Linfo en continu

    • lundi 10 mai
    • États-Unis : 7 morts par balle lors d’une fête d’anniversaire

      Le Point - 09h53

      L’auteur des coups de feu a retourné l’arme contre lui, après avoir tiré sur les convives. Des enfants présents sur place ont été épargnés. Un homme a ouvert le feu dimanche pendant une fête d’anniversaire au Colorado, tuant six personnes, avant de retourner l’arme contre lui, a annoncé la police. La police de Colorado Springs a reçu le matin un appel d’urgence provenant d’un parc de mobiles homes, où elle a trouvé six adultes tués par balle et un homme grièvement blessé. Ce dernier a été transporté à l’hôpital, où il est mort de ses blessures.
      Les premiers éléments de l’enquête ont révélé que les tirs ont éclaté dans une des maisons mobiles, où des familles étaient réunies pour fêter un anniversaire. « Le suspect, petit ami d’une femme figurant parmi les victimes, s’est rendu sur les lieux en voiture, a commencé à tirer sur les convives, puis s’est tué », a déclaré la police dans un communiqué. « Nous enquêtons toujours pour déterminer le mobile. » Aucun des enfants présents n’a été blessé, selon la police, et tous ont été recueillis par des membres de leur famille. Les victimes ont été identifiées.
      Les États-Unis ont connu ces dernières semaines une série d’attaques à l’arme à feu : sur un site du service de livraison FedEx à Indianapolis, un immeuble de bureaux en Californie, un magasin d’alimentation à Boulder, au Colorado, et dans plusieurs spas à Atlanta.
      Le président américain Joe Biden a qualifié le mois dernier la violence par arme à feu aux États-Unis d’« épidémie » et de « honte internationale ». Plus de 43 000 décès par arme à feu ont été répertoriés aux États-Unis l’an dernier, suicides compris, selon les chiffres de Gun Violence Archive, une association de recherche sur les violences par armes à feu.

    • dimanche 09 mai
    • Afghanistan : des attentats à la bombe près d’une école pour filles font 50 morts

      Le Point - 13h18

      Une voiture piégée et deux autres bombes ont explosé samedi 8 mai à proximité d’une école de la capitale. Une centaine de personnes ont été blessées. Les talibans ont nié être impliqués dans ces attaques. Le bilan des attentats à la bombe perpétrés près d’une école pour filles dans un quartier de Kaboul, majoritairement peuplé par des chiites hazaras, s’élève désormais à 50 morts, a annoncé, dimanche 9 mai, le ministère de l’intérieur r afghan. Le porte-parole du ministère, Tareq Arian, a indiqué à la presse qu’une voiture piégée a explosé la veille devant l’école Sayed Al-Shuhada et que deux autres bombes ont explosé au moment où les élèves paniqués se précipitaient dehors. Il a ajouté que plus d’une centaine de personnes ont été blessées et que la plupart des victimes sont des étudiantes.
      L’attentat n’a pas été revendiqué, mais le président afghan Ashraf Ghani a accusé les talibans d’en être les responsables. « Les talibans sont derrière ces attentats. Ils ont déjà mené des attaques similaires contre des établissements scolaires par le passé », a déclaré Tareq Arian. Les explosions se sont produites dans le quartier hazara de Dasht-e-Barchi, dans l’ouest de la capitale afghane, majoritairement peuplé par des chiites hazaras, souvent pris pour cible par les groupes islamistes sunnites. Il a eu lieu au moment où ses habitants faisaient leurs courses à l’approche de la fête musulmane de l’Aïd-el-Fitr qui va marquer la semaine prochaine la fin du mois de jeûne du ramadan.
      Ces attentats interviennent alors que l’armée américaine poursuit le retrait de ses 2 500 derniers soldats d’Afghanistan, laissant derrière elles un pays déchiré par 20 ans de conflit. La veille, les États-Unis et les Européens ont appelé à une reprise « immédiate » et « sans conditions préalables » des négociations en Afghanistan, accusant les talibans de faire régner la violence pendant le retrait des forces étrangères et de bloquer le processus de paix.

    • Somalie: apaisement à Mogadiscio après le retrait des soldats mutinés

      Rfi.fr - 13h11

      Les troupes pro-opposition avaient pris position dans la capitale ces dernières semaines en signe de protestation contre l’extension de mandat du président.
      Leur départ fait suite à un accord conclu plus tôt dans la semaine entre le gouvernement et l’opposition. En échange de retourner dans leurs casernes et de rester apolitiques, aucune sanction ne sera prise contre les troupes mutinées.
      Les centaines d’hommes lourdement armés ont déserté les tranchées creusées fin avril et retiré les barrages qu’ils avaient érigés. Puis ils ont rejoint vendredi un camp à l’extérieur de la capitale, pour ensuite regagner leurs bases ailleurs dans le pays.
      Un apaisement accueilli avec soulagement à Mogadisico où nul n’a oublié la journée du 25 avril, quand des affrontements entre soldats pro-opposition et pro-gouvernement avaient éclaté, en réaction à l’extension du mandat du président Farmajo. Ce jour-là, entre 60 000 et 100 000 personnes avaient fui les violences selon l’ONU.
      Un premier pas positif pour le Premier ministre, en charge depuis le 1er mai de l’organisation des élections

    • Sénégal : une convergence des luttes pour demander réparation

      Rfi.fr - 13h07

      Au Sénégal, quinze collectifs regroupés au sein de l’organisation multi-lutte Doyna (« ça suffit » en wolof) se sont rassemblés samedi 8 mai sur la place de l’obélisque à Dakar pour dénoncer la spéculation foncière, la démolition de maisons, les licenciements abusifs, les recrutements clientélistes, etc. Tous dénoncent d’être victimes d’injustices et demandent une réparation de l’État. Un rassemblement autorisé et encadré par le mouvement Frapp France Dégage.
      Pancartes à la main, les quinze collectifs ont expliqué leurs revendications chacun à leur tour. Samuel Mokhtar Ba est président d’un collectif qui regroupe des menuisiers ou mécaniciens qui ont été expulsés de leur lieu de travail :
      « L’expropriation forcée est trop banale au Sénégal, ce n’est pas normal, il faut que cela cesse. tous ces gens qui sont là ont subi des injustices foncières, et ensemble, nous serons plus forts. » Ibrahima Ly, du collectif Jaxaay, est venu réclamer les logements promis par l’État quand leurs maisons ont été détruites en 2005.

