Linfo en continu

    • mardi 01 juin
    • Au moins 50 morts dans un massacre en RDC

      liberation.fr - 12h58

      Dans la nuit de dimanche à lundi, deux villages du nord-est du pays ont été attaqués dans des circonstances encore troubles. Les chiffres arrivent au compte-gouttes et grossissent heure après heure. Selon le dernier bilan provisoire communiqué par le Baromètre sécuritaire du Kivu, un groupe d’experts locaux, au moins 50 personnes ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi dans l’attaque de deux villages dans le nord-est de la République démocratique du Congo. «C’est le nombre de morts le plus élevé jamais enregistré» depuis la création du KST en 2017, indiquent-ils sur les réseaux sociaux, faisant état de 28 morts à Boga et 22 à Tchabi, situés dans le territoire d’Irumu, en Ituri.
      L’armée a confirmé ces attaques, parlant quant à elle de 53 morts. Un chiffre que le député de l’Ituri interrogé par l’AFP, Gratien Iracan, imagine beaucoup plus élevé : «Il y a des corps qui continuent à être découverts, donc le bilan risque de s’alourdir. Il y a encore beaucoup de blessés en brousse, où tout le monde a fui.» L’élu évoque «une attaque ciblée» menée par des «assaillants arrivés en très grand nombre».
      Difficile pour autant de savoir qui se cache derrière ce massacre. Pour un responsable de la société civile locale, ces tueries sont l’œuvre des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), réputés très actifs dans cette zone entre le Nord-Kivu et l’Ituri, frontalière avec l’Ouganda. L’organisation a d’ailleurs été placée parmi les «groupes terroristes» affiliés aux jihadistes de l’organisation Etat islamique (EI) par les Etats-Unis.

    • Lâché par ses ex-alliés, Benyamin Netanyahou joue sa survie

      le Figaro - 12h32

      À mi-chemin entre un show de téléréalité et une série TV sur les rivalités pour le pouvoir, le spectacle de la politique israélienne présente chaque jour un nouvel épisode avec ses rebondissements et son suspense. Dimanche soir, Naftali Bennett, le leader de la droite religieuse radicale, s’est invité sur les écrans à l’heure du dîner pour annoncer qu’il lâchait finalement Benyamin Netanyahou et rejoignait le camp de Yaïr Lapid, le chef de l’opposition de centre gauche qui a jusqu’à mercredi minuit pour tenter de former un gouvernement avalisé par une majorité au Parlement. Le revirement est de taille. Il pourrait signifier la fin de l’ère Netanyahou. Une période qui a débuté voici vingt-cinq ans puis s’est prolongée sans discontinuité à partir de 2009.
      Naftali Bennett n’agit pas par conviction idéologique. Depuis deux ans et quatre scrutins législatifs consécutifs, il n’est pas question de débats d’idées mais de règlements de comptes. Le premier ministre, longtemps considéré comme un «magicien» s’accroche à son poste sans parvenir, élection après élection, à dégager de véritable majorité dans un système à la proportionnelle favorisant les petits partis. Il parvient à survivre, pas à se pérenniser. Il s’appuie sur son socle d’électeurs inconditionnels, sans parvenir à convaincre les autres. Il s’est aliéné tous ses anciens amis à force de trahisons et de promesses non tenues. La droite de la droite ne lui fait plus confiance. Elle s’est alliée, dans un jeu à front renversé, à la gauche, au centre gauche et au centre droit, pour se tenter de se débarrasser de lui.
      Sur le plan numérique, Yamina, de Naftali Bennett, le Nouvel Espoir, de Gideon Sa’ar, et Israel Beytenou, d’Avigdor Liberman pèsent peu, mais ils font pencher la balance en défaveur du pensionnaire de la Rue Balfour, la résidence du chef du gouvernement.

    • Syrie : près de 500 000 morts recensés en dix ans de guerre

      Le Point - 12h27

      Un nouveau bilan inclut plus de 100 000 victimes dont le décès vient d’être confirmé par l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Un demi-million de morts en une décennie de guerre en Syrie. C’est le nouveau bilan qu’a annoncé, mardi, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (Osdh), incluant plus de 100 000 victimes dont le décès vient d’être confirmé par l’ONG.
      Le conflit a été déclenché en 2011 avec la répression de manifestations prodémocratie par Damas et a impliqué de multiples acteurs régionaux et de grandes puissances, jetant sur les routes de l’exil des millions de personnes. L’intensité des combats a diminué en 2020, principalement en raison d’un cessez-le-feu dans le nord-ouest de la Syrie dont bénéficie Idleb, le dernier grand bastion djihadiste et rebelle, et de la pandémie de nouveau coronavirus contre laquelle se sont concentrés les efforts.
      L’OSDH, une ONG basée en Grande-Bretagne qui dispose d’un vaste réseau de sources militaires et médicales à travers la Syrie, a fait état mardi de 494 438 morts depuis le début de la guerre. Le décompte précédent de l’Observatoire, publié en mars, s’élevait à plus de 388 000 morts.
      L’OSDH a depuis pu vérifier des informations sur la mort de 105 015 autres personnes. Le directeur de l’Observatoire, Rami Abdel Rahmane, a précisé à l’Agence France Presse que près de la moitié de ces victimes étaient des civils (42 103), tués pour la plupart sous la torture dans les geôles du régime. « L’écrasante majorité de ces décès s’étale entre fin 2012 et fin 2015 », a-t-il ajouté.

    • Covid-19 : cinq Franco-Israéliens soupçonnés d’être impliqués dans des arnaques extradés vers la France

