Linfo en continu

    • vendredi 16 avril
    • Biden sanctionne la Russie mais dit espérer pouvoir continuer à coopérer avec Moscou

      Rfi.fr - 06h13

      Le président américain évoque une réponse proportionnée après l’annonce de sanctions sévères à l’encontre de la Russie. Joe Biden signe un décret présidentiel qui prévoit une série de sanctions financières sévères contre Moscou et l’expulsion de diplomates russes. Les États-Unis ripostent ainsi à l’attaque informatique menée contre des agences fédérales qu’ils attribuent aux Russes, et aux interférences dans le processus électoral américain. Mais Joe Biden dit espérer pouvoir continuer à coopérer avec Moscou.
      Avec ces nouvelles sanctions prises contre la Russie, Joe Biden affiche sa fermeté, mais il souhaite en même temps calmer le jeu. « J’ai été clair avec le président Poutine : nous aurions pu aller plus loin. Mais j’ai choisi de ne pas le faire, j’ai choisi une réponse proportionnée. Les États-Unis ne cherchent pas à lancer un cycle d’escalade et de conflit avec la Russie. Nous voulons une relation stable. »
      Joe Biden souligne que c’est l’intérêt des Russes et des Américains de travailler ensemble, et de coopérer. Mais il dit avoir prévenu le président russe : les États-Unis soutiendront sans faille leurs alliés. « J’ai affirmé le soutien américain à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine et j’ai fermement demandé de s’abstenir de toute autre action militaire. C’est maintenant le moment de la désescalade », a déclaré Joe Biden.
      Le président américain maintient sa proposition de sommet avec Vladimir Poutine. « La communication personnelle et directe entre nous deux est essentielle pour aller de l’avant, il est d’accord », a souligné Joe Biden. Une rencontre entre les deux chefs d’État pourrait avoir lieu en Europe cet été.

    • Le Conseil de sécurité toujours divisé sur le Tigré, où la situation empire selon l’ONU

      Rfi.fr - 06h09

      A New-York jeudi, le Conseil de sécurité s’est réuni pour évoquer la situation au Tigré, pour la 5e fois en privé depuis le début de la crise en novembre. La situation humanitaire a occupé la majeure partie des discussions – et les diplomates ont été choqués des rapports faits sur l’utilisation du viol par les hommes en uniforme, ainsi que la famine, comme armes de guerre.
      Le chef de l’humanitaire à l’ONU, Mark Lowcock, n’a pas épargné les diplomates des détails. Il y a raconté comment une femme du Tigré avait perdu son nouveau-né, puis son mari, avant de se faire violer par plusieurs soldats érythréens devant le reste de ses enfants. Il a rapporté aussi que des fillettes dès 8 ans étaient des cibles. Malgré la réunion en visioconférence, tous les diplomates semblaient particulièrement bouleversés par ces récits.
      Le Conseil est divisé, avec d’un côté la Russie, la Chine, le Kenya, soutenus par les pays africains du Conseil, qui estiment qu’Addis Abeba a déjà fait des efforts avec les annonces d’accès humanitaire et leur appel au départ des Erythréens.
      De l’autre, les pays occidentaux qui affirment suivre de près la mise en oeuvre des déclarations éthiopiennes, et commencent – pour certains- à s’impatienter. Les Etats-Unis, choqués du manque d’unité du Conseil, aimeraient ainsi passer à la vitesse supérieure pour donner un signal clair au gouvernement éthiopien.
      Mark Lowcock a en tous cas été catégorique : la situation au Tigré a empiré, 4,5 millions sur 6 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire selon lui. Il a ainsi provoqué la furie de l’ambassadeur éthiopien à l’ONU qui l’a accusé de se comporter en « ennemi déterminé ».

    • jeudi 15 avril
    • Afghanistan: un retrait américain inévitable après une guerre ratée

      Rfi.fr - 14h55

      Après vingt ans de guerre, la plus longue connue par les États-Unis, le président américain Joe Biden a annoncé le retrait de toutes les troupes américaines de l’Afghanistan « sans condition » d’ici le 11 septembre, malgré les craintes d’un retour en force des Talibans. Pour de nombreux experts, cette guerre n’a pas fait avancer les choses sur le terrain, ce qui était prévisible dès le départ.
      Les objectifs de la guerre américaine en Afghanistan ont-ils vraiment été atteints, comme l’a affirmé mercredi Joe Biden? Les troupes envoyées il y a vingt ans dans le pays à la suite des attentats du 11-septembre sont-elles parvenues à « s’assurer que l’Afghanistan ne serve pas de base pour attaquer à nouveau » l’Amérique, selon les mots du successeur de Donald Trump ?
      Michel Goya, ancien colonel de l’armée de Terre, historien et spécialiste des conflits, répond par la négative : « Al-Qaïda est toujours là. Les Talibans sont toujours là. Ils sont même presque aussi forts qu’ils l’étaient en 2001. Donc on est au bout d’un processus que l’on peut appeler une guerre ratée, incontestablement. C’est une guerre dont le ratage était prévisible presque dès le départ, mais qui a continué, qui a persévéré parce qu’on s’est engagé dans quelque chose dont on ne savait pas très bien comment sortir, avec des objectifs extrêmement ambitieux, trop ambitieux et qui, en réalité, ne pouvaient pas être atteints. Le principe de réalité a finalement pris le dessus tardivement. ce qui a conduit au retrait. »
      Ce mercredi, le président Joe Biden a annoncé le retrait des 2 500 soldats américains restants en Afghanistan à partir du 1er mai prochain et d’ici le 11 septembre, soit vingt ans jour pour jour après les attentats aux États-Unis ayant provoqué l’intervention américaine. Soulignant être « le quatrième président américain à gérer la présence militaire américaine en Afghanistan », il a promis de ne pas transmettre « cette responsabilité à un cinquième », en jugeant vain d’attendre « de créer les conditions idéales pour un retrait ».

    • La France recommande à ses ressortissants de quitter temporairement le Pakistan

      Le Point - 14h49

      L’ambassade de France au Pakistan a recommandé jeudi 15 avril à ses ressortissants et aux entreprises françaises de quitter temporairement le pays, en raison « des menaces sérieuses » qui y pèsent sur les intérêts français. « En raison des menaces sérieuses qui pèsent sur les intérêts français au Pakistan, il est recommandé aux ressortissants français et aux entreprises françaises de quitter provisoirement le pays », a écrit l’ambassade dans un message envoyé aux Français résidant au Pakistan, où de violentes manifestations anti-françaises se sont déroulées cette semaine.
      Un parti islamiste radical, Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP), a partiellement bloqué en début de semaine les deux plus grandes villes du pays, Lahore (Est) et Karachi (Sud), ainsi que la capitale Islamabad (Nord), pour réclamer l’expulsion de l’ambassadeur de France. Les manifestations ont été violemment réprimées par la police et ont fait au moins deux morts du côté des policiers.
      Le discours de Macron sur la liberté d’expression dans le viseur
      Les partisans du TLP ont réagi avec colère à l’arrestation lundi à Lahore de leur leader Saad Rizvi, quelques heures après qu’il eut appelé à une marche le 20 avril à Islamabad pour demander l’expulsion de l’ambassadeur de France. Le TLP exige cette expulsion depuis que le président Emmanuel Macron a défendu le droit à la caricature au nom de la liberté d’expression, au cours de l’hommage rendu à un enseignant tué le 16 octobre après avoir montré des dessins satiriques à sa classe, dans la foulée de la republication des caricatures du prophète Mahomet par l’hebdomadaire Charlie Hebdo.
      Le gouvernement pakistanais a annoncé son intention d’interdire le TLP, qui avait déjà été à l’origine de violentes manifestations contre la France à l’automne dernier. Les propos d’Emmanuel Macron qui avait affirmé que la France ne renoncerait pas aux caricatures, y compris celles du prophète Mahomet, avaient déclenché des manifestations au Pakistan et dans plusieurs autres pays musulmans, ainsi que des appels au boycott de produits français. L’islam dans son interprétation stricte interdit toute représentation de Mahomet. Le blasphème est une question incendiaire au Pakistan, où même des allégations non prouvées d’offense à l’islam peuvent entraîner assassinats et lynchages.