    • samedi 08 mai
    • Le luxueux «Air Force One» de Kadhafi bientôt de retour en Libye ?

      liberation.fr - 23h27

      Immobilisé sur le tarmac de l’aéroport de Perpignan depuis 2014, l’avion personnel du dictateur déchu en 2011 pourrait retourner prochainement dans son pays. Ultime épisode d’un feuilleton mêlant un tribunal arbitral égyptien, Air France et un puissant conglomérat koweïtien ? «Je ne pouvais pas m’imaginer m’allonger sur le lit de Kadhafi, lance un jeune libyen tout sourire, un fusil-mitrailleur AK-47 à la main. Même dans mes rêves !» Août 2011. Après six mois d’une guerre civile partie d’un mouvement de contestation populaire, les rebelles libyens, des insurgés ayant précipité la chute du régime Kadhafi, s’emparent de l’aéroport international de Tripoli, la capitale. Sur le tarmac, ils découvrent l’avion personnel de Muammar al-Kadhafi, qui régna en dictateur sur le pays durant plus de quarante ans avant d’être tué à Syrte, en octobre 2011.
      A l’intérieur, des journalistes suivent des rebelles découvrant le luxueux appareil. Douches et toilettes flamboyantes, lit XXL, canapés en cuir… L’Airbus A340 du «Guide de la révolution» symbolise la démesure et la mégalomanie d’un homme et d’un pouvoir à l’agonie. Un an après, quasiment jour pour jour, l’appareil immatriculé 5A-ONE atterrit à l’aéroport de Perpignan, en toute discrétion, comme le racontait le Monde en 2015. Criblé d’éclats d’obus et de balles, l’avion a traversé la Méditerranée en cinq heures, à basse altitude – environ 10 000 pieds. Le transfert a été opéré par une société privée, World assets transition (WAT). L’Airbus est alors confié par le Conseil national de la transition (l’organe politique de la rébellion) à Air France, qui sous-traite le délicat bien à EAS, une société de maintenance aéronautique.

    • La Tunisie, aux abois, appelle le FMI à la rescousse

      Le Point - 23h10

      ACCORD. Ali Kooli, son ministre des Finances, est à Washington pour négocier un nouveau prêt, le quatrième en dix ans. En échange : un vaste plan de réformes.
      Les résultats de ce voyage à Washington sont très attendus. Car il ne s’agit pas d’une simple visite diplomatique pour le ministre des Finances. La Tunisie est au milieu du gué. Lourdement endetté, le pays s’est tourné vers le Fonds monétaire international (FMI) pour la quatrième fois en une décennie. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agirait de négocier un nouvel accord triennal pour un montant qui reste à négocier. Et le temps presse. « Je peux confirmer que les équipes du Fonds ont rencontré les autorités tunisiennes plus tôt cette semaine et celles-ci ont fait part de leur programme de réformes économiques », a déclaré Gerry Rice, le porte-parole de l’institution, sans toutefois donner de détails sur les concessions potentielles du pays en échange d’un prêt. « Je n’ai pas de calendrier » ou d’échéance de fin de négociations ni de montant du prêt qui est discuté, a-t-il ajouté.
      Pour l’heure, les discussions sont d’ordre « technique », a-t-il poursuivi. En d’autres termes, le FMI passe en revue les détails du plan fourni par le gouvernement tunisien.
      Selon des documents du gouvernement tunisien dont l’Agence -France-Presse ‘ a obtenu copie, l’une des mesures phares est de remplacer les subventions des prix des produits de première nécessité par des aides directes aux familles. Le but est d’éliminer ces subventions d’ici à 2024. Autre élément socialement explosif : la réduction de la masse salariale de la fonction publique qui a gonflé sous l’effet de recrutements dans le secteur de la santé pour lutter contre le Covid-19.

    • La Côte d’Ivoire aux prises avec des délestages

      Le Point - 23h03

      Un déficit de production d’électricité plonge le pays dans le délestage, obligeant la compagnie nationale d’électricité à rationner ménages et sociétés. Depuis quelques jours, les Ivoiriens souffrent de délestages récurrents dans la fourniture de l’électricité et le font savoir. « C’est dommage qu’un si grand pays comme la Côte d’ivoire en arrive au point du délestage », se plaint cet internaute sur Twitter.. La colère monte, car le fléau de coupure de courant touche toutes les grandes villes du pays, comme la capitale économique, Abidjan, métropole d’environ 5 millions d’habitants. Le patronat, les consommateurs et les syndicalistes sont vent debout alors que le pays se veut un leader régional dans le secteur de l’électricité.
      « Ce délestage que vit la Côte d’Ivoire doit être le dernier de son histoire. On ne peut pas être à ce niveau et avoir des problèmes de 1960 encore. Quitte à faire les choses, faisons-les bien. Toute l’attractivité créée ces dernières années, côté business, risque de s’envoler », avertit un usager sur les réseaux sociaux.
      « Quand ce n’est pas l’eau, c’est le courant ! » se plaint un habitant de Yamoussoukro. « Ici, à Korhogo [principale ville du nord de la Côte d’Ivoire, NDLR], il n’y a pas un jour sans qu’on assiste à une coupure de courant, mettant en danger nos appareils ménagers », confie un fonctionnaire.
      La Côte d’Ivoire, qui connaît une forte embellie économique depuis huit ans, a produit en 2019 plus de 2 229 mégawatts (MW) d’électricité et a exporté en 2020 11 % de sa production d’électricité vers six pays voisins – Ghana, Togo, Bénin Burkina,-Faso Mali et Liberia –, selon le ministère de l’Énergie.

