriss Déby, regrettant la perte « d’un ami courageux » qui a « œuvré pour la stabilité de la région ». Mais si, pour l’état-major des armées, celle-ci est toujours sous contrôle, les autorités françaises restent très attentives, car sur le continent africain, le Tchad est pour Paris un partenaire incontournable.
      Le président Idriss Déby, « Idi », comme l’appelaient ses hommes, est donc mort des suites de ses blessures reçues alors qu’il commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le nord du pays durant le week-end. Idriss Déby, fidèle à sa réputation de chef de guerre, n’avait jamais rechigné à enfiler le treillis, toujours debout sur les pick-up et souvent même en première ligne depuis son coup d’État, le 2 décembre 1990, qui l’avait, avec l’aide de la France, conduit au pouvoir.
      Le président tchadien était un combattant et il avait fait de son armée l’une des meilleures du continent. À telle enseigne que le bataillon tchadien de la force conjointe, espéré pendant deux ans et qui est arrivé il y a quelques semaines au Mali, dans le fuseau centre, pourrait changer la donne dans le Gourma où sévissent les groupes jihadistes.
      Entre la France et le Tchad, des liens militaires anciens
      À l’état-major des armées françaises, on a coutume de décrire le Tchad comme le coin supérieur droit du pré carré africain. S’il vacille, c’est tout l’édifice qui pourrait chuter. Depuis longtemps, la France a donc sécurisé cette zone clé. Le Tchad fait en effet partie des premiers signataires des accords de défense ratifiés par la France dans la période des indépendances. Des accords renforcés dès 1976 par une coopération militaire et technique
      Le relation entre Idriss Déby et la France remonte elle aux années 80. Paris prend alors fait et cause pour lui, lâchant Hissène Habré, le président en exercice. Après son accession au pouvoir en 1990, la coopération entre les deux pays s’intensifie. La France décide d’y positionner une partie de ses forces, et en 2014, d’installer le centre opérationnel de sa nouvelle opération baptisée Barkhane à Ndjamena.
      En conséquence, la France volera à plusieurs reprises au secours d’Idriss Déby lorsque celui-ci sera menacé par les rebelles, comme en 2008 sous Nicolas Sarkozy ou sous la présidence d’Emmanuel Macron en 2019.

    • Le président tchadien Déby est mort de blessures reçues au front

      Le Monde avec AFP - 11h53

      L’armée tchadienne a annoncé à la télévision d’Etat, mardi 20 avril, la mort du président Idriss Déby. Le président tchadien est décédé de blessures reçues au front, a indiqué ce mardi l’armée à la télévision d’Etat. Celui qui dirigeait le pays depuis 30 ans avait été réélu pour un sixième mandat avec 79,32 % des suffrages exprimés, selon des résultats officiels énoncés lundi.

    • lundi 19 avril
    • Etats-Unis : Vaccination contre le Covid-19 : les secrets de la spectaculaire réussite américaine

      lexpress.fr - 17h07

      Ce lundi 19 avril, la vaccination s’ouvre à tous les Américains de plus de 16 ans ; et un habitant sur deux a déjà reçu au moins une dose. Le résultat d’un effort national engagé dès le début de la pandémie. À New York, dans le nouveau quartier chic de Hudson Yards, 40 000 personnes se font vacciner chaque jour contre le Covid-19 dans le centre de conférence du Javits Center. Au même moment, à Paris, l’immense Stade de France a pour objectif de vacciner 10 000 Français… par semaine. L’écart des chiffres, impressionnant, illustre le fossé vaccinal qui s’est creusé en ce début 2021 entre l’Europe et les États-Unis, où un Américain sur deux a déjà reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid. Et les choses vont encore s’accélérer de l’autre côté de l’Atlantique : ce 19 avril, la vaccination s’ouvre en effet à tous les plus de 16 ans.
      Résultat, théâtres, cinémas et restaurants rouvrent leurs portes, quand la majorité des Européens restent confinés. L’Amérique sort d’un long cauchemar et la cote du président en exercice, Joe Biden, s’envole, avec 59% d’opinions positives d’après le Pew Research Center, 72% des Américains interrogés saluent notamment sa gestion de la vaccination.
      Le flair de Donald Trump
      Mais ce succès vaccinal américain remonte à loin, au tout début de la pandémie, avec le lancement de l’opération Warp Speed dès le 15 mai 2020. Poussé par Donald Trump, qui a très tôt misé sur la vaccination, ce large partenariat public-privé coordonne le financement de la recherche sur les vaccins, le développement des chaînes industrielles et la relation entre les autorités sanitaires et les laboratoires. « Il est plutôt mal vu de reconnaître les mérites du gouvernement Trump, mais c’est l’opération Warp Speed qui nous permet d’avoir des vaccins aujourd’hui, souligne Cody Meissner, spécialiste de la vaccination à la Tufts University School of Medicine, à Boston. C’était sans précédent, le gouvernement a travaillé main dans la main avec les laboratoires pour produire des vaccins incroyablement sûrs et efficaces en un temps record. »

    • Les conservateurs allemands continuent de se déchirer sur la succession de Merkel