      le Figaro - 10h03

      Les autorités françaises et israéliennes ont agi de concert pour mettre fin à des ventes fictives de matériel de santé destiné à lutter contre la pandémie à des hôpitaux et des pharmacies françaises depuis Israël. La justice israélienne a décidé d’extrader vers la France cinq Franco-Israéliens soupçonnés d’être impliqués dans des arnaques au Covid-19. Les personnes mêlées à l’affaire sont accusées d’avoir tenté, parfois avec succès, des ventes fictives de matériel de santé destiné à lutter contre la pandémie à des hôpitaux et des pharmacies françaises depuis Israël. Elles ont fait miroiter lors de la première vague du virus des gels et des masques à des prix élevés, à l’époque où la France manquait de ce type de produits, à partir d’un call center clandestin.
      Un détournement de ligne téléphonique permettait de faire croire que les appels provenaient de la région parisienne. Puis les escrocs se sont fait passer pour des agents du fisc engagés dans des opérations de vérification afin de récupérer des données de fournisseurs auprès des établissements hospitaliers et d’usurper leurs identités. Ils avaient créé des brochures en ligne fictives pour leurs opérations de marketing. Ils demandaient un prépaiement avant livraison via des comptes en banque au Royaume-Uni et au Portugal à partir de fausses identités. Le gang a passé pas moins de 6700 appels. Il a, dans un second temps, essayé de se présenter comme les représentants de grandes sociétés françaises de matériel médical. Le montant du préjudice monte à 200.000 euros.
      L’enquête a été menée conjointement en France et en Israël. Elle a permis à la police israélienne d’intervenir en flagrant délit. Confrontées à une criminalité transnationale particulièrement active, les justices des deux pays ont appris à travailler ensemble. Interrogée par Le Figaro, l’ambassade d’Israël à Paris s’est félicitée de «l’excellente coopération entre les autorités israéliennes et françaises». «Les services de police israéliens continueront à agir avec détermination», poursuit-elle. Quatre accusés – deux hommes et deux femmes, dont Etan Tayeb, le chef du réseau – ont déposé des recours à leur extradition. Un seul a accepté son transfert.

    • Laurent Gbagbo rentrera en Côte d’Ivoire le 17 juin, annonce son parti

      Rfi.fr - 09h57

      Dans la salle des fêtes parée comme les jours de mariage, 400 personnalités du FPI, anciens ministres, ex-exilés, proches de Laurent Gbagbo sont réunis pour le 76e anniversaire du grand absent. Les heures passent, les discours se succèdent, ponctués par des artistes de renom venus célébrer l’acquitté de la Cour pénale internationale (CPI). Puis le secrétaire général du FPI-GOR, Assoa Adou, prend la parole et met un terme au suspense qui dure depuis des mois : l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo rentrera dans son pays le 17 juin après dix ans d’absence, annonce-t-il. « Le président Laurent Gbagbo m’a dit de dire aux femmes du FPI, à toutes les femmes de Côte d’Ivoire, à toute la nation ivoirienne, aux peuples africains, aux démocrates européens, tous ceux qui nous ont soutenus, que sa date d’arrivée en Côte d’Ivoire est le 17 juin 2021 », a-t-il dit, suivi d’un tonnerre d’acclamations.
      Près de dix ans après son transfèrement à La Haye, Laurent Gbagbo s’apprêterait donc à rentrer dans environ quinze jours, à faire son grand retour dans son pays natal. Laurent Gbagbo a été auréolé par son acquittement définitif de la CPI des accusations de crimes contre l’humanité, ce qui a été vécu par ses partisans comme une victoire de leur champion sur ses adversaires politiques en Côte d’Ivoire et à l’étranger. La quasi-totalité de ses partisans, exilés depuis 2011, sont rentrés en Côte d’Ivoire.

    • lundi 31 mai
    • Mali: «priorité absolue» à une présidentielle en 2022 comme le veut la Cédéao, déclare Jean-Yves Le Drian

      le Figaro - 15h29

      La France a posé lundi 31 mai comme «priorité absolue» le maintien de la tenue d’élections en février 2022 après le deuxième «coup d’État» au Mali, en ligne avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). La France «partage la priorité absolue accordée par la Cédéao à l’organisation de l’élection présidentielle au 27 février 2022», a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian dans un communiqué, tout en répétant «sa ferme condamnation» du coup du colonel Assimi Goïta.

    • Israël : la droite radicale se rallie au centre pour chasser du pouvoir Netanyahou

      le Figaro - 11h18

      Le chef de la droite radicale va se joindre à une coalition anti-Netanyahou : il l’a annoncé ce soir lors d’une conférence de presse. «J’annonce que je vais tout faire pour former un gouvernement d’union avec mon ami Yaïr Lapid», a-t-il déclaré alors qu’il cultivait depuis plusieurs semaines le mystère sur son intention de joindre ou non le chef de l’opposition qui tente de former un «gouvernement d’union nationale» pour mettre fin au règne de Benyamin Netanyahou, le plus long de l’histoire de l’État d’Israël.
      L’homme d’affaires avait réuni les cadres de son parti dimanche et, selon la presse israélienne, il avait reçu leur aval pour rejoindre Yaïr Lapid dans un «gouvernement du changement», selon l’expression consacrée par le clan anti-Netanyahou.
      «Dans ces instants de vérité, il faut savoir prendre ses responsabilités», a-t-il ajouté dans un discours télévisé. «Yaïr et moi avons nos différences mais nous partageons l’amour de ce pays.» Les deux partis vont entamer dans la soirée des négociations pour formaliser leur accord, ont-il indiqué dans un communiqué. Selon les médias israéliens, un accord entre les deux hommes prévoit que Bennett prenne la tête du gouvernement pendant les deux premières années, avant de laisser sa place à M. Lapid.
      Benjamin Netanyahou a cinglé dans la foulée ce projet de coalition, qui serait selon lui «un danger pour la sécurité de l’État d’Israël», en le qualifiant «d’arnaque du siècle». Le ralliement de Bennett, chef de l’opposition de droite radicale, au centriste Yaïr Lapid et au projet de «gouvernement du changement», constitue un évènement qui pousse vers la sortie Benyamin Netanyahou, qui a passé 15 ans au pouvoir.
      L’État hébreu a tenu quatre élections législatives en moins de deux ans, chaque scrutin n’arrivant pas à départager Netanyahou de ses rivaux, ou à aboutir à un gouvernement stable. Après le dernier scrutin en mars dernier, le président israélien Reuven Rivlin avait chargé Netanyahou, dont le parti Likoud (droite) avait terminé en première position, le mandat de former un gouvernement.
      Mais le Premier ministre sortant n’avait pas réussi à réunir le nombre nécessaire de 61 députés, sur les 120 du Parlement, afin de former le «gouvernement de droite» qu’il appelait de ses voeux, d’où le risque d’une nouvelle élection si M. Lapid n’arrive pas à former d’ici mercredi à minuit, date-butoir fixée par la loi, un gouvernement d’union réunissant la gauche, le centre et la droite.