    • Procès du bombardement de Bouaké: la perpétuité requise contre les trois accusés

      journalducameroun - 14h30

      Introuvables depuis des années, le Biélorusse Yuri Sushkin et les Ivoiriens Patrice Ouei et Ange Gnanduillet Attualy, les pilotes et co-pilotes présumés du raid, sont jugés en leur absence pour assassinat, tentative d’assassinat et destructions aggravées. C’est donc la peine maximale qui a été demandée à leur encontre. « Cette peine maximale, je l’aurais aussi requise si les accusés avaient été là, commence l’avocat général. Car ce qui la justifie, c’est la violence inouïe des faits et montrer qu’on n’assassine pas impunément nos soldats quand ils sont là pour maintenir la paix. » Et le magistrat de détailler les éléments contre les accusés : identification, préméditation… Car, insiste-t-il, « la France ne se venge pas, elle condamne avec ses règles, justes et démocratiques. En vous proposant cette condamnation, j’achève de faire mon métier. J’entreprends maintenant de faire mon devoir. »
      Ce devoir, pour l’avocat général, « n’est pas de rajouter des hypothèses aux hypothèses » ou d’en choisir une, dit-il, citant Paul Valery : « Le mélange du vrai et du faux est plus faux que le faux lui-même. » Sur les commanditaires, il n’y a « pas de certitude dans le dossier », souligne le magistrat, si ce n’est « celle du cœur, pleine et entière, qu’il est inconcevable, pour quelque raison que ce soit, que la France porte la main sur ces propres soldats. »

    • mardi 13 avril
    • France: le procès en appel du chanteur Koffi Olomidé de nouveau reporté

      Rfi.fr - 21h03

      Le procès en appel de Koffi Olomidé a de nouveau été reporté de six mois en France. Le roi de la rumba congolaise devait être rejugé en appel ce lundi 12 mars pour agressions sexuelles contre quatre de ses anciennes danseuses. En octobre dernier, déjà, le procès de Koffi Olomidé avait été reporté de six mois parce que son avocat avait une autre affaire aux assises. Il est reporté cette fois de six mois supplémentaires, sur demande des parties civiles qui invoquent des problèmes de garde d’enfant.
      Mais le conseil de trois des danseuses parties civiles confie qu’un imprévu majeur a modifié la donne : la quatrième plaignante, seule victime reconnue et mineure au moment des faits, n’avait plus d’avocat pour la défendre. Les parties civiles craignaient aussi que Koffi Olomidé, qui n’a jamais répondu aux convocations de la justice, s’y soustraie une nouvelle fois en invoquant la crise sanitaire.
      L’audience est donc renvoyée au 25 octobre prochain à la cour d’appel de Versailles, dans l’espoir que le Covid ne sera plus un obstacle. Les chefs d’accusation contre la star congolaise – qui prévoit son grand retour sur une scène parisienne en novembre – seront les mêmes qu’au tribunal de Nanterre : agressions sexuelles, y compris sur mineure de 15 ans, et séquestration, pour des faits qui se seraient produits entre 2002 et 2006 dans la villa de l’artiste à Asnières, en région parisienne. En première instance, il y a deux ans, le roi de la rumba congolaise avait été condamné à deux ans de prison avec sursis alors que le parquet avait requis sept ans ferme.

    • Mali: assassinat à Bamako du dirigeant de la CMA, ancienne rébellion du Nord

      Rfi.fr - 20h20

      Sidi Brahim Ould Sidati, le président en exercice de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), est mort dans une clinique de Bamako, au Mali. Un peu plus tôt dans la matinée, il avait été la cible de tirs devant son domicile. Sidi Brahim Ould Sidati était devant son domicile à Bamako, tôt ce mardi matin, lorsqu’un deux-roues est arrivé à sa hauteur. Deux personnes étaient sur le véhicule, et l’une d’entre elles, selon des témoins, a alors fait feu. Le président en exercice de la CMA a été touché, un de ses compagnons également.
      Ils ont été très rapidement transportés dans une clinique de la capitale malienne. Admis au bloc opératoire, Sidi Brahim Ould Sidati a succombé à ses blessures. Ses proches ne le cachent pas : il a été victime d’un assassinat. « Les deux hommes à moto étaient venus l’assassiner, le tuer », confie un membre de son entourage.
      Sidi Brahim était au départ le secrétaire général du Mouvement arabe de l’Azawad, le MAA. Originaire du nord-ouest du Mali, il a adhéré à la CMA qui regroupe au départ des mouvements armés hostiles à Bamako. C’est au nom de tous ces mouvements qu’il avait signé le 20 juin 2015 l’accord de paix et de réconciliation d’Alger avec le gouvernement Malien. C’est donc un personnage important de l’ex-rébellion qui vient d’être assassiné à Bamako.

    • Présidentielle au Bénin: Patrice Talon réélu avec 86% des voix et 50,17% de participation (Cena)

      Rfi.fr - 20h16

      Le président béninois Patrice Talon a été réélu dès le premier tour de la présidentielle avec 86% des voix, selon les résultats provisoires annoncés ce mardi soir par la Commission électorale nationale autonome. Toujours selon la Cena, la participation a été de 50,17%.

    • Au Gabon, 162 médecins cubains pour « éradiquer les déserts médicaux »

      Le Monde avec AFP - 12h37

      La délégation compte 53 généralistes, 52 spécialistes, 50 infirmiers spécialisés et 7 ingénieurs radiologues et biomédicaux, dont les salaires seront payés par Libreville. Le Gabon a accueilli 162 médecins cubains venus renforcer l’offre de soins et « éradiquer les déserts médicaux », a annoncé, lundi 12 avril, le ministère de la santé. « Ils seront déployés sur l’ensemble du territoire national, dans tous les centres hospitaliers, pour une période de deux ans renouvelable », a déclaré à l’AFP Lionel Ndong Eyeghe, conseiller en communication du ministre de la santé : « Le but est d’éradiquer les déserts médicaux. ».
      La délégation, arrivée dimanche, compte 53 médecins généralistes, 52 spécialistes, 50 infirmiers spécialisés et 7 ingénieurs radiologues et biomédicaux, dont les salaires seront payés par l’Etat gabonais. « Nous avons dans certaines régions des déserts médicaux. […] Avec ces médecins cubains, nous allons renforcer les CHU [centres hospitaliers universitaires] en médecins spécialistes et les départements reculés », a déclaré le ministre de la santé, Guy Patrick Obiang Ndong, à leur arrivée.
      Cette annonce intervient alors que le Gabon fait face à une forte hausse des cas de contamination de Covid-19, qui met le système hospitalier sous tension. Depuis le début de la pandémie, ce pays d’un peu moins de 2 millions d’habitants a annoncé officiellement 20 600 cas, dont 127 décès.
      En juin 2017, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, et son homologue cubain, Raul Castro, avaient signé un accord de coopération. Fierté nationale du régime castriste, les missions médicales cubaines à l’étranger sont aussi devenues l’une des principales sources de revenus du gouvernement de l’île caribéenne, grâce à l’envoi de milliers de soignants dans des dizaines de pays.

