Linfo en continu

    • dimanche 25 avril
    • Centrafrique: mort de Désiré Bilal Kolingba, ancien ministre et président du RDC

      Rfi.fr - 22h36

      La classe centrafricaine est en deuil : Désiré Bilal Kolingba, leader du Rassemblement démocratique centrafricain est décédé à l’âge de 64 ans ce dimanche 25 avril à Kinshasa, des suites d’une maladie, selon sa famille. Ancien ministre de la Jeunesse et des Sports sous la présidence de François Bozizé, Désiré Kolingba avait été candidat à deux élections présidentielles, en 2015 et en décembre dernier.
      Économiste formé aux États-Unis et au Canada, Désiré Kolingba a travaillé à la Banque Mondiale à Washington en 1988. En Centrafrique, il est surtout connu pour avoir repris les rênes du RDC, le Rassemblement démocratique centrafricain, parti fondé par son père, l’ancien président André Kolingba.
      Pas évident de porter un tel héritage : Désiré Kolingba met en avant les principes de liberté et d’État de droit. Comme l’explique René Constant Ngbondo, un ancien compagnon de route : « Il a suivi les idéaux du parti, c’est-à-dire : le rassemblement, l’entente et l’intérêt général. »
      Dans un contexte de crise qui divise le pays, Désiré Kolingba se montre rassembleur. Blaise Fleury Hotto, ancien secrétaire général du RDC : « Il n’a jamais eu de cesse d’aller vers les belligérants. Il a toujours pensé que la crise que nous avions connue n’était pas une crise confessionnelle, c’était une crise communautaire et il s’est rapproché plus d’une fois de la communauté musulmane pour essayer de leur demander de contribuer au retour de la paix dans notre pays. »
      En décembre 2015, Désiré Kolingba est candidat à la présidentielle. Il se classe troisième, et se rallie au second tour, à Faustin Archange Touadéra, faisant ainsi tomber Anicet-Georges Dologuélé.
      Malade et hospitalisé plusieurs semaines en France, Désiré Kolingba n’avait pas pu s’investir pleinement dans la dernière campagne présidentielle de 2020. Il comptait notamment lutter contre la dégradation des conditions de vie des Centrafricains.

    • Incertitude autour des JO de Tokyo, seul 1 % de Japonais vaccinés

      Le Point - 19h26

      Le Japon a décrété l’état d’urgence face à la flambée des cas de Covid-19 et la lenteur de la vaccination. Les JO sont donc menacés, rapporte Franceinfo. Alors qu’un milliard de doses de vaccin anti-Covid ont été administrées dans le monde, le Japon est à la traîne. À peine 1 % de la population a pu être vaccinée et l’épidémie de coronavirus flambe à nouveau avec plus de 5 000 cas positifs par jour. En réponse, l’état d’urgence a été déclaré à partir du samedi 24 avril et restera en vigueur au moins jusqu’au 11 mai. La situation sanitaire est critique. Elle fait aussi peser une sérieuse menace sur les Jeux olympiques de Tokyo auxquels s’opposent 70 % des Tokyoïtes, souligne Franceinfo
      Au cœur de cette quatrième vague, la lenteur de la vaccination interroge les autorités sportives internationales sur la capacité du Japon à organiser les Jeux olympiques dans de bonnes conditions et dans seulement trois mois. Les JO de Tokyo doivent se tenir du 23 juillet au 8 août.
      Interdiction d’acclamer dans les stades
      Les hôpitaux sont à nouveau débordés et la perspective d’un événement d’ampleur internationale – même si les supporters étrangers seront interdits – fait craindre le pire. « Faire venir des gens pour ces Jeux en pleine pandémie, c’est vraiment scandaleux », confie une Japonaise à Franceinfo.
      Pour l’instant, la suspension des JO de Tokyo n’est pas à l’ordre du jour. D’ailleurs, au Japon, les événements sportifs continuent à se dérouler presque normalement. Les jauges de spectateurs sont en revanche réduites et ces derniers ont interdiction d’acclamer. Les mêmes règles s’appliqueront aux JO… sous réserve que la situation épidémique ne s’aggrave pas et qu’un huis clos, ou pire, soit décrété.

    • Plus de 893 000 cas de Covid en une journée, un record

      Le Point - 19h22

      Jamais autant de contaminations n’ont été recensées dans le monde en 24 heures. Plus du tiers des cas ont été enregistrés en Inde, submergée. L’épidémie de Covid-19 continue de circuler à vitesse grand V dans le monde. Ce vendredi, plus de 893 000 cas de Covid-19 ont été recensés autour du globe, un record depuis le début de la pandémie. En cause : la flambée épidémique d’un double variant qui submerge l’Inde, selon un comptage de l’Agence France Presse communiqué ce samedi 24 avril, à partir de sources officielles. Cette mutation du virus, plus contagieuse, a été identifiée en Suisse, via un passager en transit à l’aéroport. Pour l’heure, on ignore l’identité de ce passager ou sa provenance.
      Plus d’un tiers de ces contaminations ont été déplorées en Inde, qui a annoncé 332 730 nouvelles contaminations ce vendredi, puis 346 786 samedi. Ce vaste pays de 1,3 milliard d’habitants s’enfonce toujours davantage dans la crise sanitaire. Devant les hôpitaux des principales villes, où près d’un million de nouveaux cas ont été recensés en trois jours, les files d’attente de malades du Covid et leurs proches inquiets s’allongent. Au cours des dernières 24 heures, 2 624 décès liés à la maladie ont été recensés, un nouveau record qui porte le nombre total des morts officiellement dénombrés depuis le début de la pandémie à près de 190 000 dans le pays.
      Plus de 145 millions de cas positifs
      À noter que ces chiffres sont inédits pour un seul pays jusqu’à présent. Avant cette semaine, le nombre de cas officiellement annoncés le plus élevé s’était établi à 819 000, le 8 janvier dernier. Sur une semaine, plus de 5,5 millions de cas ont été recensés dans le monde, dont quasiment 2 millions en Inde. Les autres pays déplorant actuellement le plus de nouvelles contaminations sont les Etats-Unis (490 000 cas en une semaine), le Brésil (459 000) et la Turquie (404 000). Le seuil de 150 millions de cas dans le monde devrait être atteint la semaine prochaine. Selon un comptage de l’AFP, 145 544 646 cas ont été recensés dans le monde depuis le début de la pandémie, en décembre 2019 en Chine.

    • 130 migrants disparus en Méditerranée: une «honte» pour le pape François

      Rfi.fr - 19h17

      Le pape François a qualifié dimanche 25 avril de « honte » le sort de 130 migrants portés disparus depuis jeudi à la suite d’un naufrage en Méditerranée, et s’est dit « très attristé par cette tragédie ». Le pape François a qualifié dimanche 25 avril de « honte » le sort de 130 migrants portés disparus depuis jeudi à la suite d’un naufrage en Méditerranée.
      « Je vous confesse que je suis très attristé par la tragédie qui encore une fois s’est produite ces derniers jours en Méditerranée. Frères et soeurs, interrogeons-nous tous sur cette énième tragédie. C’est un moment de honte », a dit le pape François aux fidèles à l’issue de la prière Regina Coeli, place Saint-Pierre au Vatican.
      Ils ont « deux journées entières vainement imploré de l’aide »
      « Cent trente migrants sont morts en mer, ce sont des personnes, ce sont des vies humaines qui ont pendant deux journées entières vainement imploré de l’aide. Une aide qui n’est pas arrivée », a poursuivi le pape François. « Prions pour ces frères et soeurs et pour tant d’autres qui continuent de mourir lors de ces voyages dramatiques. Prions aussi pour ceux qui peuvent aider mais préfèrent regarder d’un autre côté. Prions en silence pour eux », a conclu le pape.
      L’ONG SOS Méditerranée avait indiqué jeudi 22 avril avoir repéré au large de la Libye une dizaine de corps près d’un bateau pneumatique retourné qui avait été signalé en détresse avec environ 130 personnes à bord.
      Les ONG humanitaires accusent les pays de l’Union européenne non seulement de ne pas vouloir secourir les migrants en danger dans la Méditerranée, mais également d’entraver leurs propres activités de sauvetage.

    • samedi 24 avril
    • Jamais autant de contaminations n’ont été recensées dans le monde en 24 heures. Plus du tiers des cas ont été enregistrés en Inde, submergée.