    • Chine : les couples désormais autorisés à avoir trois enfants

      Le Point - 11h14

      La Chine a décidé de supprimer la limite de deux enfants par couple et d’autoriser les familles à avoir jusqu’à trois enfants, en réponse au vieillissement de sa population, a annoncé, lundi, l’agence Chine nouvelle.
      Cette décision survient quelques semaines après la publication des résultats du dernier recensement décennal, qui ont révélé une forte baisse du taux de natalité dans le pays le plus peuplé du monde. « En réponse au vieillissement de la population […], un couple est autorisé à avoir trois enfants », a rapporté l’agence de presse officielle, citant les conclusions d’une réunion du bureau politique du Parti communiste dirigée par le président Xi Jinping
      Début mai, les résultats du recensement réalisé en 2020 ont révélé un vieillissement plus rapide que prévu de la population chinoise. L’année dernière, marquée par l’épidémie de Covid, le nombre des naissances est tombé à 12 millions, contre 14,65 millions en 2019. Cette année-là, le taux de natalité (10,48 pour 1 000) était déjà au plus bas depuis la fondation de la Chine communiste en 1949.
      Après plus de trois décennies de « politique de l’enfant unique », la Chine a assoupli ses règles en 2016, autorisant tous les Chinois à avoir un deuxième enfant. Mais sans parvenir à faire repartir la natalité. Les raisons de la baisse de la natalité sont multiples : recul du nombre des mariages, hausse du coût des logements et de l’éducation, grossesse plus tardive pour les femmes qui privilégient davantage leur carrière.
      18,7 % de la population a 60 ans et plus
      À l’autre bout de la pyramide des âges, la Chine comptait l’an dernier plus de 264 millions de personnes âgées de 60 ans et plus, soit quatre fois la population totale de la France. Cette classe d’âge constitue désormais 18,7 % du total, soit une hausse de 5,44 points de pourcentage par rapport au recensement de 2010. À l’inverse, la population d’âge actif (15 à 59 ans) ne représente plus que 63,35 % du total, en repli de 6,79 points sur 10 ans.

    • Mali: les responsables politiques soulagés de l’absence de sanctions économiques de la Cédéao

      Rfi.fr - 10h57

      Réunis en sommet extraordinaire sur la situation du Mali, dimanche 30 mai, les chefs d’État de la Cédéao ont suspendu le Mali de l’organisation sous-régionale, réclamant la nomination d’un Premier ministre civil ainsi que la formation d’un gouvernement inclusif pour poursuivre les réformes, tout en se gardant d’autres sanctions. À Bamako, les personnalités politiques prennent acte de ces décisions.
      Rares sont les absences autant commentées. Au Mali, pourtant, la classe politique dans son ensemble s’est réjouie qu’aucune sanction économique n’ait été prononcée à l’encontre du pays par les chefs d’Etats de la Cédéao. Pour Hamidou Doumbia, secrétaire politique du parti Yéléma qui a condamné le coup de force, « ces décisions ne compromettent pas les pauvres citoyens qui auraient pu subir les conséquences des actes qu’ils n’ont pas posés ».
      Du côté du M5-RFP, à qui le poste de futur Premier ministre a été promis, une réunion est prévue pour définir une position commune. Mais pour un cadre du mouvement, le soutien de la Cédéao pour accompagner le processus de transition en ne réclamant pas un nouveau président est un bon signal.
      Enfin, pour l’Adema, le respect des délais fixés en septembre dernier est primordial. Pour Adama Diarra, secrétaire politique du parti, il s’agit aujourd’hui « de travailler afin que cette période d’exception dure le moins longtemps possible ».
      Selon un chronogramme défini par l’ancien exécutif de transition, la future élection présidentielle doit se tenir le 27 février 2022. Une date que la communauté des États d’Afrique de l’Ouest exhorte à maintenir.

    • Le Burkina Faso reçoit ses premières doses du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19

      Rfi.fr - 10h53

      Une dotation qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative Covax dans lequel le pays est engagé. Selon le programme prévu par le ministère de la Santé, le démarrage de la vaccination est prévu pour la première semaine du mois de juin et concernera les personnels de santé, les personnes vivant avec des comorbidités et les candidats au pèlerinage à La Mecque.
      Avec la réception de ces premières doses du vaccin AstraZeneca, le Burkina Faso voit son dispositif de lutte Contre le Covid-19 se renforcer. Ces premières doses seront mises à la disposition du personnel de santé, des personnes qui présentent des comorbidités et des candidats au pèlerinage musulman à La Mecque, selon le professeur Charlemagne Ouedraogo, ministre de la Santé.
      « Nous allons cibler dans un premier temps les personnels de santé et les personnes vulnérables. Ensuite, vous avez réservé 20 000 doses pour les futurs pèlerins qui se préparent pour aller au pèlerinage à la Mecque. Nous avons également réservé 3 000 doses pour le personnel des ONG qui travaillent à l’intérieur du pays aux côtés des PDI [personnes déplacées internes]. »

    • dimanche 30 mai
    • L’Allemagne convient avoir commis un génocide en Namibie

      le Figaro - 12h34

      Sans prononcer le mot de réparation, Berlin veut accompagner sa démarche d’un geste financier. Berlin rejoint les historiens. Ces derniers qualifient depuis plusieurs années de génocide la politique d’extermination menée par les forces coloniales allemandes sur le territoire de l’actuelle Namibie. Après près de six ans de négociations avec le gouvernement de Windhoek, l’Allemagne a franchi symboliquement une étape et reconnaît sa responsabilité morale et politique. Dans ce massacre organisé, plus des trois quarts de la population herero, soit près de 80 000 personnes, ont été assassinées. Entre dix et vingt mille Namas ont aussi été tués entre 1904 et 1908. Le ministre fédéral des Affaires étrangères, Heiko Maas, a précisé que Berlin parlera «officiellement de ces événements en utilisant désormais le mot qui permet aujourd’hui de décrire ce qu’ils étaient vraiment: un génocide.»

    • Mali: le président de la transition Assimi Goïta au sommet de la Cédéao à Accra

      Rfi.fr - 12h27

      Au lendemain de la déclaration de la Cour constitutionnelle du Mali selon laquelle le Colonel Assimi Goïta occupe désormais les fonctions de président de la transition, ce dernier a quitté ce samedi Bamako pour Accra au Ghana. Il participe à une partie du sommet extraordinaire des chefs d’État de l’institution sous-régionale.
      Assimi Goïta a eu les premiers entretiens avec des responsables de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), notamment le président de la Commission, Jean-Claude Bassi Brou. Ce dimanche, il assistera à une partie du sommet extraordinaire des chefs d’Etats de l’institution sous-régionale. Et comme ce samedi, il cherchera à convaincre les uns et les autres.
      Dans la délégation qui accompagne le colonel Assimi Goïta à Accra, figure son plus fidèle collaborateur directeur de cabinet avec rang de ministre, le capitaine Demba Daw. Il y a également avec lui un diplomate du ministère malien des Affaires étrangères.
      La ligne de défense du colonel Assimi Goïta tourne autour de deux points. Pour lui, en voulant l’exclure de la gestion des affaires de l’Etat, le Président Ba Ndaw a violé la charte de la transition. Ensuite comment s’est-il retrouvé dans le fauteuil de président de la transition avec le titre de chef de l’Etat ? C’est la Cour constitutionnelle du Mali qui a tranché, expliquent ses proches. (Rappelons que sous l’ancien président IBK, c’est une décision contestée de la Cour qui avait aggravé la situation).
      Autre problème: des textes adoptés par la Cédéao interdisent au militaires auteur de coup force de s’asseoir dans le fauteuil présidentiel. Là encore le colonel Assimi Goïta a sa ligne de défense. Selon lui, les lois maliennes l’autorisent. Il avance le cas d’un ancien président malien porteur d’uniforme. Mais à Accra, permettez l’expression, il marche un peu sur des œufs. D’après nos informations, l’unanimité se dégage pour condamner ce qui s’est passé ici. Sur la table des chefs d’États, des schémas de sortie de crise, avec ou sans le retour du Président de transition déposé.