    • Victorieux, les indépendantistes écossais exigent un référendum sur l’indépendance

      Le Monde - 22h53

      En Ecosse, les Tories sont minoritaires face au parti indépendantiste SNP, de la populaire première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, qui a conforté son assise.
      Forte de la victoire de son parti aux élections locales, la première ministre indépendantiste écossaise Nicola Sturgeon a enjoint, samedi 8 mai, Boris Johnson de ne pas s’opposer à la « volonté » du peuple écossais en faveur d’un référendum d’autodétermination. Le scrutin pour le Parlement d’Holyrood, à Edimbourg, constituait un enjeu majeur du 3Super jeudi » d’élections locales britanniques, avec des implications majeures pour l’unité du Royaume-Uni, mise à mal par le Brexit.
      Ratant d’un siège seulement la majorité absolue, le Parti national écossais (SNP) de la populaire Nicola Sturgeon a obtenu 64 sièges sur les 129 du parlement écossais, manquant d’un siège seulement la majorité absolue, selon les résultats définitifs annoncés samedi.
      Il remporte ainsi un quatrième mandat à la tête de la nation britannique et peut se targuer, face au refus de Londres d’accepter un nouveau référendum, de la majorité absolue obtenue par le camp indépendantiste : les Verts, également en faveur d’une séparation du Royaume-Uni, remportent huit sièges. Les conservateurs écossais arrivent en deuxième position avec 31 députés.

    • Covid-19: Madagascar accueille avec soulagement ses premiers vaccins

      Rfi.fr - 22h48

      Après des mois de tergiversations, Madagascar a finalement reçu samedi 7 mai au matin ses premiers vaccins anti-Covid-19 à travers le programme Covax des Nations unies. Il s’agit d’une première cargaison de 250 000 doses de Covishield, qui a été accueillie sur le tarmac de l’aéroport d’Antananarivo par plusieurs responsables des Nations unies, de chancelleries, et membres du gouvernement mais sans le président de la République Andry Rajoelina.
      C’est à bord d’un vol cargo Ethiopian Airlines que les doses sont arrivées. 3% de la population sera couverte, les agents de santé et les personnes de plus de 70 ans en priorité. Un soulagement pour Charlotte Ndiaye, la représentante de l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé à Madagascar.
      « Nous allons pouvoir commencer la campagne de vaccination. Nous sommes satisfaits, nous sommes heureux et je rappelle encore une fois que le mécanisme Covax est un mécanisme qui donne des vaccins gratuits. Ainsi, les personnes les plus vulnérables, comme l’a dit le ministre de la Santé, pourront se faire vacciner. Donc c’est un jour important. Pour nous, chaque fois que l’on introduit un vaccin dans un pays, c’est célébrer la vie, c’est sauver des vies, et nous sommes heureux aujourd’hui. »

    • Manifestations au Tchad: retour au calme à Ndjamena après une matinée de violences

      Rfi.fr - 22h45

      Au Tchad, après une matinée de violences, le calme semble être revenu dans la capitale, Ndjamena. La coordination citoyenne Wakit Tama appelait à des marches dans tout le pays, pour protester contre les autorités de transition instaurées après la mort d’Idriss Deby, il y a presque trois semaines, à savoir le Conseil militaire de transition, dirigé par le général Mahamat Idriss Déby, fils de l’ancien président, et contre le gouvernement qu’il a nommé par décret.
      Les autorités ont officiellement interdit cette manifestation. Elles ont aussi indiqué, vendredi 7 mai, qu’elles feraient preuve de « bonne volonté » et qu’elles ne s’opposeraient pas aux marches tant qu’elles seraient pacifiques. Ce samedi matin, les marcheurs, ayant osé sortir, ont pourtant été violemment réprimés. En fin de matinée, la tension semble être retombée.
      Depuis la fin de la matinée, de ce que nous avons pu voir, en circulant, la ville était calme. Les forces de sécurité sont largement déployées dans les rues, on croise d’imposantes patrouilles à bord de leurs véhicules. Policiers et militaires sont également stationnés à de nombreux endroits. Il faut dire que les marcheurs qui avaient osé sortir, ce samedi matin, ont très rapidement et très violemment été réprimés.
      Il faut dire aussi que la marche, initialement prévue, ayant ainsi été empêchée, eh bien les manifestants organisent des rassemblements épars, dans leurs quartiers, ce qui rend difficile d’avoir une vision globale de manière immédiate.

    • vendredi 07 mai
    • Au Maroc, 20 % des plus riches gagnent plus de la moitié des revenus perçus dans le pays

      Le Monde Afrique - 12h27

      La crise sanitaire a provoqué une explosion de la pauvreté, qui a été multipliée par sept, surtout en milieu urbain. Un cinquième des Marocains les plus aisés s’accaparent plus de la moitié des revenus perçus par an à l’échelle nationale, dépassant « le seuil socialement tolérable », d’après une étude publiée mercredi 28 avril par le Haut-Commissariat au plan (HCP).
      Dans le même temps, 20 % des plus démunis ne détiennent que 5,6 % des revenus encaissés par les ménages marocains, précise cet institut marocain en charge des statistiques. Un cinquième des plus riches gagne – avec un revenu annuel moyen par personne de 57 400 dirhams (quelque 5 300 euros) – 10 fois plus que les 20 % de la population les moins aisés (6 000 dirhams, soit à peu près 550 euros).
      Les disparités sont criantes entre milieu rural et urbain, d’après cette étude réalisée entre fin décembre 2019 et mars 2020. Plusieurs rapports nationaux et internationaux avaient, par le passé, alerté sur les disparités sociales du pays.
      Fin 2019, le roi Mohammed VI avait chargé une commission spéciale de repenser le modèle de développement et de réduire les écarts sociaux. La publication du rapport est attendue depuis quelques semaines.