      AFP - 22h18

      L’épidémie de Covid-19 continue de circuler à vitesse grand V dans le monde. Ce vendredi, plus de 393 000 cas de Covid-19 ont été recensés autour du globe, un record depuis le début de la pandémie. En cause : la flambée épidémique d’un double variant qui submerge l’Inde, selon un comptage de l’Agence France Presse communiqué ce samedi 24 avril, à partir de sources officielles. Cette mutation du virus, plus contagieuse, a été identifiée en Suisse, via un passager en transit à l’aéroport. Pour l’heure, on ignore l’identité de ce passager ou sa provenance.
      Plus d’un tiers de ces contaminations ont été déplorées en Inde, qui a annoncé 332 730 nouvelles contaminations ce vendredi, puis 346 786 samedi. Ce vaste pays de 1,3 milliard d’habitants s’enfonce toujours davantage dans la crise sanitaire. Devant les hôpitaux des principales villes, où près d’un million de nouveaux cas ont été recensés en trois jours, les files d’attente de malades du Covid et leurs proches inquiets s’allongent. Au cours des dernières 24 heures, 2 624 décès liés à la maladie ont été recensés, un nouveau record qui porte le nombre total des morts officiellement dénombrés depuis le début de la pandémie à près de 190 000 dans le pays.
      Plus de 145 millions de cas positifs
      À noter que ces chiffres sont inédits pour un seul pays jusqu’à présent. Avant cette semaine, le nombre de cas officiellement annoncés le plus élevé s’était établi à 819 000, le 8 janvier dernier. Sur une semaine, plus de 5,5 millions de cas ont été recensés dans le monde, dont quasiment 2 millions en Inde. Les autres pays déplorant actuellement le plus de nouvelles contaminations sont les Etats-Unis (490 000 cas en une semaine), le Brésil (459 000) et la Turquie (404 000). Le seuil de 150 millions de cas dans le monde devrait être atteint la semaine prochaine. Selon un comptage de l’AFP, 145 544 646 cas ont été recensés dans le monde depuis le début de la pandémie, en décembre 2019 en Chine.

    • Tchad: le Fact se dit en faveur d’une issue politique à la crise actuelle

      Rfi.fr - 22h03

      Les rebelles du Fact, le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad, se disent prêt à adopter un cessez-le-feu, afin de laisser une chance au dialogue. Depuis le décès brutal du président Idriss Déby, survenu en début de semaine, les rebelles du Fact observent déjà une trêve. Cet accord de principe pour s’assoir autour d’une table a été décidé suite au passage, dans la capitale tchadienne, de plusieurs acteurs influents de la sous-région.
      En marge des obsèques de l’ancien président vendredi, de premiers contacts ont été établis par les chefs d’Etats du Niger et de la Mauritanie, tous deux membres du G5 Sahel. Les rebelles du Fact affirment être disposés à observer un cessez-le-feu.
      « Nous sommes d’accord pour un cessez-le-feu, pour une solution politique aux problèmes tchadiens, assure Mahamat Mahadi Ali, le leader de ce groupe armé. C’est notre souhait le plus ardent. Depuis cinq ans, nous avons toujours dit et répété que les problèmes du Tchad doivent être résolus autour d’une table ronde inclusive, mais nous nous sommes heurtés devant le refus catégorique du régime d’Idriss Déby. »
      Préoccupé par la stabilité du pays, le Mouvement patriotique du salut, le MPS, formation du président défunt, est aussi favorable à un dialogue. Une discussion qu’il faut encore définir clairement: pas question de tout remettre cause, insiste un cadre du MPS : « le Conseil militaire de transition doit rester en place ». Et il faut encore déterminer les sujets à aborder, poursuit ce cadre : « Le dialogue ne peut pas se passer dans le désordre… il ne s’agit pas, souligne cette source, de se partager des postes ».
      Côté médiation, on reste optimiste : « les contacts vont se poursuivre pour affiner les conditions de ce dialogue (…) c’est une course », commente un officiel. Mais « les acteurs politiques tchadiens ont tous bien conscience que le dialogue est indispensable pour éviter de compromettre la sécurité du Tchad », observe cette source.

    • vendredi 23 avril
    • Un nouveau vaccin contre le paludisme efficace à 77%

      bbc.com - 23h54

      Un nouveau vaccin contre le paludisme mis au point par des chercheurs de l’Université d’Oxford et des scientifiques du Burkina Faso s’est révélé efficace à 77 % contre la maladie lors des premiers essais – un chiffre bien supérieur à celui de tous les traitements existants.
      L’étude, publiée dans le Lancet, a porté sur 450 enfants du Burkina Faso et va maintenant faire l’objet d’essais à grande échelle. Trouver un vaccin efficace contre le paludisme est considéré comme l’un des Graals de la recherche médicale. Il pourrait s’agir d’une percée majeure. La maladie tue plus de quatre cent mille personnes par an, dont de nombreux enfants en Afrique subsaharienne.

    • Tchad : « La France et les Etats-Unis ne pouvaient pas ignorer qu’ils jouaient avec le feu »

      Le Monde Afrique - 23h52

      La chercheuse Marielle Debos pointe « l’aveuglement » des alliés occidentaux d’Idriss Déby et leur responsabilité dans « le désordre qui s’annonce » après sa mort.
      Tribune. Idriss Déby, président du Tchad, vient de mourir sur le champ de bataille. Depuis son décès, l’« ami courageux » de la France a été salué pour ses qualités de militaire. Il était le premier à se mettre en scène comme un guerrier. En 2008, alors qu’il était menacé par une autre rébellion, il avait déjà annoncé qu’il était prêt à mourir les armes à la main. En août 2020, il s’était fait décerner le titre de maréchal. Cette mise en scène de soi s’adressait aux Tchadiens, à ses frères et à ses ennemis d’armes, mais aussi aux acteurs internationaux qui avaient vu en lui un allié dans la « guerre contre le terrorisme ».
      Cette alliance est cependant plus ancienne. Idriss Déby était déjà soutenu par les Français quand il a renversé Hissène Habré, en 1990. Il avait bénéficié du soutien discret mais efficace de l’armée française lors des attaques rebelles sur la capitale, en 2006 et 2008. En février 2019, l’armée française était allée plus loin encore en menant des frappes aériennes contre une colonne rebelle. L’accord de coopération militaire conclu entre les deux pays en 1976 a toujours été interprété de façon large.
      Un fin stratège, artisan de son succès comme de sa défaite
      Derrière cet attachement à Idriss Déby, il y a des intérêts. Ces intérêts ne sont pas économiques, mais militaires. Le Tchad, qui a accueilli de façon quasi continue une succession d’opérations extérieures depuis son indépendance, est considéré comme un espace stratégique. Cette politique est sous-tendue par une idéologie : celle de l’homme fort, seul capable de dompter un pays de guerriers. Cette idéologie est problématique à plus d’un titre. Elle est paternaliste : les Français sauraient mieux que les Tchadiens eux-mêmes le système politique qui leur conviendrait. Elle est culturaliste et raciste : les Tchadiens formeraient un peuple turbulent qui devrait être commandé – plutôt que gouverné. Elle est enfin sexiste : seul un homme pourrait faire le job.
      Idriss Déby n’a jamais été la marionnette des Français ; il a su s’opposer plus d’une fois à ceux qui le soutenaient. Il était un fin stratège, capable de coups de bluff et jouant avec son imprévisibilité pour s’imposer sur la scène régionale et auprès de ses soutiens occidentaux. Il est l’artisan de son succès comme de sa défaite.
      Il n’en reste pas moins que son parcours politique a été rendu possible par ses alliés, qui ont délibérément fermé les yeux sur l’élimination violente de ses opposants (civils ou militaires) les plus menaçants, au risque de dommages collatéraux importants, et accepté des élections frauduleuses. Le discours dominant était alors : « Idriss Déby n’est certes pas un grand démocrate, mais il n’y a personne d’autre pour assurer la stabilité du pays. » Tout se passait comme si l’homme fort du Tchad était invincible et immortel.

    • Funérailles d’Idriss Déby Itno: l’hommage des présidents au «guerrier»

      Rfi.fr - 23h46

      Les d’obsèques d’Idriss Déby Itno ont eu lieu ce vendredi 23 avril à Ndjamena. Douze chefs d’État ont fait le déplacement dans la capitale tchadienne. Les hommages ont été unanimes pour saluer le président-maréchal mort au combat.
      La terre d’Amdjarass, à l’est du Tchad, près de la frontière avec le Soudan, s’est définitivement refermée sur Idriss Déby. L’inhumation s’est déroulée cet après-midi dans la stricte intimité familiale, tout à l’opposé de la cérémonie d’hommages qui elle a eu lieu place de la Nation, au cœur de la capitale.
      Malgré la chaleur accablante, il y avait du monde pour assister à ces obsèques officielles, qui avaient des allures de ballet diplomatique, avec la présence d’une douzaine de chefs d’État et de gouvernement.
      Le premier temps fort de la cérémonie d’obsèques d’Idriss Déby a été marqué par la prise de parole de Hinda Déby, la dernière épouse du défunt président. En larmes, elle a appelé les Tchadiens à se tenir la main pour porter les valeurs de la cohésion nationale comme l’aurait souhaité son défunt époux. « La patrie, l’honneur et la dignité, voilà un triptyque auquel le Maréchal est très attaché », a-t-elle martelé.
      De son côté, le président congolais Félix Tshisekedi a rendu hommage à Idriss Déby en parlant de sacrifice pour son peuple. Le président de la RDC, également président en exercice de l’Union africaine, a invité le peuple tchadien à l’unité et au respect des règles démocratiques édictées par la Constitution.