      Le Point - 14h54

      Les conservateurs allemands vont encore tenter lundi soir de mettre fin à leur guerre des chefs, qui fait craindre dans leurs rangs une « polarisation » à l’américaine, et trouver un candidat à la succession d’Angela Merkel.
      Le président du parti chrétien-démocrate CDU et candidat potentiel à la chancellerie, Armin Laschet, a convoqué une réunion du comité exécutif de son parti lundi à partir de 18h pour tenter de trouver une solution, a-t-il annoncé à la mi-journée lors d’un point-presse.
      « J’espère que nous en viendrons très rapidement cette semaine aux décisions nécessaires », a ajouté M. Laschet. Son rival dans la course à la succession de Mme Merkel, le ministre-président bavarois, Markus Söder, y est également convié mais il a décliné l’invitation lors d’une conférence de presse.
      La CDU doit « décider seule où et comment » le choix sera fait, a estimé le ministre-président de Bavière, toujours déterminé à devenir le premier Bavarois élu à la chancellerie. « Je suis prêt à prendre des responsabilités et à me mettre à 100 % au service de ce pays et du peuple si et seulement si une large majorité de la CDU le veut et le soutient », a répété M. Söder.
      Il a assuré qu’il « respecterait » une éventuelle décision du comité exécutif de la CDU. Le dirigeant de la CSU a toutefois souligné qu’à ses yeux, la CDU ne se réduisait pas à sa seule direction, favorable à M. Laschet, mais comportait aussi le groupe parlementaire et la « base » du parti, dont il espère un vote en sa faveur.
      Alors que les Verts, deuxièmes dans les sondages derrière les conservateurs, ont désigné lundi leur candidate, Annalena Baerbock, la CDU-CSU continue de se déchirer entre partisans du mal-aimé Armin Laschet et du populaire Bavarois Markus Söder.
      « Je félicite Annalena Baerbock pour cette élection et je peux lui assurer que la CDU se réjouit d’une campagne électorale juste », a déclaré M. Laschet. « (…) Nous devons être particulièrement justes en ces temps de pandémie où les gens attendent des politiciens qu’ils échangent des arguments entre eux de manière équitable », a ajouté le président de la CDU, à la traîne dans les sondages mais déterminé à porter les couleurs conservatrices le 26 septembre.
      La CDU doit « décider seule où et comment » le choix sera fait, a estimé le ministre-président de Bavière, toujours déterminé à devenir le premier Bavarois élu à la chancellerie. « Je suis prêt à prendre des responsabilités et à me mettre à 100 % au service de ce pays et du peuple si et seulement si une large majorité de la CDU le veut et le soutient », a répété M. Söder.
      Il a assuré qu’il « respecterait » une éventuelle décision du comité exécutif de la CDU. Le dirigeant de la CSU a toutefois souligné qu’à ses yeux, la CDU ne se réduisait pas à sa seule direction, favorable à M. Laschet, mais comportait aussi le groupe parlementaire et la « base » du parti, dont il espère un vote en sa faveur.
      Alors que les Verts, deuxièmes dans les sondages derrière les conservateurs, ont désigné lundi leur candidate, Annalena Baerbock, la CDU-CSU continue de se déchirer entre partisans du mal-aimé Armin Laschet et du populaire Bavarois Markus Söder.
      « Je félicite Annalena Baerbock pour cette élection et je peux lui assurer que la CDU se réjouit d’une campagne électorale juste », a déclaré M. Laschet.
      « (…) Nous devons être particulièrement justes en ces temps de pandémie où les gens attendent des politiciens qu’ils échangent des arguments entre eux de manière équitable », a ajouté le président de la CDU, à la traîne dans les sondages mais déterminé à porter les couleurs conservatrices le 26 septembre.

    • Ligue des champions : la réforme de la C1 adoptée par l’UEFA se déroulera à partir de 2024

      France football - 14h43

      Le comité exécutif de l’UEFA a validé comme prévu la nouvelle formule de la Ligue des champions, lundi matin. Cette C1 newlook débutera à partir de 2024 avec 36 clubs au départ. Une nouvelle ère. A partir de 2024. Comme prévu, la réforme de la Ligue des champions a été adoptée lundi matin par l’UEFA. D’ici trois ans, la nouvelle formule de la C1 débutera avec 36 clubs, contre 32 aujourd’hui, répartis dans quatre chapeaux de neuf équipes. Un mini-championnat de 10 journées (5 à domicile, 5 à l’extérieur, sans matches aller-retour) s’engagera alors (le pot 1 regroupera les meilleurs à l’indice UEFA et ainsi de suite). Les huit premières équipes se qualifieront directement pour les huitièmes de finale, les clubs classés entre la 9e et la 24e place disputeront des play-offs (en aller-retour) pour rallier le Top 16, tandis que les clubs classés de la 25e à la 36e place seront éliminés.
      Trois places assurées pour la France
      Ces huitièmes de finale puis les quarts et les demi-finales se joueront en aller-retour comme aujourd’hui et la finale se disputera sur un match. Le lauréat et le finaliste auront ainsi pris part à 17 rencontres (contre 13 actuellement), voire 19 s’ils passent par les play-offs. L’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie conservent quatre qualifiés d’office, alors que la France aura désormais trois places assurées. Le lauréat de la Ligue des champions et celui de la Ligue Europa de la saison précédente seront automatiquement qualifiés.

    • Inde, New Delhi reconfinée face à la flambée de l’épidémie de Covid-19

      Le Monde - 11h03

      Confronté à une pénurie d’oxygène et de lits, le chef du gouvernement régional lance un appel à l’aide et annonce huit jours de confinement. Dans la capitale indienne, débordée, le taux de positivité atteint 30 %. Des messages de détresse sur les réseaux sociaux de personnes cherchant un hôpital pour accueillir un de leurs proches, des familles en pleurs devant les établissements médicaux… New Delhi manque de lits et de matériels pour les malades du Covid-19, alors que l’épidémie se propage dans la capitale indienne à une vitesse fulgurante et n’épargne aucun milieu social. C’est une véritable hécatombe. On ne compte plus les bureaux, les foyers, les immeubles, les résidences, entièrement contaminés. Avec 24 375 nouveaux cas de Covid-19 samedi 17 avril, 25 462 dimanche, le taux de positivité chez les personnes testées atteint désormais 30 %. New Delhi est la ville la plus contaminée du pays.
      Les centres de tests sont débordés, comme les hôpitaux et les crématoriums. Les établissements souffrent d’une pénurie sévère d’oxygène, de lits et d’antiviraux. Même les pharmacies sont à court de médicaments pour les personnes présentant des symptômes moins graves.
      « La situation est très grave et inquiétante, a commenté, dimanche 18 avril, le chef du gouvernement centriste de Delhi, Arvind Kejriwal. Les gens sont admis dans les hôpitaux à un rythme sans précédent. A la vitesse à laquelle le Covid se propage, on ne peut pas dire quand le pic sera atteint », a-t-il reconnu.
      Arvind Kejriwal a lancé un appel au gouvernement pour lui venir en aide. Lundi matin, il restait moins de 49 lits libres en soins intensifs dans les établissements publics et privés. La capitale aux 25 millions d’habitants n’en possède que 4 214. Par ailleurs, sur les 178 000 lits Covid pour les malades moins graves, à peine 3 000 restent inoccupés. Arvind Kejriwal affirme que l’approvisionnement de la capitale en oxygène a été fortement réduit et détourné vers d’autres Etats. Le Maharashtra, le Madhya Pradesh et l’Uttar Pradesh notamment font une course pour en obtenir.

    • Tottenham : José Mourinho est remercié et n’est plus l’entraîneur des Spurs

      France football - 10h59

      José Mourinho est viré avec effet immédiat par Tottenham. Le coach portugais sera resté dix-sept mois à la tête des Spurs. José Mourinho et Tottenham, c’est fini. L’entraîneur portugais a été remercié lundi matin par les dirigeants des Spurs avec effet immédiat selon toute la presse anglaise. Mourinho avait remplacé Mauricio Pochettino en novembre 2019 puis avait terminé à la sixième place du championnat d’Angleterre en fin de saison. Mais le technicien lusitanien n’aura pas résisté à une série négative. Alors que Tottenham est actuellement septième de Premier League après 32 matches disputés, les derniers résultats ne sont pas à la hauteur des ambitions initiales.