    • RDC : fortes tensions à Goma dans le Nord-Kivu

      Rfi.fr - 12h33

      Au moins sept personnes ont été tuées et 22 blessées, à Goma et ses environs, dans les violences en marge des manifestations contre l’insécurité dans la province du Nord-Kivu. Ces violences ont connu un pic dimanche et se sont poursuivies ce lundi 12 avril dans la périphérie de Goma. Les violences ont commencé, dimanche 11 avril, quand deux taxi-moto ont été tués par des manifestants du quartier Buhene, dans le village Rukoko. Les motards étaient accusés d’avoir violé la consigne d’arrêt de trafic pour cause de manifestation contre l’insécurité dans la région.
      La situation a dégénéré et s’est muée en conflit quasi-communautaire. L’incident s’est produit dans un contexte de conflit latent entre deux communautés qui cohabitent à Buhene. La police a tenté de s’interposer en vain. Plusieurs personnes ont été tuées par balles et d’autres par des gourdins, machettes et autres armes blanches. Plus d’une vingtaine de blessés ont également été enregistrés. Le bilan matériel est également considérable. Une dizaine de maisons ont été brûlées et des commerces détruits.
      Couvre-feu à 18h
      Des scènes de pillage ont été aussi signalées. Lundi, des populations vivant les quartiers de Munigi abandonnaient leurs habitations pour se réfugier dans les quartiers du Sud de la ville.
      Des mesures ont été prises par le gouverneur du Nord-Kivu, Carly Nzanzu. Le couvre-feu, imposé dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, a été ramené de 21h00 à 18h00 dans certains des quartiers concernés par ces violences. Et les manifestations sont désormais interdites sur toute l’étendue de la province du Nord-Kivu.

    • L’armée tchadienne confirme des frappes aériennes contre des rebelles à Zouarké

      Rfi.fr - 12h28

      L’armée tchadienne a procédé ce lundi matin à des frappes aériennes visant une colonne de rebelles dans la localité de Zouarké dans le massif du Tibesti au nord du pays à 1 000 km de Ndjamena. Une source militaire a confirmé ces frappes à RFI indiquant que « l’ennemi a été « traité » ».
      Selon un témoin, deux MiG-21 ont frappé la localité de Zouarké lundi matin pour stopper la progression de rebelles. L’armée assure qu’elle a envoyé des renforts dans le Tibesti et que « toutes les dispositions ont été prises pour neutraliser ces terroristes ». Cette intervention suit de quelques heures le communiqué de l’état-major reconnaissant l’incursion de la rébellion tchadienne dans le nord du pays.
      Zouarké comme Wour ont été désertés par les militaires et les douaniers cédant leurs positions aux rebelles et « laissant beaucoup de matériels derrière eux » selon une source de la rébellion.
      Plusieurs attaques revendiquées le jour du scrutin
      Dimanche 11 avril, cette rébellion a revendiqué à deux reprises des accrochages avec l’armée. Mais celle-ci les nie catégoriquement. Selon nos informations, la coalition militaire tchadienne formée de quatre mouvements rebelles a envoyé vers Faya Largeau une centaine de véhicules avec quelque 500 hommes partis de la zone frontalière avec la Libye. « Nous allons faire partir Idriss Déby par la force », déclare Mohamed Ali secrétaire général de la coalition militaire rebelle.
      Le Fact, le Front de l’alternance et de la concorde au Tchad affirme lui aussi dans un second communiqué avoir attaqué l’armée le 11 avril, jour d’élection présidentielle, à Wour et Zouarké qui sont tombées « sans résistance aux mains de la rébellion ». Le Fact appelle les soldats à se joindre à eux. Depuis 2018, des groupes rebelles qui cherchent sans succès à renverser le régime tchadien mènent des incursions et des attaques dans le Tibesti en venant de Libye.

    • Assassinat de Thomas Sankara: la justice burkinabè décide de la mise en accusation de l’ex-président Blaise Compaoré

      Rfi.fr - 12h23

      Ce mardi, le tribunal militaire a décidé de la mise en accusation de l’ex-président Blaise Compaoré pour attentat à la sureté de l’État, complicité d’assassinat et recel de cadavres dans le dossier de l’assassinat de l’ancien chef de l’État Thomas Sankara. Gilbert Diendéré, ancien bras droit de Blaise Compaoré, est poursuivi pour complicité d’assassinat, recel de cadavres, attentat à la sureté de l’État. Au total, 14 personnes doivent comparaître devant le tribunal dans ce dossier.

    • lundi 12 avril
    • Plus d’un million de morts de la COVID-19 en Europe

      tvanouvelles.ca - 20h43

      L’Europe a recensé plus d’un million de morts de la COVID-19 depuis la découverte du coronavirus en Chine en décembre 2019, selon un comptage réalisé par l’AFP à partir de bilans fournis par les autorités de santé, lundi. Les 52 pays et territoires de la région totalisent au moins 1 000 288 décès pour 46 496 560 cas. Viennent ensuite l’Amérique latine et les Caraïbes avec 832 577 décès et 26 261 006 cas, les États-Unis et le Canada avec 585 428 décès et 32 269 104 cas.
      Suit l’Asie qui compte 285 824 décès et 19 656 223 cas, le Moyen-Orient avec 119 104 décès et 7 011 552 cas, l’Afrique avec 115 779 décès et 4 354 663 cas et finalement l’Océanie avec 1 006 décès et 40 348 cas.
      Selon les derniers bilans disponibles, près de six décès sur 10 en Europe ont été déclarés dans six pays : au Royaume-Uni (127 100 décès, 4 373 343 cas), en Italie (114 612 décès, 3 779 594 cas), en Russie (103 263 décès, 4 649 710 cas), en France (99 163 décès, 5 067 216 cas), en Allemagne (78 452 décès, 3 011 513 cas) et en Espagne (76 525 décès, 3 370 256 cas).
      Les tendances sont toutefois bien différentes au sein de ce groupe de pays. Le Royaume-Uni, après avoir enregistré jusqu’à 8 700 décès en une semaine fin janvier, a vu l’épidémie fortement reculer (238 décès ces sept derniers jours). Le pays a massivement vacciné depuis début décembre : quelque 60% de la population adulte a déjà reçu une première dose de vaccin. D’autres pays comme l’Italie (3 200 décès depuis mardi dernier), la Russie (2 500) ou la France (2 200) font, eux, face à une troisième vague.
      Les chiffres compilés par l’AFP reposent sur les bilans publiés quotidiennement par les autorités sanitaires de chaque pays. Ils sont une estimation partielle du nombre réel de décès, les organismes statistiques de plusieurs pays ayant conclu a posteriori à un nombre encore plus grand de morts attribuables à la COVID-19.
      L’Europe avait dépassé le seuil du demi-million de morts le 17 décembre, onze mois après l’annonce du premier mort en Chine en janvier 2020. 500 000 autres personnes ont été emportées en moins de quatre mois.
      Depuis fin mars, la courbe des décès s’est stabilisée. L’Europe a comptabilisé 27 036 décès la semaine dernière, soit en moyenne 3 900 par jour, des chiffres largement inférieurs à ceux de la semaine la plus meurtrière enregistrée sur le continent. Entre le 14 et le 20 janvier 2021, 40 178 décès avaient été recensés, soit environ 5 700 par jour.
      En proportion de la population, les pays les plus touchés dans le monde sont européens : la République tchèque est le pays qui déplore le plus grand nombre de morts avec 261 décès pour 100 000 habitants, suivie par la Hongrie (245) et la Bosnie-Herzégovine (228).
      Les décès recensés en Europe (900 millions d’habitants, soit un neuvième de la population mondiale) représentent plus d’un tiers des 2,94 millions de victimes de la pandémie recensées

