Linfo en continu

    • mardi 15 juin
    • Mali : les soldats de la Minusma appréhendent le retrait de Barkhane

      Rfi.fr - 09h50

      Au Mali, le mandat de la mission onusienne doit être renouvelé d’ici à la fin du mois, on ne s’attend à aucun changement dans le format de cette opération de maintien de la paix, mais l’annonce de la fin de l’opération française Barkhane est dans toutes les têtes. La Minusma n’a pas réagi à l’annonce de la fin de Barkhane, officiellement la mission indique toujours « évaluer les éventuelles conséquences » de ce retrait. Mais hors micro, les soldats de la paix ne cachent pas leur inquiétude.
      « Dans certaines zones, la simple présence de Barkhane est dissuasive, explique un responsable militaire onusien, et quand on subit de grosses attaques, ce sont eux qui nous défendent. » En avril, lorsque le camp d’Aguelhoc dans la région de Kidal est assailli par une centaine de jihadistes, c’est l’intervention des avions français qui renverse la tendance. Et les exemples ne manquent pas, rappelle ce gradé basé à Tombouctou et qui, sans dénigrer sa propre maison, explique que « la puissance, la réactivité, le professionnalisme et la cohésion » de la force française sont des recours précieux qui manqueront en cas d’urgence.
      Lui et un autre gradé onusien, basé à Mopti, évoquent aussi le partage d’informations, craignant que les renseignements que pourraient fournir d’autres partenaires, régionaux ou européens, ne soient pas du même niveau.
      Enfin et surtout, c’est le maillage qui inquiète : « Ils vont laisser du vide, déplore un général de la force onusienne en poste dans le Nord ». « Barkhane fait du contrôle de zone, c’est une force mobile qui gêne les mouvements des jihadistes », abonde le Casque bleu de Tombouctou. Selon lui, « le G5 n’aura pas le même niveau, Takuba mène des opérations ciblées et ponctuelles, donc le retrait français va laisser le champ libre aux jihadistes », prédit-il sans cacher son pessimisme. « Ils se répandront sur davantage de surface, et là où ils viennent une fois dans le mois, ils pourront venir trois fois […] les populations subiront davantage leur loi ».

    • lundi 14 juin
    • Le football de Côte d’Ivoire attend toujours son président

      Le Monde Afrique - 17h41

      Mise sous tutelle par la FIFA, la fédération ivoirienne n’a plus de patron depuis le printemps 2020. L’élection, à laquelle concourt Didier Drogba, est prévue en novembre. Après plus d’un an de vacance du pouvoir, le football ivoirien se cherche toujours un patron. Le nom d’un nouveau président pour la Fédération ivoirienne de football (FIF) aurait dû être connu le 16 mai 2020. Mais le processus a été pollué par une succession de crises, révélant la fragilité de la gouvernance dans ce pays pourtant clé sur l’échiquier du football africain.
      Au cœur de ce feuilleton qui semble aujourd’hui en voie d’apaisement : Didier Drogba, l’ancien capitaine des Eléphants. En août 2020, sa candidature a été rejetée par la FIF, poussant le joueur, par ailleurs l’une des personnalités les plus populaires du pays, à saisir la Fédération internationale du football (FIFA). Cette dernière a placé la fédération ivoirienne sous tutelle « en raison de son incapacité à organiser une procédure électorale conforme aux exigences statutaires et réglementaires de la FIFA ».
      Depuis le mois de janvier et jusqu’au 31 décembre, c’est un comité de normalisation, présidé par la sénatrice Mariam Dao Gabala, qui gère les affaires courantes et est chargé de préparer l’élection. Le scrutin a été fixé au mois de novembre et, pour l’heure, trois candidats sont en lice : Didier Drogba, l’ancien vice-président de la FIF Sory Diabaté, et l’homme d’affaires et lui aussi ancien vice-président de la fédération Idriss Diallo.
      La FIFA s’est invitée dans le processus électoral. Lors d’un voyage en Côte d’Ivoire en mai, son président Gianni Infantino est venu rencontrer le chef de l’Etat Alassane Ouattara et le ministre des sports Paulin Danho. L’occasion de souhaiter le meilleur pour le football ivoirien et d’appeler à sa pacification. Le patron de la FIFA « aimerait une candidature unique et les ralliements des autres postulants afin d’unifier le football local plutôt que de le diviser », résume un dirigeant d’un club professionnel.

    • Explosion de gaz dans le centre de la Chine: le bilan s’élève à 25 morts

      Le Figaro - 17h34

      Le bilan de l’explosion de gaz qui a ravagé dimanche 13 juin un complexe résidentiel dans le centre de la Chine est passé à 25 morts, ont rapporté lundi 14 juin les médias officiels, alors que les opérations de sauvetage se poursuivent.
      Plusieurs bâtiments ont été endommagés et une centaine de personnes blessées dans l’explosion, qui a détruit dimanche matin un immeuble de deux étages et un marché très fréquenté où des commerçants et des habitants prenaient leur petit-déjeuner, dans la ville de Shiyan, dans la province de Hubei. Le bureau d’information de la province a indiqué lundi que le nombre de morts était désormais de 25, soit plus du double du bilan précédent, selon l’agence de presse Chine nouvelle. Environ 2000 secouristes ont été déployés sur le site et 900 personnes ont été évacuées des bâtiments environnants qui menacent de s’effondrer, a indiqué la mairie.
      L’explosion s’est produite dans un bâtiment qui abritait auparavant un fabricant de châssis de véhicules. Des survivants ont déclaré qu’une fuite gaz avait été suspectée après le déménagement de l’usine l’année dernière. «En mars, des employés de la compagnie de gaz sont venus et m’ont demandé si je sentais une odeur de gaz», a déclaré un survivant au site internet local Health Times. «Après avoir posé quelques questions, ils sont simplement partis».