      Bien partis en début d’exercice 2020-21, les Spurs réalisent une seconde moitié de saison délicate. Depuis un mois, ils ont subi deux défaites en PL (1-2 contre Arsenal et 1-3 devant Manchester United) et restent sur deux nuls consécutifs en déplacement à Newcastle (2-2) et Everton (2-2). Le club londonien a également été éliminé en huitièmes de finale de la Ligue Europa. Pourtant vainqueur au match aller du Dinamo Zagreb (2-0), il est tombé au retour en Croatie en prolongation (0-3). Tandis que Tottenham doit disputer le week-end prochain la finale de le League Cup contre Manchester City, Mourinho paie aussi des relations compliquées avec une partie de ses joueurs.

    • Football : la « superligue » annoncée par douze grands clubs fait l’unanimité contre elle

      Le Monde - 10h17

      La France a refusé de participer à la création de cette compétition fondée par les plus grands clubs anglais, espagnols et italiens. L’UEFA doit présenter, lundi, sa réforme de la Ligue des champions pour contrer le projet.
      Douze grands clubs européens ont lancé, lundi 19 avril, leur « superligue », une compétition privée vouée à supplanter la Ligue des champions, déclaration de guerre à laquelle l’Union européenne de football (UEFA) a promis de répliquer en excluant les équipes dissidentes et leurs joueurs.
      C’est un séisme sans précédent en près de soixante-dix ans de compétitions européennes : après des décennies à agiter le spectre d’un schisme, les cadors du continent ont fini par franchir le pas avec à leur tête le Real Madrid, le FC Barcelone, Liverpool ou Manchester United, tous multiples vainqueurs de la Ligue des champions, et marques d’envergure planétaire.
      Ebranlé par la pandémie de Covid-19, le sport roi en Europe voit son avenir s’inscrire en pointillé, de même que l’actuel système pyramidal de redistribution des ressources télévisuelles entre la Ligue des champions, compétition phare, et les championnats nationaux. Les clubs rebelles prétendent, semble-t-il, instaurer un controversé système de ligue quasi fermée comparable aux championnats nord-américains de basket (NBA) ou de football américain (NFL).
      Une source de revenus bien supérieurs
      « AC Milan, Arsenal, Atlético Madrid, Chelsea FC, FC Barcelone, Inter Milan, Juventus, Liverpool, Manchester City, Manchester United, Real Madrid et Tottenham se sont unis en tant que clubs fondateurs », peut-on lire dans un communiqué diffusé notamment par les sites Internet de plusieurs clubs concernés. « La saison inaugurale (…) démarrera aussitôt que possible », poursuit le texte, sans fixer de calendrier précis.
      Selon une source ayant connaissance des tractations, le Bayern Munich et le Paris Saint-Germain ont été approchés. Mais les deux finalistes de la dernière Ligue des champions n’ont pas donné suite, ce qui a conduit l’UEFA à remercier publiquement « les clubs allemands et français » pour leur loyauté.

      La nouvelle compétition, expliquent ses promoteurs, est vouée à « générer des ressources supplémentaires pour toute la pyramide du football ». « En contrepartie de leur engagement, les clubs fondateurs recevront un versement en une fois de l’ordre de 3,5 milliards d’euros destinés uniquement à des investissements en infrastructures et compenser l’impact de la crise du Covid-19 », poursuit le communiqué.
      Si cette somme est confirmée, elle suppose des revenus bien supérieurs à ceux obtenus par l’UEFA pour l’ensemble de ses compétitions de clubs (Ligue des champions, Ligue Europa et Supercoupe d’Europe), qui avaient généré 3,2 milliards d’euros de recettes télévisuelles en 2018-2019, avant une pandémie qui a fortement plombé le marché européen des droits sportifs.
      Selon ses promoteurs, la « superligue » fonctionnerait sous la forme d’une saison régulière opposant vingt clubs dont quinze d’entre eux (les douze fondateurs et trois supplémentaires restant à déterminer) seraient qualifiés d’office chaque année, et cinq autres bénéficiant d’invitations « à travers un système basé sur leur performance de la saison précédente ». Au terme de cette première phase débutant au mois d’août, des playoffs de fin de saison seraient organisés jusqu’en mai pour décerner le trophée.

    • Tchad, «entre les urnes et les canons»

      Rfi.fr - 10h11

      « Idriss Déby entre les urnes et le canon des rebelles », c’est ce que nous dit Walf au Sénégal. « Pendant que les premières tendances de l’élection présidentielle du Tchad lui sont largement favorables, lit-on, Idriss Déby voit le pays qu’il prétend diriger pour un sixième mandat être attaqué au nord. »
      Attaqué par les rebelles du Fact, le Front pour l’alternance et la concorde du Tchad. Ceux-ci disent vouloir en finir avec ce qu’ils voient comme une « dictature implacable », prévient Walf. Des combats enregistrés samedi vers l’intérieur du pays et, face à la situation, les Britanniques comme les Américains ont « ordonné le départ des employés non essentiels de leur ambassade à N’Djamena. La France a déconseillé à ses ressortissants de se déplacer en dehors de la capitale tchadienne. »
      La position de Paris interpelle la presse du continent
      La France a défendu jusqu’à présent le président tchadien « contre vents et marées », rappelle Walf. Et il y a des précédents. En 2008 déjà, « une attaque rebelle avait atteint les portes du palais présidentiel avant d’être repoussée grâce au soutien français ». Idem en 2019 lorsque « des Mirage 2000 étaient intervenus pour contrer l’incursion d’une colonne rebelle dans le nord-est ». Alors le journal sénégalais s’interroge : « De plus en plus critiquée, à travers sa force Barkhane au Sahel, La France volera-t-elle, cette fois-ci, au secours de son allié stratégique ? ».
      Interrogation d’ailleurs partagée au Burkina Faso, par L’Observateur Pour lui, si les rebelles parvenaient à nouveau aux portes de la capitale, « il n’y a aucune raison que les mêmes causes, n’entraînent pas les mêmes effets, car on voit mal Emmanuel Macron lâcher en ce moment son plus précieux allié dans la lutte contre le terrorisme au Sahel », estime L’Observateur Paalga. Selon lui, « Déby est hélas indispensable aujourd’hui, quand tout le monde est conscient d’une chose : après la Libye, si la digue tchadienne devait elle aussi céder, toute la région, déjà submergée par le terrorisme, serait carrément engloutie ».

