Linfo en continu

    • mardi 15 février
    • Ukraine: les États-Unis déplacent leur ambassade de Kiev à Lviv

      Rfi.fr - 09h41

      Les États-Unis ont décidé de « relocaliser temporairement » leur ambassade en Ukraine dans l’ouest du pays, a annoncé lundi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken dans un communiqué.

      Il n’y avait déjà plus grand monde à l’ambassade américaine à Kiev depuis que le département d’État avait annoncé, ce week-end, la suspension des services consulaires. Désormais, le bâtiment est carrément fermé et le drapeau américain a disparu. Le petit nombre de diplomates qui restait est donc déplacé. Direction Lviv, à proximité de la frontière avec la Pologne.

      L’explication, c’est l’accélération du déploiement de troupes russes à la frontière avec l’Ukraine et également sur le territoire de la Biélorussie qui se trouve à proximité immédiate de la capitale ukrainienne.

      Dans son communiqué, le secrétaire d’État américain Anthony Blinken explique que son administration se soucie avant tout de la sécurité de ses personnels, mais que ce déplacement pourrait être inversé dès que la situation le permettra. Il exhorte à nouveau fortement tout ressortissant américain encore en Ukraine à quitter le pays immédiatement.

    • Pakistan: puissance nucléaire aux pieds d’argile, Islamabad veut renouer avec Paris

      Le Figaro - 09h38

      Après le gel, le dégel. La tension entre la France et le Pakistan avait atteint son comble à l’automne 2020. En cause, un thème cher au premier ministre Imran Khan: le respect du prophète Mahomet qui aurait été écorné par la publication des caricatures de Charlie Hebdo et les propos d’Emmanuel Macron. Le président de la République avait défendu la liberté de caricaturer dans un discours en hommage au professeur Samuel Paty. Peu après, Imran Khan l’avait accusé de «heurter les sentiments de millions de musulmans. Les déclarations publiques fondées sur l’ignorance alimenteront la haine et l’islamophobie».

      Quinze mois plus tard, le chef du gouvernement pakistanais donne des signes d’apaisement. En accordant un entretien au Figaro d’abord. En acceptant ensuite que Paris nomme un ambassadeur, Nicolas Gallet, arrivé à Islamabad en janvier alors que son prédécesseur était parti il y a plus de quatre mois. Il faut dire que la mauvaise santé économique du Pakistan met Imran Khan au pied du mur.

    • La France continuera de combattre le terrorisme au Sahel, mais pas au Mali

      Rfi.fr - 09h28

      « Le président de la République a souhaité que l’on se réorganise mais on ne part pas », insiste Jean-Yves Le Drian. « Si les conditions ne sont plus réunies pour qu’on puisse être en mesure d’agir au Mali, on continuera à combattre le terrorisme à côté, avec les autres pays du Sahel qui sont tout à fait demandeurs », a expliqué le ministre français des Affaires étrangères.

      Aux yeux de Paris, les conditions ne sont plus réunies pour que la France maintienne son action militaire au Mali. Le maintien de la junte militaire au pouvoir et l’arrivée des mercenaires russes de Wagner, que Jean-Yves Le Drian estime au nombre de 1000 aujourd’hui, semblent constituer des lignes rouges qui ont été franchies.

      Une source proche de l’Élysée affirme que les pays partenaires souhaitent poursuivre cette expérience mais où ? Le Niger, qui accueille depuis novembre 2020 un poste de commandement avancé de Barkhane et de ses partenaires sahéliens, est peu séduit par l’idée. La Mauritanie a maintenu jusque-là une certaine neutralité vis-à-vis de la situation malienne.

    • Soudan : alors que l’arbitraire persiste, la résistance ne lâche rien

      Le Point - 09h22

      La fumée noire s’échappant des pneus brûlés fait suffoquer les manifestants. Le son des tambours et tam-tam rythment les slogans révolutionnaires. Les larges étendards aux emblèmes des comités de résistance surplombent les drapeaux soudanais brandis ou portés en cape ou encore les mains poussiéreuses des femmes, des hommes et des enfants qui ont érigé des barricades en pierres et briques en travers d’une route goudronnée. Tous les symboles d’une nouvelle « marche du million », nom donné à cette manifestation monstre, sont réunis en ce chaud après-midi du jeudi 10 février.

      Ils sont une bonne centaine, rassemblés au milieu d’un carrefour de l’est de Khartoum, avant de rejoindre des milliers d’autres militants prodémocratie au niveau d’une gare routière du sud de la capitale. Cette énième manifestation, depuis le coup d’État du 25 octobre, vise à réclamer la libération des dizaines de citoyens arrêtés en moins de quatre mois. Le coup de filet s’est accéléré avec la restauration, le 26 décembre, des pleins pouvoirs des services de renseignements, ou GIS (anciennement NISS).