    • Niger: les attaques se multiplient dans les régions frontalières avec le Mali

      Rfi.fr - 10h05

      Au Niger, une nouvelle attaque a tué 15 soldats et en a blessé quatre autres mardi 4 mai, dans la région de Tillabéry à l’ouest du pays. Le ministère de la Défense l’a annoncé mercredi par communiqué. C’est la deuxième attaque d’envergure qu’essuient les forces armées nigériennes en 4 jours, portant le bilan à plus de 31 militaires tués.
      C’est une position des militaires nigériens, qui a été visée mardi, par « des hommes lourdement armés » selon le communiqué. Les soldats se trouvaient alors dans la région d’Intoussan, près de la ville de Banibangou, à quelques kilomètres de la frontière malienne.
      Samedi, c’est dans la région de Tahoua, dans le nord-est du pays, que la Garde nationale est tombée dans une embuscade. Selon des sources locales, une patrouille a été encerclée par des hommes armés vers le village d’Agando, alors qu’elle poursuivait une colonne de motos. Seize soldats ont été tués et deux véhicules emportés par les terroristes, selon des sources sécuritaires.
      Ces attaques interviennent quelques semaines après les massacres de Banibangou et Tilia, qui avaient fait en tout plus de 300 victimes civiles, dans ces mêmes régions frontalières avec le Mali.
      Suite à ces tragédies le gouvernement nigérien a augmenté les contingents en poste dans le Tillabéry, qui fait partie de la zone des trois frontières, où 1 200 soldats tchadiens ont été déployés en mars sous la bannière du G5 Sahel. Malgré cela 2021 est d’ores et déjà l’une des années les plus meurtrières qu’ait connu le Niger.

    • RDC: Zoé Kabila, le frère de l’ancien président, destitué du gouvernorat du Tanganyika

      Rfi.fr - 10h02

      Zoé Kabila Mwanzambala est encore à Kinshasa, retenu par la hiérarchie, le ministère de l’Intérieur, selon nos sources. En son absence du Tanganyika, aucun membre de son gouvernement n’a voulu participer à la plénière pour répondre aux accusations contenues dans la motion de défiance. Dans la salle, il n’y avait que les 13 députés auteurs de ladite motion qui dénoncent une mauvaise gestion, des détournements des fonds et le manque de leadership.
      Cette motion a été déposée mardi pour un débat programmé ce jeudi. Les 12 autres membres de l’assemblée provinciale ont séché la plénière, certainement conscients de l’issue de celle-ci. Une stratégie mise en place dans l’espoir de faire invalider la déchéance du gouverneur Zoé Kabila et son équipe, affirme un membre de l’aile du regroupement AFDC-A resté fidèle au nouveau président du Sénat Modeste Bahati Lukwebo, membre de l’Union sacrée de la nation du président actuel Félix Thisekedi.
      Au sein de la classe politique, quelques voix s’élèvent pour dénoncer la déchéance du gouverneur. Pour le député Claudel Lubaya et les anciennes ministre Marie-Ange Mushobekwa et Geneviève Inagosi, le droit n’a pas été respecté. Les yeux sont maintenant tournés vers la Cour constitutionnelle qui doit se prononcer sur l’affaire.

    • jeudi 06 mai
    • Ouganda : le chef rebelle Dominic Ongwen condamné à vingt-cinq ans de prison

      Le Monde Afrique - 18h59

      La Cour pénale internationale (CPI) a condamné Dominic Ongwen, enfant-soldat ougandais devenu un commandant de la brutale rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA, Lord’s Resistance Army), à vingt-cinq ans de prison pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, jeudi 6 mai.
      Agé de 45 ans, Dominic Ongwen avait été reconnu coupable en février de 61 chefs d’accusation dont celui de « grossesse forcée », qui n’avait jusqu’à présent jamais été prononcé par la CPI, sise à La Haye. Il avait aussi notamment été jugé coupable de meurtre, viol, d’esclavage sexuel et de conscription d’enfants-soldats.
      Les victimes réclamaient la réclusion à perpétuité. Mais estimant que l’histoire de M. Ongwen, qui a lui-même été enlevé par le groupe rebelle à l’âge d’environ 9 ans, justifiait une peine inférieure, l’accusation avait requis vingt ans de prison.
      A l’issue d’un procès « long et complexe », qui a eu « un impact considérable sur chacun des juges », la chambre de première instance a été confrontée à une « situation unique », a déclaré le juge Bertram Schmitt.

    • Brésil : au moins 25 morts dans une opération antidrogue à Rio

      le Figaro - 18h50

      Au moins 25 personnes, dont un policier, ont été tuées ce jeudi 6 mai lors d’une opération antidrogue dans une favela de Rio de Janeiro, ont rapporté les médias brésiliens. L’opération a été menée tôt ce jeudi matin contre des trafiquants de drogue accusés de recruter des mineurs dans le quartier pauvre de Jacarezinho, dans le nord de Rio, a rapporté le site d’information G1, en citant la police.

    • Cameroun : la Csph en procès pour la construction d’une station

      Kalara - 17h07

      A l’origine du projet de construction de la station-service de Ngoumou, la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures est désormais traînée en justice pour un incident dans le règlement de la note. En effet les bons comptes ne font pas toujours de bons amis. C’est la réalité qu’éprouve l’entreprise Doh et Frères, spécialisée dans le bâtiment et travaux publics (BTP). Un désaccord l’oppose à la Caisse des stabilisations des hydrocarbures au sujet de la construction d’une station-service à Ngoumou, une petite localité du département de la Mefou et Akono. Depuis des années, elle tente vainement de se faire payer une facture de 40 millions de Fcfa auprès de l’entreprise publique.
      En février 2019, l’entreprise Doh et Frères avait en effet porté l’affaire devant le Tribunal administratif de Yaoundé ou elle sollicitait la condamnation de l’entreprise d’Etat à lui payer des dommages et intérêts pour les préjudices qu’elle dit avoir subis du fait des tergiversations autour de la facture évoquée. Elle a essayé un revers le 13 avril 2021. En son absence, le tribunal a rejeté son recours en jugeant ses prétentions fondées.