    • dimanche 18 avril
    • Mali : affrontements meurtriers entre Dozos et jihadistes dans le cercle de Djenné

      Rfi.fr - 06h41

      Alors que chasseurs dozos et jihadistes de la katiba Macina se sont entendus dans le cercle de Niono, ils s’affrontent violemment dans le cercle de Djenné, dans le centre du Mali. Les derniers affrontements ont fait plusieurs dizaines de morts au cours des derniers jours, des villages brûlés et des familles déplacées.
      L’origine du conflit remonte à plus d’un mois et demi. Les jihadistes de la katiba Macina, dirigée par Amadou Kouffa et affiliée au Jnim (le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans d’Iyad Ag Ghaly, lié à Aqmi), implantés dans le cercle de Djenné depuis plusieurs années, stockent des sacs de riz prélevés dans les villages du cercle. C’est la « zakat » (aumône islamique) imposée aux habitants. Ce jour-là, à la mi-février, des chasseurs traditionnels dozos décident d’en récupérer une partie.
      Plusieurs dizaines de morts
      Commencent alors les représailles, embuscades et attaques qui montent en grade au début de ce mois et culminent au cours de ces quatre derniers jours : les sources – sécuritaires, autorités locales, notables et responsables communautaires ou associatifs – évoquent des bilans très variables et difficiles à vérifier : une dizaine, une trentaine, peut-être une soixantaine de morts côté chasseurs dozos, ainsi que des blessés et des prisonniers.
      Les jihadistes de la katiba Macina auraient utilisé plusieurs véhicules armés de lance-roquettes. Au moins deux villages ont également été brûlés par les jihadistes, contraignant leurs habitants et ceux d’autres villages riverains à se réfugier dans les communes alentours, notamment à Djenné et Sofara.
      Tentatives d’apaisement
      Le cercle de Djenné avait fait l’objet d’un accord intercommunautaire en août 2019, pour garantir la libre-circulation de tous les habitants : agriculteurs, bambaras ou bozos, et éleveurs peuls. L’accord avait été signé par les représentants de ces communautés et des chasseurs dozos, sous l’égide de l’ONG Centre HD et des autorités maliennes locales.
      Son comité de suivi s’est réuni à deux reprises pour tenter d’apaiser la situation. Les représentants des différentes communautés cherchent actuellement à mettre un terme à ce nouveau cycle de violences.
      L’armée malienne s’est rendue sur les lieux ces derniers jours, mais n’a pas souhaité communiquer sur ses actions.

    • Tchad : affrontements entre l’armée et des rebelles du Fact dans la province de Kanem

      Rfi.fr - 06h38

      Premier contact au sol entre les forces loyalistes et les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact), au nord de Mao, dans la province du Kanem. Une colonne du mouvement rebelle, entrée en territoire tchadien en provenance de Libye le 11 avril, s’est infiltrée jusqu’à cette localité située à moins de 300 km de la capitale avant d’affronter au sol les loyalistes.
      L’accrochage a eu lieu samedi vers 15h30 dans le nord du Kanem. La colonne rebelle, signalée il y’a deux jours à Gouri, à 200 km au nord de Faya Largeau, la principale ville du nord du Tchad, a disparu des radars pour réapparaître ce samedi plus au sud.
      L’armée, renseignée par la surveillance aérienne, attendait les insurgés dans cette région composée de dunes de sables. Il n’y a pour l’heure pas de bilan de l’accrochage même si l’armée dit avoir mis en débandade ceux qu’il appelle les « terroristes ».
      Selon plusieurs sources sécuritaires, les insurgés se sont scindés en plusieurs colonnes pour attaquer sur plusieurs fronts, ce qui leur fait dire que les combats de ce samedi risquent de ne pas être les derniers.
      Une situation qui inquiète à Ndjamena où certains ont commencé à faire des provisions. Et sur le site de l’ambassade de France au Tchad, on peut lire des conseils appelant à éviter de quitter la capitale.

    • vendredi 16 avril
    • Vladimir Poutine répond aux sanctions de Joe Biden

      Le Point - 22h45

      Le patron du FBI, la directrice du renseignement américain et d’autres membres de l’administration Biden ont interdiction d’entrer sur le territoire russe. Un prêté pour un rendu. En réponse aux sanctions américaines, d’exclure des diplomates russes et d’interdire certains hauts responsables sur le sol américain, Moscou a à son tour prononcé des représailles : plusieurs responsables de l’administration Biden, dont le directeur du FBI, ont interdiction de se rendre en Russie. Dans le même temps, le Kremlin s’est dit ouvert à l’idée d’un sommet entre Vladimir Poutine et Joe Biden, jugeant cette proposition « positive ».
      Ce nouvel échange de mesures punitives intervient à un moment où les relations entre les deux rivaux géopolitiques n’ont cessé de se dégrader sur fond d’accusations par les Etats-Unis d’ingérences notamment dans l’élection présidentielle américaine de 2020, d’espionnage et de cyberattaques. Washington a annoncé jeudi 15 avril des sanctions supplémentaires visant la Russie, qui impliquent notamment l’expulsion de dix diplomates russes et l’interdiction faite aux banques américaines d’acheter directement de la dette émise par ce pays après le 14 juin prochain.
      Moscou a « recommandé » à l’ambassadeur des Etats-Unis de rentrer
      La réponse de Moscou n’a pas tardé, le chef de la diplomatie russe Serguet Layrov annonçant vendredi l’expulsion prochaine de dix diplomates américains, diverses restrictions qui rendront la vie plus compliquée aux représentations américaines en Russie, ainsi que l’interdiction sur son territoire des fondations et ONG américaines qui « s’ingèrent ouvertement » dans sa politique intérieure.
      Plusieurs membres du gouvernement de Joe Biden ne seront en outre plus autorisés par la Russie à y séjourner : il s’agit des ministres de la Justice, de la Sécurité intérieure, de la conseillère en politique intérieure, du patron du FBI et de la directrice du renseignement. Sergueï Lavrov a également annoncé que Moscou avait « recommandé » à l’ambassadeur des Etats-Unis, John Sullivan, de rentrer à Washington pour « y avoir des consultations approfondies et sérieuses ».
      Outre Merrick Garland, Alejandro Mayorkas, Susan Rice, Christopher Wray et Avril Haines, le ministère russe des Affaires étrangères a dit appliquer la même mesure au chef du bureau des prisons Michael Carvajal, à l’ancien conseiller de Donald Trump John Bolton et à l’ex-chef de la CIA Robert James Woolsey. Selon le ministère, ces responsables ont « participé à la mise en oeuvre de la ligne antirusse » suivie par la politique américaine. Il a décidé de rendre publics les noms des personnes déclarées non gratae, une liste d’ordinaire secrète, du fait du « caractère sans précédent » des tensions provoquées par Washington.