    • Tigré: le gouvernement éthiopien reste ferme face au pape, au G7 et à Washington

      Rfi.fr - 16h19

      Dans une semaine, les élections législatives se tiendront plusieurs fois reportées en Éthiopie, alors que le pays est de plus en plus isolé diplomatiquement en raison de la situation dans le Tigré. Le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé ses concitoyens à participer au scrutin. Son gouvernement a rejeté les appels à la désescalade venus du G7, des États-Unis, de l’Union européenne et du pape François.
      Les États-Unis et l’Union européenne avaient une fois de plus appelé à un cessez-le-feu humanitaire, jeudi. Et dimanche, ce sont les chefs d’État du G7 qui ont « exhorté » les belligérants à « une cessation immédiate des hostilités », un « accès humanitaire sans entrave », « le retrait immédiat des forces érythréennes » et un « processus politique plus large et inclusif ».
      Le même jour, le Pape Francois, depuis la place Saint-Pierre à Rome, a déclaré que les fidèles catholiques étaient « proches » des Tigréens et a espéré « que la violence cessera immédiatement, que la nourriture et les soins seront garantis à tous et que l’harmonie sociale sera rétablie dès que possible ».

    • Suspension de l’aide budgétaire française en RCA

      Rfi.fr - 11h55

      En Centrafrique, après l’annonce par la France de la suspension de son aide budgétaire, la question du positionnement des autres partenaires de Bangui se pose. Plus de la moitié du budget de la Centrafrique vient de ressources extérieures, que ce soit des appuis budgétaires ou des appuis sous forme de projet. Que sait-on des intentions des bailleurs de la Centrafrique ?
      Aucune suspension de programme ou d’aide n’est officiellement annoncée. Le dialogue n’est pas rompu avec les autorités, les échanges sont réguliers indiquent plusieurs partenaires. Les sujets de discussion ne manquent pas : question des droits de l’homme, situation politique, campagnes de désinformations… Une délégation conjointe, Union africaine-Nations unies-Communauté économique des États de l’Afrique centrale-Union européenne, était présente récemment à Bangui pour les aborder.
      Mais certains bailleurs s’interrogent sur les potentielles interférences du partenaire russe. L’un d’entre eux souligne la détérioration des relations avec certaines autorités proches de ce partenaire. Tous s’accordent et disent attendre de la transparence et des clarifications. Car si le domaine de la défense est une chose, ceux de la santé ou de l’éducation sont eux plus particulièrement scrutés. Les bailleurs investissant beaucoup dans ces secteurs.
      Parmi les jalons qui devraient permettre de rassurer les partenaires internationaux : une enquête rigoureuse sur les « allégations » d’exactions par les forces armées centrafricaines et alliés, la tenue du dialogue inclusif ou encore la formation du nouveau gouvernement

    • Les Algériens ont boudé les urnes

      Rfi.fr - 11h52

      Les élections législatives anticipées, samedi, ont été marquées par une très forte abstention. « Enjeu principal, le taux de participation national n’a atteint que 30,2%, pointe Jeune Afrique, soit le score le plus faible depuis au moins 20 ans pour des législatives. À titre de comparaison, il se situait à 35,7% lors des dernières législatives de 2017 (et 42,9% en 2012). La participation est même en recul par rapport à la présidentielle de 2019, qui avait vu Abdelmadjid Tebboune élu avec seulement 40% des voix, soit une abstention record pour une telle élection »
      Pour le quotidien gouvernemental El Moudjahid, tout va bien. « 30,2%, c’est le taux moyen de participation au scrutin des législatives anticipées, ce rendez-vous conforte la confiance rétablie entre le citoyen et l’organisation des élections suivant des règles de transparence et d’intégrité, une échéance qui donnera naissance à une APN, une assemblée populaire nationale, élue librement par le peuple. »
      Le quotidien Liberté n’a pas tout à fait la même analyse. Le président Tebboune a beau affirmer que le taux de participation ne l’intéresse pas, « la prochaine Assemblée nationale va souffrir de la faiblesse de sa légitimité, estime le quotidien algérien. Un handicap qui va offrir une occasion de plus à l’Exécutif pour « légiférer » à sa guise. Comme d’habitude. Le nouvel édifice institutionnel voulu est « érigé ». Le législateur avait tout prévu. Même le taux de participation sans impact sur l’issue de l’élection. Sauf au plan symbolique pour les députés qui devraient se rappeler qu’ils sont élus par une minorité. »

    • Euro 2020 : Le clan Eriksen donne des nouvelles après son malaise

      Le Figaro - 09h59

      Dans un entretien pour le quotidien italien La Gazzetta dello Sport, l’agent de Christian Eriksen a pris la parole pour donner des informations rassurantes : «On s’est eu hier matin au téléphone, il a plaisanté, il était de bonne humeur, je l’ai trouvé bien. Nous voulons savoir ce qui est arrivé, lui aussi : les médecins lui font des examens approfondis, on verra avec le temps.»
      Son représentant raconte que le joueur de l’Inter Milan a été particulièrement touché par les messages de soutien venus du monde entier : «Il était heureux parce qu’il a compris à quel point on l’aime. Des messages lui sont parvenus du monde entier : non seulement ses coéquipiers qu’il a reçus sur Whatsapp, mais aussi les fans. Christian n’abandonne pas. Lui et sa famille tiennent à remercier tout le monde. La moitié du monde nous a contactés, tout le monde s’inquiétait. Maintenant, il n’a plus qu’à se reposer, avec lui sa femme et ses parents. Demain (ce lundi) aussi, il restera sous observation, peut-être même mardi. Mais en tout cas il veut encourager ses coéquipiers face à la Belgique.»