    • FACT : qui sont les rebelles tchadiens et que veulent-ils ?

      bbc.com - 09h44

      Avec la mort du maréchal du Tchad et la mise en place d’un Conseil militaire de transition, le groupe rebelle Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact) menace d’attaquer la capitale, N’djamena. Qui sont les hommes qui dirigent ce groupe et quelles sont leurs revendications?
      La rébellion n’est pas une nouveauté au Tchad, qui a connu plusieurs guerres civiles au cours des dernières décennies. L’un des groupes rebelles actuels, le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), fondé en 2016 par d’anciens officiers de l’armée dissidents du régime, a lancé une grande offensive le 11 avril, jour de l’élection présidentielle.
      Ils ont construit leur base en Libye dans les montagnes du Tibesti, qui sont à cheval entre le nord du Tchad et une partie du sud de la Libye. Le groupe a progressé progressivement vers N’Djamena. C’est au cours des derniers affrontements de ce week-end que le président Deby serait mortellement blessé, d’après la version officielle du Conseil militaire de transition.
      Que veulent-ils ?
      Leur objectif était de faire partir le président Idriss Deby par la force. Leur position a évolué depuis la mort de ce dernier. Ils rejettent le Conseil Militaire de Transition mis en place après le décès du président et dirigé par son fils.
      « Avant la mort de Deby, les représentants du FACT disaient vouloir rester dans le Kanem et engager un dialogue politique à condition qu’il ne soit plus au pouvoir. Maintenant, ils disent qu’il veulent descendre sur N’Djamena parce qu’un fils Deby est toujours au pouvoir. J’ai l’impression que ce qu’ils veulent varie en fonction de la situation politique à N’Djamena », souligne Antoine Glaser, spécialiste de l’Afrique, qui vient de publier « Le piège africain de Macron » paru chez Fayard.
      Le FACT serait né en 2016 d’une scission entre Mahamat Mahdi Ali et Mahamat Nouri, le chef historique de la rébellion tchadienne, qui dirigeait l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) créé en 2006. Mahamat Nouri est un ancien compagnon d’armes d’Hissene Habré devenu ministre d’Idriss Deby avant de finalement rejoindre la rébellion.
      Lorsque la Libye explose de nombreux groupes armés tchadien combattent d’un côté comme de l’autre du conflit. Le FACT a d’abord été du côté des combattants de Misrata, proches du gouvernement de Tripoli de l’époque, avant de se rapprocher du général Haftar, selon Antoine Glaser.
      « Après ses séjours en Libye, la vision de la lutte armée de Mahamat Mahdi a commencé à diverger de celle de Nouri jusqu’à la rupture », rappelle Paul Simon Handy, analyste à l’Institute for Security Studies. Le FACT regroupe des officiers tchadiens dissidents déserteurs et d’autres rebelles ou mercenaires tchadiens. Ils ont leur base arrière en Libye.
      Quelle est leur force ?
      Le FACT semble très bien équipé et armé, selon plusieurs analystes. « Cela a été une des surprises qu’ils soient si bien armés et cela a sans doute surpris l’armée tchadienne. Ils ont rapidement conquis la partie Nord du Tchad avant de descendre vers la région du Kanem où ils se sont accrochés avec l’armée y compris le président Déby », observe le Dr. Daniel Eizenga, Research Fellow à l’Africa Center for Strategic Studies.
      « Ils semblent avoir reçu du soutien même si on ne sait pas exactement de qui à ce stade mais étant donné leurs liens dans le Sud de la Libye, ils pourraient avoir été aidés par le général Khalifa Haftar, le commandant en chef de l’Armée nationale libyenne », ajoute-t-il.
      Pour Antoine Glaser, cette proximité leur a permis de récupérer des armements de pointe. « La Libye reste une armurerie à ciel ouvert, ils ont énormément d’équipement même très sophistiqué. Ils ont été cadeautés avec des armements très puissants », pointe l’expert.
      Combien sont-ils ?
      On ne sait pas exactement de combien de combattants dispose le FACT. « Ceux qui sont descendus représenteraient 1.000 à 1.500 hommes et environ 100 à 150 véhicules », déclare Glaser.
      Qui sont les leaders du FACT ?
      Mahamat Mahdi Ali, le leader du FACT, a appartenu à différents groupes rebelles depuis les années 1990. Il appartient à l’ethnie Gorane du Kanem, la même qu’Hissène Habré. Arrivé en France comme réfugié en 1989, il y décroche un DESS de droit et sciences politiques à l’université de Reims. Il milite également au sein du Parti socialiste, le parti de gauche français.
      « Il y a une animosité certaine parce que quand Deby a pris le pouvoir, il a persécuté les Goranes. Plusieurs des membres de sa famille ont été exécutés. Pour lui, ça a été un moment fondateur dans sa décision de rejoindre les rébellions », rappelle Paul Simon Handy, analyste à l’Institute for Security Studies. Il occupe après cela différents poste de responsabilités au sein de groupes armés tchadiens et a une longue histoire d’opposition armée à Idriss Déby.
      « Mahdi a quand même un petit parcours politique et sans doute un sens idéologique mais je ne crois pas qu’il a un vrai programme de gouvernement, un plan sérieux de réforme du Tchad pour faire sortir ce pays du parti pris militariste dans lequel Deby l’a fourvoyé », estime Handy.
      Une culture de la rébellion
      La vie politique du Tchad est marquée par une longue histoire de rébellions et de groupes armés. Idriss Deby Itno, rebelle arrivé au pouvoir par les armes, a fait face à divers groupes armés qui ont tenté de le renverser durant sa longue présidence. Pourquoi cette insécurité et cette violence chronique dans ce pays d’Afrique centrale?
      « C’est ce qui se produit dans un contexte autocratique. Quand vous avez un régime autoritaire qui consolide et centralise le pouvoir entre les mains d’un individu ou de groupes d’individus, le résultat est que les autres groupes ressentent que le seul moyen pour eux de prendre le pouvoir c’est par la force et cela provoque plus d’instabilité et de conflits », observe le Dr. Eizenga. « Une conflictualité influencée par une culture de la rébellion », ajoute Handy de l’Institute for Security Studies.
      « Des rebellions qui ont généralement de très faibles ambitions politiques ou distinguées par leur volonté de réformer le Tchad. Lorsque l’on va fouiller ceux qui veulent prendre le pouvoir ont souvent des raisons personnelles, claniques, tribales ou communautaires mais il n’y a pas une grosse idéologie derrière », juge-t-il.
      La situation actuelle va-t-elle réveiller d’autres groupes rebelles ?
      Le FACT est l’un des quatre principaux groupes tchadiens qui utilisent le sud de la Libye comme base arrière avec l’UFR (l’Union des forces de la résistance), l’UFDD (l’Union des forces pour la démocratie et le développement) et le CCSMR (Conseil de commandement militaire pour le salut de la République).
      Historiquement, ils n’ont pas réussi à s’entendre sur une stratégie ou un plan commun et n’ont donc pas coordonné leurs efforts pour renverser le pouvoir de Ndjaména mais la mort du président Idriss Deby annoncée ce mardi pourrait changer la donne. Un scénario redouté tant par le pouvoir de Ndjaména que par les militaires français, selon Antoine Glaser.
      D’autant que le régime de N’Djamena semble fragilisé par la mort du maréchal-président tchadien. Pour Paul Simon Handy de l’Institute for Security Studies, celle-ci pourrait constituer « un appel d’air » pour les nombreux groupes armés tchadiens car les troupes régulières pourraient être démoralisées. Déjà, l’Union des forces de la Résistance (UFR), une coalition de groupes rebelles tchadiens, a apporté son soutien au FACT.
      Le chercheur anticipe une « recrudescence de la lutte armée au Tchad ». « La nomination du fils du président Deby à la tête du Conseil militaire de transition traduit un effort de tenter de maintenir un continuité mais cela semble illusoire », réagit le Dr. Daniel Eizenga.
      « Ils seront confrontés à une forte pression de la part de l’opposition, des mouvements sociaux tchadiens venant des organisations de la société civile en plus potentiellement de la violence des groupes armés qui cherchent à prendre le contrôle. Donc, c’est un moment d’instabilité et d’insécurité accrue dans ce qui était déjà un contexte fragile », explique le chercheur.
      Mahamat Déby n’a pas d’expérience de gestionnaire ou gouvernementale, d’après les analystes. « Le fils n’a pas l’aura, l’envergure et la légitimité du père. Il bénéficie pour l’instant d’une sidération générale après la mort d’Idriss Deby », observe Antoine Glaser. Un schéma de succession qui a réussi en RD Congo avec le fils Kabila. Mais nul ne sait pour l’heure si le scénario pourra prospérer également au Tchad.