    • Fusillade à Indianapolis : au moins huit morts et plusieurs blessés

      AFP - 22h36

      Plusieurs victimes ont été retrouvées dans un bureau du groupe de transport de lettres et de colis FedEx. Le tireur s’est donné la mort. Au moins huit personnes ont été tuées et plusieurs blessées lors d’une fusillade tard jeudi 15 avril à Indianapolis dans le centre des Etats-Unis , selon la police. La porte-parole de la police, Genae Cook, a déclaré aux journalistes, tôt vendredi, qu’une fusillade s’était produite dans un centre du groupe de transport de lettres et de colis FedEx près de l’aéroport international de la ville et que le tireur présumé s’est donné la mort. Huit personnes ont été retrouvées mortes et cinq autres ont été hospitalisées.
      Vers 23 heures locales jeudi (5 heures en France vendredi), le tireur présumé est sorti de sa voiture avec un fusil d’assaut et « a commencé à tirer au hasard, d’abord sur le parking », puis dans l’entrepôt, « avant de se donner la mort », a indiqué Craig McCartt, un responsable de la police d’Indianapolis, lors d’un point de presse. La police fédérale, le FBI, a estimé qu’il était « prématuré de spéculer » sur les mobiles du tireur et FedEx n’a pas encore indiqué s’il était un employé du groupe.
      Un homme travaillant sur le site a raconté à la télévision locale WISH-TV avoir vu une personne tirer à l’arme automatique. « J’ai vu un homme avec une sorte de pistolet mitrailleur, une arme automatique, et il tirait en plein air », a dit Jeremiah Miller. « Je me suis baissé immédiatement et j’avais peur. » Un autre employé du site témoin de la scène, Timothy Boillat, a expliqué à WISH-TV avoir vu une trentaine de voitures de police arriver sur place alors que la fusillade s’achevait. « Après avoir entendu les tirs, j’ai vu un corps par terre », a-t-il dit. « Par chance, j’étais suffisamment loin, il [le tireur] ne m’a pas vu. »
      Le fléau récurrent des fusillades
      FedEx a confirmé dans un communiqué une fusillade sur son site et souligné que le groupe coopérait avec les autorités. « Nous avons connaissance de la fusillade tragique sur notre installation au sol près de l’aéroport d’Indianapolis », selon le communiqué de FedEx. « La sécurité est notre priorité absolue et nos pensées vont à tous ceux qui ont été touchés ». Le site emploie plus de 4 000 personnes, selon des médias. Des images vidéo ont montré le périmètre de sécurité installé par la police autour du lieu où s’est déroulée la fusillade, qui survient après plusieurs incidents similaires ces dernières semaines.
      La violence par arme à feu « meurtrit » l’âme de la nation américaine, a déploré Joe Bidin dans un communiqué, ordonnant la mise en berne des drapeaux dans les bâtiments publics fédéraux. « Ce matin, c’est le chagrin qui nous habite », a déploré le maire d’Indianapolis, capitale de l’Indiana, Joe Hogsett. « Le chagrin pour les familles des personnes tuées, le chagrin pour les employés qui ont perdu leurs collègues, et le chagrin pour les nombreux Américains qui s’efforcent de comprendre comment des tragédies comme celle-ci continuent à se produire, encore et toujours ».

    • Mali : l’armée reste à Farabougou mais le cessez-le-feu est maintenu pour les populations

      Rfi.fr - 22h30

      L’accord de Niono, un accord inédit de cessez-le-feu, a été conclu le 14 mars entre les jihadistes de la katiba Macina d’Amadou Koufa, liée à Aqmi, et les chasseurs traditionnels Dozos de ce cercle du centre du Mali, dans la région de Ségou, avec l’aval de l’État. Mais l’accord contient une condition suspensive : les jihadistes avaient exigé que les militaires maliens stationnés à Farabougou quittent les lieux, le 15 avril au plus tard. Aujourd’hui, les soldats sont toujours là, selon les informations de RFI, ils ne partiront pas mais le cessez-le-feu reste en vigueur.
      Après six mois d’hostilités meurtrières, les jihadistes ont obtenu de pouvoir prêcher en armes dans les villages et d’imposer le voile aux femmes dans les zones qu’ils contrôlent ; ils ont en revanche accepté de laisser les populations circuler librement dans le cercle, ce qui n’était plus le cas depuis plus de six mois. Les jihadistes de la katiba Macina avaient aussi exigé que l’armée malienne quitte le village devenu emblématique de Farabougou. Mais les soldats sont toujours là, selon les informations de RFI, ils ne partiront pas.
      « Les jihadistes ne peuvent pas fixer d’ultimatum à l’armée. Et nous n’allons pas quitter Farabougou parce qu’ils nous le demandent. » Ce haut cadre du ministère de la Réconciliation nationale, très proche collaborateur du ministre, le colonel Ismaël Wagué, ne peut pas être plus clair : s’il qualifie de « salutaire » l’accord de Niono, pas question pour l’État de se plier à la dernière demande des jihadistes. Les soldats maliens restent à Farabougou.

    • Congo : Denis Sassou-Nguesso investi pour un quatrième mandat de cinq ans

      Rfi.fr - 22h27

      À l’issue de la présidentielle du 21 mars dernier qui a vu la réélection du chef de l’Etat congolais avec 88,40% de suffrages, Denis Sassou-Nguesso, 77 ans dont près de 37 à la tête du pays, a prêté serment ce vendredi 16 avril. Une cérémonie en grande pompe devant dix-neuf autres dirigeants et quatre chefs de gouvernement du continent. Comme par le passé, le Palais des congrès a abrité la cérémonie d’investiture de Denis Sassou-Nguesso. En compagnie de son épouse, le président congolais a accueilli ses hôtes dans le hall de l’édifice.
      Dix-neuf chefs d’État au total ont fait le déplacement de Brazzaville, dont les très proches : le voisin Félix Tshisekedi, de la République démocratique du Congo, également président en exercice de l’Union africaine (UA) ; l’Ivoirien Alassane Ouattara, le Guinéen Alpha Condé ou encore le Tchadien Idriss Déby… quatre homologues avec qui les accolades ont été des plus chaleureuses. Écharpe en bandoulière, collier en or au cou et main levée, le président congolais a prêté serment dans une salle bien remplie.

    • Covid-19: l’Afrique est « dans une impasse » pour son approvisionnement en vaccins