    • samedi 29 mai
    • Ligue des champions : Chelsea sacré champion d’Europe

      Le Point - 22h34

      Vainqueur (0-1) de Manchester City grâce à un but de Kai Havertz (42e), les Blues remportent la deuxième Ligue des champions de leur histoire. Les Blues illuminent l’Europe du football. Pour la seconde fois de son histoire (après 2012), Chelsea a décroché la coupe aux grandes oreilles en dominant (0-1) Manchester City. Au terme d’un long et difficile combat tactique, les hommes de Thomas Tuchel sont sortis vainqueurs du choc qui les opposait au champion d’Angleterre en titre, grâce à un but de Kai Havertz (42e). Retour sur la rencontre et le but.
      On avait presque oublié cette sensation. Celle de l’ambiance qui résonne, anime et égaye un stade de football. Devant 15 000 spectateurs au stade du Dragon de Porto (Portugal) – dont 10 000 supporters anglais – Manchester City donne le coup d’envoi de la finale de la 66e édition de la Ligue des champions, après le coup de sifflet de l’arbitre espagnol Mateu Lahoz. Pourtant, ce sont les Blues de Chelsea qui posent rapidement le pied sur le ballon. Kai Havertz est d’ailleurs le premier londonien à pénétrer et alerter la défense mancunienne avant d’être repoussé par l’armada défensive des Skyblues (4e).
      Après cette première alerte, Manchester City se reprend peu à peu et commence à faire le jeu. Servi par son gardien, Raheem Sterling s’engouffre dans la surface de réparation et affole l’arrière-garde des Blues. Il est finalement repoussé in extremis par Reece James (8e). Quelques instants plus tard, Timo Werner est servi au point de penalty par Kai Havertz. L’international allemand se précipite et dévisse complètement son tir (10e). Dans la foulée, Raheem Sterling est lancé dans la profondeur. Le joueur britannique sert Riyad Mahrez de l’autre côté, mais le superbe retour de Ben Chilwell sauve les Blues (10e). Les deux équipes se rendent coups pour coups ! Il faut toutefois attendre le quart d’heure de jeu pour observer la première frappe de ce choc. Servi par Kai Havertz, Timo Werner contrôle le cuir au point de penalty – qui lui reste dans les pieds. Trop écrasée, sa frappe termine sa course dans les gants d’Ederson (13e). L’Allemand n’y arrive pas. Au quart d’heure de jeu, la possession clairement favorable à Manchester City (65 %).
      Le rythme reste soutenu mais les espaces se referment après 20 minutes plutôt ouvertes. Pourtant, sur chaque mouvement offensif déclenché, Manchester City se montre redoutable. À l’instar de Phil Foden, trouvé dans l’axe par Kevin De Bruyne. Seul à une dizaine de mètres du but de Mendy, le britannique s’apprête est repris de justesse par un magnifique retour d’Antonio Rudiger (27e). Chelsea s’est fait très peur. Et peu après la demi-heure de jeu, Chelsea est frappé par un premier coup dur. Thiago Silva est contraint de céder sa place à Andreas Christensen (39e), touché à l’adducteur. Pourtant, les Blues vont complètement renverser la tendance. Juste avant la mi-temps Mason Mount sert parfaitement Kai Havertz dans la profondeur. L’international allemand se joue d’Ederson et n’a plus qu’à pousser le cuir au fond des filets (42e, 0-1). Les compteurs sont débloqués ! Après trois minutes de temps additionnel, M. Mateu Lahoz renvoie les vingt-deux acteurs aux vestiaires.

    • Aux Etats-Unis, les républicains bloquent la création d’une commission d’enquête sur l’attaque du Capitole

      Le Monde - 18h54

      Donald Trump a obtenu une nouvelle fois gain de cause. A son instigation, les républicains du Sénat ont bloqué vendredi 28 mai la création d’une commission d’enquête indépendante dédiée à l’attaque contre le Capitole, à Washington, menée par certains de ses sympathisants, le 6 janvier.
      Cet assaut visait à empêcher la certification des résultats de l’élection présidentielle de novembre 2020 contestés par l’ancien président. Ce dernier assure sans la moindre preuve qu’une « fraude massive » l’a privé de sa réélection. L’attaque n’avait retardé que de quelques heures seulement la certification, en dépit des votes négatifs de plus d’un tiers des élus républicains des deux chambres.
      Le projet de commission d’enquête, sur le modèle de celle constituée après les attentats du 11-Septembre semblait relever de l’évidence après cette attaque sans précédent dans l’histoire américaine.
      Chaque épisode tragique vécu par les Etats-Unis, de l’attaque de Pearl Harbor, en 1941, à l’assassinat de John Kennedy, en 1963, a été suivi par des investigations approfondies confiées à des personnalités indépendantes. Après des semaines de tractations, un compromis avait même été forgé par deux responsables des deux partis, les démocrates finissant par accepter l’ensemble des exigences républicaines.