    • Maroc: une Malienne met au monde neuf bébés, une première mondiale

      Rfi.fr - 16h30

      Un accouchement hors norme après une grossesse qui avait suscité l’émoi au Mali et un élan de solidarité pour faire évacuer la mère. Halima Cissé, 25 ans, originaire de Tombouctou, avait été transportée fin mars au Maroc pour un suivi très rapproché. La jeune femme pensait attendre sept enfants. Elle a donné naissance à neuf bébés, par césarienne, mardi 4 mai.
      C’est le gouvernement malien de transition qui l’a d’abord annoncé. L’information a été reprise dans de nombreux médias. Neuf bébés vivants à la naissance, une première mondiale officiellement. C’est exceptionnel, mais c’est aussi très fragile.
      La mère, Halima Cissé, avait été évacuée fin mars du Mali vers le Maroc. À l’échographie, sept bébés étaient visibles, ce qui représentait déjà une grossesse à haut risque. Halima Cissé est prise en charge dans la clinique privée Aïn Borja de Casablanca. Fin mars, elle est alors à cinq mois et demi de grossesse, trop tôt pour accoucher, malgré des contractions déjà fortes. Tout est fait pour gagner du temps.
      Cinq semaines plus tard, nouvelle évaluation du risque pour les enfants comme pour la mère et c’est à ce stade que se décide un accouchement par césarienne. Le gynécologue, Mourad Yazid, raconte avoir extrait rapidement et sans difficulté d’abord sept bébés qui pesaient entre 700 grammes et un kilo chacun. Il cherche alors à retirer le placenta restant et découvre deux petites têtes, deux bébés supplémentaires, vivants, eux aussi, de 500 grammes chacun.
      « La césarienne s’est bien déroulée. Mais en terminant, je voulais faire la délivrance artificielle. Je trouve une tête, puis une deuxième… Donc, on n’est plus à sept mais à neuf. Les bébés sont pris en charge, ils sont intubés. Ils sont bien, même ceux qui sont à 500 grammes. On espère que ça va continuer comme ça », explique le docteur Mourad Yazid.
      Les enfants sont actuellement sous étroite surveillance, suivis par trois pédiatres. Le plus grand risque, c’est l’infection ou l’hémorragie interne, car leurs organes sont très fragiles. Les neuf enfants, cinq filles et quatre garçons, et leur maman, qui a passé elle-même 24 heures en réanimation, doivent à nouveau se retrouver ce jeudi après-midi.

    • Au Mali, quatre Casques bleus tués dans une attaque

      liberation.fr - 15h22

      Quatre Casques bleus au Mali ont été tués ce vendredi matin dans une attaque attribuée à des jihadistes. Le camp d’Aguelhok, où sont stationnés les soldats, avait déjà été la cible d’un assaut en 2019. Quatre Casques bleus de l’ONU au Mali ont été tués dans une attaque attribuée à des jihadistes ce vendredi matin contre leur camp à Aguelhok, dans le nord-est du pays, a annoncé la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma).
      «Des hélicoptères ont été dépêchés sur place afin d’évacuer les blessés. Les assaillants ont subi de lourdes pertes, notamment plusieurs morts abandonnés sur place», a indiqué la Minusma dans un communiqué. «Les Casques bleus ont vaillamment repoussé une attaque complexe perpétrée par plusieurs terroristes lourdement armés. […] Un bilan provisoire fait état de quatre Casques bleus décédés et de blessés.» Une source au sein de la mission a précisé à l’AFP qu’il s’agissait de membres du contingent tchadien déployé dans cette localité située à environ 200 km de la frontière algérienne. En janvier 2019, les Casques bleu d’Aguelkok avaient déjà été attaqués, entraînant la mort de dix d’entre eux et blessant vingt-cinq personnes.
      Pratiquement au même moment, deux soldats maliens ont été tués et six blessés lors d’une attaque également attribuée aux jihadistes à Diafarabé, localité du centre du Mali située sur le fleuve Niger, selon une source militaire malienne s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.
      Le Mali est en proie depuis 2012 à une poussée jihadiste partie du nord du pays, qui l’a plongé dans une crise sécuritaire et s’est étendue au centre du pays. Les violences se sont également propagées au Burkina Faso et au Niger voisins.

    • La FIFA salue la révocation du procureur Stefan Keller, qui enquêtait sur Gianni Infantino

      lequipe.fr - 12h57

      Pour la FIFA, le magistrat suisse avait violé la présomption d’innocence de son président. La FIFA s’est félicitée de la révocation du procureur Stefan ce mercredi via un communiqué de presse. « En tentant d’examiner des questions qui n’avaient rien à voir avec son mandat, puis en exprimant publiquement ses soupçons personnels », le magistrat a « clairement violé la présomption d’innocence » de M. Infantino, souligne le communiqué.
      Président de la Cour suprême du canton d’Obwald, dans le centre du pays, Stefan Keller avait été choisi comme « procureur extraordinaire » mi-2020 pour enquêter sur les soupçons de collusion entre la FIFA et l’ancien chef du parquet fédéral, Michael Lauber. Ses investigations portaient sur trois rencontres secrètes tenues en 2016 et 2017 entre M. Lauber et Gianni Infantino, non mentionnées dans les multiples procédures ouvertes depuis 2015 sur le football mondial, dans lesquelles la FIFA est partie civile.
      « Les conséquences » de cette récusation « sur les différentes procédures ne sont pas encore totalement claires », a pour sa part estimé Stefan Keller dans un communiqué, niant avoir « communiqué des informations trompeuses » dans ce dossier.