    • Le Liberia célèbre ses 200 ans

      Rfi.fr - 09h18

      Des fanfares et des danses traditionnelles ont rythmé la journée au stade Samuel Doe, surbondé, de Monrovia. Les Libériens s’y sont rendus en masse pour participer aux festivités. Parmi les invités, les présidents de la Gambie, du Niger et du Togo ainsi que des représentants du Nigeria, du Gabon et des États-Unis.

      Un moment historique, selon le président George Weah qui a ouvert la cérémonie du bicentenaire. « Aujourd’hui, nous commémorons les 200 ans du début de notre voyage pour devenir un État souverain, et finalement le premier pays africain à être établi comme une nation indépendante ».

      Lorsque les premiers esclaves américains libres arrivent en 1822 sur ce territoire qui sera baptisé Monrovia, les relations avec les populations locales sont immédiatement compliquées. Elles seront à l’origine des  deux guerres civiles qui feront quelques 250 000 morts. Aujourd’hui, c’est sur l’unité nationale que le président George Weah a voulu insister.

      « Nous devons nous concentrer sur la promotion de l’unité entre tous les Libériens et encourager chacun à apporter des contributions significatives à la construction de notre nation, a-t-il lancé. Je crois que nos ancêtres regarderont le Liberia d’aujourd’hui avec fierté et satisfaction, en voyant que leurs rêves se sont réalisés. »

    • Le président turc signe plusieurs accords avec les Émirats arabes unis

      Rfi.fr - 09h14

      Au terme de cette première visite de deux jours du président turc aux Émirats arabes unis, les deux pays ont signé treize accords de coopération qui sellent une vision partagée, selon le ministre émirati de l’Économie. Ces accords portent sur la santé et les sciences médicales, les industries et les technologies de pointe, le climat, la culture et l’agriculture, mais aussi sur les transports, la gestion des crises et des catastrophes, la météorologie et enfin les médias.

      Une lettre d’intention sur la coopération entre les industries de défense a aussi été signée. Les relations entre les deux pays étaient crispées, Abou Dhabi reprochait à Ankara de soutenir l’islam politique et son opposition sur différents dossiers au Moyen-Orient.

      La visite de Recep Tayyip Erdogan fait suite à celle en novembre du prince héritier d’Abou Dhabi et dirigeant de facto des Émirats, Mohammed ben Zayed. Il avait alors annoncé le lancement d’un fonds de près de neuf milliards d’euros pour soutenir les investissements en Turquie, en proie à une grave crise économique.

    • jeudi 10 février
    • Guerre du Congo: la CIJ ordonne à l’Ouganda de verser 325 millions de dollars à la RDC

      Le Point - 18h39

      La Cour internationale de justice (CIJ) a fixé mercredi à 325 millions de dollars le montant des réparations que Kampala doit verser à Kinshasa pour l’invasion par l’Ouganda de l’Est de la République démocratique du Congo, lors de la guerre de 1998-2003.

      La somme fixée par la CIJ, plus haute juridiction de l’ONU, est loin des 11 milliards de dollars que réclamait la RDC dans cette longue bataille juridique, un montant qualifié d’exorbitant par l’Ouganda.

      Les juges de la Cour, dont le siège est à La Haye, ont estimé que Kinshasa n’avait pas apporté de preuves suffisantes pour étayer la responsabilité directe de son voisin dans plus de 15.000 des très nombreux morts d’un conflit parmi les plus meurtriers au monde depuis la Seconde Guerre mondiale.

      « La Cour fixe le montant total des réparations accordées à la RDC à 325 millions de dollars américains », a déclaré la juge présidente de la Cour, Joan Donoghue.

      L’Ouganda doit verser à la RDC 225 millions de dollars pour les pertes en vie humaines, 40 millions de dollars pour les dommages aux biens et 60 millions de dollars pour les dommages aux ressources naturelles, a-t-elle précisé.

      Les deux parties, qui ont accepté de laisser la CIJ trancher leur différend, sont obligées de suivre ses décisions, lesquelles sont sans appel, mais la Cour, créée en 1946 pour régler les litiges entre Etats, n’a aucun moyen de les faire respecter.

      La CIJ a statué en 2005 que l’Ouganda devait payer des réparations pour avoir envahi la RDC pendant la Deuxième guerre du Congo (1998-2003). Ce conflit a impliqué jusqu’à neuf pays africains, parmi lesquels l’Ouganda et le Rwanda qui soutenaient des forces rebelles dans l’est du pays, riche en minerais.

      Les deux guerres successives qui ont, entre 1996 et 2003, dévasté le pays – appelé Zaïre jusqu’en 1997 puis République démocratique du Congo – ont fait plusieurs centaines de milliers de morts.

       

    • Maltraitance animale: le footballeur Kurt Zouma dans la tempête et lâché par Adidas

      Rfi.fr - 18h33

      Son club West Ham lui a infligé mercredi l’amende « la plus lourde possible ». Une telle sanction correspond généralement à un retrait de deux semaines de salaire, soit environ 300.000 euros dans son cas.