    • Vaccins anti-Covid : l’aide à l’Afrique est «scandaleusement inefficace», selon le président rwandais

      le Figaro - 18h42

      La distribution des vaccins contre le Covid-19 au continent africain est «scandaleusement inefficace», a estimé vendredi 28 mai le président rwandais Paul Kagame, mettant en garde à ne pas construire «un mur invisible» entre pays vaccinés et non-vaccinés. Selon des chiffres de l’OMS début mai, seuls 2% des vaccins anti-Covid administrés dans le monde l’ont été en Afrique.
      Évoquant la distribution de vaccins à l’Afrique, notamment via le dispositif Covax destiné à fournir un accès équitable aux vaccins notamment pour les pays les plus pauvres, «cela reste très inefficace, scandaleusement inefficace», a affirmé Paul Kagame dans un entretien accordé vendredi soir à l’AFP et France Inter. «L’Afrique a besoin de vaccins comme tout le monde. Vous ne pouvez pas avoir des vaccins pour certains et pas pour d’autres», a-t-il affirmé, en soulignant que «le fait que l’Afrique ne reçoive pas de vaccins n’est pas bon». «Si nous le faisons équitablement, nous avons une chance d’éradiquer (le Covid) à l’échelle mondiale», a-t-il ajouté.
      «J’espère que nous ne nous retrouverons pas dans une situation qui reviendrait à construire un mur invisible, où ceux qui ont été vaccinés disent:  »Nous devons rester en sécurité, nous devons donc tenir à l’écart ceux qui ne sont pas vaccinés ». Rationnellement, il serait utile qu’il y ait un partage équitable de ce qui est disponible», a-t-il insisté. Le président rwandais a également souligné l’utilité de développer la production de vaccins sur le continent africain, «pas pour l’Afrique uniquement, (…) pour l’Afrique et pour les autres» continents.

    • Biélorussie : Washington annonce des mesures punitives

      Le Point - 18h32

      Le gouvernement américain a annoncé, vendredi, des mesures punitives contre la Biélorussie visant le régime du président Alexandre Loukachenko, lequel a été reçu par son homologue russe Vladimir Poutine en plein scandale international causé par l’interception, le 23 mai, d’un avion de ligne européen pour arrêter un journaliste. La porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki a appelé à « une enquête internationale crédible » sur le déroutage d’un avion de Ryanair reliant Athènes à Vilnius, escorté jusqu’à Minsk par un avion de chasse biélorusse. Ces événements sont « un affront direct aux normes internationales », a estimé Jen Psaki.
      Les Etats-Unis préparent avec l’Union européenne « une liste de sanctions ciblées à l’encontre de membres clés du régime de Loukachenko associés aux violations actuelles des droits de l’homme et à la corruption, la falsification des élections de 2020 et aux événements du 23 mai », a poursuivi la porte-parole. Le département du Trésor américain travaille aussi à l’élaboration de sanctions contre « des éléments du régime de Loukachenko et son réseau de soutien ».

    • Quelle position la Cédéao va-t-elle adopter face à la situation au Mali?

      Rfi.fr - 18h27

      Dans les différentes chancelleries contactées au sein de la sous-région, on ne cache pas une lassitude et un fort agacement face à la tournure des événements à Bamako. La transition malienne « tenait » sur un atelage civilo-militaire inconfortable, reconnaissent plusieurs ministres ouest-africains des Affaires étrangères, mais tous regrettent cette interruption sur la route devant mener le Mali à des élections.
      Le président en exercice de la Cédéao, le Ghanéen Nana Akuffo-Addo, a invité ses pairs, dimanche 30 mai à Accra, pour que la communauté régionale parle d’une seule voix face à une situation qui la met dans une position délicate. Imposer de nouvelles sanctions au Mali fragiliserait une économie déjà éprouvée par les précédentes mesures prises après le coup d’État d’août 2020, et par l’impact de la pandémie de Covid-19.
      Cependant, « nous ne pouvons pas renier nos principes », dit un ministre. La prise en main de la transition par les militaires au Tchad a déjà laissé un goût amer. « Nous ne voulons pas que ce genre de pratique prospère », dit un autre. Si le respect des institutions n’est pas défendu, c’est un recul démocratique.

    • Tchad: la polémique autour de la nomination de hauts gradés ne s’éteint pas

      Rfi.fr - 18h25

      Selon les contestataires, ces nominations ne répondent à aucun souci d’équilibre national et réveillent les discours communautaristes. Ce qui n’encourage pas, selon eux, l’apaisement avant l’ouverture d’un dialogue national inclusif, cadre de réflexion en vue de l’installation de nouvelles institutions de la République.
      Les dernières nominations au sein de la garde présidentielle, c’est un coup porté à ceux qui espéraient un changement pendant cette transition, selon l’ONG Action humanitaire africaine. Sur les 37 hauts-gradés nommés à des postes de responsabilité, une large majorité est issue d’une même communauté, celle d’Idriss Déby Itno.
      Pour le responsable de la gouvernance au sein de l’ONG AHA, « C’est la continuité, du Déby sans Déby. C’est le même système qui continue. C’est une nomination clanique, régionaliste qui a permis de sécuriser le pouvoir. Ça ne permet pas une réconciliation nationale. Il y a combien d’ethnies au Tchad qui sont dans l’armée ? Elles doivent être représentées. Le Tchad appartient à tous ».
      Côté autorités, le porte-parole du gouvernement de transition Abderaman Koulamallah, joue la carte de l’apaisement : « Ce sont tous des Tchadiens qu’on a nommés et qu’on a estimés valables pour ces postes-là. Si des cadres militaires, des cadres politiques se sentent lésés, le gouvernement pourra réajuster cela sans que l’on puisse verser dans la folie des luttes ethniques et tribales qui a causé de grands torts à notre pays ».
      Les nominations devront être mises sur la table du dialogue national inclusif, selon une source gouvernementale. Sans cela, dit-elle, difficile de parvenir à une cohabitation pacifique, l’un des objectifs de la transition.

    • vendredi 28 mai
    • Italie : en cavale depuis 15 ans, il se fait arrêter en se rendant à l’anniversaire de sa fille

      le Figaro - 12h52

      Un trafiquant de drogue italien, en cavale depuis plus de 15 ans, a été arrêté lorsqu’il s’est rendu au 23e anniversaire de sa fille à Rome, a annoncé vendredi 28 mai la police italienne.
      David Cittadini avait pris le maquis en mars 2006 après sa condamnation à 13 ans et 4 mois de réclusion pour trafic international de drogues, selon un communiqué. Les gendarmes italiens étaient sur ses traces et savaient qu’il se cachait en Espagne mais qu’il maintenait des rapports étroits avec sa mère et sa fille, toutes deux résidant dans un quartier de Rome.
      Dans les jours précédant le 23ème anniversaire de la fille, des gendarmes en civil ont commencé à surveiller la maison où vivaient les deux femmes, jusqu’à ce qu’un homme ressemblant au fugitif apparaisse dans l’immeuble. Les forces de l’ordre sont alors intervenues et ont arrêté l’homme qui tentait de se cacher dans une chambre à coucher. Le fugitif disposait d’une fausse carte d’identité italienne qu’il avait utilisé le matin même pour embarquer sur un vol Barcelone-Rome.
      David Cittadini était considéré comme l’un des chefs d’un réseau de trafiquants de drogue démantelé à la suite d’une enquête lancée après deux importantes saisies de drogue: 16 tonnes de haschich en 1999 et surtout 2,1 tonnes de cocaïne, saisies en 2004 par les douanes espagnoles au large des îles Canaries, selon la même source.