    • Ukraine : l’armée russe a commencé son retrait des zones frontalières

      AFP - 09h28

      « Nos unités et groupes militaires marchent vers les gares de chargement de chemin de fer et les aérodromes », confirme le ministère russe de la Défense. L’armée russe a entamé son retrait de zones frontalières de l’Ukraine où ses troupes étaient massées depuis des semaines, provoquant un regain de tensions internationales, a annoncé, vendredi, le ministère de la Défense, cité par les agences russes. « Actuellement, nos unités et groupes militaires marchent vers les gares de chargement de chemin de fer et les aérodromes, chargent les navires de débarquement, les plateformes ferroviaires et les avions-cargos militaires », a indiqué le ministère, cité par Ria Novosti.
      Selon la même source, citée par l’agence Interfax, ce retrait a débuté en Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014, au lendemain d’exercices ayant réuni quelque 10 000 hommes dans cette région. « Le 23 avril, les forces du district militaire du Sud et les forces aéroportées qui participaient aux manœuvres de vérification surprise ont commencé à retourner vers leurs lieux de déploiement permanent », selon le ministère.

    • Sommet climat: Biden double les objectifs américains et exhorte le monde à passer à «l’action»

      Rfi.fr - 09h23

      Joe Biden a dévoilé, jeudi 22 avril lors de son sommet sur le climat, un nouvel objectif américain de réduction des émissions polluantes quasiment doublé, pour marquer le retour des États-Unis dans la lutte contre le réchauffement et pousser le reste du monde à « l’action ».
      Joe Biden a promis, à l’ouverture de cette réunion virtuelle sur le climat de deux jours avec une quarantaine de dirigeants mondiaux, de réduire les émissions de gaz à effet de serre de la première économie mondiale de 50% à 52% d’ici 2030 par rapport à 2005. Cet objectif double quasiment l’ancien engagement de Washington d’une diminution de 26% à 28% à l’horizon 2025.
      Avec ce nouvel engagement, les États-Unis espèrent participer à maintenir le réchauffement mondial sous les +2°C, si possible +1,5°C, par rapport à l’ère pré-industrielle, comme le prévoit l’accord de Paris conclu en 2015. Un objectif planétaire hors de portée en l’état actuel des engagements nationaux.
      Joe Biden a rejoint dès le premier jour de sa présidence, en janvier, l’Accord de Paris sur le climat dont Donald Trump avait claqué la porte il y a quatre ans. Depuis, à l’opposé du discours climatosceptique de son prédécesseur républicain, il décline les avertissements sur « l’urgence » pour éviter une « catastrophe ». Et il a dévoilé un méga-plan pour les infrastructures américaines avec un important volet de transition écologique.
      Mettant en garde contre « le coût de l’inaction » et vantant les bénéfices économiques « extraordinaires » qui peuvent découler des réformes écologiques, Joe Biden a exhorté le reste du monde à suivre l’exemple américain au nom d’un « impératif moral et économique ». « Nous devons passer à l’action, nous tous », « nous devons accélérer », a-t-il martelé, rappelant qu’« aucun pays ne peut résoudre cette crise tout seul ».

    • jeudi 22 avril
    • Le Nigeria inquiet pour sa sécurité après la mort d’Idriss Déby, « rempart » contre le djihadisme

      Le Monde Afrique - 18h15

      Les troupes tchadiennes ont joué un rôle clé pour chasser Boko Haram des principales villes de l’Etat de Borno et préserver le pays de l’afflux de terroristes venant du Sahel. Dès l’annonce de la mort du président tchadien Idriss Déby, son homologue et voisin nigérian, Muhammadu Buhari, lui a rendu hommage et a reconnu que son décès laisserait un « grand vide » dans le combat contre le djihadisme qui prospère dans la région, particulièrement dans le nord-est du Nigeria.
      Idriss Déby avait fait de l’armée tchadienne une force motrice contre la menace djihadiste dans la région du Sahel et du lac Tchad. Et pour le Nigeria, géant de 200 millions d’habitants, sa mort pourrait avoir de lourdes conséquences dans la lutte contre Boko Haram et contre le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap). Son fils Mahamat a rapidement pris les commandes du pays et de l’armée, mais les questions sur la stabilité politique du Tchad et ses engagements en matière de sécurité régionale restent ouvertes.
      « L’armée [nigériane] est en alerte dans le nord-est, surtout à la frontière avec le lac Tchad, a confié à l’AFP un soldat sous couvert d’anonymat. Si le Tchad sombre dans le chaos, ça aura des conséquences directes sur le Nigeria et le Niger. » Sous Déby, les troupes tchadiennes ont joué un rôle clé pour chasser Boko Haram des principales villes de l’Etat de Borno, aux confins du lac Tchad, lors d’une importante campagne militaire menée en 2015 dans le cadre d’un accord de coopération régionale. A plusieurs reprises ces dernières années, l’homme fort du Tchad s’était même agacé publiquement que son armée se batte « seule » au Sahel et sur le lac Tchad, allant jusqu’à retirer ses troupes du Nigeria tout début 2020.
      Déby et Buhari, deux militaires, entretenaient un respect cordial et s’étaient rencontrés le mois dernier. Mais le Nigeria a toujours vu d’un mauvais œil la supériorité militaire tchadienne sur son propre territoire.
      « Les terroristes ont peur des Tchadiens »
      « Les troupes tchadiennes étaient censées revenir au Nigeria. Elles étaient attendues, explique Vincent Foucher, chercheur au CNRS et spécialiste de la région. L’armée nigériane subit de nombreux revers et l’aide des voisins serait sûrement appréciée, mais maintenant je pense qu’il est très peu probable qu’ils reviennent. » Face à la potentielle instabilité causée par la mort de son chef d’Etat, au pouvoir depuis trente ans, N’Djamena va certainement « alléger ses positions le long du lac Tchad, donnant plus de marge aux combattants de Boko Haram et de l’Iswap pour opérer », commente M. Foucher.
      Dans le nord de l’Etat de Borno, les forces nigérianes ont déjà été durement touchées par une récente vague d’attaques de l’Iswap, qui a pris d’assaut des villes stratégiques et des garnisons militaires dans la région du lac Tchad. Damasak, dans l’extrême nord-est du Nigeria, avait été libérée par les Tchadiens en 2015 et abrite aujourd’hui un de ces « super-camps » fortifiés de l’armée nigériane. Toutefois, la ville a été attaquée trois fois la semaine dernière, forçant des dizaines de milliers de personnes à fuir, notamment vers le Niger.

    • Au Tchad, de plus en plus de voix s’élèvent contre la transition mise en place par l’armée après la mort du président Idriss Déby Itno. Mais sur le plan international, c’est le silence radio.

      Bbc.com - 16h32

      Les militaires ont mis de côté la constitution et dissous le gouvernement pour mettre au pouvoir le fils du président décédé. D’habitude la communauté internationale condamne ce genre de situation. Mais pour le cas du Tchad, il n’y a pas encore de dénonciation de la violation de l’ordre constitutionnel par le Conseil Militaire de transition, dirigé par Mahamat Deby Itno.
      Par contre, tous les présidents du G5 Sahel ainsi que le président en exercice de l’UA Felix Tshisékédi sont annoncés vendredi aux obsèques du Président Idriss Déby Itno.
      Ils ne seront pas les seuls. L’Élysée a aussi annoncé le déplacement du chef de l’État français Emmanuel Macron. Un déplacement qui sera scruté car la France se trouve dans une situation délicate.

    • Tchad: le flou entoure les circonstances de la mort d’Idriss Déby

      Rfi.fr - 16h22

      Comment est mort le maréchal du Tchad ? Selon l’armée, Idriss Déby serait décédé les armes à la main en tentant de repousser les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad. Une hypothèse confirmée par nos confrères de Jeune Afrique. Mais les versions sur les circonstances exactes diffèrent.
      Plus de 24 heures après l’annonce qui a provoqué un choc au Tchad, il n’existe pas de version officielle et détaillée de la mort d’Idriss Déby. Le flou règne encore sur les circonstances exactes de ce décès. L’armée affirme qu’il serait mort suite à une blessure contractée dans le nord du Kanem, en affrontant les rebelles du Fact, mais elle ne donne pas plus de précision.
      À partir de là, plusieurs versions s’opposent. C’est le cas notamment concernant la date de la mort d’Idriss Déby.Dans un long récit publié ce mardi, Jeune Afrique écrit que le maréchal aurait été touché dimanche après-midi en combattant non loin de son fils une colonne de rebelles. Il serait ensuite décédé dans la soirée.
      Nos informations ne confirment pas cette chronologie. Des combats ont effectivement eu lieu le dimanche dans la journée, Mahamad Idriss Déby, le fils du maréchal n’y aurait pris part que le soir. D’autres sources, plus rares, expliquent que le dernier combat d’Idriss Déby a eu lieu le lendemain, lundi. C’est notamment ce qu’affirment le Fact, les rebelles directement impliqués dans le conflit.
      Quelles blessures ?
      Il reste néanmoins très difficile de savoir qui était vraiment présent au moment de la mort du maréchal, tant la situation sur le terrain était confuse. Les informations manquent également sur les blessures ayant causé le décès d’Idriss Déby. Jeune Afrique évoque une blessure par balle à la poitrine qui aurait endommagé le rein. Une information qui n’a pour l’instant pas été formellement vérifiée.
      Parmi toutes les hypothèses entendues, la plus crédible, bien qu’encore incomplète, reste donc celle d’une mort au combat ou en tous les cas sur un terrain d’opération. Évidemment d’autres rumeurs circulent depuis ce mardi, mais aucune source ni aucune prise de parole n’est encore venue les étayer.