      AFP - 06h27

      L’Afrique est « dans une impasse » pour son approvisionnement en vaccins contre le Covid-19, qui pourrait affecter les campagnes de vaccination dans certains pays, a déclaré jeudi le directeur pour l’Afrique des Centres de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC).
      De nombreux pays africains dépendent des livraisons de vaccins AstraZeneca produits en Inde, notamment par le Serum Institute of India, et distribués dans le cadre du programme Covax qui vise à fournir un accès équitable en particulier aux pays les plus pauvres. Mais l’Inde a annoncé fin mars qu’elle allait retarder ses exportations pour lutter contre une nouvelle vague de contaminations.
      « Nous sommes dans une impasse en tant que continent », a déclaré jeudi le Dr John Nkengasong lors d’une conférence de presse.
      « L’accès aux vaccins a été limité pour nous en tant que continent et cela affecte la manière dont nous déployons notre programme de vaccination », a-t-il ajouté.
      Lundi, les 55 États membres de l’Union africaine (UA), dont dépend l’Africa CDC, avaient acquis 34,6 millions de doses de vaccin et en avaient administré 13,9 millions, a détaillé M. Nkengasong.
      Plus de 12 millions de ces doses sont du vaccin AstraZeneca, a précisé jeudi dans un communiqué l’’ Organisation mondiale de la Santé (OMS).
      Les contaminations sont en accélération dans 15 pays africains, tandis que 45 vaccinent déjà, a indiqué le Dr Richard Mihigo lors d’une conférence de presse virtuelle du bureau Afrique de l’OMS.
      « Nous avons aujourd’hui un outil très puissant : le vaccin, cela nous permettra des sauver des vies (…) et de rouvrir nos économies », a affirmé le Dr Mihigo, coordonnateur du programme des maladies évitables par la vaccination pour l’OMS Afrique.
      Les autorités de santé africaines espèrent vacciner au moins 20 % des plus d’un milliard d’habitants d’ici la fin de l’année.
      Le Dr Nkengasong a notamment évoqué le cas du Ghana qui a administré « 70 à 80 % » de son stock de doses, dont la plupart provenaient de Covax. « Même si le Ghana avait l’argent, il ne saurait pas où se procurer des vaccins », a-t-il souligné.
      AstraZeneca est un vaccin à deux injections, mais « nous ne pouvons pas prédire quand les deuxièmes doses arriveront », a-t-il poursuivi.
      L’UA tente d’acquérir des vaccins de manière bilatérale, hors du programme Covax.
      Johnson & Johnson a annoncé en mars qu’il rendrait disponible pour l’Afrique jusqu’à 400 millions de doses de son vaccin à une injection, mais les premières livraisons ne devraient pas intervenir avant le troisième trimestre 2021.
      L’Afrique du Sud a acquis de sa propre initiative des vaccins Johnson & Johnson, mais elle a suspendu leur administration après que les autorités américaines ont préconisé une pause en raison de doutes autour de cas de caillots sanguins.
      Aucun cas de caillot sanguin lié à ce vaccin n’a toutefois été enregistré en Afrique du Sud, a assuré M. Nkengasong.
      Pour lui, l’AstraZeneca reste un élément central de la stratégie de vaccination en Afrique, malgré les craintes qui existent également sur un possible lien avec de rares cas de caillots sanguins.
      « La plupart des situations indésirables signalées après la vaccination n’impliquent que des effets secondaires légers à modérés. Aucun cas de troubles de la coagulation sanguine n’a été signalé après la vaccination », a assuré le bureau Afrique de l’OMS.

    • En visite au Nigeria, Franck Riester promeut un partenariat « global » entre la France et le géant africain

      Le Monde Afrique - 06h20

      Le ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité a notamment rencontré la ministre des finances, les gouverneurs locaux et des hommes d’affaires. Mardi 13 et mercredi 14 avril, c’est au pas de course que Franck Riester, le ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité, est venu pousser le projet de la France – esquissé par Emmanuel Macron – de faire du Nigeria l’un de ses partenaires privilégiés sur le continent. Le président nigérian, Muhammadu Buhari, fait partie de la petite dizaine de chefs d’Etat africains invités à participer au sommet sur le financement des économies africaines qui se tiendra à Paris le 18 mai, à l’initiative du président français.
      En préparation de cette visite, M. Riester s’est rendu dans la capitale fédérale, Abuja, où il a rencontré Zainab Shamsuna Ahmed, ministre des finances, Otunba Niyi Adebayo, ministre de l’industrie, du commerce et de l’investissement ainsi que les gouverneurs locaux – preuve que la France ne s’intéresse pas qu’aux grandes villes. Peuplé de plus de 200 millions d’habitants, le Nigeria est le premier partenaire commercial de la France en Afrique subsaharienne et le quatrième à l’échelle du continent (derrière les pays du Maghreb).
      Un projet de raffinerie
      Avant que la crise liée à la pandémie de Covid-19 ne vienne grever l’économie mondiale, les échanges franco-nigérians s’élevaient chaque année à 4,5 milliards de dollars en moyenne (environ 3,8 milliards d’euros). Ils ont chuté à 2,3 milliards de dollars en 2020, selon le ministre français, qui se veut « très optimiste pour 2021 et 2022 ». Le pétrole reste bien sûr au cœur de ces échanges – il est largement en tête des importations françaises depuis le Nigeria –, mais Paris prône désormais « une approche globale » pour « renforcer la présence et l’influence » de la France au Nigeria et en Afrique.
      Une partie de la visite du ministre a ainsi été consacrée au lancement de la deuxième phase du projet associant la compagnie française Axens et le groupe nigérian BUA pour la construction d’une raffinerie dans le sud-est du pays. M. Riester, qui avait déjà accompagné la signature de ce contrat début septembre en France, a rencontré à Lagos le patron de BUA, Abdul Samad Rabiu. L’homme d’affaires a indiqué que ce projet de plusieurs millions de dollars pourrait être mené à bien d’ici « trois ou quatre ans ».
      La future raffinerie sera implantée dans l’Etat d’Akwa Ibom et aura une capacité de production de 200 000 barils par jour. Une goutte d’eau face aux besoins du Nigeria, dont les quelques raffineries publiques sont vieillissantes et mal entretenues. Actuellement, le premier producteur de brut africain est forcé d’importer chaque année plus de 90 % de son essence.

    • Biden sanctionne la Russie mais dit espérer pouvoir continuer à coopérer avec Moscou

      Rfi.fr - 06h13

      Le président américain évoque une réponse proportionnée après l’annonce de sanctions sévères à l’encontre de la Russie. Joe Biden signe un décret présidentiel qui prévoit une série de sanctions financières sévères contre Moscou et l’expulsion de diplomates russes. Les États-Unis ripostent ainsi à l’attaque informatique menée contre des agences fédérales qu’ils attribuent aux Russes, et aux interférences dans le processus électoral américain. Mais Joe Biden dit espérer pouvoir continuer à coopérer avec Moscou.
      Avec ces nouvelles sanctions prises contre la Russie, Joe Biden affiche sa fermeté, mais il souhaite en même temps calmer le jeu. « J’ai été clair avec le président Poutine : nous aurions pu aller plus loin. Mais j’ai choisi de ne pas le faire, j’ai choisi une réponse proportionnée. Les États-Unis ne cherchent pas à lancer un cycle d’escalade et de conflit avec la Russie. Nous voulons une relation stable. »
      Joe Biden souligne que c’est l’intérêt des Russes et des Américains de travailler ensemble, et de coopérer. Mais il dit avoir prévenu le président russe : les États-Unis soutiendront sans faille leurs alliés. « J’ai affirmé le soutien américain à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine et j’ai fermement demandé de s’abstenir de toute autre action militaire. C’est maintenant le moment de la désescalade », a déclaré Joe Biden.
      Le président américain maintient sa proposition de sommet avec Vladimir Poutine. « La communication personnelle et directe entre nous deux est essentielle pour aller de l’avant, il est d’accord », a souligné Joe Biden. Une rencontre entre les deux chefs d’État pourrait avoir lieu en Europe cet été.