    • Afrique du Sud: guerre de succession au royaume zoulou

      Rfi.fr - 10h36

      En Afrique du Sud, ce n’est pas le trône de fer, mais celui du royaume zoulou qui fait l’objet des convoitises. Depuis la mort du roi Goodwill Zwelithini, en mars dernier, l’une de ses veuves assurait la régence jusqu’à la nomination d’un futur monarque. Mais elle est décédée à son tour la semaine dernière, à l’âge de 65 ans, et sera inhumée jeudi, à l’aube, conformément aux traditions. Un décès qui a fragilisé un peu plus l’unité au sein du clan royal et révélé au grand jour les tensions.
      Les discussions s’intensifient au sein du palais royal de Nongoma, dans la région du KwaZulu-Natal, alors que s’approchent les funérailles de la reine régente, Shiyiwe Mantfombi Dlamini Zulu, décédée fin avril. Si la famille royale avait offert jusqu’à présent une image d’unité, et se concertait en privé pour déterminer qui montera sur le trône, elle se déchire désormais en public à coups de conférences de presse et de communiqués.
      De plus, certaines parties ont décidé de faire appel aux tribunaux… La première des six femmes du roi Zwelithini demande à la cour de la reconnaître comme épouse principale, puisqu’elle est la seule à être unie au monarque par un mariage civil. Dans une autre plainte, deux de ses filles estiment que le testament laissé par leur père est un faux et demandent sa suspension.
      Si le roi des Zoulous ne possède plus aujourd’hui de pouvoir exécutif, il conserve beaucoup d’influence sur le plus grand groupe ethnique d’Afrique du Sud. Goodwill Zwelithini , roi zoulou depuis 1971 et décédé en mars à l’âge de 72 ans, était le monarque le plus influent d’Afrique du Sud, une autorité morale pour 12 millions de Sud-Africains. La ministre des Affaires traditionnelles, venue rendre hommage à la reine défunte, espère donc que la paix et la stabilité seront rapidement rétablies au sein de la famille royale.

    • Tchad: d’où vient l’arsenal des rebelles du Fact?

      Rfi.fr - 10h13

      L’armée affirme avoir mis « hors d’état de nuire » la rébellion du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact) après de violents combats dans la zone de Nokou, au nord de Mao, dans la province du Kanem. Dans un communiqué, le groupe rebelle dénonce l’ingérence de Barkhane dans ce qu’il appelle des affaires « tchado-tchadiennes ». Il y a une semaine, les rebelles du Fact ont affirmé avoir abattu un hélicoptère MI de combat de l’armée tchadienne venu bombarder leurs positions. Des affirmations démenties par l’armée tchadienne, qui parle d’une panne. Mais qui relancent le débat sur l’arsenal des rebelles.
      Sur les images captées par les autorités, des canons anti-aériens et antichars DCA 23 millimètres de longue portée, des mortiers de 120 millimètres… Les calibres les plus puissants sur le marché. Mais aussi des mitrailleuses 14,7 millimètres et des centaines de caisses de munitions. Le tout transporté par des pick-up et des gros porteurs flambant neufs.
      Voilà ce qu’aurait découvert en partie l’armée tchadienne après les combats qui l’ont opposée aux rebelles du fact dans le Nord Kanem. Un butin de guerre fièrement exposé. Mais en coulisses, des sources sécuritaires affirment que l’armée a été surprise par la qualité et la quantité de cet équipement d’origine russe, égyptienne ou encore émirienne…Le Fact aurait acquis cet arsenal dans le Sud libyen après des accords passés avec le maréchal Haftar. Une source sécuritaire tchadienne affirme que la société privée russe Wagner les aurait entraînés au maniement de ces armes sophistiquées.

    • Nigeria : une trentaine d’étudiants kidnappés ont été libérés

      Le Point - 09h49

      Enlevés le 11 mars dans leur université, au nord-ouest du pays, les étudiants ont été retrouvés sains et saufs, s’est félicité le président Muhammadu Buhari. La fin d’un long calvaire. Une trentaine d’étudiants kidnappés en mars par un commando lourdement armé dans le nord du Nigeria ont été libérés, s’est félicité, mercredi 5 mai, le président nigérian, critiqué pour son incapacité à enrayer les attaques de bandes criminelles pratiquant les enlèvements de masse. « Nous sommes heureux qu’ils aient été libérés… Nous remercions tous les acteurs ayant contribué à cette heureuse issue », a réagi le président Muhammadu Buhari i dans un communiqué.
      Au total, 39 étudiants avaient été enlevés le 11 mars dans leur université du nord-ouest du Nigeria, dans la ville de Kaduna. Un premier groupe de dix étudiants avait été retrouvé par les forces de sécurité dans les semaines suivant l’attaque, mais les 29 derniers étudiants manquant à l’appel auront été captifs pendant près de deux mois.

    • mercredi 05 mai
    • Mali : ce que l’on sait sur l’enlèvement du journaliste Olivier Dubois

      Le Point - 22h39

      Alors qu’une enquête antiterroriste a été ouverte en France après l’enlèvement du journaliste, le point sur la situation. Une enquête préliminaire pour « enlèvement en bande organisée » et « en relation avec une entreprise terroriste » a été ouverte après l’enlèvement au Mali du journaliste français Olivier Dubois a appris mercredi soir l’Agence France-Presse auprès du parquet national antiterroriste (Pnat), confirmant une information du Monde. Cette enquête, classique lorsqu’un Français est enlevé à l’étranger, a été ouverte après la confirmation ce 5 mai de l’enlèvement de ce journaliste par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), survenu début avril.
      Que sait-on à ce stade des circonstances de son enlèvement ? Dans quelles circonstances et quel contexte ? Quelques éléments de réponses pour mieux comprendre.
      Que faisait-il à Gao ?
      Olivier Dubois, journaliste indépendant de 46 ans vivant et travaillant au Mali depuis 2015, a couvert la tourmente sécuritaire traversée par le pays sahélien pour différents médias, comme le magazine français Le Point Afrique, et, depuis un an, le quotidien français Libération.
      Dans la vidéo circulant sur les réseaux sociaux, il dit avoir été enlevé le 8 avril à Gao (Nord) par des éléments du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), nébuleuse djihadiste affiliée à Al –Qaida