    • mercredi 21 avril
    • Côte d’Ivoire: des hommes armés attaquent une base militaire du nord d’Abidjan

      Rfi.fr - 18h30

      En Côte d’Ivoire, la base militaire de N’Dotré, dans la commune d’Abobo, dans le nord d’Abidjan, a été attaquée. Les assaillants et les forces ivoiriennes ont échangé des tirs une partie de la nuit, faisant selon l’état-major, trois morts et un blessé. L’identité des agresseurs est encore inconnue.
      L’état-major général ivorien des armées parle « d’individus non identifiés » ayant ouvert le feu sur les postes de garde de la base militaire de N’Dotré. L’attaque a débuté vers 1h du matin, confirment les riverains. Ils ont bel et bien entendu des échanges de tirs entre 1h et 3h, dans la nuit du 20 au 21 avril.
      Certains affirment même que la fusillade s’est poursuivie beaucoup plus tard dans la nuit. Les habitants de la zone témoignent également de mouvements de troupes et de véhicules tout autour du camp militaire. Ce mercredi après-midi, le calme est revenu, les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations, même si l’on note des barricades à l’entrée du camp et des soldats en faction.
      L’identité des agresseurs reste inconnue. Le général Lassina Doumbia, chef d’état-major général des armées, précise qu’ils voulaient forcer l’entrée dans la base, avant d’être repoussées par les sentinelles.
      Les combats ont fait un blessé parmi les forces ivoiriennes, trois morts et un blessé – désormais prisonnier – du côté des assaillants. Du matériel a également été saisi.

    • Poutine appelle les Occidentaux à ne pas «franchir la ligne rouge» avec la Russie

      Rfi.fr - 18h22

      Ce mercredi est placé sous haute tension en Russie avec un appel à manifester dans la soirée des partisans d’Alexeï Navalny. Mais avant ces manifestations, Vladimir Poutine a prononcé son discours sur l’état de la Nation devant les parlementaires russes.
      Fidèle à son habitude, Vladimir Poutine a complètement ignoré Alexei Navalny dont le sort suscite pourtant l’inquiétude non seulement de ses partisans mais aussi de nombreux gouvernements à l’étranger, notamment les pays occidentaux, et n’a pas prononcé un mot à son sujet.
      Le président russe a en revanche longuement parlé de la pandémie de Covid-19, estimant que la Russie avait su relever le défi sanitaire, mais il a demandé à ses concitoyens de se faire vacciner. Le taux de vaccination en Russie reste très faible : 4% seulement de la population a été immunisée alors même que le pays dispose d’un vaccin, le Sputnik V, distribué gratuitement.
      Vladimir Poutine a également détaillé les mesures de soutien qui seront accordées notamment aux familles pour surmonter les difficultés économiques suscitées par le Covid-19, avec en ligne de mire bien entendu, les élections législatives de septembre qui s’annoncent délicates pour le parti au pouvoir, au plus bas dans les sondages.
      Tensions internationales
      Vladimir Poutine était attendu également sur les tensions internationales et sur la situation en Ukraine. Comme il aime ménager ses effets de surprise, le président russe a préféré parler de la Biélorussie et de la tentative d’assassinat dont aurait fait l’objet le président biélorusse Alexandre Loukachenko. Vladimir Poutine s’est étonné du silence des pays occidentaux sur ce qu’il considère comme une tentative de coup d’Etat.
      Même s’il n’a pas prononcé un mot sur le sujet, l’Ukraine était évidemment dans tous les esprits lorsque le président russe a évoqué les relations difficiles avec les pays occidentaux. Se référant au Livre de la Jungle de Kipling, Vladimir Poutine compare la Russie à un tigre entouré de hyènes hurlant autour de leur souverain et il a mis en garde les pays occidentaux de façon très ferme : « Tous ceux qui organiseront des provocations contre nos intérêts vont le regretter – personne n’aura je l’espère l’idée de franchir la ligne rouge dans ses relations avec la Russie ».
      Vladimir Poutine utilise ainsi une expression souvent employée justement par les pays occidentaux, sans préciser pour autant en quoi consistait cette fameuse ligne rouge. Il s’agit en tout cas, même si elle reste floue, d’une mise en garde adressée aux pays occidentaux, avec sans doute en filigrane tensions qui montent dans le Donbass entre l’armée ukrainienne et les forces pro-russes.

    • L’institution financière panafricaine, United Bank for Africa (UBA), a publié ses résultats non audités du 1er trimestre clos le 31 mars 2021

      msn.com - 18h10

      L’institution financière panafricaine, United Bank for Africa (UBA), a publié ses résultats non audités du 1er trimestre clos le 31 mars 2021, affichant une croissance remarquable à deux chiffres sur la plupart de ses principaux segments de revenus. La banque a su tirer parti d’une croissance modérée des revenus d’intérêts et des revenus autres que d’intérêts, ainsi qu’une efficacité améliorée, pour réaliser une croissance exceptionnelle de 24 % en glissement annuel du bénéfice avant impôt au cours des trois premiers mois de l’exercice 2021, soit 40,6 milliards de nairas, contre 32,7 milliards de nairas enregistrés au premier trimestre de 2020. Le bénéfice après impôt a également augmenté de 26,8 %, passant de 30,1 milliards de nairas en mars 2020 à 38,2 milliards de nairas au cours de la période sous revue.
      Il convient de noter qu’UBA a de nouveau maintenu sa forte rentabilité en enregistrant un rendement annualisé de 20,5 % sur les fonds propres moyens (RoAE), contre 19,9 % pour la même période de 2020. Grâce à la croissance des revenus d’intérêts en glissement annuel, le groupe UBA a réalisé une autre croissance extraordinaire de 5,5 % des revenus bruts par rapport à l’année précédente, pour s’établir à 155,4 milliards nairas pour la période de trois mois se terminant en mars 2021, comparés aux 147,2 milliards nairas enregistrés au cours des trois premiers mois de l’année dernière 2020. Le total des actifs de la banque a progressé de 2,5 % pour atteindre 7,9 trillions de nairas au cours de la période concernée, par rapport aux 7,7 trillions de nairas enregistrés à la fin de l’exercice 2020, tandis que les fonds propres s’établissent à 762,4 milliards de nairas, soit une hausse de 5,3 %, contre 724,1 milliards de nairas de l’exercice 2020.
      Le Directeur général du Groupe d’United Bank for Africa (UBA) Plc, M. Kennedy Uzoka, s’est félicité de cette performance de la banque au premier trimestre 2021, déclarant que le résultat reflète la capacité d’UBA à augmenter durablement ses bénéfices, même dans un environnement macroéconomique très incertain. Il a ajouté que les solides positions de capital et de liquidité ont renforcé la position de la banque alors qu’elle continue à appuyer ses clients à travers divers secteurs et marchés, tout en adoptant des pratiques prudentes de gestion des risques.

    • Côte d’Ivoire: des tensions apparaissent au sein du PDCI d’Henri Konan Bédié

      Rfi.fr - 12h07

      Depuis quelques jours, des tensions internes jaillissent sur le devant de la scène politique ivoirienne. Des querelles de chapelles que certains voient comme les signes précurseurs de possibles batailles de succession ou en tout cas de recomposition du rapport de force en interne. Ce sont deux Unes du Nouveau réveil, le journal du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), qui ont mis au jour « des palabres inutiles au sommet du parti » et une opposition entre le numéro Maurice Kakou Guikahué et Bernard Ehouman, le directeur de cabinet par intérim d’Henri Konan Bédié. Il faut dire que ces derniers jours ont révélé des tiraillements internes, comme lors du choix du président de groupe à l’Assemblée, il y a une semaine.
      Quatre candidats étaient en lice, dont le sortant Maurice Kakou Guikahué, Yasmina Ouegnin, députée de Cocody, et l’ancien ministre Jean-Louis Billon. Rapidement les discussions ont bloqué. C’est finalement Henri Konan Bédié qui aurait arbitré en imposant un cinquième homme, le député de Bangolo, Simon Doho.
      « Maurice Kakou Guikahué n’est plus le tout puissant numéro deux. D’autres tendances lui sont hostiles et n’en veulent pas comme successeur de Bédié », estime un commentateur de la politique ivoirienne. Et il ajoute que « c’est l’après Bédié qui se prépare, mais personne n’a le courage de monter ouvertement au créneau. »
      Quinquagénaire, proche de madame Bédié, Bernard Ehouman, remplace le directeur de cabinet du président du parti, Narcisse N’dri, sous les verrous depuis le 3 novembre. Ehouman est-il le fer de lance des frondeurs ? Qui a le soutien du Sphinx dans ce bras de fer ? « On ne sait pas qui sont ces frondeurs et on ne comprend pas bien leur stratégie », commente un autre observateur. Alors que l’ancien parti unique célèbre ses 75 ans, nombre de militants sont désemparés et la presse proche du pouvoir en fait ses choux gras.