    • Israël: Naftali Bennett devient premier ministre, Netanyahou écarté du pouvoir

      Le Figaro - 09h49

      C’est la fin d’une époque. Après quelque 4350 jours de gouvernance – soit un règne bien plus long que celui de David Ben Gourion, l’un des pères fondateurs de l’État hébreu -, Benyamin Netanyahou cède son poste de premier ministre.
      Le nouveau gouvernement a pour chef Naftali Bennett, le leader de Yamina, un petit parti de la droite ¬ultra-nationaliste et religieuse. La -Knesset a donné son approbation ce dimanche par un vote à 60 voix contre 59, soit une majorité qui jusqu’au bout n’a tenu et ne tient qu’à un fil. Il résulte de l’alliance improbable de huit partis de gauche, du centre, de droite et de droite radicale avec en cerise sur le gâteau la participation du Raam, un mouvement islamiste représentant la sensibilité conservatrice de la population arabe israélienne. Un système de rotation prévoit de confier au bout de deux ans les rênes du pouvoir au centriste Yair Lapid, le concepteur de la coalition d’alternance. Si l’accord tient jusque-là, ce dont doutent les Israéliens selon les sondages.
      Le baptême du feu a été tumultueux pour Naftali Bennett. Son discours d’intronisation devant la Knesset a été couvert par les cris et les vociférations. « Menteur », « escroc » : les députés d’extrême droite messianique se sont déchaînés. Ils ont été expulsés de la salle puis ce fut le tour de parlementaires du Likoud et d’élus ultraorthodoxes. Kippa vissée sur l’arrière du crâne, Naftali Bennett a dénoncé un climat de « haine » et de « décomposition » du pays. « Il faut mettre fin à cette folie » a-t-il lancé.

    • Chine : possible fuite radioactive sur un site nucléaire

      Le Point - 09h42

      Que se passe-t-il à la centrale nucléaire de Taishan, dans le sud de la Chine ? CNN a rapporté une possible fuite radioactive sur le site, qui comporte deux réacteurs EPR de technologie française, construits par EDF. Le média américain s’appuierait sur une lettre envoyée par Framatome, filiale d’EDF, au département de l’Énergie américain, pour avancer cette information.
      Contactée par l’Agence France-Presse, Framatome a annoncé surveiller « l’évolution d’un des paramètres de fonctionnement ». La centrale « est dans son domaine de fonctionnement et de sûreté autorisé », précise dans une déclaration à l’AFP Framatome qui a participé à la construction de la centrale. Les deux réacteurs de Taishan sont pour l’instant les seuls EPR à être entrés en service dans le monde. D’autres exemplaires sont en construction en Finlande, en France et au Royaume-Uni.
      « Framatome apporte son soutien à l’analyse de l’évolution d’un des paramètres de fonctionnement de la centrale nucléaire de Taishan », a indiqué l’entreprise française, sans jamais parler de fuite ni dire lequel de ces « paramètres » était surveillé. « Sur la base des informations disponibles, la tranche est dans son domaine de fonctionnement et de sûreté autorisé », a-t-elle ajouté, sans autre précision. De son côté, l’exploitant de la centrale, China General Nuclear Power Group (CGN), a fait état dans un communiqué d’indicateurs environnementaux « normaux ».

    • Covid-19 : l’Afrique du Sud retire deux millions de vaccins Johnson & Johnson

      Le Monde Afrique - 09h38

      L’Afrique du sud, à la traîne dans la vaccination et qui vient d’entrer dans une troisième vague de pandémie de Covid-19, a annoncé dimanche 13 juin retirer deux millions de vaccins Johnson & Johnson (J & J), en raison d’« un problème de non-conformité » lors de sa fabrication aux Etats-Unis.
      L’agence sud-africaine du médicament (Sahpra) a indiqué dans un communiqué avoir « pris la décision de ne pas distribuer les vaccins produits à partir de lots de composants médicamenteux non appropriés ».
      « Nous avions placé beaucoup d’espoir sur J & J dans notre plan de vaccination car c’est un vaccin à dose unique », a reconnu le président Cyril Ramaphosa depuis le sommet du G7 en Angleterre, lors d’une conférence de presse.
      Les autorités américaines ont annoncé vendredi que « plusieurs lots », soit plusieurs millions de doses, fabriqués à Baltimore aux Etats-Unis et dont la production avait dû être stoppée il y a plusieurs semaines, devront être jetés. Des tests avaient révélé que des composants du vaccin suédo-britannique AstraZeneca, fabriqué dans la même usine, avaient été mélangés par erreur à la formule de J & J.
      La ministre de la santé sud-africaine, Mmamoloko Kubayi-Ngubane, avait précisé samedi que les deux lots concernés représentent « deux millions de doses » et sont actuellement stockés dans un laboratoire de haute technologie à Port Elizabeth (sud). Le géant sud-africain de la pharmacie Aspen importe les composants du vaccin J & J sur ce site et les conditionne sur place.

    • Sénégal : à Kédougou, l’emploi manque sur des terres remplies d’or

      Le Monde Afrique - 09h34

      Toute la journée jusque tard dans la nuit, Mouminy Sylla, 23 ans, et ses amis traînent autour d’un thé à Damdemayo, quartier populaire de Kédougou, ville enclavée du sud-est du Sénégal, à 700 km de Dakar. D’une main experte, le jeune homme remue la petite théière en ferraille avant de la reposer sur les braises, tandis que résonne l’appel à la prière.
      « On ne fait rien, on attend que les sociétés minières qui exploitent l’or nous embauchent… J’ai déjà postulé plusieurs fois à un emploi non qualifié, mais même là on nous demande des diplômes. C’est très difficile, je suis l’aîné de la famille et je ne ramène pas d’argent à la maison », se désole Mouminy Sylla sous le regard de ses camarades, qui acquiescent de la tête.
      Non diplômés et sans emploi, ils ont tous participé aux marches de protestation qui ont eu lieu dans la ville le 9 avril puis le 23 mai, à l’initiative de l’Association des élèves et étudiants ressortissants de Kédougou (Aeerk). L’objectif : tenter de bénéficier eux aussi d’une petite partie de la richesse locale en intégrant les sociétés minières étrangères installées dans la région.