    • Centrafrique: Simplice Mathieu Sarandji élu président de l’Assemblée nationale

      Rfi.fr - 22h16

      En République centrafricaine, Simplice Mathieu Sarandji a été élu ce mercredi 5 mai président de l’Assemblée nationale avec 69 voix sur 87. Il devient ainsi et pour les cinq prochaines années le second personnage de l’État dans l’ordre protocolaire. En raison du contexte sécuritaire, seuls 90 députés sur un total de 140 avaient pu être élus à l’issue du scrutin législatif dont le premier tour avait été fortement perturbé le 27 décembre dernier. Malgré les débats la Cour constitutionnelle a tranché : le quorum est atteint et la nouvelle Assemblée semble donner l’avantage au parti au pouvoir.
      À l’issue des tractations, la plupart des députés élus sous l’étiquette « indépendants » se sont finalement ralliés à la candidature de Simplice Mathieu Sarandji, « SMS » en abrégé. Ce géographe de formation, passé par l’université française, est âgé de 66 ans. De retour au pays après une évacuation sanitaire, son état de santé suscite encore des interrogations.
      Ancien Premier ministre de 2016 à 2019, poussé à la démission par les accords de Khartoum, puis nommé conseillé spécial à la présidence. Il est l’actuel secrétaire exécutif du Mouvement Cœurs Unis, le parti du président Touadéra, dont il fut également le directeur de campagne.Il est l’un des plus proches collaborateurs du chef de l’État.
      Arrivé second avec 17 voix, l’opposant Martin Ziguélé dénonce un « accaparement de l’espace politique par le parti au pouvoir ». Ce jeudi 6 mai, les députés procéderont à l’élection du nouveau Bureau de l’Assemblée nationale. 50 sièges restent encore à pourvoir, lors de nouvelles élections partielles prévues le 23 mai prochain.

    • mardi 04 mai
    • En Libye, les ratés du pari français sur Haftar

      Le Monde Afrique - 16h10

      La crise tchadienne illustre les limites du soutien discret apporté un temps par la France au maréchal libyen. La déconvenue tchadienne va-t-elle infléchir le regard que porte Paris sur le théâtre libyen ? Va-t-elle contribuer, en particulier, à une réappréciation des qualités prêtées au maréchal Khalifa Haftar, la sentinelle qui était censée garder la frontière méridionale de la Libye d’où a surgi l’offensive rebelle fatale à Idriss Déby ? Il est un secret de Polichinelle que la France avait lourdement investi sur le patron de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL). Sans se bercer d’illusions, mais avec une loyauté, une persistance et parfois une connivence idéologique qui laissent a posteriori plus que dubitatifs.
      M. Haftar a été un pari stratégique de la France dont l’histoire reste à écrire. L’étendue de l’aide – sécuritaire au début, politico-diplomatique ensuite – fournie à partir de 2016 à cette figure prétorienne de la Cyrénaïque (est), digne héritier de l’école des raïs régionaux, n’a cessé d’intriguer les partenaires européens de Paris, jusqu’à susciter des tensions au sein même de l’appareil français. L’objectif était de permettre à ce supposé « homme fort », drapé dans le combat antiterroriste, de stabiliser une Libye en plein chaos post-« printemps arabe » pour, plus au sud, mieux dérouler un cordon sanitaire autour de l’opération « Barkhane » au Sahel. « La vision de la France est plus régionale que libyenne », déclarait en avril 2019 au Monde Ghassan Salamé, alors chef de la mission des Nations unies en Libye.
      C’est dire combien les récentes turbulences tchadiennes prennent à revers les attentes de Paris. Le calcul sur le maréchal libyen s’est révélé en l’espèce d’une totale vanité. Non seulement le « garde-frontière » n’a en rien endigué les infiltrations venant de Libye, mais le groupe rebelle ayant porté l’estocade fatale à M. Déby, le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), est issu de l’hétéroclite coalition militaire bâtie autour d’Haftar en Libye orientale et méridionale.

       

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    • Burkina Faso : au moins trente civils tués et un village saccagé dans une région de l’est

      Rfi.fr - 09h13

      Au Burkina Faso au moins trente personnes, des civils, ont été tués ce lundi 3 mai dans l’attaque du hameau de culture de Kodyel, dans le département de Foutouri, environ 145 km de Fada Ngourma dans la région de l’est. Des hommes armés non encore identifiés ont investi le village très tôt hier matin et se sont attaqués aux populations, malgré l’intervention des Volontaires pour la défense de la patrie, les supplétifs civils des forces armées. Bilan : au moins 30 morts. Des habitations et des greniers ont été incendiés.
      Les assaillants ont fait irruption dans le hameau de culture de Kodyel autour de 5h du matin lundi. Selon les témoignages recueillis par des sources sécuritaires sur place, ils étaient environ 300 personnes et l’attaque deux heures.
      « Ils ont encerclé le village et massacré presque la quasi-totalité des hommes » explique un témoin cité par notre source. Seuls les femmes et les enfants ont été épargnés. Le nombre exact des victimes reste pour l’heure inconnu. Le gouverneur de la région de l’Est parle de « plus d’une dizaine » de civils tués. Des sources sécuritaires font état d’au moins trente personnes parmi lesquelles deux Volontaires pour la défense de la patrie. Parmi les civils tués figure le chef du village et plusieurs membres de sa famille. On dénombre une vingtaine de blessés aussi. Par ailleurs une dizaine d’assaillants a été abattue par les Volontaires pour la défense de la patrie.
      Ces hommes armés ont vandalisé le centre de santé et vidé le dépôt pharmaceutique. Ils ont intimé l’ordre aux agents de santé de quitter le village. Les concessions et les greniers ont été incendiés. Selon nos sources, des boutiques ont été saccagées et du bétail emporté. Les rescapés ont fui vers la commune de Foutouri.