    • Le Conseil de sécurité toujours divisé sur le Tigré, où la situation empire selon l’ONU

      Rfi.fr - 06h09

      A New-York jeudi, le Conseil de sécurité s’est réuni pour évoquer la situation au Tigré, pour la 5e fois en privé depuis le début de la crise en novembre. La situation humanitaire a occupé la majeure partie des discussions – et les diplomates ont été choqués des rapports faits sur l’utilisation du viol par les hommes en uniforme, ainsi que la famine, comme armes de guerre.
      Le chef de l’humanitaire à l’ONU, Mark Lowcock, n’a pas épargné les diplomates des détails. Il y a raconté comment une femme du Tigré avait perdu son nouveau-né, puis son mari, avant de se faire violer par plusieurs soldats érythréens devant le reste de ses enfants. Il a rapporté aussi que des fillettes dès 8 ans étaient des cibles. Malgré la réunion en visioconférence, tous les diplomates semblaient particulièrement bouleversés par ces récits.
      Le Conseil est divisé, avec d’un côté la Russie, la Chine, le Kenya, soutenus par les pays africains du Conseil, qui estiment qu’Addis Abeba a déjà fait des efforts avec les annonces d’accès humanitaire et leur appel au départ des Erythréens.
      De l’autre, les pays occidentaux qui affirment suivre de près la mise en oeuvre des déclarations éthiopiennes, et commencent – pour certains- à s’impatienter. Les Etats-Unis, choqués du manque d’unité du Conseil, aimeraient ainsi passer à la vitesse supérieure pour donner un signal clair au gouvernement éthiopien.
      Mark Lowcock a en tous cas été catégorique : la situation au Tigré a empiré, 4,5 millions sur 6 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire selon lui. Il a ainsi provoqué la furie de l’ambassadeur éthiopien à l’ONU qui l’a accusé de se comporter en « ennemi déterminé ».

    • jeudi 15 avril
    • Afghanistan: un retrait américain inévitable après une guerre ratée

      Rfi.fr - 14h55

      Après vingt ans de guerre, la plus longue connue par les États-Unis, le président américain Joe Biden a annoncé le retrait de toutes les troupes américaines de l’Afghanistan « sans condition » d’ici le 11 septembre, malgré les craintes d’un retour en force des Talibans. Pour de nombreux experts, cette guerre n’a pas fait avancer les choses sur le terrain, ce qui était prévisible dès le départ.
      Les objectifs de la guerre américaine en Afghanistan ont-ils vraiment été atteints, comme l’a affirmé mercredi Joe Biden? Les troupes envoyées il y a vingt ans dans le pays à la suite des attentats du 11-septembre sont-elles parvenues à « s’assurer que l’Afghanistan ne serve pas de base pour attaquer à nouveau » l’Amérique, selon les mots du successeur de Donald Trump ?
      Michel Goya, ancien colonel de l’armée de Terre, historien et spécialiste des conflits, répond par la négative : « Al-Qaïda est toujours là. Les Talibans sont toujours là. Ils sont même presque aussi forts qu’ils l’étaient en 2001. Donc on est au bout d’un processus que l’on peut appeler une guerre ratée, incontestablement. C’est une guerre dont le ratage était prévisible presque dès le départ, mais qui a continué, qui a persévéré parce qu’on s’est engagé dans quelque chose dont on ne savait pas très bien comment sortir, avec des objectifs extrêmement ambitieux, trop ambitieux et qui, en réalité, ne pouvaient pas être atteints. Le principe de réalité a finalement pris le dessus tardivement. ce qui a conduit au retrait. »
      Ce mercredi, le président Joe Biden a annoncé le retrait des 2 500 soldats américains restants en Afghanistan à partir du 1er mai prochain et d’ici le 11 septembre, soit vingt ans jour pour jour après les attentats aux États-Unis ayant provoqué l’intervention américaine. Soulignant être « le quatrième président américain à gérer la présence militaire américaine en Afghanistan », il a promis de ne pas transmettre « cette responsabilité à un cinquième », en jugeant vain d’attendre « de créer les conditions idéales pour un retrait ».

    • La France recommande à ses ressortissants de quitter temporairement le Pakistan

      Le Point - 14h49

      L’ambassade de France au Pakistan a recommandé jeudi 15 avril à ses ressortissants et aux entreprises françaises de quitter temporairement le pays, en raison « des menaces sérieuses » qui y pèsent sur les intérêts français. « En raison des menaces sérieuses qui pèsent sur les intérêts français au Pakistan, il est recommandé aux ressortissants français et aux entreprises françaises de quitter provisoirement le pays », a écrit l’ambassade dans un message envoyé aux Français résidant au Pakistan, où de violentes manifestations anti-françaises se sont déroulées cette semaine.
      Un parti islamiste radical, Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP), a partiellement bloqué en début de semaine les deux plus grandes villes du pays, Lahore (Est) et Karachi (Sud), ainsi que la capitale Islamabad (Nord), pour réclamer l’expulsion de l’ambassadeur de France. Les manifestations ont été violemment réprimées par la police et ont fait au moins deux morts du côté des policiers.
      Le discours de Macron sur la liberté d’expression dans le viseur
      Les partisans du TLP ont réagi avec colère à l’arrestation lundi à Lahore de leur leader Saad Rizvi, quelques heures après qu’il eut appelé à une marche le 20 avril à Islamabad pour demander l’expulsion de l’ambassadeur de France. Le TLP exige cette expulsion depuis que le président Emmanuel Macron a défendu le droit à la caricature au nom de la liberté d’expression, au cours de l’hommage rendu à un enseignant tué le 16 octobre après avoir montré des dessins satiriques à sa classe, dans la foulée de la republication des caricatures du prophète Mahomet par l’hebdomadaire Charlie Hebdo.
      Le gouvernement pakistanais a annoncé son intention d’interdire le TLP, qui avait déjà été à l’origine de violentes manifestations contre la France à l’automne dernier. Les propos d’Emmanuel Macron qui avait affirmé que la France ne renoncerait pas aux caricatures, y compris celles du prophète Mahomet, avaient déclenché des manifestations au Pakistan et dans plusieurs autres pays musulmans, ainsi que des appels au boycott de produits français. L’islam dans son interprétation stricte interdit toute représentation de Mahomet. Le blasphème est une question incendiaire au Pakistan, où même des allégations non prouvées d’offense à l’islam peuvent entraîner assassinats et lynchages.