      L’équipementier Adidas a de son côté décidé de rompre le contrat le liant au défenseur international. « Nous avons clos notre enquête et nous pouvons confirmer que Kurt Zouma n’est plus un athlète sous contrat avec Adidas », a indiqué dans un courriel à l’AFP la marque aux trois bandes.

      « Surpris de la part de Kurt », le sélectionneur de l’équipe de France de football Didier Deschamps a jugé mercredi l’attitude du joueur « inadmissible et intolérable ». Mais il n’a pas dit s’il le sélectionnerait ou pas pour le prochain match des Bleus, le 25 mars à Marseille contre la Côte d’Ivoire.

      L’opinion publique britannique a été scandalisée de voir le joueur, âgé de 27 ans, donner un coup de pied à son chat, lui jeter une chaussure et le gifler alors qu’il avait trouvé refuge dans les bras d’un enfant.

      « Au Royaume-Uni, nous avons des lois contre la maltraitance animale, des lois qui devraient s’appliquer à tous, riches ou pauvres, célèbres ou non ! Nous demandons à la police métropolitaine et à la RSPCA (Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals) de mener une enquête urgente et de poursuivre les auteurs de cet acte odieux », explique la pétition, qui avait dépassé les 220.000 signatures en soirée.

      Peu après la diffusion de la vidéo, Zouma et le club s’étaient confondus en excuses, mais la titularisation du joueur le soir même, pour un match de championnat contre Watford, avait relancé de plus belle la polémique.

      La compagnie d’assurance Vitality a suspendu un partenariat « bien-être » avec West Ham en se disant « extrêmement déçu par le manque de jugement » du club. « Experience Kissimmee », un lieu de villégiature en Floride, a de son côté qualifié de « navrante » la présence de Zouma sur le terrain et annoncé qu’il allait revoir ses liens financiers avec le club.

       

    • RDC: le policier Eric Kibumbe raconte le meurtre de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana

      Rfi.fr - 18h27

      Eric Kibumbe déroule la scène : entre neuf et dix heures, deux appels téléphoniques de ses chefs l’invitent de toute urgence à l’Inspection générale de la police. Dans son bureau, le colonel Mukalayi est en concertation avec Christian Kenga Kenga, le commandant du bataillon Simba, et son garde du corps Jacques Mugabo.

      « Vous avez été conviés à un travail », leur dit Daniel Mukalayi

      Arrive alors la voiture de La Voix des Sans Voix. Selon Eric Kibumbe, Floribert Chebeya en descend. Il est conduit par Kenga Kenga dans le bureau de Paul Mwilambwe, le responsable de la sécurité des installations, laissant le conducteur Fidèle Bazana, à bord du véhicule.

      Saddam raconte encore : avec deux autres agents, Jacques Mugabo et Doudou Ilunga, il se charge alors d’étouffer Fidèle Bazana à l’aide d’une cagoule, un sachet et du scotch, explique-t-il. De la même manière, Floribert Chebeya est exécuté à sa sortie du bureau de Mwilambwe.

      Ensuite, direction Mitendi, la concession de l’actuel général Djadjidja, un des quartiers périphériques de la capitale pour ensevelir le corps de Fidèle Bazana.

      La dépouille de Chebeya, elle, sera abandonnée sur le chemin du retour au bord de la chaussée, témoigne Eric Kibumbe. Une prime de 50 dollars aurait été versée à chacun des membres de l’équipe dans la résidence de Mukalayi, précise-t-il, avant d’aller arroser l’exploit au night-club Chez Ntemba.

    • Le professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine pour la découverte du VIH, est mort

      Rfi.fr - 18h20

      Luc Montagnier est décédé le 8 février 2022 à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Professeur à l’Institut Pasteur et directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), il fut récompensé du prix Nobel de médecine en 2008 avec Françoise Barré-Sinoussi pour la découverte du virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

      L’information tournait depuis mercredi, avec l’annonce, par le site FranceSoir, puis par des proches collaborateurs à lui sur Twitter, du décès du professeur Montagnier.

      « Selon deux sources différentes, l’une médicale, l’autre politique, nous pouvons confirmer que Luc Montagnier est bien décédé, mardi, à l’âge de 89 ans, à l’hôpital américain de Neuilly. Contactée par CheckNews, la docteure Béatrice Milbert (avec qui il avait été question qu’il organise un colloque à Genève en janvier 2021) nous a également confirmé son décès. La mairie de Neuilly, enfin, nous a confirmé le dépôt du certificat de décès », écrit ce jeudi 10 février le site du quotidien Libération.

    • mercredi 09 février
    • Tunisie: la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature inquiète à l’international

      Rfi.fr - 17h44

      Depuis que Kaïs Saïed a annoncé que le Conseil supérieur de la Magistrature appartenait désormais « au passé » – ce sont ses termes – les réactions se multiplient. Après l’Union européenne, ce sont les États-Unis, mais aussi les ambassadeurs des pays du G7 en Tunisie, qui ont fait part de leur vive inquiétude quant au respect de l’état de droit dans le pays.