    • La RDC se dote d’un nouveau gouvernement

      Rfi.fr - 20h36

      Une nouvelle équipe gouvernementale, constituée de personnalités toutes acquises au président Félix Tshisekedi, a été dévoilée ce lundi 12 avril en RDC. Cette nomination intervient quatre mois après la rupture de la coalition du président Tshisekedi avec son prédécesseur Joseph Kabila. Après deux mois d’attente, la RDC a un nouveau gouvernement. Baptisée gouvernement de « l’union sacrée de la nation », la nouvelle équipe compte 57 membres, Premier ministre inclus. Soit dix de moins que la précédente. Mais cela reste au-delà de ce qui était espéré, y compris par le chef du gouvernement Sama Lukonde, au vu des maigres ressources de l’État.
      Nommé en février dernier, ce dernier a justifié ses choix lors d’une conférence de presse. « Après ma nomination, j’avais annoncé des échanges avec les partis et regroupements politiques » qui ont été élargis à la société civile, a-t-il rappelé, énonçant les critères retenus pour ces nominations, comme le nombre de députés acquis ou encore les qualités morales.
      Cette nouvelle équipe comprend quatre vice-Premiers ministres, neuf ministres d’État, 31 membres, un ministre délégué et dix vice-ministres. Elle est composée de 27% de femmes, nommées à des postes clé, comme Rose Mutombo au ministère de la Justice, ou Antoinette N’Samba aux Mines.
      Un ministre sur cinq seulement provient de l’ancienne équipe. Pius Mwabilu reste à l’Urbanisme, Julien Paluku à l’Industrie, Jean-Lucien Bussa au Commerce extérieur. Il y a donc 80% de nouveaux venus, comme Patrick Muyaya au ministère de la Communication, mais ces nouvelles personnalités sont pour la plupart loin d’être inconnues.
      On retrouve pour la première fois dans ce gouvernement des personnalités proches des opposants Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba. Chacun a son vice-Premier ministre. Christophe Lutundula, proche de l’ancien gouverneur du Katanga, sera ainsi en charge des Affaires étrangères, tandis qu’Eve Bazaiba, secrétaire générale du MLC, s’occupera des questions environnementales.

    • Fusillade à Paris devant un hôpital : un mort, un blessé

      Le Point - 15h54

      Une fusillade a eu lieu ce lundi devant l’hôpital Henry-Dunant, dans le 16e arrondissement. Deux personnes ont été touchées dans la rue Michel-Ange. La situation se précise de plus en plus. Une fusillade a éclaté devant l’hôpital Henry-Dunant, dans le 16e arrondissement de Paris, a indiqué une source proche de l’enquête à l’Agence France- Presse. Les faits se sont déroulés en début de journée, ce lundi, vers 13 h 45, au 95 de la rue Michel-Ange. Une personne est morte, une seconde est blessée.
      Pour l’heure, l’auteur présumé des faits est en fuite avec un scooter de modèle T-Max, dépourvu de plaque d’immatriculation, indique France Télévisions. Le quartier, résidentiel, est bouclé. Il n’y a pas de notion terroriste à ce stade de l’enquête. D’après les premières constatations, il s’agirait d’un règlement de comptes. Le tireur aurait visé « avec beaucoup de détermination » la victime, qui a été touchée de plusieurs balles dans la tête, devant un centre de vaccination, relate BFMTV, qui évoque « une exécution ».
      Il semblerait que la femme blessée, agente de sécurité, « ait été victime d’une balle perdue », a réagi le maire du 16e arrondissement, Francis Szpiner, à la mi-journée, indiquant que le procureur de la République avait saisi la brigade criminelle. Et d’ajouter : « Il ne s’agit pas d’un attentat terroriste, c’est vraisemblablement un règlement de comptes. »

    • L’Ouganda et la Tanzanie s’accordent pour la construction d’un oléoduc

      Le Monde Afrique - 15h48

      Le projet, opéré par les compagnies française Total et chinoise Cnooc, prévoit de transporter le pétrole du lac Albert vers un port de l’océan Indien. L’Ouganda, la Tanzanie et les compagnies pétrolières française Total et chinoise Cnooc ont signé, dimanche 11 avril, plusieurs accords ouvrant la voie à la construction de l’oléoduc qui transportera le futur brut ougandais vers un port tanzanien sur l’océan Indien, a-t-on appris de source officielle. Le projet, opéré par Total et Cnooc, prévoit l’exploitation de gisements découverts en 2006 en Ouganda, dans la région du lac Albert (ouest), et l’acheminement du pétrole par cet oléoduc, l’East African Crude Oil Pipe Line (Eacop), d’un coût estimé à 3,5 milliards de dollars (environ 2,9 milliards d’euros).
      La découverte de ces réserves avait à l’époque suscité l’espoir, au sein des autorités ougandaises, de voir leur pays se transformer en eldorado pétrolier. Mais les projets d’exploitation du brut et de construction de l’oléoduc, intimement liés, se sont enferrés dans des disputes commerciales et fiscales entre les parties. Les accords signés dimanche au palais présidentiel d’Entebbe, près de Kampala, notamment par le président ougandais, Yoweri Museveni, et son homologue tanzanienne, Samia Suluhu Hassan, doivent permettre de débloquer la construction de l’oléoduc.
      Risques environnementaux
      Dans un communiqué final conjoint, les deux chefs d’Etat relèvent que « tous les problèmes en suspens liés au projet Eacop ont été résolus à l’amiable » et qu’« un pacte d’actionnariat a également été signé par toutes les parties prenantes ». Ils se sont accordés en conséquence pour que « chaque Etat prenne toutes les mesures nécessaires pour la mise en œuvre du projet Eacop » et, ayant également signé un accord de tarification, ont ajouté que « les compagnies [Total et Cnooc] peuvent désormais lancer le projet ».
      Sous les eaux et sur les rives du lac Albert, barrière naturelle de 160 km de long séparant l’Ouganda de la République démocratique du Congo (RDC), reposent l’équivalent de 6,5 milliards de barils de brut, dont environ 1,4 milliard récupérables dans l’état actuel des découvertes. Les réserves de l’Ouganda peuvent durer entre vingt-cinq et trente ans, avec un pic de production estimé à 230 000 barils par jour.