    • Tchad: le président Mahamat Idriss Déby a reçu la classe politique et la société civile

      Rfi.fr - 12h47

      À l’ordre du jour, la mise en place du Conseil national de transition, le parlement provisoire qui sera chargé de surveiller l’action gouvernementale en attendant les prochaines élections. Le président de la transition, qui a le pouvoir de désigner les membres du futur parlement, a choisi de déléguer.
      Lors de la communication qu’il a livrée aux acteurs politiques et aux membres de la société civile, le général Mahamat Idriss Déby a indiqué qu’il avait décidé de confier la désignation des membres du Conseil national de transition à un comité présidé par son vice-président le général Djimadoum Tiraïna.
      Le comité sera ouvert à toutes les sensibilités et veillera à sélectionner les candidatures sur la base de critères objectifs de manière à avoir un parlement provisoire représentatif de toutes les forces vives de la nation. Selon de bonnes sources, le comité en question sera mis en place assez rapidement et d’ici un mois, le parlement de transition devrait être installé.
      Le président du conseil militaire de transition a aussi insisté sur sa volonté de vouloir passer la main à la fin de la transition répondant à une partie de l’opinion nationale qui le soupçonne de manœuvrer pour rester plus longtemps à la tête de l’État.

    • jeudi 27 mai
    • Emmanuel Macron au Rwanda: des «mots qui ont plus de valeur que des excuses» pour Paul Kagame

      Rfi.fr - 18h07

      « En me tenant, avec humilité et respect, à vos côtés, je viens reconnaître nos responsabilités », a déclaré ce jeudi à Kigali le président français Emmanuel Macron, tout en affirmant que la France n’avait « pas été complice » du génocide au Rwanda. La réaction de Paul Kagame à ces mots n’a pas tardé.
      La réaction de Paul Kagame était très attendue. Elle a finalement été très positive. « Ces mots ont eu plus de valeur que des excuses, c’était la vérité », a déclaré le président rwandais, en évoquant le discours d’Emmanuel Macron au mémorial de Gisozi ce jeudi matin. Paul Kagame est ensuite revenu longuement sur l’importance de la reconnaissance de la vérité dans la relation compliquée entre le Rwanda et la France, relation qui s’est néanmoins améliorée petit à petit ces dernières années.
      Il a également présenté son homologue français comme un chef d’État « cherchant à renouveler et à changer sa relation avec l’Afrique. » « Un changement dans le bon sens », selon Paul Kagame, qui a conclu : « Les relations entre nos deux pays ne seront jamais conventionnelles, pour le meilleur et pour le pire, et nous avons choisi d’en tirer le meilleur. »
      Après toutes ces années de divergences entre ces deux pays, on retiendra aussi la volonté des deux chefs d’État français et rwandais de se tourner maintenant vers l’avenir. La relance de la coopération entre les deux pays a été au centre de leurs discours : l’investissement d’industries françaises au Rwanda, le retour de l’Agence française de développement dans le pays et la réouverture d’un centre culturel francophone.

    • Juan Carlos évite le pire en réglant plus de 670 000 euros au fisc

      Le Point - 16h28

      Poursuivi de toute part Juan Carlos tente de sauver les meubles en coopérant avec la justice. Il vient de faire un chèque de près de 680 000 euros au fisc espagnol pour régulariser sa situation, a annoncé cette semaine son avocat. La somme exacte est de 678 393,72 euros, « intérêts et pénalités compris », précise le communiqué, ajoutant que le roi « demeure, comme il l’a toujours été, à la disposition du ministère public pour toute procédure ou action que celui-ci considérer comme appropriée… ».
      Pour le quotidien El Pais, cette initiative permet à l’ex-souverain d’échapper à l’ouverture d’une procédure judiciaire pour fraude aux droits de donations ou fraude à l’impôt sur le revenu, passible de prison. La justice s’intéressait notamment de près à l’utilisation de plusieurs cartes bancaires par Juan Carlos, liées à des fonds opaques de l’homme d’affaires mexicain Allen Sanginés-Krause, un businessman et philanthrope discret, ami de longue date de l’ancien roi d’Espagne. Ce dernier aurait ainsi utilisé comme bon lui semble des fonds soustraits au fisc entre 2016 et 2018, notamment pour payer des frais de voyage, des notes d’hôtels et de restaurants. « La loi espagnole prévoit que la personne impliquée peut éviter l’infraction fiscale si elle paie sa dette devant le Trésor », précise El Pais. Ce qui n’empêchera pas le fisc d’étudier de près la documentation fournie par l’ex-souverain et faire une évaluation de ses comptes et patrimoine, ce qui risque de provoquer encore quelques vagues…
      Juan Carlos n’en a pas pour autant fini avec la justice espagnole. Il est visé par une deuxième enquête concernant le fameux virement de 100 millions de dollars qu’il a touché en 2008 sur un compte suisse en provenance de l’Arabie saoudite, peut-être en lien avec l’attribution d’un contrat pour la construction d’un train à grande vitesse. Enfin, une troisième enquête s’intéresse de près à des blanchiments de capitaux… El Pais rapporte que les avocats de l’ex-monarque restent plutôt confiants sur les suites judiciaires liées à ces deux dossiers : « Ils sont convaincus que les deux enquêtes n’aboutiront à rien, écrit le quotidien. La première, sur la prétendue commission pour les travaux de l’AVE à La Mecque concerne des événements survenus avant 2014, alors qu’il était encore roi et, par conséquent, jouissant de l’inviolabilité. La deuxième traite d’un prétendu réseau d’entreprises dans les paradis fiscaux, toujours démentis par son entourage… »

    • Plus de 150 disparus après un naufrage au Nigeria

      France 24 avec l'AFP - 10h56

      Un bateau transportant 180 passagers a fait naufrage sur le fleuve Niger. Quatre personnes ont été retrouvées mortes et les 156 autres encore portées disparues sont présumées décédées, ont annoncé mercredi les autorités nigérianes mercredi.
      Le naufrage s’est produit dans le nord-ouest du Nigeria, sur le fleuve Niger. Le bateau, surchargé, venait de l’État du Niger (Centre) et se dirigeait vers l’État de Kebbi. « La capacité du bateau était bien inférieure aux 180 passagers qu’il transportait », a déclaré aux journalistes le responsable local des Voies fluviales, Yusuf Birma.
      « À cette heure, seules 20 personnes ont été retrouvées vivantes, quatre sont mortes et les 156 restantes sont toujours portées disparues et considérées comme englouties », a-t-il indiqué.
      Le bateau, « en bois vieux et en mauvais état » selon cette même source, se rendait à un marché local a coulé au bout d’une heure de trajet. Il transportait également une cargaison de sacs de sable extraits d’une mine d’or artisanale voisine, a affirmé le responsable administratif du département de Ngaski, dans l’État de Kebbi, Abdullahi Buhari Wara.
      Durant la saison des pluies, les chavirements de bateaux sont fréquents sur les fleuves et rivières du Nigeria, où les navires sont souvent surchargés et mal entretenus. Le Niger, un des trois plus grands fleuves du continent, après le Nil et le Congo, est la principale voie d’eau d’Afrique de l’Ouest.