    • Tchad: à peine constitué, le Conseil militaire de transition fait déjà polémique

      Rfi.fr - 10h57

      Au Tchad, la mort du président Idriss Déby Itno a été annoncée ce mardi 20 avril par un Conseil militaire de transition (CMT). Il a annoncé en même temps la suspension de la Constitution ainsi que la dissolution du gouvernement et du Parlement. Le président de l’Assemblée nationale aurait refusé d’assurer l’intérim.
      Idriss Déby est sans doute décédé un peu plus tôt que ne l’a annoncé le Conseil militaire de transition. Dès lundi soir en effet, les tractations pour sa succession ont commencé. Autour des hauts gradés convoqués à la présidence se trouvait aussi le président de l’Assemblée nationale qui, selon nos informations, a décliné la proposition d’assurer la transition. Il a évoqué son âge avancé et surtout la complexité de la situation sécuritaire pour demander aux militaires de combler la vacance de pouvoir, indique une source sécuritaire. Des informations que le concerné n’a pas confirmé mardi soir. C’est ainsi que naîtra le Conseil militaire de transition (CMT), qui se donne un an et demi pour organiser de nouvelles élections, ajoute la même source.
      Depuis mardi, des émissaires du CMT ont commencé à rendre visite aux acteurs politiques majeurs pour solliciter un soutien politique. Un soutien dont le comité aura besoin pour faire face à la contestation qui enfle contre un pouvoir désormais dirigé par le fils du maréchal Idriss Déby Itno, le général de corps d’armée Mhamat OIdriss Déby Itno. Celui-ci devient à 37 ans chef de l’État et chef suprême des armées. Il était jusqu’ici à la tête de la fameuse DGSSEI, une sorte de garde présidentielle, le corps d’élite de l’armée. À ses côtés, quatorze chefs militaires dont certains sont parmi les plus influents des dernières années.
      Il s’agit essentiellement de généraux issus du Nord et du clan d’Idriss Déby Itno et qui ont toujours constitué le socle de son pouvoir : le chef d’état-major et général des armées Abakar Abdelkerim Daoud, le directeur général du renseignement militaire Tahir Erda Taïro, sans oublier les ministres de la Sécurité publique, de l’Administration du territoire ou encore celui des Armées, tous des hauts gradés tchadiens.
      Demandes de retour à l’ordre constitutionnel
      Officiellement donc, l’armée a pris les affaires en main sans aucun problème. Mais des sources à Ndjamena parlent de tensions au sein du premier cercle du pouvoir, notamment sur le partage du pouvoir au sein du nouveau conseil.
      Autre problème : ce conseil militaire de transition s’est octroyé les pleins pouvoirs, ce qui n’est prévu nulle part dans la Constitution révisée de décembre 2020, dénoncent la société civile, l’opposition, ainsi que des partis issus de la majorité présidentielle.
      Demba Karion, du mouvement citoyen Tournons la page-Tchad, assure dénonce une volonté de légitimer un coup d’État de l’armée. « Nous nous sommes battus, nous avons marché, nous avons milité et mis ce mouvement en place, nous avons travaillé pendant des années, ce n’est pas pour quitter une dictature et aller dans un coup d’État. Nous réclamons un gouvernement de transition qui soit géré par les civils. »
      Un général tchadien condamne lui aussi ce qu’il qualifie de coup d’État. Idriss Dicko, toujours en fonction dans l’armée tchadienne et ex-directeur adjoint du cabinet militaire du chef de l’État, estime que le pays va au chaos si le comité militaire de transition dirigé par Mahamat Déby, le fils du dirigeant défunt, ne respecte pas le processus de transition prévu dans la Constitution du Tchad.

    • Après le fiasco de la Super League, le président de l’UEFA appelle à l’unité

      lepoint.fr - 10h40

      Aleksander Ceferin a promis de « rebâtir l’unité » du football européen après le renoncement des six clubs anglais à leur participation à la Super League.
      Le président de l’Uefa, Aleksander Ceferin, s’est réjoui, dans la matinée de ce mercredi 21 avril, du retrait de six retrait de six clubs anglais parmi les 12 promoteurs d’une Super League privée, promettant de « rebâtir l’unité » du football européen et « d’avancer ensemble ».
      « L’important maintenant est d’aller de l’avant, de rebâtir l’unité dont ce sport jouissait auparavant, et d’avancer ensemble », a-t-il déclaré dans un communiqué. Le patron de l’Uefa, qui avait tendu mardi matin la main aux frondeurs en les incitant à « changer d’avis », a répété « qu’il était admirable de reconnaître une erreur, et ces clubs ont fait une grosse erreur ». « Mais ils sont de retour au bercail maintenant, et je sais qu’ils ont beaucoup à offrir non seulement à nos compétitions, mais aussi à l’ensemble du football européen », a-t-il poursuivi.
      Parmi les clubs anglais qui ont fait demi-tour, Manchester City et Chelsea sont en demi-finales de l’actuelle Ligue des champions, et étaient menacés d’être privés dès cette année de la fin de la compétition. Les six autres clubs dissidents, emmenés par le Real Madrid, lui aussi demi-finaliste de la C1, ont annoncé de leur côté qu’ils allaient « reconsidérer les étapes les plus appropriées pour remodeler le projet ».

    • Etats-Unis : l’ancien policier Derek Chauvin jugé coupable du «meurtre» de George Floyd

      Rfi.fr - 09h52

      Après une journée de délibérations, les 12 jurés du procès de Derek Chauvin l’ont reconnu coupable du meurtre de George Floyd. La nouvelle a été accueillie par une explosion de joie devant le tribunal de Minneapolis. Derek Chauvin, qui comparaissait libre, a été conduit menotté pour être incarcéré.
      L’ancien policier Derek Chauvin a été reconnu coupable mardi par un jury populaire de Minneapolis de tous les chefs d’inculpation pour la mort de George Floyd, un Noir américain dont le décès a été à l’origine d’un vaste mouvement de dénonciation des violences policières et du racisme aux États-Unis et dans le monde. Les douze jurés – sept femmes et cinq hommes – d’origines ethniques diverses, qui délibéraient depuis lundi au tribunal de Minneapolis, ont déclaré Derek Chauvin coupable des trois chefs d’accusation pour lesquels il comparaissait. Le policier de 45 ans, menotté, a été immédiatement écroué.
      « Aujourd’hui nous pouvons respirer à nouveau »
      L’annonce du verdict a suscité une explosion de joie devant le tribunal. « Coupable ! Une justice obtenue dans la douleur a finalement été accordée à la famille de George Floyd. Ce verdict est un tournant dans l’Histoire », a déclaré Ben Crump, l’avocat de la famille de George Floyd.
      « Je me sens soulagé aujourd’hui. Je vais peut-être enfin réussir à dormir de nouveau, a réagi Philonise, le frère de George Floyd. Cela faisait des jours que je priais, que j’espérais, que j’avais foi en sa condamnation. Aujourd’hui toutes les caméras du monde sont ici pour montrer ce qui est arrivé à mon frère. Le monde a vu en vidéo sa vie disparaître. Et moi dans cette salle d’audience, j’ai pu voir et revoir encore et encore cette vidéo du meurtre de mon frère. C’était plus dur chaque jour. Mais aujourd’hui nous pouvons respirer à nouveau. Parce que justice pour George et cela veut dire liberté pour tous ! »
      George Floyd est mort l’an dernier après avoir été maintenu au sol pendant plus de neuf minutes par Derek Chauvin, un genou du policier appuyé sur son cou alors qu’il disait ne plus pouvoir respirer. Ce procès sous très haute tension était donc devenu emblématique, conduisant même le président Joe Biden à donner son avis, quelques heures avant le verdict, en estimant que les preuves contre Derek Chauvin étaient « accablantes ».
      Obama : « On ne peut pas s’arrêter là. »
      Après le verdict, le successeur de Donald Trump a appelé la famille de la victime. « Nous sommes tous tellement soulagés », a déclaré le président américain Joe Biden à la famille Floyd lors d’un appel téléphonique. « Vous êtes une famille incroyable. J’aurais aimé être là pour vous prendre dans mes bras », a-t-il poursuivi.
      Puis Joe Biden s’est même ensuite exprimé depuis la Maison Blanche pour dénoncer le racisme qui « entache » l’âme de l’Amérique. « Le verdict de culpabilité ne fera pas revenir George », a-t-il déclaré lors d’une brève allocution depuis la Maison Blanche. Mais cette décision peut être le moment d’un « changement significatif », a-t-il ajouté, appelant l’Amérique à se rassembler.
      Son ancien président, Barack Obama, a lui aussi réagi : « Aujourd’hui, un jury à Minneapolis a fait ce qu’il fallait faire », a écrit Barack Obama. « Mais si nous sommes honnêtes, nous savons que la vraie justice va bien plus loin qu’un seul verdict dans un seul procès », a ajouté le premier président noir des États-Unis, en appelant à poursuivre « le combat » pour lutter contre le racisme et les violences policières. « On ne peut pas s’arrêter là. »
      Dans les rues de Minneapolis aussi, des centaines de manifestants se sont réunis pour célébrer le verdict.