    • Sahel : les accusations de viols commis par des soldats tchadiens fragilisent la Force conjointe du G5

      Le Monde Afrique - 15h43

      Les allégations d’agressions sexuelles perpétrées dans l’ouest du Niger ont été confirmées par le Tchad et la force antiterroriste sahélienne. Le témoignage est glaçant. « Ils se sont introduits dans notre case, ont tenu en respect mon mari avec une arme et, ensuite, ils se sont livrés à leur sale besogne, à tour de rôle. » Le visage à peine dissimulé par un voile de couleur vive, une jeune femme ose raconter son viol, au micro de la chaîne de télévision Canal 3 Niger. Un reportage diffusé début avril qui a choqué l’opinion publique de ce pays d’Afrique de l’Ouest, où les agressions sexuelles restent taboues.
      Les nuits des 27 et 28 mars, les habitants de Tera, une localité de l’Ouest nigérien, ont cru au cauchemar. Comme la mère de famille qui a témoigné, au moins deux autres habitantes, dont une fillette de 11 ans et une femme enceinte, auraient été violées par( des soldats tchadiens de la force conjointe du G5 SahelCelle-ci compte 5 000 militaires originaires de Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad, déployés depuis 2017 pour lutter contre le terrorisme au Sahel.
      Quelques éléments tchadiens », selon le maire de Tera, seraient responsables des agressions sexuelles lors de ces deux nuits d’horreur. Ivres et armées, ces « brebis galeuses » seraient devenues « totalement incontrôlables », semant la terreur dans les foyers et menaçant avec leurs armes à feu les maris pendant qu’ils violaient leurs femmes.

    • RDC: l’armée congolaise cible d’attaques dans le territoire de Masisi

      Rfi.fr - 12h45

      Les autorités de la province ne cachent pas leur inquiétude, surtout que la coalition qui est à la manœuvre comprend les principaux groupes armés de la zone. Des attaques coordonnées sur plusieurs localités du territoire. Les FARDC sont parvenus à en reprendre certaines et préparaient une grande offensive.
      Si vous posez la question, c’est incompréhensible toutes ces attaques coordonnées avec ces hommes bien armés, explique une autorité du Nord-Kivu. La coalition à laquelle font face les militaires congolais est composé de plusieurs groupes autrefois rivaux : des membres des APCLS, des Nyatura, et notamment de la nouvelle plateforme du CMC, très proches des rebelles hutus rwandais FDLR, auxquels s’ajouteraient aujourd’hui, selon ses informations, des combattants du NDC-Renové du chef de guerre Guidon pourtant longtemps considéré comme un allié de l’armée congolaise et un ennemi de la coalition Nyatura-APCLS.
      Depuis l’an dernier, deux factions de ce groupe s’opposent, l’une d’elles est fidèle au chef de guerre Guidon. « Ces groupes s’allient quand leur survie est en jeu et Guidon a perdu le soutien d’officiers FARDC », précise un chercheur local qui dit observer depuis des mois une dégradation régulière de la situation. Ce chercheur explique aussi que l’un des groupes de la faction rivale de Guidon a participé aux opérations contre l’APCLS. C’est ainsi que les anciens ennemis seraient redevenus alliés.

    • dimanche 11 avril
    • Le président sortant de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, réélu

      Le Monde Afrique - 21h01

      Ismaël Omar Guelleh a été réélu, vendredi, avec 98,58 % des voix, selon les chiffres officiels provisoires. Il dirige ce pays d’une main de fer depuis vingt-deux ans. Ismaël Omar Guelleh (« IOG ») va continuer de diriger d’une main de fer Djiibouti. Le président sortant de ce petit pays stratégique de la Corne de l’Afrique a été réélu, vendredi 9 avril, pour un cinquième mandat de cinq ans avec 98,58 % des voix (167 535 voix), selon des résultats provisoires proclamés par le ministre de l’intérieur, Moumin Ahmed Cheick.
      « IOG », 73 ans, se présentait pour un cinquième et, théoriquement, dernier mandat face à Zakaria Ismail Farah, un homme d’affaires de 56 ans fraîchement débarqué en politique. Ce dernier a obtenu moins de 5 000 voix, selon le ministre de l’intérieur. Les résultats définitifs seront prochainement « donnés par le Conseil constitutionnel ».
      En 2016, lors de la précédente élection présidentielle, M. Guelleh avait été crédité d’environ 87 % des voix, là aussi dès le premier tour.
      Plus de 77 % de participation
      Vendredi, plus tôt dans la soirée, le premier ministre, Abdoulkader Kamil Mohamed, a annoncé sur Facebook que « la participation dépasserait les 77 % », contre 68 % en 2016.
      Les quelque 215 000 électeurs inscrits (sur une population totale de 990 000 personnes) étaient invités à se rendre dans l’un des 529 bureaux de vote du pays, en majorité situés dans la c Vendredi midi, le président sortant, portant des vêtements traditionnels immaculés, avait voté accompagné d’une nuée d’officiels, d’officiers de sécurité et de journalistes, se disant « très, très confiant ».apitale, Djibouti-Ville.
      Zakaria Ismail Farah silencieux
      Cette réélection se dessine néanmoins comme un dernier tour de piste pour M. Guelleh, qui aura, lors du prochain scrutin en 2026, dépassé la limite d’âge de 75 ans imposée par la Constitution. Cette limite a été introduite en 2010, lors d’une révision de la Constitution principalement destinée à supprimer la limite de deux mandats fixée jusqu’alors.
      Cette réforme avait permis l’année suivante à M. Guelleh, deuxième président de Djibouti depuis l’indépendance de la France, en 1977, de se présenter pour un troisième mandat. Il avait alors promis, en 2011, que ce serait sa dernière candidature.
      Vendredi en fin de journée, M. Farah, qui ne répondait plus depuis plusieurs heures aux sollicitations de l’Agence France-Presse (AFP), n’avait été vu dans aucun bureau de vote. « Ça ne sert à rien mon vote, ni les votes de 80 % du peuple djiboutien », écrivait-il plus tôt dans un message, sans donner plus d’explications. Dans un second message, M. Farah a vivement critiqué l’absence de ses délégués dans les bureaux de vote, semblant suggérer qu’ils avaient été empêchés d’entrer.

    • Bénin: retour sur un vote dans le calme avec une participation timide

      Rfi.fr - 20h39

      Les Béninois étaient appelés aux urnes ce dimanche pour le premier tour d’une élection présidentielle déjà contestée. Seuls trois candidats étaient en lice, dont le président actuel Patrice Talon. De son côté, l’opposition a vu plusieurs de ses candidatures invalidées par la Commission électorale.
      • Le vote s’est déroulé dans le calme notamment à Cotonou, la capitale économique.
      • Plusieurs centres de vote n’ont pas pu ouvrir ou ont dû fermer dans plusieurs localités, dont Savè ou encore Tchaourou.
      • La participation est plutôt timide loin des files d’attente que le pays avait connues en 2016.