    • Mali: les militaires libèrent les dirigeants arrêtés mais restent loin d’une transition civile

      Le Point - 10h28

      Les militaires maliens ont libéré le président et le Premier ministre de transition maliens, tout en semblant s’éloigner de l’exigence internationale d’un retour rapide à un processus conduit par les civils après ce qui s’apparente à un second putsch en neuf mois.
      En libérant discrètement dans la nuit de mercredi à jeudi le président Bah Ndaw et le Premier ministre Moctar Ouane qu’ils avaient fait arrêter lundi avec d’autres hautes personnalités, l’homme fort du pouvoir, le colonel Assimi Goïta, et les autres putschistes de 2020 satisfont à une demande faite par le Conseil de sécurité de l’ONU mercredi et partagée par les principaux partenaires du Mali.
      Mais ils semblaient bien loin de la « reprise immédiate » d’une transition civile dirigée par des civils, également réclamée par le Conseil de sécurité et d’autres. Au contraire, le colonel Goïta a dit à la mission internationale dépêchée mardi à Bamako qu’il comptait prendre la tête de la transition et nommer un Premier ministre, ont rapporté des diplomates s’exprimant sous couvert d’anonymat compte tenu du caractère hautement sensible de ce retour en arrière de neuf mois.
      Cette prise des pleins pouvoirs à laquelle la communauté internationale avait résisté après le putsch mené par les mêmes colonels en août 2020 au détriment du président élu Ibrahim Boubacar Keïta obscurcirait encore l’horizon d’un pays en pleine tourmente, pourtant crucial pour la stabilité du Sahel. La Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao), la France et les Etats-Unis ont brandi la menace de sanctions. Les militaires se sont jusqu’alors gardés de s’exprimer publiquement sur leurs plans.

    • RDC: Goma évacuée face aux risques de catastrophe liés à l’éruption du volcan Nyiragongo

      Rfi.fr - 10h23

      Les autorités de Goma ont ordonné ce jeudi 27 mai au matin l’évacuation de dix quartiers de la ville de 600 000 habitants du fait des risques liés à l’éruption du volcan Nyiragongo de samedi dernier. « Les données actuelles de la sismicité et de la déformation du sol indiquent la présence de magma sous la zone urbaine de Goma, avec une extension sous le lac Kivu », a déclaré jeudi matin dans une adresse à la population sur les médias locaux, le gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu, le général Constant Ndima. « On ne peut actuellement pas exclure une éruption à terre ou sous le lac (Kivu) qui pourrait advenir sous très peu, voire sans aucun signe précurseur », a expliqué le général Ndima, citant les noms de dix quartiers de la ville.
      « Des risques supplémentaires sont liés à l’interaction entre la lave et l’eau » du lac, a-t-il mis en garde, évoquant clairement le scénario catastrophe, bien connu et identifié pour le lac Kivu, d’un risque de déstabilisation du gaz sous le lac. Autrement dit, dans le jargon des spécialistes, d’une « éruption limnique ».
      Conséquence : l’évacuation est « obligatoire et se fera vers Sake », à 20 km de Goma, a indiqué le gouverneur du Nord-Kivu. Des déclarations qui ont immédiatement entraîné l’exode de dizaines de milliers de personnes vers la région du Masisi et la frontière rwandaise. Le général Ndima a appelé à une évacuation dans la calme et avec les moyens de transport mis à disposition par les autorités. « Les gens doivent emporter le seul minimum, pour donner la chance à tout le monde d’embarquer après avoir pris soin de fermer leurs maisons », a-t-il conclu.

    • Mali: que peut désormais faire Assimi Goïta, le chef de la junte militaire?

      Rfi.fr - 09h28

      Les têtes de la junte militaire, qui ont pris une première fois le pouvoir en août 2020, viennent de récidiver. Leur chef, Assimi Goïta, a déclaré mercredi 26 mai aux médiateurs étrangers venus le voir qu’il prenait lui-même les choses en mains pour le moment, après les démissions de Bah N’Daw et de Moctar Ouane. Quelle est sa marge de manoeuvre face à la classe politique malienne et la communauté internationale ?
      Une certitude au Mali : l’homme fort du moment s’appelle Assimi Goïta, dit notre correspondant à Bamako, Serge Daniel. Lorsque la délégation de la médiation l’a rencontré, mercredi 26 mai dans ses bureaux, il a clairement laissé entendre que, jusqu’à nouvel ordre, il prenait les choses en mains, puisque le président de transition Bah N’Daw a démissionné, ainsi que le Premier ministre Moctar Ouane.
      Diriger la transition jusqu’à son terme ?
      Et peut-être même que s’il peut diriger la transition jusqu’à son terme, Assimi Goïta n’hésitera pas. Mais il lui faut des alliés, et il a déjà tâté le terrain. À la délégation des médiateurs, le chef de la junte n’a pas caché qu’il entend gouverner notamment avec le M5-RFP, mouvement composé de partis et d’associations qui ont tous contribué à la chute de l’ancien président, Ibrahim Boubacar Keïta.
      Le colonel Goïta a déjà reçu des responsables du M5. Mais une frange de ce mouvement condamne le coup de force et n’entend pas travailler avec lui, pour le moment en tout cas. Plusieurs autres partis politiques sont sur la même ligne. Le coup de force est également dénoncé par des associations de défense des droits de l’homme. Assimi Goïta doit également faire face aux sanctions internationales. Les États-Unis par exemple, ont déjà arrêté leur coopération militaire.