      Jusqu’au Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme onusien – par le biais de sa représentante, la Chilienne Michelle Bachelet – a réagi à cette annonce y voyant une tentative supplémentaire d’« étouffer la dissidence ». Des mots extrêmement forts qui résonnent auprès des magistrats tunisiens. Ceux-ci ont lancé un préavis de grève pour les journées de ce mercredi et de jeudi pour signifier leur refus de la décision présidentielle.

    • Les Jeux de la Francophonie en RDC reportés de 2022 à 2023

      Rfi.fr - 17h34

      Nouveau coup dur pour les IXes Jeux de la Francophonie. Après avoir changé de pays hôte en 2019 en passant du Canada à la RD Congo, puis après avoir accepté de reporter de 2021 à 2022 l’événement à cause de la pandémie de Covid-19 l’année suivante, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a une nouvelle fois reprogrammé son événement culturel et sportif phare.

      « Conformément aux recommandations du Conseil d’orientation du Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF) tenu le 25 janvier, le CPF [Conseil permanent de la Francophonie] s’est prononcé pour le report d’une année des IXes Jeux de la Francophonie qui se tiendront à Kinshasa en 2023 à une date encore à préciser au regard de l’agenda sportif international, indique un communiqué daté de ce 8 février 2022. Cette décision a fait suite à un échange portant sur l’état d’avancement de l’organisation des IXes Jeux de la Francophonie ainsi que sur les possibilités d’une large participation des jeunes athlètes et artistes francophones ».

    • Une trentaine de jihadistes tués par l’armée malienne et la force Takuba près d’Indelimane

      Rfi.fr - 17h31

      La manœuvre a débuté le 2 février au sud de la RN20, non loin de la frontière entre le Mali et le Niger. Les forces spéciales de Takuba, engagées avec les soldats maliens de l’unité légère de reconnaissance et d’intervention n°4, ont d’abord découvert des plots logistiques appartenant au groupe jihadiste et comprenant 2 000 litres de carburant.

      Ce mouvement fut un véritable coup de pied dans la fourmilière, puisque l’opération a provoqué le départ précipité d’une colonne à moto de combattants ennemis.

      Le 3 février, une vingtaine d’entre eux a été neutralisée après le passage d’un drone Reaper, appuyé par une patrouille de Mirage 2000. Puis le 5 février, à l’approche du village d’Imenas, non loin d’Indelimane, les soldats maliens ont riposté, une attaque des derniers combattants du groupe jihadiste, mettant hors de combat deux d’entre eux.

      Cette opération témoigne du haut niveau de coopération, d’autonomie et de maturité des Fama de l’ULRI n°4, témoigne l’état-major des armées. Un succès tactique qui intervient alors que ce mardi, la force Takuba a justement été l’objet de vives critiques de la part du Premier ministre malien Choguel Maïga, qui a accusé la force européenne de diviser le Mali.

       

    • mardi 08 février
    • Vladimir Poutine confirme la présence de mercenaires russes au Mali

      Rfi.fr - 18h18

      Depuis plusieurs semaines, une quinzaine de pays européens, dont la France, mais aussi le Canada ou, encore récemment, les États-Unis, affirment que plusieurs centaines de mercenaires russes sont déployés au Mali.

      Des affirmations démenties catégoriquement par les autorités maliennes de transition, qui affirment qu’il s’agit là d’une campagne de dénigrement du Mali et que les combattants russes qui soutiennent les forces maliennes ne sont pas des mercenaires mais des soldats, présents au Mali sur la seule base d’une coopération d’État à État avec la Russie.

      Mais lundi, le président russe Vladimir Poutine a contredit le discours des autorités maliennes en démentant tout lien entre les mercenaires et l’État russe. « Concernant le Mali, M. le Président (Emmanuel Macron) a soulevé cette question à plusieurs reprises, nous en avons discuté et M. le Président connaît notre position : le gouvernement russe, l’État russe n’a rien à voir avec ces entreprises qui opèrent au Mali », a indiqué le président russe lors d’une conférence de presse avec le président français Emmanuel Macron.

    • Procès Sankara : 30 ans de prison requis contre l’ancien président Blaise Compaoré

      Rfi.fr - 18h01

      « J’accuse Blaise Compaoré, oui je l’accuse de l’un des crimes les plus graves d’atteinte à la sûreté de l’État », a martelé le parquet militaire avant d’ajouter : « Je l’accuse également de complicité d’assassinat ». Selon le parquet militaire, Blaise Compaoré est le donneur d’ordre. C’est lui qui avait intérêt à ce que le coup réussisse. Les stratégies d’attaque, les hommes et les moyens ont été fournis par Blaise Compaoré, dit-il.