    • Présidentielle au Tchad: affluence mitigée dans les bureaux de vote

      Rfi.fr - 20h36

      Au Tchad, 7,3 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes ce dimanche pour départager dix candidats parmi lesquels l’actuel chef de l’État Idriss Déby Itno, qui brigue un nouveau mandat de six ans. Dans la capitale comme en province, il n’y avait pas foule devant les bureaux de vote.
      Le dépouillement est terminé dans le centre Ambassatna Carré 5 qui regroupe dix bureaux de vote. L’opération s’est déroulée à la lumière des lampes-torches sous les yeux des représentants du Mouvement patriotique du salut (MPS), le parti au pouvoir, et de quelques passants. « La journée a été calme, il y a eu moins d’électeurs que prévu », indiquait l’un d’eux.
      Dans le centre-ville et le nord de Ndjamena, où s’est rendue notre envoyée spéciale Alexandra Brangeon, les bureaux de vote ont ouvert lentement et avec souvent entre une heure et une heure et demie de retard. Les électeurs sont arrivés au compte-gouttes à partir de 9h. « C’est un devoir », « il faut bosser », « on veut la stabilité et la paix », expliquaient-ils
      Une participation différente selon les quartiers
      À Chagoua, un quartier du sud de Ndjamena réputé proche de l’opposition, les bureaux étaient quasiment vides à la mi-journée. En une heure, seuls quatre électeurs s’étaient montrés. « Les gens viendront plus tard », assurait le responsable d’un bureau. Mais à l’extérieur de ce même bureau, un jeune assis sur une chaise en plastique n’y croyait pas « Les gens du quartier sont en colère, ils ne viendront pas voter. Il n’y a pas d’eau, pas d’électricité. Les jeunes n’ont pas de travail. En 30 ans, Déby n’a rien fait pour son pays. Ça ne sert à rien de voter ».
      Finalement, la participation a été très différente selon les quartiers. Dans les bureaux de vote des quartiers du centre de la capitale, proches du parti au pouvoir, quelques files d’attente ont été observées dans la journée. Ceux des quartiers sud sont en revanche restés vides une bonne partie de la journée.
      Une partie de l’opposition avait appelé au boycott de ce scrutin, dont Saleh Kebzabo, l’opposant historique au président Déby. L’appel avait été relayé par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme. Mais contrairement à ce qu’avaient annoncé une coalition d’opposition et la société civile, il n’y a pas eu non plus d’importantes manifestations. Il faut dire que les forces de sécurité se sont déployées en nombre aux endroits sensibles de la ville.

    • samedi 10 avril
    • Covid-19 : nouvelles restrictions en Inde, en Colombie et au Mali

      liberation.fr - 23h23

      Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en réanimation continue sa progression, grimpant à 5 769, le plus élevé depuis près d’un an, selon les chiffres publiés ce samedi par Santé publique France. Ce chiffre a progressé d’un millier en seulement 15 jours, et il n’avait pas été aussi haut depuis le 17 avril 2020. L’agence sanitaire a indiqué samedi que 388 personnes avaient été admises en services de soins critiques (réanimation, soins intensifs, surveillance continue) en 24 heures. Vendredi, le ministre de la Santé Olivier Véran estimait que ces services allaient continuer à se remplir «pendant au moins 15 jours».
      Assesseurs vaccinés : les maires ruraux contre les recommandations du Conseil scientifique. L’Association des maires ruraux de France (AMRF) rejette les recommandations du conseil scientifique sur l’organisation du scrutin des élections régionales et départementales, qui doivent se tenir en principe les 13 et 20 juin prochains. La demande que les membres des bureaux de vote soient vaccinés est en particulier jugée «inacceptable». Dans un avis remis fin mars à Matignon, le conseil scientifique préconisait «de solliciter des personnes vaccinées», «c’est-à-dire des personnes plus âgées», pour tenir les bureaux. «Imposer de telles dispositions aux élus locaux est difficilement compatible avec la pratique constatée dans les communes rurales, où il est parfois complexe de trouver des assesseurs en nombre sans mobiliser le personnel communal», écrit le président de l’association Michel Fournier dans une lettre au Premier ministre. Le gouvernement a mandaté les préfets pour consulter les maires sur le maintien du scrutin. Ils ont jusqu’à lundi pour se prononcer.
      Bombay confiné tous les week-ends du mois d’avril. Alors que le nombre de nouvelles contaminations flambe en Inde, l’Etat du Maharashtra, le plus touché par la deuxième vague, se confine ce samedi pour tout le week-end. La mesure, qui affecte 125 millions de personnes dont les habitants de la capitale économique Bombay, sera répétée chaque fin de semaine pendant tout le mois d’avril. 94 millions de doses de vaccin ont été administrées dans ce pays de 1,3 milliard d’habitants, mais les stocks de s’amenuisent. Les 72 centres de vaccination privés de Bombay sont fermés jusqu’à mardi tandis que les horaires d’ouverture sont restreints dans les centres publics, menacés de fermeture s’ils ne sont pas approvisionnés. En Amérique du Sud, ce sont les huit millions d’habitants de Bogota, en Colombie, qui vont également devoir se confiner ce week-end. L’Argentine, elle aussi sous le coup d’une augmentation exponentielle des contaminations, est depuis vendredi sous couvre-feu pour trois semaines.
      Nouvelles restrictions au Mali. Les autorités maliennes ont suspendu à partir de ce samedi toutes les festivités et manifestations et ont fermé tous les lieux de loisirs pendant deux semaines en raison d’une progression «inquiétante» du Covid-19. Afin de «rompre la chaine de contamination», elles ont décidé de faire respecter scrupuleusement le port du masque en public et interdit les rassemblements de plus de 50 personnes.
      Au Cambodge, de la prison en cas de non-respect des consignes sanitaires. Le Premier ministre cambodgien a menacé samedi de prison ceux qui ne respectaient pas la quarantaine et a averti les fonctionnaires qu’ils pourraient perdre leur emploi s’ils ne se font pas vacciner. Le parlement a adopté un projet de loi strict destiné à contenir les contaminations qui prévoit jusqu’à 20 ans de prison en cas de non-respect des consignes sanitaires. Plus de mille contaminations ont été enregistrées ces deux derniers jours, beaucoup chez des ouvriers du textile et des vendeurs sur des marchés.

    • Algérie : slogans antifrançais et appels à l’unité dans la marche du hirak

      Le Monde Afrique - 23h16

      En dépit de la situation sanitaire, le hirak reprend progressivement son rituel du vendredi pour faire passer ses messages. Des slogans antifrançais ont réapparu vendredi dans le cortège des manifestants antirégime du hirak lors de leur marche hebdomadaire à Alger, au lendemain de l’annulation inopinée de la visite du Premier ministre français, Jean Castex, prévue dimanche dans la capitale, a constaté l’AFP « La France est de retour, jeunes levez-vous ! » ont crié des protestataires, tandis que des pancartes étaient barrées des slogans : « Là où arrive la France, c’est la destruction », « Macron dégage, vous n’êtes pas le bienvenu dans le pays des Martyrs ». Un dessin montrait un coq, symbole de la France, picorant une carte du pays maghrébin avec la mention « L’Algérie n’est pas à vendre ». Ces mots d’ordre sont récurrents lors des défilés du hirak, les opposants accusant Paris d’avoir ouvertement pris le parti du président Abdelmadjid Tebboune. La visite de M. Castex a été annulée jeudi soir à la demande d’Alger, mécontent, semble-t-il, de la taille de la délégation ministérielle française.
      Appels à l’unité
      Les manifestants ont par ailleurs appelé à l’unité, ont constaté des journalistes de l’AFP, après que le pouvoir a mis en garde le mouvement prodémocratie contre des « dérapages extrémistes ». « C’est une initiative pour rassembler tous les Algériens et pour dire que nous sommes devant un hirak multiple et divers mais uni, car l’union des Algériens est leur force », a déclaré le sociologue Nacer Djabi, un leader du hirak. « Peuple uni ! » ont scandé les manifestants en réaffirmant leur opposition aux élections législatives organisées par « le gang » au pouvoir, le 12 juin. M. Tebboune a dénoncé cette semaine les « activités non innocentes » qui « tentent d’entraver le processus démocratique en Algérie », et promis qu’à l’avenir l’État serait « intransigeant ». Le Haut Conseil de sécurité a examiné « les actes subversifs et les graves dérapages émanant de milieux séparatistes et de mouvances illégales proches du terrorisme, qui exploitent les marches » du hirak, a-t-il dit.