    • samedi 12 juin
    • Euro : Christian Eriksen victime d’un malaise cardiaque pendant Danemark-Finlande

      France football - 23h24

      Terrible scène à Copenhague. Christian Eriksen s’est effondré pendant la rencontre Danemark-Finlande. Le milieu de l’Inter a subi un massage cardiaque et a été évacué. Mais les nouvelles sont désormais rassurantes…
      Une vision d’horreur. Christian Eriksen s’est effondré lors de la rencontre entre le Danemark et la Finlande. Rapidement, l’inquiétude a envahi l’enceinte de Copenhague. Le milieu de terrain danois a subi un long massage cardiaque et a été évacué en urgence sur une civière. Des images choquantes et des minutes irrespirables.

      L’instance du football européenne s’est rapidement montrée rassurante en annonçant qu’Eriksen a été transporté à l’hôpital et qu’il a été stabilisé…

    • « Il y a au moins cinq cellules djihadistes qui opèrent dans le nord du Bénin »

      Le Monde Afrique - 23h21

      Le chercheur Kars de Bruijne, de l’Institut des relations internationales de Clingendael, aux Pays-Bas, analyse les risques sécuritaires dans les régions septentrionales du pays. En mai 2019, deux touristes français ont été enlevés dans le parc de la Pendjari, au nord du Bénin, puis libérés quelques jours plus tard par l’armée française au Burkina Faso. Cette opération, au cours de laquelle leur guide béninois puis deux soldats français ont trouvé la mort, avait été déclenchée pour éviter leur transfèrement à la katiba Macina, une unité combattante djihadiste très active au centre du Mali.
      S’ils ne sont pas présents de manière permanente dans le nord du Bénin, des éléments liés à des groupes extrémistes circulent dans cette partie du pays. Ils alimentent la crainte, partagée par de nombreux observateurs, d’une importation de la violence du Sahel vers les pays côtiers du golfe de Guinée.
      Kars de Bruijne est chercheur spécialisé sur les conflits au sein de l’Institut des relations internationales de Clingendael, aux Pays-Bas. Dans un rapport rendu public jeudi 10 juin, il analyse les dynamiques sécuritaires et politiques dans les régions sensibles de l’Alibori, le Borgou et l’Atacora, frontalières avec le Niger, le Burkina Faso et le Nigeria.

    • Nigeria: plusieurs manifestations dispersées à l’occasion de la «journée de la démocratie»

      Rfi.fr - 23h14

      Malgré les mises en garde des autorités, plusieurs rassemblements se sont formés dans plusieurs villes du Nigeria, à l’occasion de la « journée de la démocratie ». À Lagos, Abuja, ou Benin City, les manifestants étaient venus protester contre l’insécurité grandissante, la mauvaise gouvernance et la suspension de Twitter depuis plus d’une semaine dans le pays. Un mécontentement populaire que le président Muhammadu Buhari n’a pas évoqué dans son traditionnel discours marquant cette journée.
      La police qui intervient pour disperser les manifestations à coup de gaz lacrymogène, c’est l’image qui restera de cette « journée de la démocratie » au Nigeria. Amnesty International a dénoncé « des attaques contre les manifestants pacifiques à Abuja, Lagos et Ibadan » ce samedi.
      Malgré le blocage de Twitter depuis plus d’une semaine, les Nigérians sont parvenus à hisser les mots clés « 12 Juin » et « Buhari must go » – « Buhari doit partir » – tout en haut des thèmes les plus discutés sur le réseau social à travers le monde.
      Le fondateur de Twitter Jack Dorsey, a lui-même posté sur son compte le drapeau nigérian, en signe de soutien à la population. Pourtant, le chef de l’État Muhammadu Buhari s’est bien gardé d’évoquer le sujet dans son traditionnel discours marquant la Journée de la démocratie.
      Le président nigérian a tout juste admis que l’insécurité « s’est déplacée en dehors du Nord-Est » du pays et s’est étendue, depuis son élection en 2015 – avant de dérouler un long discours technique sur les efforts de son administration, pour résorber le chômage et la pauvreté, endémique dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

    • Le G7 en quête d’unité face à la Chine et la pandémie

      Le Point - 23h05

      Les dirigeants du G7 ont affiché leur unité samedi au deuxième jour de leur sommet en Cornouailles, dans la prévention des pandémies et la riposte à la Chine dans les infrastructures, avant de terminer la journée par un barbecue sur la plage.
      Au terme d’une journée riche en séances de travail et en tête-à-tête, place à un moment de convivialité pour les chefs d’Etat et de gouvernement américain, allemand, français, italien, canadien, japonais et britannique. Ils se sont retrouvés à la plage à Carbis Bay, lieu du sommet, pour un barbecue concocté par un chef local, avec au menu de la guimauve grillée et un cocktail au rhum.
      Avant le dîner, ils avaient levé les yeux pour voir passer dans le ciel dégagé des Cornouailles la patrouille acrobatique de la Royal Air Force, les Red Arrows. Et la soirée s’achèvera devant un groupe de musique du cru qui interprétera des chants de marins traditionnels.
      La journée avait été surtout l’occasion pour le président américain Joe Badin de rassembler ses alliés face aux défis que représentent Pékin et Moscou. « L’Amérique est-elle de retour ? » ont lancé des journalistes lors de la première rencontre entre présidents français et américain, en marge du sommet. « Demandez-lui », a répondu Joe Biden, avant qu’’Emmanuel Macron ne réplique: « Assurément ».
      Les deux dirigeants ont promis une coopération étroite face à PékiN et Moscou. Et un responsable américain a évoqué une « convergence grandissante » sur la Chine au sein du G7.Les dirigeants du G7, rejoints par leurs homologues de Corée du Sud, d’Afrique du Sud et d’Australie, ont affiché leur bonne entente malgré des échanges aigres entre Européens et Britanniques sur le Brexit.
      Ils ont lancé un vaste plan mondial d’infrastructures pour les pays défavorisés, à l’initiative de M. Biden, afin de concurrencer les « Nouvelles routes de la soie » mises en place par Pékin, en Amérique latine, en Afrique ou en Asie. Ce projet baptisé « Reconstruire le monde en mieux » devrait aider ces pays à se relever de la pandémie, en se focalisant sur le climat, la santé, le numérique et la lutte contre les inégalités.