    • Procès du bombardement de Bouaké: la perpétuité requise contre les trois accusés

      journalducameroun - 14h30

      Introuvables depuis des années, le Biélorusse Yuri Sushkin et les Ivoiriens Patrice Ouei et Ange Gnanduillet Attualy, les pilotes et co-pilotes présumés du raid, sont jugés en leur absence pour assassinat, tentative d’assassinat et destructions aggravées. C’est donc la peine maximale qui a été demandée à leur encontre. « Cette peine maximale, je l’aurais aussi requise si les accusés avaient été là, commence l’avocat général. Car ce qui la justifie, c’est la violence inouïe des faits et montrer qu’on n’assassine pas impunément nos soldats quand ils sont là pour maintenir la paix. » Et le magistrat de détailler les éléments contre les accusés : identification, préméditation… Car, insiste-t-il, « la France ne se venge pas, elle condamne avec ses règles, justes et démocratiques. En vous proposant cette condamnation, j’achève de faire mon métier. J’entreprends maintenant de faire mon devoir. »
      Ce devoir, pour l’avocat général, « n’est pas de rajouter des hypothèses aux hypothèses » ou d’en choisir une, dit-il, citant Paul Valery : « Le mélange du vrai et du faux est plus faux que le faux lui-même. » Sur les commanditaires, il n’y a « pas de certitude dans le dossier », souligne le magistrat, si ce n’est « celle du cœur, pleine et entière, qu’il est inconcevable, pour quelque raison que ce soit, que la France porte la main sur ces propres soldats. »

    • mardi 13 avril
    • France: le procès en appel du chanteur Koffi Olomidé de nouveau reporté

      Rfi.fr - 21h03

      Le procès en appel de Koffi Olomidé a de nouveau été reporté de six mois en France. Le roi de la rumba congolaise devait être rejugé en appel ce lundi 12 mars pour agressions sexuelles contre quatre de ses anciennes danseuses. En octobre dernier, déjà, le procès de Koffi Olomidé avait été reporté de six mois parce que son avocat avait une autre affaire aux assises. Il est reporté cette fois de six mois supplémentaires, sur demande des parties civiles qui invoquent des problèmes de garde d’enfant.
      Mais le conseil de trois des danseuses parties civiles confie qu’un imprévu majeur a modifié la donne : la quatrième plaignante, seule victime reconnue et mineure au moment des faits, n’avait plus d’avocat pour la défendre. Les parties civiles craignaient aussi que Koffi Olomidé, qui n’a jamais répondu aux convocations de la justice, s’y soustraie une nouvelle fois en invoquant la crise sanitaire.
      L’audience est donc renvoyée au 25 octobre prochain à la cour d’appel de Versailles, dans l’espoir que le Covid ne sera plus un obstacle. Les chefs d’accusation contre la star congolaise – qui prévoit son grand retour sur une scène parisienne en novembre – seront les mêmes qu’au tribunal de Nanterre : agressions sexuelles, y compris sur mineure de 15 ans, et séquestration, pour des faits qui se seraient produits entre 2002 et 2006 dans la villa de l’artiste à Asnières, en région parisienne. En première instance, il y a deux ans, le roi de la rumba congolaise avait été condamné à deux ans de prison avec sursis alors que le parquet avait requis sept ans ferme.

    • Mali: assassinat à Bamako du dirigeant de la CMA, ancienne rébellion du Nord

      Rfi.fr - 20h20

      Sidi Brahim Ould Sidati, le président en exercice de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), est mort dans une clinique de Bamako, au Mali. Un peu plus tôt dans la matinée, il avait été la cible de tirs devant son domicile. Sidi Brahim Ould Sidati était devant son domicile à Bamako, tôt ce mardi matin, lorsqu’un deux-roues est arrivé à sa hauteur. Deux personnes étaient sur le véhicule, et l’une d’entre elles, selon des témoins, a alors fait feu. Le président en exercice de la CMA a été touché, un de ses compagnons également.
      Ils ont été très rapidement transportés dans une clinique de la capitale malienne. Admis au bloc opératoire, Sidi Brahim Ould Sidati a succombé à ses blessures. Ses proches ne le cachent pas : il a été victime d’un assassinat. « Les deux hommes à moto étaient venus l’assassiner, le tuer », confie un membre de son entourage.
      Sidi Brahim était au départ le secrétaire général du Mouvement arabe de l’Azawad, le MAA. Originaire du nord-ouest du Mali, il a adhéré à la CMA qui regroupe au départ des mouvements armés hostiles à Bamako. C’est au nom de tous ces mouvements qu’il avait signé le 20 juin 2015 l’accord de paix et de réconciliation d’Alger avec le gouvernement Malien. C’est donc un personnage important de l’ex-rébellion qui vient d’être assassiné à Bamako.

    • Présidentielle au Bénin: Patrice Talon réélu avec 86% des voix et 50,17% de participation (Cena)

      Rfi.fr - 20h16

      Le président béninois Patrice Talon a été réélu dès le premier tour de la présidentielle avec 86% des voix, selon les résultats provisoires annoncés ce mardi soir par la Commission électorale nationale autonome. Toujours selon la Cena, la participation a été de 50,17%.

    • Au Gabon, 162 médecins cubains pour « éradiquer les déserts médicaux »

      Le Monde avec AFP - 12h37

      La délégation compte 53 généralistes, 52 spécialistes, 50 infirmiers spécialisés et 7 ingénieurs radiologues et biomédicaux, dont les salaires seront payés par Libreville. Le Gabon a accueilli 162 médecins cubains venus renforcer l’offre de soins et « éradiquer les déserts médicaux », a annoncé, lundi 12 avril, le ministère de la santé. « Ils seront déployés sur l’ensemble du territoire national, dans tous les centres hospitaliers, pour une période de deux ans renouvelable », a déclaré à l’AFP Lionel Ndong Eyeghe, conseiller en communication du ministre de la santé : « Le but est d’éradiquer les déserts médicaux. ».
      La délégation, arrivée dimanche, compte 53 médecins généralistes, 52 spécialistes, 50 infirmiers spécialisés et 7 ingénieurs radiologues et biomédicaux, dont les salaires seront payés par l’Etat gabonais. « Nous avons dans certaines régions des déserts médicaux. […] Avec ces médecins cubains, nous allons renforcer les CHU [centres hospitaliers universitaires] en médecins spécialistes et les départements reculés », a déclaré le ministre de la santé, Guy Patrick Obiang Ndong, à leur arrivée.
      Cette annonce intervient alors que le Gabon fait face à une forte hausse des cas de contamination de Covid-19, qui met le système hospitalier sous tension. Depuis le début de la pandémie, ce pays d’un peu moins de 2 millions d’habitants a annoncé officiellement 20 600 cas, dont 127 décès.
      En juin 2017, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, et son homologue cubain, Raul Castro, avaient signé un accord de coopération. Fierté nationale du régime castriste, les missions médicales cubaines à l’étranger sont aussi devenues l’une des principales sources de revenus du gouvernement de l’île caribéenne, grâce à l’envoi de milliers de soignants dans des dizaines de pays.

Recevez toute l’actualité

Inscrivez-vous à la Newsletter du Journal du Cameroun et recevez gratuitement toute l’actualité

SondageSorry, there are no polls available at the moment.