      Quant à Hyacinthe Kafondo, le commandant de la garde de M. Compaoré, contre qui le procureur requiert trente ans de prison également, il est désigné comme celui qui a assuré la coordination du commando. Le parquet demande également le maintien du mandat d’arrêt contre ces deux personnalités.

      La justice militaire a également requis à l’encontre de Gilbert Diendéré, l’un des chefs de l’armée lors du putsch de 1987 et accusé de complicité d’assassinat et de complicité de recel de cadavre et de subornation de témoins, vingt ans de prison.

      Selon le parquet, il n’a pris aucune mesure contre les membres du commando alors qu’il avait en charge la sécurité du Conseil de l’entente. La justice lui reproche de ne pas avoir réagi quand le président Thomas Sankara et ses collaborateurs ont été attaqués. Enfin, contre le colonel major Jean-Pierre Palm, qui avait nié toute complicité lors du procès, le parquet requiert onze ans de prison, assortis de sursis.

    • lundi 07 février
    • Covid-19 : le Maroc annonce la réouverture de son espace aérien

      Le Point - 19h57

      Les vols reprennent. Le Maroc rouvre, lundi 7 février, son espace aérien pour tenter de sauver la saison touristique, un secteur vital pour son économie mais dévasté par la crise sanitaire. La reprise des liaisons aériennes a été accueillie avec soulagement par les opérateurs du tourisme et les ressortissants marocains à l’étranger, certains bloqués depuis des semaines en raison de la flambée du variant Omicron au Maroc.

      Cette réouverture – quelque peu occultée par la mort tragique du petit Rayan tombé dans un puits dans le nord du pays – s’accompagne de mesures restrictives strictes pour entrer sur le territoire marocain, moins draconiennes cependant qu’avant la fermeture des frontières le 29 novembre.

      Tout voyageur doit être vacciné, selon un communiqué du gouvernement. En plus du pass vaccinal, il lui faut présenter à l’embarquement le résultat d’un test PCR négatif de moins de 48 heures. À l’arrivée au Maroc, il est soumis à un test antigénique rapide et des tests PCR « aléatoires » seront effectués sur des groupes de passagers.

    • Guinée-Bissau: des tirs entendus dans la capitale, une radio privée prise pour cible

      Rfi.fr - 19h49

      C’est la radio Capital FM dans le quartier Bairro Militar, une radio considérée comme proche de l’opposition du PAIGC qui a été prise pour cible. Selon des témoins interrogés par RFI, deux véhicules d’hommes qui portaient des tenues de militaires sont arrivés aux alentours de la radio, dans la matinée. Il y a eu des tirs.

      Trois personnes ont été blessées et du matériel a été détruit mais le bilan reste à confirmer, selon Moustafa Keita, un administrateur de la radio. Les membres de la radio ont exprimé leur incompréhension suite à cette attaque, sachant que ce n’est pas la première fois que Capital FM est ciblée.

      La police est intervenue sur les lieux et le bâtiment est inaccessible tandis que des habitants du quartier sont rassemblés devant la radio.

       

    • Madagascar: après le passage du cyclone, les opérations aériennes d’évaluation des dégâts débutent

      Rfi.fr - 19h44

      Pour l’heure, selon le dernier bilan du Bureau de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), 20 personnes ont été tuées et 55 000 ont dû quitter leur foyer, essentiellement sur la côte est. Si le cyclone a détruit beaucoup de maisons et bâtiments, il a aussi endommagé les infrastructures routières : on dénombre ce lundi en début d’après-midi 14 ponts et 12 points de routes coupés.

      Depuis 6h, les équipes composées d’experts en collectes de données vues du ciel s’affairent pour préparer leur mission. Trois spécialistes embarquées à bord d’un Cesna 182 survoleront à très basse altitude la côte Est.

      « Aujourd’hui, l’idée, c’est de voir, en gros, l’impact du cyclone. S’il y a encore des villes extrêmement isolées dans lesquelles on n’a pas beaucoup d’informations, ni de communication. Quels sont les dégâts dans certaines zones spécifiques, si les habitations, les agricultures ont été touchées, si y a des besoins d’urgence d’évacuation dans un endroit où il y a encore des inondations », explique à RFI Angelo Nahavitatsara, le coordonnateur de programme urgence, à Médair Madagascar.

    • jeudi 03 février
    • Au Mali, la France s’interroge sur le maintien de ses troupes

      Le Figaro - 18h34

      «Le combat contre le terrorisme se poursuivra au Sahel», assure Jean-Yves Le Drian, alors que Bamako pousse la France hors du Mali. C’est «paradoxal»… Le mot échappe à un officier, comme un aveu d’étonnement. Au lendemain du camouflet infligé par le gouvernement malien à la France, en exigeant manu militari le départ de son ambassadeur, Barkhane poursuivait ses opérations sur le terrain comme si de rien n’était.