    • Algérie : ce qu’il faut savoir sur les législatives anticipées

      Le Point - 22h50

      Les Algériens votent ce samedi 12 juin pour des élections législatives anticipées. Il s’agit de la troisième convocation électorale organisée depuis le départ de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika en avril 2020 après vingt ans de règne. Et le moins que l’on puisse dire est que ce scrutin se déroule dans un contexte particulier. Car ces législatives anticipées sont rejetées par le mouvement contestataire du hirak et une partie de l’opposition. Sans compter qu’à deux jours du vote la répression déjà en cours s’est accentuée tous azimuts avec des arrestations de personnalités emblématiques.
      Quelque 24 millions d’Algériens sont appelés à élire les 407 députés de l’Assemblée populaire nationale pour un mandat de cinq ans. Ils doivent choisir parmi près de 1 500 listes, dont plus de la moitié s’affichent comme « indépendantes ».
      Parmi les principaux enjeux, la participation sera très scrutée après les précédentes consultations électorales, la présidentielle de 2019 et le référendum constitutionnel de 2020, marqués par une abstention historique. Ce rendez-vous électoral est également observé comme une volonté des autorités algériennes de reprendre la main en neutralisant pour de bon la dynamique protestataire inédite et pacifique, né le 22 février 2019 du rejet d’un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

    • vendredi 11 juin
    • Droits TV de la Ligue 1 : Amazon retenu, Canal+ claque la porte

      Le Point - 18h05

      Après un long feuilleton plein de rebondissements, la Ligue a annoncé vendredi avoir vendu ses droits TV pour les trois prochaines saisons à Amazon et Canal+ contre 663 millions d’euros annuels, plutôt que d’opter pour le tandem Canal+/ beIN Sports. Mais la chaîne française a décidé de se retirer à la suite de cette décision. « Canal+ ne diffusera donc pas la Ligue 1 », a annoncé le groupe de télévision cryptée (filiale de Vivendi) dans un communiqué.
      Amazon, géant américain de la distribution, a fait irruption vendredi dans le football français en se partageant avec Canal+ la diffusion de la Ligue 1, avec un montant annuel de 663 millions d’euros pour les clubs jusqu’en 2024, a-t-on appris de source proche des délibérations. Selon la répartition adoptée vendredi par le Conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP), Canal+ devait verser 332 millions d’euros chaque saison sur la période 2021-2024, contre 250 millions d’euros annuels pour Amazon, qui ajouterait une rallonge pour se partager aussi la Ligue 2 avec beIN Sports. « Après l’échec du choix de Mediapro en 2018, Canal+ regrette la décision de la Ligue de football professionnel (LFP) de retenir aujourd’hui la proposition d’Amazon au détriment de celle de ses partenaires historiques Canal+ et beIN Sports », a fait savoir le groupe.
      La chaîne beIN Sports, qui était en lice pour 80 % des matchs de Ligue 1 et 100 % des matchs de Ligue 2, devait se contenter pour sa part de deux matchs par journée de Ligue 2 (30 millions d’euros), le reste allant à Amazon pour 9 millions d’euros (plus le paiement des coûts de production, estimés à 25 millions d’euros). L’opérateur Free devait conserver, lui, le lot des extraits en « quasi-direct » pour 42 millions d’euros.
      Il s’agissait surtout d’une entrée en grande pompe dans le paysage du foot hexagonal pour Amazon, qui s’est invité ces dernières années sur le marché des droits sportifs via sa plateforme Prime Video, acquérant par exemple certains droits TV du foot en Angleterre, en Allemagne et en Italie, ou encore des matchs de tennis à Roland-Garros pour le marché français. La stratégie du géant de la distribution en ligne vise principalement à favoriser les abonnements à sa plateforme Prime, service qui regroupe musique, films, séries, documentaires et coûte actuellement 49 euros par an ou 5,99 euros par mois. Le choix de Canal+ (filiale de Vivendi) et d’Amazon, partenaires aux reins financiers très solides, devait redonner un peu de visibilité et de stabilité aux clubs, vu l’urgence de la situation.

    • RDC : après l’éruption volcanique, coup d’accélérateur pour dégazer le golfe de Kabuno

      Rfi.fr - 11h49

      Après l’éruption du Nyiragongo près de Goma, certains dossiers presque gelés refont surface. Les autorités sont alertées par la présence massive de dioxyde de carbone dans le golfe de Kabuno situé dans le coin nord–ouest du lac Kivu. Elles accélèrent brusquement la procédure pour dégazer ce golfe enclavé et dont seul un étroit passage le sépare du lac. Il faut désormais des fonds pour éviter le risque de voir des millions d’habitants asphyxiés un jour dans la région. Pour le ministre congolais des Hydrocarbures, c’est désormais une urgence.