    • France-Rwanda : ces « pas en avant » qui peuvent tout changer

      Le Monde Afrique - 23h09

      De Sarkozy à Macron, les initiatives françaises n’ont pas manqué autour de la question du génocide pour retrouver des relations apaisées avec le Rwanda. Tout a véritablement commencé en février 2010 quand le président Sarkozy a effectué un voyage officiel au Rwanda, le premier d’un chef d’État français depuis le génocide en 1994. En avril 2019, le président Macron confie à une Commission de recherche sur les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide des Tutsi (1990-1994) la mission de déterminer le rôle de la France dans le génocide au Rwanda. Dirigée par l’historien Vincent Duclert, d’où son nom de Commission Duclert, elle a remis le 26 mars dernier son rapport au président de la République française, Emmanuel Macron À Kigali, ce vendredi 9 avril, cela a été au tour du président Paul Kagame P de recevoir en mains propres de l’historien Vincent Duclert une copie de ce rapport.
      Le président Paul Kagame et l’historien Vincent Duclert ont discuté pendant une heure des conclusions du rapport. « J’ai été très heureux de pouvoir remettre au président Paul Kagame le rapport de mon équipe, de cette commission de recherche, qui a beaucoup travaillé pour terminer cette oeuvre scientifique, qui était destinée au commanditaire, le président Emmanuel Macron mais (…) aussi à d’autres présidents, et particulièrement au président Paul Kagame », a déclaré Vincent Duclert à plusieurs journalistes à l’issue de l’entretien.
      Cité par l’AFP, l’historien a rappelé le constat dressé par le rapport des « responsabilités accablantes de la France, qui n’a rien compris, qui n’a pas mesuré la gravité de son action au Rwanda, et qui a contribué au processus génocidaire sans le savoir ». Et de préciser que « ce qui est établi dans le rapport, c’est une responsabilité écrasante, et c’est précisément ce que savent Paul Kagame et les Rwandais ». « Au fond nous parlions le même langage (avec Paul Kagame), nous évoquions les mêmes faits », a-t-il ajouté. Comme en écho, Alain Juppé, ministre français des Affaires Etrangères au moment du génocide, a de son côté reconnu dans une tribune publiée le 7 avril dans le quotidien Le Monde que la France n’avait « pas accompli assez ». « Nous n’avons pas compris qu’un génocide ne pouvait supporter des demi-mesures », a-t-il écrit. Pour rappel, ce génocide a fait plus de 800.000 morts selon l’ONU, essentiellement des Tutsi exterminés entre avril et juillet 1994.
      Mercredi, lors des cérémonies de commémoration du 27e anniversaire du génocide, le président Kagame avait salué les conclusions du rapport, le qualifiant d’« important pas en avant ». De son côté, le ministre rwandais des Affaires étrangères Vincent Biruta s’est félicité ce vendredi du rapport Duclert qui, dit-il, « va apporter quelque chose d’important sur la compréhension du passé ». « Si vous comprenez bien le passé, ça veut dire que vous pouvez construire un avenir ensemble », a-t-il ajouté.

    • Présidentielle à Djibouti: «victoire du peuple» pour le pouvoir, «mascarade» pour l’opposition

      Rfi.fr - 20h16

      Le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh a été réélu vendredi 9 avril pour un cinquième mandat. Il aurait obtenu 98,58% des voix, selon les premiers chiffres officiels provisoires annoncés dans la nuit de vendredi à ce samedi 10 avril. À Djibouti, les premières réactions se sont fait entendre dès ce samedi matin.
      Du côté du pouvoir, l’heure est aux réjouissances après la journée de vote du vendredi 9 avril. « Merci pour votre confiance, merci pour Djibouti ! Continuons ensemble ! », a tweeté dans la nuit le président fraichement réélu, Ismaël Omar Guelleh.
      Un véritable plébiscite, se réjouit Daoud Houmed, porte-parole de la majorité présidentielle en Europe : « Les Djiboutiens ont constaté toutes les réalisations dont le chef de l’État est à l’origine, ils ont décidé de le laisser poursuivre l’œuvre engagée il y a 20 ans. Il faut noter que le candidat qui était en face de nous n’a pas battu campagne pour se faire connaître. Peut-être qu’il aurait gagné un peu plus. Les Djiboutiens ont manifesté leur confiance absolue au chef de l’État ».
      Vendredi soir, le Premier ministre Abdoulkader Kamil Mohamed s’est lui aussi réjoui des premiers résultats sur sa page Facebook. Il a qualifié l’élection de « victoire du peuple djiboutien », citant un taux de participation qui dépasserait les 77 %.
      Ce chiffre est pourtant remis en question par l’opposant Abdourahman Mohamed Guelleh, du parti Radde. Selon lui, les Djiboutiens auraient « massivement boycotté la mascarade électorale ». Sur Twitter, il a même salué ce boycott, le qualifiant de « belle victoire ».
      « Jusqu’à hier, à la clôture des bureaux, les cartes d’électeurs étaient entassées. Cela nous a démontré, preuve à l’appui, que les Djiboutiens ont boudé ce scrutin joué d’avance. C’était un non-événement. C’est un président autoproclamé avec un score soviétique à plus de 98%. Voilà, Ismaël Omar Guelleh s’est retrouvé face à lui-même », a ajouté l’opposant Abdourahman Mohamed Guelleh
      Le résultat de l’élection est donc sans surprise, car les partis d’opposition avaient décidé ne pas prendre part à l’élection et le président sortant n’avait face à lui qu’un seul candidat : Zakaria Ismail Farah. Homme d’affaires âgé de 56 ans, peu connu de la scène politique, il n’avait fait qu’une timide campagne, se plaignant de ne pas bénéficier d’un service de maintien de l’ordre. Le candidat n’a d’ailleurs pas été vu dans les bureaux de vote vendredi, indique notre correspondante à Nairobi,Albane Thirouard.

    • Présidentielle au Bénin: des routes bloquées perturbent le déploiement du matériel électoral

      Rfi.fr - 20h13

      L’élection présidentielle se tiendra demain, dimanche 11 avril, au Bénin. À moins de 24 heures du scrutin, le blocage des voies par les manifestants anti-Talon perturbe l’acheminement du matériel électoral vers les bureaux de vote du nord du pays. Des camions ont été bloqués. Pourtant, le matériel doit être en place rapidement pour accueillir les électeurs dès 7h, dimanche matin. C’est une course contre la montre qui commence.
      Ces derniers jours, la campagne a été marquée par des tensions et des violences, des mouvements de contestation qui auraient fait deux morts et des blessés dans le centre du pays, à Savè mais il n’y a aucun bilan officiel. Le président Patrice Talon brigue un deuxième mandat. Il fera face à deux adversaires, mais les grandes figures de l’opposition n’ont pas pu se présenter.
      Voyage interrompu
      Seize camions, au total, transportaient le matériel électoral pour le nord du pays mais dans la nuit de vendredi à ce samedi 10 avril, aucun n’était arrivé à destination. Pourtant, ils avaient bien pris la route, les uns par l’est du Bénin, les autres par l’ouest. Le voyage sera très vite interrompu par les manifestations violentes et les barricades.
      Traîner, rester coincé dans les files de voitures était risqué. Le matériel transporté est sensible et il sert à un vote dont l’affiche est contestée. Du coup, les seize camions ont fait demi-tour et, par sécurité, ils sont en stationnement dans une garnison, à 200 km de Cotonou et à 50 km de Savè.
      Troncs d’arbres
      Les routes sont toujours entravées par des troncs d’arbres, des pneus, des camions et des pavés. Aussi, deux options sont sur la table, à savoir reprendre la route mais à condition que l’armée lève rapidement toutes les barrières ou bien tout convoyer par avion.