      Dans la région d’Indelimane, de Ménaka ou d’Anderamboukane, plusieurs manœuvres sont actuellement en cours. «Il ne faut pas laisser les groupes terroristes armés prendre pied», répète-t-on au sein de l’état-major. L’armée vient aussi de se féliciter d’un succès conséquent au nord du Burkina Faso. Dimanche, Barkhanea rapporté l’élimination «d’une soixantaine» de djihadistes dans le cadre d’une opération conjointe avec les forces burkinabées. Celle-ci s’est arrêtée subitement et d’un commun accord le 23 janvier après le coup d’État à Ouagadougou.

    • Mali : un accord trouvé entre le gouvernement et les groupes armés signataires

      Rfi.fr - 18h29

      Les groupes armés réunis au sein du CSP, le Cadre stratégique permanent, et le ministre de la Réconciliation nationale, le colonel Ismaël Wagué, ont signé le document mercredi soir après plusieurs jours de suspense sur la participation du ministre à ces discussions organisées à Rome, sur invitation d’une association italienne. 

      Le document s’intitule « Accord de principe de Rome » et est censé mettre un terme à une brouille qui remonte au mois d’octobre. Le ministre malien de la Réconciliation nationale avait alors critiqué les initiatives prises par le CSP, qui rassemble les groupes armés du Nord signataires de l’accord de paix de 2015 : les ex-rebelles indépendantistes de la CMA et la Plateforme, qui a toujours défendu l’unité du Mali.

      Les autorités de transition voyaient d’un mauvais œil ce Cadre créé quelques mois plus tôt à Rome, sous les auspices de l’association Ara Pacis, réputée proche de l’État et des renseignements italiens et qui œuvre également à la lutte contre l’immigration illégale.

    • L’incertitude plane pour les huit anciens dignitaires du régime hutu accueillis au Niger

      Rfi.fr - 18h26

      Huit Rwandais risquent toujours d’être expulsés du Niger, selon leurs avocats. Niamey s’était engagé à les accueillir en novembre dernier, selon un accord passé avec le Mécanisme des Nations unies chargé de gérer les derniers dossiers du Tribunal pénal international pour le Rwanda.

      Le Mécanisme de l’ONU avait demandé la suspension de cette ordonnance et donné 30 jours à Niamey pour faire ses observations afin qu’il se prononce sur le fond du dossier. Ce délai a expiré mercredi. Parmi ces huit anciens dignitaires du régime hutu, quatre ont été relaxés par le TPIR et quatre autres ont été condamnés pour leur rôle dans le génocide de 1994 et ont purgé leur peine.

    • Pierre-Emerick Aubameyang va «tout donner» au FC Barcelone

      Rfi.fr - 18h20

      La nouvelle recrue du FC Barcelone, Pierre-Emerick Aubameyang, accompagné d’une partie de sa famille, a été présentée à la presse ce jeudi 3 février. L’ancien joueur d’Arsenal est sous contrat jusqu’en juin 2025 avec une clause libératoire de 100 millions d’euros, mais avec une possibilité de départ en juin 2023.

      Pierre-Emerick Aubameyang espère laisser derrière lui ses derniers mois « compliqués » à Arsenal et « se concentrer sur le présent ». Le FC Barcelone, à la peine sportivement et financièrement, va « revenir au top peu à peu », a promis jeudi 3 février sa recrue hivernale.

      L’international gabonais (32 ans) a évoqué lors de sa présentation à la presse à Barcelone sa mise à l’écart de l’effectif des Gunners. « Pour ma part, je n’ai jamais cru avoir fait quelque chose de mal. Mais tout cela est derrière moi, désormais je veux me concentrer sur le présent. Cela fait longtemps que je n’ai pas joué un match, mais dans ma tête, il est clair que je suis prêt à jouer et à aider l’équipe, et je sais que l’on va revenir au top peu à peu », a affirmé l’attaquant gabonais.

    • La Russie ferme le bureau de Deutsche Welle après l’interdiction de RT en Allemagne

      Le Point - 18h09

      La Russie a ordonné jeudi la fermeture du bureau local de la radio-télévision internationale allemande Deutsche Welle et l’interdiction de ses programmes, en représailles à l’interdiction faite à la chaîne russe RT de diffuser en Allemagne.

      Enumérant les « mesures de rétorsion » adoptées par Moscou, le ministère russe des Affaires étrangères a cité dans un communiqué la « fermeture du bureau » local de Deutsche Welle, le « retrait de l’accréditation pour tous les employés » de ce bureau et « l’interruption des émissions » sur le territoire russe.

      Il a également annoncé le lancement d’une procédure visant à reconnaître Deutsche Welle en tant « qu’agent de l’étranger », qualificatif infâmant et controversé déjà appliqué à plusieurs médias russes critiques du pouvoir.

      Selon le ministère russe, des sanctions sont également prévues contre les « représentants de structures étatiques et publiques allemandes impliqués dans la restriction de la diffusion de RT ».