    • lundi 03 mai
    • Les batailles du président sud-africain, Cyril Ramaphosa

      Le Monde Afrique - 22h16

      Le chef d’Etat a été auditionné par la commission d’enquête sur les faits de corruption au sommet de l’Etat et du parti au pouvoir, le Congrès national africain. Il a fait preuve de toute l’affabilité, de tout le charme tranquille et de toute la détermination inflexible dont il est coutumier en public pour ne pas céder un pouce de terrain face aux questions difficiles. Cyril Ramaphosa, le président sud-africain, a terminé deux jours d’audition devant la commission Zondo qui enquête sur le processus dit de « capture d’Etat », jeudi 29 avril, par un ultime sourire qui n’était pas de façade. Tout s’est passé à merveille.
      Le juge Raymond Zondo dirige depuis 2018 cette commission d’enquête sur les faits de corruption au sommet de l’Etat en Afrique du Sud et du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), concernant, au minimum, 500 milliards de rands (30 milliards d’euros). Il l’avait bien pressé d’entrer à certains moments dans les « détails » de ces mécanismes de détournement. Mais le chef de l’Etat, qui était appelé à témoigner en tant que président de l’ANC, mais dont la responsabilité touche aussi à la période où il était le vice-président de l’Afrique du Sud (de 2014 à 2018), s’est bien gardé d’en donner. Il n’a, surtout, offert aucune prise à l’idée qu’il pouvait avoir été associé, autrement que par défaut, à cette « capture d’Etat » dont le grand architecte, éminent absent des auditions de la commission d’enquête, est aussi son prédécesseur, rival et ennemi : Jacob Zuma.

    • Covid-19 : pourquoi la vaccination contre le coronavirus en RDC est-elle si lente ?

      bbc.com - 22h08

      Dix jours après le début de sa campagne de vaccination COVID, la RDC n’a réussi à vacciner que 2 734 personnes, selon des sources officielles. Cela a incité le pays à donner la plupart des 1,7 million de doses reçues dans le cadre de l’initiative COVAX, de peur qu’elles ne soient périmées. Que se passe-t-il ?
      La République Démocratique du Congo va en partenariat avec l’agence des Nations Unies pour l’enfance, Unicef, redistribuer à d’autres pays plus d’un million de doses de vaccins Astra Zeneca qu’elle a reçus dans le cadre du programme Covax et qui expirent en juin prochain.
      Selon le responsable de la communication de l’Unicef, Jean-Jacques Simon, c’est à la demande du ministère de la Santé congolais que l’Unicef va effectuer cette rétribution à quelques pays africains entre autres le Sénégal, le Ghana ainsi que l’Angola pour s’assurer qu’elles sont utilisées avant la date d’expiration.

    • Afrique: 17 milliards de dollars pour améliorer la sécurité alimentaire

      le Figaro - 22h02

      Une coalition de banques multilatérales de développement et de partenaires a promis un financement de plus de 17 milliards de dollars au total sur plusieurs années pour améliorer la sécurité alimentaire en Afrique, ont-elles indiqué vendredi dernier.
      Cette annonce de fonds a été faite à l’issue d’un événement en ligne de deux jours sur le thème «Nourrir l’Afrique», organisé par la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds international de développement agricole des Nations unies (Fida). Pour leur part, 17 chefs d’État africains, qui participaient à la réunion, se sont engagés à doubler les niveaux de productivité de leur agriculture grâce aux technologies, aux investissements dans l’accès aux marchés et au développement de la recherche.
      Les différentes parties ont adopté un communiqué décrivant ces engagements à l’issue de cet événement. Sur le montant total des promesses de fonds, plus de 10 milliards de dollars viennent de la Banque africaine de développement, présidée par Akinwumi Adesina. Elle compte ainsi investir 1,57 milliard de dollars dans le développement de dix produits de base prioritaires sélectionnés au cours des cinq prochaines années, afin d’aider les pays à atteindre l’autosuffisance. Un montant de 8,83 milliards de dollars sera en outre consacré «à la création de chaînes de valeur solides» pour ces produits de base au cours des cinq prochaines années, selon le communiqué.
      1,5 milliard de dollars supplémentaires
      De son côté, le Fida a l’intention de fournir 1,5 milliard de dollars supplémentaires à l’Afrique pour soutenir les efforts nationaux de transformation des systèmes alimentaires et agricoles au cours des trois prochaines années. «Nous ne pouvons pas laisser des millions de personnes souffrir de la faim et de la pauvreté alors que des solutions existent. Nous devons investir aujourd’hui – et non demain – dans les technologies, la recherche et les innovations pour rendre l’agriculture plus productive, plus attractive pour les jeunes, plus résiliente au changement climatique et pour qu’elle soit une source de revenus décents pour les populations rurales», a déclaré à l’AFP Gilbert Houngbo, le président du Fida. «Nous devons aussi investir dans des infrastructures de stockage innovantes», a-t-il ajouté.

    • Exactions russes en Centrafrique: le gouvernement réagit à l’enquête de RFI

      Rfi.fr - 21h49

      Après les révélations de RFI sur les méthodes brutales des « instructeurs » russes qui combattent aux côtés de l’armée centrafricaine et des violations des droits de l’homme qui lui sont attribuées, le gouvernement centrafricain a réagi par la voix de son porte-parole et demande la mise en place d’une commission d’enquête.
      Les autorités centrafricaines ont vivement réagi à la publication ce lundi d’une enquête inédite menée par RFI dans le pays. Cette enquête concerne les exactions présumées commises par les forces armées et par des mercenaires russes contre les civils. Le 31 mars déjà, le groupe de travail des Nations unies sur l’utilisation des mercenaires s’alarmait des graves violations des droits de l’homme imputées à ces hommes armés.
      Le porte-parole du gouvernement centrafricain Ange Maxime Kazagui se dit surpris par la méthode utilisée et met en cause le bien-fondé de ces accusations. « Nous nous étonnons de cette convergence et nous pensons qu’il s’agit d’actions organisées contre notre pays avec un objectif très clair, c’est tout simplement de faire en sorte d’arrêter la progression de nos Faca et de nos alliés dans la libération de notre pays. On ne peut pas essayer de nous amener à pas forcés vers l’accusation de nos forces et de nos alliés sans qu’une vraie enquête n’ait été faite », a déclaré Ange Maxime Kazagui.
      Le gouvernement centrafricain a donc décidé de mettre en place une commission d’enquête pour faire la lumière sur cette affaire. Quant à la Russie, elle vient de réagir très vivement elle aussi par la voix de son ambassade à Bangui. Elle évoque « de fausses nouvelles » qui « servent les intérêts des malfaiteurs qui complotent pour renverser le gouvernement ». Le communiqué met aussi en cause l’authenticité des témoignages recueillis.

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