    • vendredi 09 avril
    • États-Unis : Biden proclame plus de contrôles sur les armes à feu

      le Figaro - 17h16

      Le président a annoncé quelques modestes mesures, sachant la puissance du lobby des armes et les réticences du Congrès.
      New York
      «L’heure est venue.» Malgré la pandémie planétaire, la distribution à marche forcée de vaccins anti-Covid-19 et la propagation simultanée de dangereux variants du virus, un calendrier parlementaire infernal consacré à la relance de l’économie américaine, l’Administration Biden a décidé d’agir en matière de contrôle des armes à feu. Dans la roseraie près du Bureau ovale, jeudi, le président des États-Unis, sa colistière, Kamela Harris, et l’Attorney General (ministre la Justice), Merrick Garland, ont accueilli les associations citoyennes, groupes de pression et parents de victimes de fusillades scolaires pour annoncer des mesures fortes contre ce fléau. «Nous l’avons fait, Jaime !», s’est enthousiasmé Fred Guttenberg, père de cette jeune fille de 14 ans assassinée lors de la fusillade du lycée de Parkland, en Floride, le 14 février 2018 (17 morts). «Aujourd’hui est un grand jour. Le jour où l’Amérique change de braquet et choisit de sauver des vies en priorité.»

    • Conjoncture : pour l’Afrique, des lendemains meilleurs

      Le Point - 17h08

      ANALYSE. Covid-19 oblige, 2020 a véritablement été une année de récession. Selon la Banque mondiale, en 2021, il en ira différemment pour les pays africains.
      Le Covid a plongé l’Afrique dans la première année de récession depuis 25 ans. Cela aurait pu être pire. Le dernier rapport semestriel « Africa Pulse » sur la conjoncture, publiée en avril par le bureau Afrique de la Banque mondiale, précise que « l’activité économique de l’Afrique subsaharienne s’est contractée de 2 % en 2020, correspondant au niveau inférieur de la fourchette de prévisions publiée dans l’édition d’avril 2020 ». Une récession nettement moins violente que celle vécue dans nombre de pays développés. « Ces données reflètent une propagation plus lente du virus et une plus faible mortalité liée au Covid-19 dans la région, une forte croissance agricole et un redressement plus rapide que prévu des prix des produits de base », note la Banque mondiale.
      Malgré ces résultats, pas si mauvais, la pauvreté s’est aggravée. Les personnes les plus vulnérables ont été particulièrement affectées, confrontées qu’elles ont été à un manque d’opportunités et à un accès inégal aux filets sociaux de sécurité.
      Seconde vague plus dure
      Pour 2021, l’Afrique subsaharienne devrait enregistrer une croissance entre 2,3 % et 3,4 %. Cependant, les auteurs du rapport mettent en garde : « Les prévisions du scénario de référence pour 2021 pour la région sont en partie revues à la baisse à cause d’une seconde vague d’infection du Covid-19 qui pourrait être pire que la première, en raison de l’apparition de nouveaux variants plus transmissibles. » Depuis décembre 2020, le nombre d’infections a augmenté de 40 % par rapport à la première vague, obligeant certains gouvernement a revenir à des confinement plus strict comme en A2frique du Sud
      « L’an dernier, les pays africains ont consenti des investissements considérables pour maintenir leurs économies à flot et préserver la vie et les moyens de subsistance de leurs populations, commente Albert G. Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. Afin d’intensifier ces efforts et d’ouvrir la voie à une reprise plus solide sur tout le continent, ils doivent mettre en œuvre des réformes ambitieuses qui permettront d’accompagner la création d’emplois, d’encourager une croissance équitable, de protéger les personnes vulnérables et de préserver l’environnement. »

    • Grèce : un journaliste spécialiste des affaires criminelles tué devant chez lui

      Le Point - 17h01

      La Grèce est sous le choc. Un journaliste spécialisé dans les affaires criminelles a été tué vendredi 9 avril après-midi par des inconnus devant son domicile à Alimos, dans la banlieue sud d’Athènes, a-t-on appris de source policière.
      Giorgos Karaïvaz, journaliste à la télévision privée grecque Star, « a reçu des tirs de balle et a été tué sur le coup », a indiqué à l’Agence France Presse responsable du bureau de presse de la police d’Athènes. La nouvelle a profondément choqué le milieu journalistique et de nombreux médias ont interrompu leurs programmes.
      « Tué dans une embuscade mortelle »
      Le journaliste quinquagénaire a travaillé dans de nombreux médias grecs. Il a reçu « de nombreuses balles en rentrant chez lui après une émission télévisée », a indiqué la radio privée Skaï. Selon la même source, « 17 douilles » ont été découvertes devant son domicile. « Il a été tué dans une embuscade mortelle », a estimé Skaï. De nombreux policiers sont aussitôt arrivés sur les lieux du crime pour enquêter, selon la même source. D’après les premières informations, deux personnes sur une moto ont tiré sur lui au moins six balles et le journaliste a été tué sur le coup, selon Skaï et d’autres médias grecs. Giorgos Karaïvaz était marié et avait un enfant, selon des médias.
      Alors que des locaux des médias privés en Grèce sont souvent des cibles d’attentats à l’engin incendiaire ou de vandalisme, les meurtres de journalistes sont rares en Grèce. En 2010, Socratis Giolias, un journaliste d’investigation grec et blogueur avait été tué devant son domicile dans une banlieue d’Athènes. Son meurtre avait été revendiqué à l’époque par un groupe d’extrême gauche, la police n’a pas, jusqu’ici, trouvé les coupables.

    • L’Afrique face au Covid-19 : le Vatican en campagne pour l’annulation de la dette

      Le Monde Afrique - 16h55

      Le Royaume-Uni ferme ses frontières au Kenya, seulement 2 % des vaccins pour le continent, les hôpitaux malgaches débordés… Alors que le G20 a annoncé une nouvelle extension pour six mois du moratoire sur les intérêts de la dette des pays les plus pauvres, les appels se multiplient pour aller plus loin et accorder une annulation. Le Vatican prendra part à ce mouvement : mercredi 7 avril, le dicastère pour le service du développement humain intégral et la commission Covid-19 ont annoncé le lancement d’une campagne pour l’annulation de la dette des pays africains. Le plaidoyer sera mené auprès des institutions financières internationales et des gouvernements des pays créanciers. Localement, cette campagne devrait être relayée par des organisations comme Caritas Afrique.

      Il est fait référence à la campagne du Jubilé. Lancée au milieu des années 1990 par une coalition d’Eglises et de mouvements d’inspiration chrétienne, elle avait joué un rôle déterminant dans l’allègement des dettes décidé au tournant du millénaire. Si l’épidémie de Covid-19 a relativement épargné le continent africain, avec « seulement » 4,3 millions de contaminations et 114 000 décès, son impact économique et social s’avère en revanche considérable. L’an dernier, le continent a enregistré sa première récession depuis vingt-cinq ans. Selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), le taux de croissance en 2021 devrait atteindre 3,4 %, soit moins que toutes les autres régions du monde

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