    • mercredi 26 mai
    • Birmanie : Aung San Suu Kyi fait physiquement face à ses juges

      le Figaro - 16h54

      Elle n’était pas sortie des quatre murs de sa résidence surveillée depuis près de quatre mois. Lundi, Aung San Suu Kyi, l’ancienne chef du gouvernement birman, a comparu en personne devant un tribunal spécial, établi par la Cour suprême, dans la capitale fantôme de Nay Pyi Taw. Une première apparition depuis le coup d’État du 1er février qui laisse peu d’espoir à la «Lady» de retrouver un semblant de liberté tant que la junte militaire sera en place. D’une brièveté déconcertante, cette sortie ne lui a quasiment laissé que le temps de «souhaiter une bonne santé» à son peuple.
      Après plusieurs audiences réalisées par visioconférence, Aung San Suu Kyi s’est tenue face à ses juges pendant une demi-heure seulement, pour répondre aux cinq chefs d’accusation auxquels elle fait face. Poursuivie pour importation illégale de talkies-walkies dès les premières semaines après le coup d’État, les charges pesant à son encontre se sont depuis multipliées. Elle est désormais accusée de ne pas avoir respecté les restrictions liées à la pandémie, d’incitation aux troubles publics, d’avoir perçu plusieurs centaines de milliers de dollars et onze kilos d’or en pots-de-vin, et d’avoir violé une loi sur les secrets d’État datant de l’époque coloniale. À elle seule, cette dernière charge pourrait la conduire derrière les barreaux pendant quatorze ans.

    • Burundi: plusieurs morts à Bujumbura après des attaques à la grenade

      Rfi.fr - 16h49

      Bujumbura a été frappée par plusieurs attaques simultanées à la grenade mardi 25 mai en début de soirée, qui ont visé trois arrêts-bus très fréquentés et ont semé la panique dans cette ville qui n’avait pas connu pareilles attaques depuis des années. Les sources parlent de deux a sept victimes et des dizaines de blessés.
      Ces explosions se sont échelonnées dans un laps de temps de cinq minutes sur un axe qui va du nord vers le sud de l’ancienne capitale du Burundi. La première à l’arrêt de bus du Cotebu dans le quartier de Ngagara, plus au nord. Une deuxième a eu lieu à celui de la Permanence entre les quartiers de Bwiza et Buyenzi, et enfin deux autres explosions un peu plus au sud, près de l’arrêt de bus Musaga en plein centre-ville.
      « Ces terroristes voulaient faire le maximum de victime » car ils ont lancé leurs grenades vers 19 h locale. « Une heure de pointe à Bujumbura », estime une source sécuritaire. Le bilan est très lourd. « Deux morts et des blessés », selon un bilan provisoire du ministère de la Sécurité publique. Des témoins et des sources sécuritaires parlent d’au moins 7 morts et plus de 80 blessés dont certains dans un état très grave.
      Cela faisait longtemps que la ville de Bujumbura n’avait pas connu un tel déchaînement de violences. Des gens saisis de panique courraient dans tous les sens, des bus par dizaines ont empruntés des voies à sens unique pour fuir au plus vite. Des témoins décrivent des scènes de panique généralisées qui ont duré un bon moment.
      Les forces de sécurité ont tout de suite déployés des centaines d’hommes dans les rues et ont déjà procédé à des dizaines d’arrestations officiellement pour raison d’enquête. Des sources estiment que ces attaques visaient à montrer que la paix et la sécurité ne règnent pas au moment où Bujumbura abrite une réunion d’un comité de l’ONU chargée des questions de sécurité en Afrique centrale. C’est la première grande réunion organisée par le Burundi depuis la crise de 2015.

    • Mali: le président Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane ont démissionné

      Rfi.fr - 16h46

      Le président Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane ont annoncé leur démission, mercredi 26 mai en début d’après-midi. La délégation de la troïka – composée des représentants de la Cédéao, de l’Union africaine et de l’ONU – était à Kati, où se trouvaient les deux dirigeants maliens depuis leur arrestation, le lundi 24 mai.
      Retenus dans le camp militaire de Kati depuis lundi après-midi par la junte du CNSP, les deux dirigeants maliens ont reçu, mercredi 26 mai au matin, la visite d’une délégation de la Cédéao, de l’Union africaine et de la Minusma, conduite par le médiateur de la Cédéao, Goodluck Jonathan. Cette équipe de médiation cherche depuis hier (mardi) à trouver une issue à la crise que traverse le Mali depuis le nouveau coup des militaires du CNSP, mécontents du nouveau gouvernement annoncé lundi, qui ne reconduisait pas deux des leurs. Le colonel Goïta avait indiqué, mardi dans la soirée, avoir écarté les deux hommes en les accusant d’avoir formé un nouveau gouvernement sans le consulter alors qu’il est le vice-président en charge des questions de sécurité.
      C’est à l’occasion de cette visite de la délégation dans le camp militaire de Kati que les deux dirigeants maliens ont annoncé qu’ils quittaient leurs fonctions. « Lorsque nous sommes arrivés, ils ont lu leur lettre de démission qui était déjà prête », a précisé une source diplomatique ouest-africaine, présente lors de la réunion de ce matin. Cette source explique ne pas avoir du tout apprécié la méthode. « Nous ne pouvons pas exclure qu’ils aient démissionné sous la contrainte. »
      Peu avant la fin de la réunion, l’information de la démission des deux dirigeants captifs avait fuité, confirmée par des collaborateurs de la junte. Selon la même source diplomatique, le chef de la junte et vice-président actuel Assimi Goïta a exposé son plan pour la suite : c’est lui qui prendra la présidence de la transition, le poste de vice-président restant vacant. Quant au poste de Premier ministre, pas de détails mais on sait que les consultations avaient commencé dès lundi, auprès du mouvement M5 notamment.

    • mardi 25 mai
    • Afrique: une très forte mortalité pour les patients du Covid en soins intensifs

      le Figaro - 18h37

      Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Afrique ne recense que 85 320 décès dus au Covid depuis le début de la pandémie. Ce nombre, très sous-estimé, ne doit pas masquer la situation très critique des unités de soin dans les centres hospitaliers africains, comme le montre une étude publiée vendredi dans la revue The Lancet. Menés dans dix pays du continent, ces travaux ont suivi le devenir de plus de 3 000 patients présentant une infection au Sars-CoV-2 et ayant été hospitalisés dans une unité de soins intensifs. Ils montrent que 48 %, soit près d’un patient sur deux, décèdent dans les trente jours suivant son hospitalisation. En comparaison, lors de la première vague, la mortalité des patients atteints des formes les plus sévères avait été de 27 % en France. Elle a depuis baissé.

Recevez toute l’actualité

Inscrivez-vous à la Newsletter du Journal du Cameroun et recevez gratuitement toute l’actualité

SondageSorry, there are no polls available at the moment.