    • mardi 20 avril
    • Mort d’Idriss Déby : la France perd un partenaire incontournable au Sahel

      Rfi.fr - 15h54

      La France a réagi, mardi 20 avril, à l’annonce du décès du président tchadien Idriss Déby, regrettant la perte « d’un ami courageux » qui a « œuvré pour la stabilité de la région ». Mais si, pour l’état-major des armées, celle-ci est toujours sous contrôle, les autorités françaises restent très attentives, car sur le continent africain, le Tchad est pour Paris un partenaire incontournable.
      Le président Idriss Déby, « Idi », comme l’appelaient ses hommes, est donc mort des suites de ses blessures reçues alors qu’il commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le nord du pays durant le week-end. Idriss Déby, fidèle à sa réputation de chef de guerre, n’avait jamais rechigné à enfiler le treillis, toujours debout sur les pick-up et souvent même en première ligne depuis son coup d’État, le 2 décembre 1990, qui l’avait, avec l’aide de la France, conduit au pouvoir.
      Le président tchadien était un combattant et il avait fait de son armée l’une des meilleures du continent. À telle enseigne que le bataillon tchadien de la force conjointe, espéré pendant deux ans et qui est arrivé il y a quelques semaines au Mali, dans le fuseau centre, pourrait changer la donne dans le Gourma où sévissent les groupes jihadistes.
      Entre la France et le Tchad, des liens militaires anciens
      À l’état-major des armées françaises, on a coutume de décrire le Tchad comme le coin supérieur droit du pré carré africain. S’il vacille, c’est tout l’édifice qui pourrait chuter. Depuis longtemps, la France a donc sécurisé cette zone clé. Le Tchad fait en effet partie des premiers signataires des accords de défense ratifiés par la France dans la période des indépendances. Des accords renforcés dès 1976 par une coopération militaire et technique
      Le relation entre Idriss Déby et la France remonte elle aux années 80. Paris prend alors fait et cause pour lui, lâchant Hissène Habré, le président en exercice. Après son accession au pouvoir en 1990, la coopération entre les deux pays s’intensifie. La France décide d’y positionner une partie de ses forces, et en 2014, d’installer le centre opérationnel de sa nouvelle opération baptisée Barkhane à Ndjamena.
      En conséquence, la France volera à plusieurs reprises au secours d’Idriss Déby lorsque celui-ci sera menacé par les rebelles, comme en 2008 sous Nicolas Sarkozy ou sous la présidence d’Emmanuel Macron en 2019.

    • Le président tchadien Déby est mort de blessures reçues au front

      Le Monde avec AFP - 11h53

      L’armée tchadienne a annoncé à la télévision d’Etat, mardi 20 avril, la mort du président Idriss Déby. Le président tchadien est décédé de blessures reçues au front, a indiqué ce mardi l’armée à la télévision d’Etat. Celui qui dirigeait le pays depuis 30 ans avait été réélu pour un sixième mandat avec 79,32 % des suffrages exprimés, selon des résultats officiels énoncés lundi.

    • lundi 19 avril
    • Etats-Unis : Vaccination contre le Covid-19 : les secrets de la spectaculaire réussite américaine

      lexpress.fr - 17h07

      Ce lundi 19 avril, la vaccination s’ouvre à tous les Américains de plus de 16 ans ; et un habitant sur deux a déjà reçu au moins une dose. Le résultat d’un effort national engagé dès le début de la pandémie. À New York, dans le nouveau quartier chic de Hudson Yards, 40 000 personnes se font vacciner chaque jour contre le Covid-19 dans le centre de conférence du Javits Center. Au même moment, à Paris, l’immense Stade de France a pour objectif de vacciner 10 000 Français… par semaine. L’écart des chiffres, impressionnant, illustre le fossé vaccinal qui s’est creusé en ce début 2021 entre l’Europe et les États-Unis, où un Américain sur deux a déjà reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid. Et les choses vont encore s’accélérer de l’autre côté de l’Atlantique : ce 19 avril, la vaccination s’ouvre en effet à tous les plus de 16 ans.
      Résultat, théâtres, cinémas et restaurants rouvrent leurs portes, quand la majorité des Européens restent confinés. L’Amérique sort d’un long cauchemar et la cote du président en exercice, Joe Biden, s’envole, avec 59% d’opinions positives d’après le Pew Research Center, 72% des Américains interrogés saluent notamment sa gestion de la vaccination.
      Le flair de Donald Trump
      Mais ce succès vaccinal américain remonte à loin, au tout début de la pandémie, avec le lancement de l’opération Warp Speed dès le 15 mai 2020. Poussé par Donald Trump, qui a très tôt misé sur la vaccination, ce large partenariat public-privé coordonne le financement de la recherche sur les vaccins, le développement des chaînes industrielles et la relation entre les autorités sanitaires et les laboratoires. « Il est plutôt mal vu de reconnaître les mérites du gouvernement Trump, mais c’est l’opération Warp Speed qui nous permet d’avoir des vaccins aujourd’hui, souligne Cody Meissner, spécialiste de la vaccination à la Tufts University School of Medicine, à Boston. C’était sans précédent, le gouvernement a travaillé main dans la main avec les laboratoires pour produire des vaccins incroyablement sûrs et efficaces en un temps record. »

    • Les conservateurs allemands continuent de se déchirer sur la succession de Merkel

      Le Point - 14h54

      Les conservateurs allemands vont encore tenter lundi soir de mettre fin à leur guerre des chefs, qui fait craindre dans leurs rangs une « polarisation » à l’américaine, et trouver un candidat à la succession d’Angela Merkel.
      Le président du parti chrétien-démocrate CDU et candidat potentiel à la chancellerie, Armin Laschet, a convoqué une réunion du comité exécutif de son parti lundi à partir de 18h pour tenter de trouver une solution, a-t-il annoncé à la mi-journée lors d’un point-presse.
      « J’espère que nous en viendrons très rapidement cette semaine aux décisions nécessaires », a ajouté M. Laschet. Son rival dans la course à la succession de Mme Merkel, le ministre-président bavarois, Markus Söder, y est également convié mais il a décliné l’invitation lors d’une conférence de presse.
      La CDU doit « décider seule où et comment » le choix sera fait, a estimé le ministre-président de Bavière, toujours déterminé à devenir le premier Bavarois élu à la chancellerie. « Je suis prêt à prendre des responsabilités et à me mettre à 100 % au service de ce pays et du peuple si et seulement si une large majorité de la CDU le veut et le soutient », a répété M. Söder.
      Il a assuré qu’il « respecterait » une éventuelle décision du comité exécutif de la CDU. Le dirigeant de la CSU a toutefois souligné qu’à ses yeux, la CDU ne se réduisait pas à sa seule direction, favorable à M. Laschet, mais comportait aussi le groupe parlementaire et la « base » du parti, dont il espère un vote en sa faveur.
      Alors que les Verts, deuxièmes dans les sondages derrière les conservateurs, ont désigné lundi leur candidate, Annalena Baerbock, la CDU-CSU continue de se déchirer entre partisans du mal-aimé Armin Laschet et du populaire Bavarois Markus Söder.
      « Je félicite Annalena Baerbock pour cette élection et je peux lui assurer que la CDU se réjouit d’une campagne électorale juste », a déclaré M. Laschet. « (…) Nous devons être particulièrement justes en ces temps de pandémie où les gens attendent des politiciens qu’ils échangent des arguments entre eux de manière équitable », a ajouté le président de la CDU, à la traîne dans les sondages mais déterminé à porter les couleurs conservatrices le 26 septembre.
      La CDU doit « décider seule où et comment » le choix sera fait, a estimé le ministre-président de Bavière, toujours déterminé à devenir le premier Bavarois élu à la chancellerie. « Je suis prêt à prendre des responsabilités et à me mettre à 100 % au service de ce pays et du peuple si et seulement si une large majorité de la CDU le veut et le soutient », a répété M. Söder.
      Il a assuré qu’il « respecterait » une éventuelle décision du comité exécutif de la CDU. Le dirigeant de la CSU a toutefois souligné qu’à ses yeux, la CDU ne se réduisait pas à sa seule direction, favorable à M. Laschet, mais comportait aussi le groupe parlementaire et la « base » du parti, dont il espère un vote en sa faveur.
      Alors que les Verts, deuxièmes dans les sondages derrière les conservateurs, ont désigné lundi leur candidate, Annalena Baerbock, la CDU-CSU continue de se déchirer entre partisans du mal-aimé Armin Laschet et du populaire Bavarois Markus Söder.
      « Je félicite Annalena Baerbock pour cette élection et je peux lui assurer que la CDU se réjouit d’une campagne électorale juste », a déclaré M. Laschet.
      « (…) Nous devons être particulièrement justes en ces temps de pandémie où les gens attendent des politiciens qu’ils échangent des arguments entre eux de manière équitable », a ajouté le président de la CDU, à la traîne dans les sondages mais déterminé à porter les couleurs conservatrices le 26 septembre.