    • Le Kremlin étrangle un peu plus les soutiens de Navalny

      le Figaro - 10h18

      Méthodiquement, implacablement, l’étau se resserre autour de l’opposition en Russie, où le pouvoir entend manifestement faire place nette avant les élections législatives de septembre prochain. Après une audience à huis clos de plus de douze heures, un tribunal de Moscou vient de désigner comme « extrémistes » les organisations liées à l’opposant emprisonné Alexeï Navalny, notamment son principal cheval de bataille, la Fondation contre la corruption (FBK), connue pour ses enquêtes retentissantes sur les malversations et le train de vie des élites russes.
      « Il a été reconnu que ces organisations non seulement diffusaient volontairement des informations incitant à la haine et à l’hostilité envers les représentants du pouvoir, mais commettaient également des crimes et délits extrémistes », a déclaré un représentant du parquet après l’annonce de la décision, tombée jeudi soir. Selon les proches de l’opposant, le procureur aurait notamment affirmé que « la FBK fait descendre les gens dans la rue pour changer le pouvoir par la force avec des actions de plus en plus massives ». Les dernières manifestations à travers le pays, entre fin janvier et la mi-février, pour réclamer la libération d’Alexeï Navalny, se sont soldées par plus de 10.000 arrestations.
      De la colonie pénitentiaire, à une centaine de kilomètres de Moscou, où il purge une peine de deux ans et demi de prison pour une affaire de fraude, qu’il juge politique, l’opposant a aussitôt fait savoir sur Instagram qu’« (il) ne reculer(a) pas ». « On se débrouillera, on évoluera, on s’adaptera. (…). C’est notre pays et nous n’en avons pas d’autre », a ajouté la bête noire du Kremlin, victime d’une tentative d’empoisonnement l’an dernier et qui a effectué, en avril, vingt-quatre jours de grève de la faim. Don état de santé continue de susciter de l’inquiétude et Navalny, qui vient de fêter son 45e anniversaire aurait une nouvelle fois été conduit à l’hôpital ces jours derniers.

    • Fin 2022, la demande de pétrole va surpasser le niveau d’avant la pandémie

      Le Point - 10h09

      La demande mondiale de pétrole repart à la hausse. Alors qu’elle s’était effondrée avec la pandémie de Covid-19, celle-ci devrait dépasser les niveaux d’avant-crise d’ici la fin de 2022, d’après les prédictions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). « La demande de pétrole mondiale va continuer de se reprendre » et d’ici la fin de 2022, la demande devrait « surpasser les niveaux d’avant-Covid », écrit-elle dans un rapport publié ce vendredi 11 juin, contenant ses premières prévisions détaillées pour l’an prochain.
      Après un déclin record de 8,6 millions de barils (mb/j) en 2020, la demande mondiale devrait rebondir de 5,4 mb/j cette année, puis de 3,1 mb/j l’an prochain, pour s’établir à 99,5 mb/j en moyenne. Elle devrait être de 100,6 mb/j au quatrième trimestre de 2022, selon l’AIE. Le pic de la demande mondiale avait été atteint au quatrième trimestre de 2019, juste avant le déclenchement de la crise, à 100,5 mb/j. « Répondre à la croissance attendue de la demande ne devrait pas représenter un problème », estime-t-elle, en soulignant notamment les capacités de production supplémentaires de l’Opep et ses alliés.

    • Algérie : trois figures de la contestation arrêtées avant les élections législatives

      Rfi.fr - 09h56

      Des interpellations ont eu lieu jeudi soir, à l’avant-veille des élections législatives anticipées. Un scrutin au cours duquel les électeurs algériens sont appelés à élire les 407 députés de la future assemblée populaire nationale. Il est rejeté par le Hirak et par une partie de l’opposition. L’un des enjeux sera d’ailleurs le taux de participation, faible lors de la présidentielle de 2019 et du référendum sur la révision de la Constitution en fin d’année dernière.
      Le journaliste Khaled Drareni n’avait plus donné de nouvelles depuis jeudi soir. Tard dans la nuit, ses proches ont affirmé avoir reçu un appel de sa part pour les informer qu’il se trouvait à la caserne Antar. Khaled Drareni a déjà passé près de 11 mois en détention avant d’être libéré en février dernier.
      Autre journaliste interpellé jeudi Ihsan el-Kadi, le directeur de Radio M et du site d’information Maghreb émergent. Il était sous contrôle judiciaire depuis un peu plus de 3 semaines, accusé notamment de « diffusion de fausses informations à même de porter atteinte à l’unité nationale », « perturbations des élections » et « réouverture du dossier de la tragédie nationale » des années 1990.
      Enfin, l’opposant Karim Tabbou a été arrêté près de chez lui, selon son frère qui a publié un message sur les réseaux sociaux dans la soirée. L’opposant était lui aussi sous contrôle judiciaire depuis fin avril, après une altercation avec le président d’un organisme officiel, le CNDH. Figure du Hirak, il a passé plusieurs mois en détention, entre septembre 2019 et juillet 2020.

    • jeudi 10 juin
    • Emmanuel Macron annonce une «transformation profonde» de la présence militaire française au Sahel

      Rfi.fr - 18h01

      Le président français Emmanuel Macron a annoncé jeudi une « transformation profonde » de la présence militaire française au Sahel, et la mise en place d’une alliance internationale antijihadiste dans la région.
      « A l’issue de consultations (..) nous amorcerons une transformation profonde de notre présence militaire au Sahel », a-t-il dit lors d’une conférence de presse, annonçant la « fin de l’opération Barkhane en tant qu’opération extérieure » et la mise en œuvre « d’une alliance internationale associant les États de la région ».

    • Attaque de Solhan : pourquoi le Burkina Faso a du mal à vaincre les groupes armés ?

      Bbc.com - 15h13

      Seydou Kabore est triste et traumatisé par ce qui s’est passé. Il raconte au correspondant de la BBC la nuit d’horreur vécue à Solhan. La scène se passe entre 2h et 5h du matin avec des assaillants qui passaient de maison en maison.
      « Ils sont venus me demander de faire sortir la clé de la moto. J’ai pris la clé, je leur ai donnée. Ils m’ont dit de me coucher. Je me suis couché et j’ai essayé de fuir. C’est là qu’ils ont tiré sur moi. Quand ils m’ont tiré dessus, j’ai appuyé sur ma blessure pour m’enfuir. Dans la fuite, je suis tombé, puis je me suis relevé et je suis entré en brousse. J’ai dû courir pieds nus pour rentrer à Seba. C’est là que j’ai été conduit au centre de santé », raconte le rescapé.
      Matthieu Compaore, médecin chef du district de Seba, précise que sur les 40 blessés, 11 patients ont pu quitter le centre de santé tandis que 23 ont été évacués sur le Centre hospitalier régional (CHR) de Dori dont une partie a été redirigés vers Ougadougou, la capitale, au regard de la gravité de leurs blessures. Le pronostic vital du reste des blessés n’est pas engagé.
      Dimanche, un total de 160 corps ont été récupérés dans ce que les responsables locaux de Solhan ont décrit comme trois fosses communes, a rapporté l’agence de presse AFP, et l’on craint que le bilan ne s’alourdisse encore.
      « Ce sont les habitants eux-mêmes qui ont commencé à exhumer les corps et à les enterrer après les avoir transportés », indique une source locale anonyme, selon l’AFP. Des maisons et le marché local ont été brûlés lors du raid sur Solhan aux premières heures samedi matin.
      Aucun groupe n’a revendiqué être à l’origine de ces violences, mais les attaques islamistes sont de plus en plus fréquentes dans le pays, notamment dans les régions frontalières. Dans une autre attaque, vendredi soir, 14 personnes auraient été tuées dans le village de Tadaryat, à environ 150 km au nord de Solhan.