    • Joe Biden annonce que le chef de l’organisation État islamique a été «éliminé du champ du bataille»

      Rfi.fr - 18h05

      Dans un communiqué publié ce jeudi, la Maison Blanche a annoncé que le chef de l’organisation État islamique avait été tué dans une opération américaine en Syrie au cours de la nuit du mercredi 2 février au jeudi 3 février.

      Abu Ibrahim al-Hashimi al-Qurayshi est mort dans une explosion qu’il a lui-même causée. « Au début de l’opération, la cible terroriste a fait exploser une bombe qui l’a tué ainsi que des membres de sa propre famille dont des femmes et des enfants », a indiqué un haut responsable à la Maison Blanche.

      Des forces spéciales américaines ont été héliportées jeudi avant l’aube dans une région du nord-ouest de la Syrie. L’opération a eu lieu dans la localité d’Atmé, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Elle aurait fait 13 morts dont des femmes et des enfants.

      L’Agence France-Presse a pu recueillir des précisions sur place. L’objectif des forces spéciales américaines était un bâtiment de deux étages, en partie détruit pendant les affrontements.

    • mardi 01 février
    • Burkina Faso: la junte rétablit la Constitution tout en donnant le pouvoir aux militaires

      Rfi.fr - 10h10

      Au Burkina Faso, la junte rétablit la Constitution, mais modifie les institutions. Les putschistes qui ont pris le pouvoir, le lundi 24 janvier, avaient alors suspendu le texte suprême. Ils viennent de diffuser ce lundi 31 janvier, à la télévision nationale, un « Acte fondamental ». Ce texte remet en place l’ordre constitutionnel, tout en donnant officiellement le pouvoir aux militaires.

      Une semaine après avoir été suspendue, la Constitution de 1991 est rétablie. C’était une exigence de la Communauté ouest-africaine lors de son sommet de vendredi… Et cette annonce tombe justement le jour où une délégation ministérielle de la Cédéao est à Ouagadougou.

      Par contre, la Constitution est subordonnée à cet « acte fondamental » présenté dans les médias officiels. Sept pages et trente-sept articles dans lesquels les militaires entérinent, noir sur blanc, leur contrôle du pouvoir.

      Le MPSR, l’entité créée par les putschistes après leur coup de force, devient « l’organe central de définition et d’orientation de la politique sécuritaire, économique, sociale, de développement et de la restauration de l’intégrité territoriale ». C’est le MPSR qui assure la continuité de l’État et la gestion des affaires.

    • En Birmanie, un an après le coup d’État, la résistance défie toujours l’armée

      Le Figaro - 10h03

      Les combats entre la junte et les groupes rebelles auraient tué 1500 civils et déplacé plus de 150.000 habitants. La mort tombe du ciel, sur les habitants apeurés de Loikaw. À bord d’hélicoptères vrombissants, les soldats de Tatmadaw arrosent de balles les toits de la capitale de l’État Kayah, dans l’est de la Birmanie, tirant à l’aveugle sur les civils effrayés. Plus de 90.000 hommes, femmes et enfants ont pris la route dans cette région de collines boisées bordant la Thaïlande, fuyant la nouvelle offensive sans merci de l’armée birmane, selon les estimations de l’ONU.

      Le bilan serait encore plus lourd selon les médias locaux, pour qui 150.000 habitants seraient déplacés, franchissant parfois la frontière thaïe, pour échapper à la violence féroce qui s’abat sur ces minorités ethniques. Au matin de Noël, semant la terreur, les corps de trente-cinq civils, dont des femmes et enfants, ont été retrouvés dans des véhicules calcinés à côté du village d’Hpruso, village où vit une forte population chrétienne.

    • Joe Biden veut faire du Qatar «un allié majeur» des États-Unis

      Rfi.fr - 09h59

      L’émir du Qatar était reçu à la Maison Blanche ce lundi 31 janvier. Plusieurs sujets étaient sur la table, du gaz à l’Afghanistan aux relations commerciales. Il faut dire que l’émirat a su devenir un partenaire essentiel des États-Unis.

      Il est le premier chef d’État à être reçu à la Maison Blanche cette année. Il est surtout le premier dirigeant du Golfe à y venir depuis le début de la présidence Biden. C’est que l’émirat a su se rendre indispensable. Et l’émir al-Thani le souligne :

      « Je crois que nous avons montré à quel point nous pouvons travailler ensemble et coopérer sur ce que nous avons fait pour l’Afghanistan. Nous sommes très fiers d’avoir pu évacuer des dizaines de milliers de personnes d’Afghanistan. »

      Joe Biden sait que sans le Qatar, les évacuations d’Afghanistan auraient été encore plus complexes. Le pays va d’ailleurs devenir un allié majeur hors Otan. Et il veut désormais étendre la relation :

      « L’émir et moi-même avons beaucoup à discuter. La sécurité dans le Golfe et plus largement au Moyen-Orient. Assurer la stabilité de la production globale d’énergie, continuer notre travail en commun pour soutenir le peuple afghan et renforcer la coopération commerciale et les investissements entre nos deux pays. »

      Le cadeau amené par l’émir du Qatar est un gros contrat de 20 milliards de dollars pour des avions-cargo Boeing. En revanche, pour ce qui est de la fourniture de gaz à l’Europe en cas de coupure du robinet russe, il reste discret. Son pays est déjà au maximum de ses capacités de production et fournit principalement des clients asiatiques.