    • Ligue des champions : la réforme de la C1 adoptée par l’UEFA se déroulera à partir de 2024

      France football - 14h43

      Le comité exécutif de l’UEFA a validé comme prévu la nouvelle formule de la Ligue des champions, lundi matin. Cette C1 newlook débutera à partir de 2024 avec 36 clubs au départ. Une nouvelle ère. A partir de 2024. Comme prévu, la réforme de la Ligue des champions a été adoptée lundi matin par l’UEFA. D’ici trois ans, la nouvelle formule de la C1 débutera avec 36 clubs, contre 32 aujourd’hui, répartis dans quatre chapeaux de neuf équipes. Un mini-championnat de 10 journées (5 à domicile, 5 à l’extérieur, sans matches aller-retour) s’engagera alors (le pot 1 regroupera les meilleurs à l’indice UEFA et ainsi de suite). Les huit premières équipes se qualifieront directement pour les huitièmes de finale, les clubs classés entre la 9e et la 24e place disputeront des play-offs (en aller-retour) pour rallier le Top 16, tandis que les clubs classés de la 25e à la 36e place seront éliminés.
      Trois places assurées pour la France
      Ces huitièmes de finale puis les quarts et les demi-finales se joueront en aller-retour comme aujourd’hui et la finale se disputera sur un match. Le lauréat et le finaliste auront ainsi pris part à 17 rencontres (contre 13 actuellement), voire 19 s’ils passent par les play-offs. L’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie conservent quatre qualifiés d’office, alors que la France aura désormais trois places assurées. Le lauréat de la Ligue des champions et celui de la Ligue Europa de la saison précédente seront automatiquement qualifiés.

    • Inde, New Delhi reconfinée face à la flambée de l’épidémie de Covid-19

      Le Monde - 11h03

      Confronté à une pénurie d’oxygène et de lits, le chef du gouvernement régional lance un appel à l’aide et annonce huit jours de confinement. Dans la capitale indienne, débordée, le taux de positivité atteint 30 %. Des messages de détresse sur les réseaux sociaux de personnes cherchant un hôpital pour accueillir un de leurs proches, des familles en pleurs devant les établissements médicaux… New Delhi manque de lits et de matériels pour les malades du Covid-19, alors que l’épidémie se propage dans la capitale indienne à une vitesse fulgurante et n’épargne aucun milieu social. C’est une véritable hécatombe. On ne compte plus les bureaux, les foyers, les immeubles, les résidences, entièrement contaminés. Avec 24 375 nouveaux cas de Covid-19 samedi 17 avril, 25 462 dimanche, le taux de positivité chez les personnes testées atteint désormais 30 %. New Delhi est la ville la plus contaminée du pays.
      Les centres de tests sont débordés, comme les hôpitaux et les crématoriums. Les établissements souffrent d’une pénurie sévère d’oxygène, de lits et d’antiviraux. Même les pharmacies sont à court de médicaments pour les personnes présentant des symptômes moins graves.
      « La situation est très grave et inquiétante, a commenté, dimanche 18 avril, le chef du gouvernement centriste de Delhi, Arvind Kejriwal. Les gens sont admis dans les hôpitaux à un rythme sans précédent. A la vitesse à laquelle le Covid se propage, on ne peut pas dire quand le pic sera atteint », a-t-il reconnu.
      Arvind Kejriwal a lancé un appel au gouvernement pour lui venir en aide. Lundi matin, il restait moins de 49 lits libres en soins intensifs dans les établissements publics et privés. La capitale aux 25 millions d’habitants n’en possède que 4 214. Par ailleurs, sur les 178 000 lits Covid pour les malades moins graves, à peine 3 000 restent inoccupés. Arvind Kejriwal affirme que l’approvisionnement de la capitale en oxygène a été fortement réduit et détourné vers d’autres Etats. Le Maharashtra, le Madhya Pradesh et l’Uttar Pradesh notamment font une course pour en obtenir.

    • Tottenham : José Mourinho est remercié et n’est plus l’entraîneur des Spurs

      France football - 10h59

      José Mourinho est viré avec effet immédiat par Tottenham. Le coach portugais sera resté dix-sept mois à la tête des Spurs. José Mourinho et Tottenham, c’est fini. L’entraîneur portugais a été remercié lundi matin par les dirigeants des Spurs avec effet immédiat selon toute la presse anglaise. Mourinho avait remplacé Mauricio Pochettino en novembre 2019 puis avait terminé à la sixième place du championnat d’Angleterre en fin de saison. Mais le technicien lusitanien n’aura pas résisté à une série négative. Alors que Tottenham est actuellement septième de Premier League après 32 matches disputés, les derniers résultats ne sont pas à la hauteur des ambitions initiales.

      Bien partis en début d’exercice 2020-21, les Spurs réalisent une seconde moitié de saison délicate. Depuis un mois, ils ont subi deux défaites en PL (1-2 contre Arsenal et 1-3 devant Manchester United) et restent sur deux nuls consécutifs en déplacement à Newcastle (2-2) et Everton (2-2). Le club londonien a également été éliminé en huitièmes de finale de la Ligue Europa. Pourtant vainqueur au match aller du Dinamo Zagreb (2-0), il est tombé au retour en Croatie en prolongation (0-3). Tandis que Tottenham doit disputer le week-end prochain la finale de le League Cup contre Manchester City, Mourinho paie aussi des relations compliquées avec une partie de ses joueurs.

    • Football : la « superligue » annoncée par douze grands clubs fait l’unanimité contre elle

      Le Monde - 10h17

      La France a refusé de participer à la création de cette compétition fondée par les plus grands clubs anglais, espagnols et italiens. L’UEFA doit présenter, lundi, sa réforme de la Ligue des champions pour contrer le projet.
      Douze grands clubs européens ont lancé, lundi 19 avril, leur « superligue », une compétition privée vouée à supplanter la Ligue des champions, déclaration de guerre à laquelle l’Union européenne de football (UEFA) a promis de répliquer en excluant les équipes dissidentes et leurs joueurs.
      C’est un séisme sans précédent en près de soixante-dix ans de compétitions européennes : après des décennies à agiter le spectre d’un schisme, les cadors du continent ont fini par franchir le pas avec à leur tête le Real Madrid, le FC Barcelone, Liverpool ou Manchester United, tous multiples vainqueurs de la Ligue des champions, et marques d’envergure planétaire.
      Ebranlé par la pandémie de Covid-19, le sport roi en Europe voit son avenir s’inscrire en pointillé, de même que l’actuel système pyramidal de redistribution des ressources télévisuelles entre la Ligue des champions, compétition phare, et les championnats nationaux. Les clubs rebelles prétendent, semble-t-il, instaurer un controversé système de ligue quasi fermée comparable aux championnats nord-américains de basket (NBA) ou de football américain (NFL).
      Une source de revenus bien supérieurs
      « AC Milan, Arsenal, Atlético Madrid, Chelsea FC, FC Barcelone, Inter Milan, Juventus, Liverpool, Manchester City, Manchester United, Real Madrid et Tottenham se sont unis en tant que clubs fondateurs », peut-on lire dans un communiqué diffusé notamment par les sites Internet de plusieurs clubs concernés. « La saison inaugurale (…) démarrera aussitôt que possible », poursuit le texte, sans fixer de calendrier précis.
      Selon une source ayant connaissance des tractations, le Bayern Munich et le Paris Saint-Germain ont été approchés. Mais les deux finalistes de la dernière Ligue des champions n’ont pas donné suite, ce qui a conduit l’UEFA à remercier publiquement « les clubs allemands et français » pour leur loyauté.

      La nouvelle compétition, expliquent ses promoteurs, est vouée à « générer des ressources supplémentaires pour toute la pyramide du football ». « En contrepartie de leur engagement, les clubs fondateurs recevront un versement en une fois de l’ordre de 3,5 milliards d’euros destinés uniquement à des investissements en infrastructures et compenser l’impact de la crise du Covid-19 », poursuit le communiqué.
      Si cette somme est confirmée, elle suppose des revenus bien supérieurs à ceux obtenus par l’UEFA pour l’ensemble de ses compétitions de clubs (Ligue des champions, Ligue Europa et Supercoupe d’Europe), qui avaient généré 3,2 milliards d’euros de recettes télévisuelles en 2018-2019, avant une pandémie qui a fortement plombé le marché européen des droits sportifs.
      Selon ses promoteurs, la « superligue » fonctionnerait sous la forme d’une saison régulière opposant vingt clubs dont quinze d’entre eux (les douze fondateurs et trois supplémentaires restant à déterminer) seraient qualifiés d’office chaque année, et cinq autres bénéficiant d’invitations « à travers un système basé sur leur performance de la saison précédente ». Au terme de cette première phase débutant au mois d’août, des playoffs de fin de saison seraient organisés jusqu’en mai pour décerner le trophée.

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