    • Angola : le FMI approuve un crédit de 772 millions de dollars

      fr.africanews.com - 14h49

      Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé mercredi le déboursement immédiat de 772 millions de dollars en faveur de l’Angola dans le cadre d’un crédit de trois ans signé en 2018 avec l’institution pour réformer son économie.
      Selon un communiqué, l’institution internationale autorise le versement de cette dernière tranche d’un crédit total de 3,7 milliards de dollars qui avait été accordé à l’Angola pour réformer son économie, s’ouvrir au secteur privé et améliorer sa gouvernance.
      Le conseil d’administration du Fonds a aussi approuvé une extension du moratoire du service de la dette du pays jusqu’à fin décembre 2021. Avec la pandémie de Covid-19, le FMI avait en outre autorisé une augmentation de crédit de 765 millions de dollars afin d’aider les autorités à lutter contre l’épidémie.
      « L’Angola se reprend progressivement après le choc de la Covid-19 dans un contexte d’augmentation du prix du pétrole, de niveaux d’infection plus faibles et du début d’une campagne de vaccination », indique le FMI en ajoutant que les effets de la pandémie continuent néanmoins « de se faire sentir dans l’économie et la société ». Les critères de performance ont aussi été modifiés dans le cadre de son programme de trois ans.

    • La FIFA va installer certains de ses services à l’Hôtel de la Marine, à Paris

      Le Monde - 11h46

      Créée en 1904 à Paris, la Fédération internationale de football association (FIFA) va renouer avec ses origines. Selon des informations de La Lettre A, confirmées au Monde, l’instance mondiale, dont le siège est à Zurich (Suisse) depuis 1932, doit annoncer jeudi 10 juin l’ouverture, cet été, d’une antenne à l’Hôtel de la Marine, place de la Concorde. Contactée, la FIFA n’a pas donné suite.
      En octobre 2020, au terme d’une rencontre organisée à l’Elysée en présence du président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et le patron de la FIFA, Gianni Infantino, s’étaient mis d’accord « sur le principe de l’ouverture d’une antenne de la FIFA » dans la capitale, au début de l’année 2021.
      La FIFA souhaite transférer à Paris une partie de ses services, et notamment y organiser des réunions avec des fédérations africaines, pour ce qui concerne les questions de gouvernance et de développement du football. Elle veut aussi « consolider ses relations avec la France et la francophonie, ainsi que l’Unesco et l’Agence française de développement ».
      Des discussions ont eu lieu durant cet automne entre la FIFA et l’établissement public Business France, mandaté pour ce déménagement partiel. Selon nos informations, l’Hôtel de la Marine, situé à proximité des locaux de la Fédération internationale de l’automobile, avait été ciblé dès la première conversation entre MM. Infantino et Macron autour de ce projet, en décembre 2018, en pleine crise des « gilets jaunes ».

    • Le long du fleuve Evros, la Grèce déploie un arsenal anti-migrant

      Le Point - 09h53

      Le soleil se couche sur le delta de l’Evros, région frontalière entre la Grèce et la Turquie, lorsque deux garde-frontières grecs commencent leur ronde quotidienne pour empêcher les migrants d’entrer clandestinement par le fleuve. La sirène de la patrouille brise la quiétude du crépuscule, chassant une nuée de flamants roses. L’embarcation glisse sur le fleuve et tombe, au détour d’un îlot de sable, sur des canots pneumatiques abandonnés là, au milieu, après avoir servi à traverser depuis la rive turque.
      Sur cette frontière terrestre longue de quelque 200 km, les policiers grecs déploient désormais un arsenal de drones, de caméras ou d’autres technologies. Le long d’un nouveau mur métallique, construit sur plus de 5 mètres de haut et 40 km de long, des caméras et radars high-tech sont accrochés sur les pylônes, balayant la zone « pour empêcher l’entrée illégale de migrants », rapporte l’officier de police Dimosthenis Kamargios.
      « L’objectif est d’être alertés tôt, avant que (les migrants) ne touchent la frontière », dit-il à l’AFP. « Pour obtenir une image précise en temps réel, toute la longueur de la frontière, du delta de l’Evros à la frontière gréco-bulgare, sera couverte par des capteurs et des caméras thermiques », ajoute le policier au centre régional de gestion des frontières et de l’immigration.
      La police a même acquis deux canons sonores, positionnés au sud et au nord de l’Evros. Ce matériel ultra-moderne peut émettre plus de décibels qu’un jet. « L’objectif est de pouvoir répondre aux menaces (…) au cas où nous serions face à une tentative d’incursion massive sur le territoire grec », explique M. Kamargios.