    • Nouvel An lunaire : quelle signification revêt l’année du Tigre d’eau ?

      Le Point - 09h55

      Après la bacchanale du premier de l’An viennent le Nouvel An lunaire et ses rituels. Cette coutume tirée du calendrier luni-solaire traditionnel chinois, utilisé par l’empire du Milieu jusqu’à l’adoption du calendrier grégorien au XXe siècle, dépend de la phase de la Lune, comme son nom l’indique. La position de ce satellite naturel change chaque année et, par conséquent, le signe du zodiaque avec lequel il est en harmonie aussi.

      Les signes en alternance sont au nombre de douze dans le cycle lunaire : Rat, Buffle, Tigre, Lapin, Dragon, Serpent, Cheval, Chèvre, Singe, Coq, Chien et Cochon. Ses emblèmes d’animaux sont ensuite associés à l’un des cinq éléments : le bois, le métal, la terre, le feu et l’eau. Ainsi l’année du Tigre d’eau se substitue à celle du Buffle de métal.

      D’un point de vue asiatique, le véritable roi de la jungle n’est pas le lion, mais bien le tigre. Le félin au pelage flamboyant représente la force, le courage, l’indépendance ou encore le charisme inné. En 2022, l’animal est allié à une autre puissance naturelle, l’eau, vitale et pure, qui accentuera les qualités précédemment citées. Cette combinaison est la promesse de braver moult obstacles, d’éteindre les feux menaçants perceptibles au quotidien.

    • Ukraine : face aux États-Unis, Moscou refuse de « battre en retraite »

      Le Point - 09h51

      Hors de question de reculer. Sur sa page Facebook, l’ambassade russe à Washington a été particulièrement claire, mardi 1er février. La Russie refuse catégoriquement de « battre en retraite » face aux menaces de sanctions américaines. Une déclaration en forme d’avertissement, avant un entretien téléphonique de première importance entre les représentants de Vladimir Poutine et Joe BidenSergueï Lavrov et Antony Blinken.

      « Nous n’allons pas battre en retraite et nous tenir au garde-à-vous en écoutant les menaces de sanctions américains », affirme l’ambassade, adoptant un ton volontiers martial. « C’est Washington, pas Moscou, qui alimente les tensions », écrit-elle encore. L’ambassade russe réagissait à un tweet de la diplomatie américaine incriminant Moscou pour avoir « envahi » l’Ukraine en 2014 et annexé la péninsule de Crimée.

      Cet échange peu amène s’inscrit dans un contexte de vives tensions autour de l’Ukraine. La Russie est accusée par les Occidentaux d’avoir massé plusieurs dizaines de milliers de militaires à la frontière de son voisin en prévision d’une possible invasion. La Russie dément toute velléité belliqueuse, mais conditionne toute désescalade à une liste d’exigences, nécessaires, selon elle, pour garantir sa sécurité, notamment l’assurance que l’Ukraine ne sera jamais membre de l’Otan.

    • Expulsion de l’ambassadeur français au Mali: le pic des tensions a-t-il été atteint?

      Rfi.fr - 09h44

      L’ambassadeur de France au Mali a trois jours pour quitter le Mali. Décision annoncée lundi 31 janvier en début d’après-midi par les autorités maliennes de transition, à l’issue d’une convocation de Joël Meyer au ministère des Affaires étrangères. C’est l’ultime épisode de plusieurs mois d’échanges tendus entre les autorités des deux pays et qui laisse planer d’immenses doutes sur la suite des relations entre la France et le Mali.

      L’expulsion du diplomate français fait suite « aux propos hostiles et outrageux » tenus ces derniers jours par Jean-Yves le Drian. Le ministre français des Affaires étrangères avait, entre autres, qualifié d’« illégitimes » les autorités de transition. L’incompréhension et l’animosité qu’ont en partage les autorités maliennes et françaises n’étaient jamais allées si loin. Mais le pic a-t-il été atteint ?

      Bamako souhaite « maintenir le dialogue et poursuivre la coopération avec l’ensemble de ses partenaires internationaux, y compris la France ». Une invitation difficilement conciliable avec la manière forte qui a été choisie et qui a surpris bien des observateurs, y compris parmi les fins connaisseurs de la politique malienne. De son côté, Paris « réitère son engagement en faveur de la stabilisation et du développement du Sahel », mais sans mentionner nommément le Mali.

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