    • Macron giflé : le principal suspect jugé en comparution immédiate jeudi

      Le Point - 09h26

      L’enquête dans l’affaire de la gifle infligée à Emmanuel Macron dans la Drôme prend une tournure inquiétante. Moins de 24 heures après les faits, les policiers ont en effet découvert lors de perquisitions menées au domicile du second suspect, Arthur C., un exemplaire de Mein Kampf – le journal écrit par le dictateur allemand Adolf Hitler entre 1924 et 1925 – ainsi que plusieurs armes, révèlent nos confrères du Parisien, mercredi 9 juin 2021. Selon France bleu, il s’agirait d’une dague, d’une épée ainsi que d’une arme à feu de collection. Des armes de reproduction avaient déjà été découvertes chez le principal suspect, Damien T., qui a giflé le président de la République lors d’un bain de foule mardi après-midi à Tain-l’Hermitage.
      L’auteur présumé sera ainsi jugé jeudi en comparution immédiate, a indiqué mercredi soir le parquet de Valence. Le suspect « Damien T. sera présenté dans le courant de la matinée de demain (jeudi) devant le procureur de la République en vue de sa présentation en comparution immédiate l’après-midi », a indiqué dans un communiqué le procureur de la République Alex Perrin. Interpellé avec lui, son camarade « Arthur C. va se voir délivrer une convocation en justice pour la fin du second semestre 2022 pour répondre des infractions en lien avec les armes détenues illégalement » trouvées à son domicile, a précisé le magistrat.
      Selon les premiers éléments de l’enquête, Damien T., 28 ans, est un fan d’histoire médiévale qui suit l’extrême droite royaliste sur les réseaux sociaux, mais que l’on décrit comme apolitique et non violent dans sa commune. Il a fondé à Saint-Vallier (Drôme), son lieu de résidence, deux associations dans les arts martiaux historiques européens – une pratique de combats « tombés dans l’oubli » qui compte 1 500 pratiquants en France – et les jeux de plateau à figurines.

    • Russie : l’Union européenne condamne la «décision infondée» de la justice russe

      Rfi.fr - 09h19

      Alors que le Fonds de lutte contre la corruption, principale organisation de l’opposant russe Alexeï Navalny, assure ce jeudi qu’il va poursuivre son combat, au lendemain de son interdiction pour «extrémisme» par la justice russe, l’Union européenne condamne -par la voix de Josep Borrell- la décision de Moscou de qualifier comme « extrémistes » les organisations de l’opposant emprisonné Alexeï Navalny. Cette mesure permet leur liquidation et une répression accrue de ses partisans à l’approche des législatives de septembre.

    • mercredi 09 juin
    • L’Afrique face au Covid-19 : la lutte contre l’épidémie nourrit la corruption

      Le Monde Afrique - 19h38

      Une trentaine de dirigeants d’Afrique, d’Europe et du Moyen-Orient ont réclamé un « new deal » pour aider le continent africain à surmonter les conséquences de la pandémie de Covid-19, dans un appel initié par les présidents Emmanuel Macron (France), Paul Kagame (Rwanda), Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud) et Macky Sall (Sénégal). « Si le choc sanitaire y est à ce jour mieux maîtrisé qu’ailleurs, il pourrait cependant y être plus durable, profond et déstabilisateur pour l’ensemble de la planète », alertent-ils dans une tribune publiée par Le Monde mercredi 2 juin.
      Cette « refondation » doit notamment passer par une mobilisation accrue des ressources financières en faveur de l’Afrique. L’enjeu est de faire aboutir les discussions autour des « droits de tirage spéciaux », ces actifs monétaires du Fonds monétaire international (FMI), afin de parvenir à réallouer « 100 milliards de dollars au bénéfice du continent africain et d’autres pays vulnérables », selon les signataires de la tribune.
      L’autre grand axe de ce « new deal » concerne « l’accès aux vaccins », du partage plus équitable des doses existantes aux transferts de technologie et à la levée des brevets pour encourager la production de vaccins directement sur le continent. Ces propositions seront discutées au sommet du G7 qui s’ouvre le 11 juin au Royaume-Uni et où l’Afrique du sud a été invitée. Une urgence alors que les livraisons de vaccins sont « presque à l’arrêt » en Afrique, tandis que les cas de virus ont augmenté de 20 % au cours des deux dernières semaines, a indiqué jeudi l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « La menace d’une troisième vague est réelle et grandissante », a alerté sa directrice régionale, Matshidiso Moeti.

    • Soudan : les jeunes ne lâchent rien

      Le Point - 17h31

      Après trois décennies au pouvoir, l’ex-président autocrate Omar el-Béchir a été évincé. En avril 2019, son régime n’a pas pu résister au soulèvement populaire qu’il a pourtant essayé de réprimer de la plus dure des façons dès son amorce, entraînant un lot important de victimes. Depuis, les familles des nombreux morts et disparus ne cessent de réclamer justice. Les autorités de transition, en majorité des civils, ont promis que justice serait rendue. Une commission a lancé une enquête indépendante sur ce qui s’est passé un peu partout dans le pays. Problème : ses conclusions n’ont toujours pas été rendues.
      Il faut dire que la pression que subit le gouvernement du fait des défis économiques à relever est vraiment très forte et a tendance à reléguer les autres problèmes au second plan. Ayant hérité d’un État en banqueroute et accablé par les conséquences des sanctions internationales, le nouveau gouvernement, mis en place pour assurer une transition correcte vers un nouveau régime, plus libre et plus démocratique, patauge. Bien qu’aidé par la communauté internationale, la Banque mondiale et le FMI en tête, le pays reste englué dans une profonde crise économique. Récession, pénuries de produits et de devises, inflation galopante avec un taux annuel dépassant 200 % : tous les indicateurs sont dans le rouge. De quoi faire réagir les «comités de résistance » positionnés en gardiens de la révolution. Ceux-ci dénoncent les carences de l’État qui a tendance à leur déléguer beaucoup d’urgences à régler auprès des populations. Les hommes et femmes qui en sont membres parcourent inlassablement les quartiers des différentes villes au contact du quotidien bien compliqué des Soudanais. Entre urgence économique et souveraineté populaire, le Soudan cherche sa nouvelle voie quant aux droits de l’homme. Voilà qui explique que, deux ans après la violente dispersion du sit-in pacifique organisée au cœur de Khartoum, les familles demandent toujours des comptes.

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