Linfo en continu

    • vendredi 09 avril
    • Grèce : un journaliste spécialiste des affaires criminelles tué devant chez lui

      Le Point - 17h01

      La Grèce est sous le choc. Un journaliste spécialisé dans les affaires criminelles a été tué vendredi 9 avril après-midi par des inconnus devant son domicile à Alimos, dans la banlieue sud d’Athènes, a-t-on appris de source policière.
      Giorgos Karaïvaz, journaliste à la télévision privée grecque Star, « a reçu des tirs de balle et a été tué sur le coup », a indiqué à l’Agence France Presse responsable du bureau de presse de la police d’Athènes. La nouvelle a profondément choqué le milieu journalistique et de nombreux médias ont interrompu leurs programmes.
      « Tué dans une embuscade mortelle »
      Le journaliste quinquagénaire a travaillé dans de nombreux médias grecs. Il a reçu « de nombreuses balles en rentrant chez lui après une émission télévisée », a indiqué la radio privée Skaï. Selon la même source, « 17 douilles » ont été découvertes devant son domicile. « Il a été tué dans une embuscade mortelle », a estimé Skaï. De nombreux policiers sont aussitôt arrivés sur les lieux du crime pour enquêter, selon la même source. D’après les premières informations, deux personnes sur une moto ont tiré sur lui au moins six balles et le journaliste a été tué sur le coup, selon Skaï et d’autres médias grecs. Giorgos Karaïvaz était marié et avait un enfant, selon des médias.
      Alors que des locaux des médias privés en Grèce sont souvent des cibles d’attentats à l’engin incendiaire ou de vandalisme, les meurtres de journalistes sont rares en Grèce. En 2010, Socratis Giolias, un journaliste d’investigation grec et blogueur avait été tué devant son domicile dans une banlieue d’Athènes. Son meurtre avait été revendiqué à l’époque par un groupe d’extrême gauche, la police n’a pas, jusqu’ici, trouvé les coupables.

    • L’Afrique face au Covid-19 : le Vatican en campagne pour l’annulation de la dette

      Le Monde Afrique - 16h55

      Le Royaume-Uni ferme ses frontières au Kenya, seulement 2 % des vaccins pour le continent, les hôpitaux malgaches débordés… Alors que le G20 a annoncé une nouvelle extension pour six mois du moratoire sur les intérêts de la dette des pays les plus pauvres, les appels se multiplient pour aller plus loin et accorder une annulation. Le Vatican prendra part à ce mouvement : mercredi 7 avril, le dicastère pour le service du développement humain intégral et la commission Covid-19 ont annoncé le lancement d’une campagne pour l’annulation de la dette des pays africains. Le plaidoyer sera mené auprès des institutions financières internationales et des gouvernements des pays créanciers. Localement, cette campagne devrait être relayée par des organisations comme Caritas Afrique.

      Il est fait référence à la campagne du Jubilé. Lancée au milieu des années 1990 par une coalition d’Eglises et de mouvements d’inspiration chrétienne, elle avait joué un rôle déterminant dans l’allègement des dettes décidé au tournant du millénaire. Si l’épidémie de Covid-19 a relativement épargné le continent africain, avec « seulement » 4,3 millions de contaminations et 114 000 décès, son impact économique et social s’avère en revanche considérable. L’an dernier, le continent a enregistré sa première récession depuis vingt-cinq ans. Selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), le taux de croissance en 2021 devrait atteindre 3,4 %, soit moins que toutes les autres régions du monde

    • Tchad: arrestation de plusieurs chefs de partis et militants

      Rfi.fr - 16h48

      Au Tchad le ministère de l’Intérieur annonce l’arrestation de plusieurs chefs de partis et des activistes qui se seraient préparés à perturber la présidentielle de dimanche prochain. Dans un communiqué diffusé jeudi soir qui fait suite à des alertes de l’opposition indiquant l’arrestation de plusieurs leaders de la contestation, le ministère de la Sécurité publique annonce le démantèlement d’un réseau terroriste.
      Cinq personnes ont été arrêtées. Quatre dirigeants de petits partis politiques et un dirigeant de la société civile. Tous, appartiennent à une coalition qui avait appelé la veille au boycott du scrutin de dimanche et appelé à manifester aujourd’hui et demain.
      Selon un responsable de cette coalition, ces dirigeants étaient réunis pour discuter de l’organisation du boycott, quand vers 16 heures, la police est arrivée -dix véhicules du Groupement mobile d’intervention de la police- et les a interpellés, l’un au siège du Parti socialiste, les autres au bureau du parti Justice et développement. Toujours selon ce responsable, ces personnes sont toujours en détention.
      Parmi eux Dinamou Daram, le chef de la formation politique qui a investi l’ancien ministre Yaya Dillo le rejet de la candidature a provoqué des tensions puis un assaut militaire contre sa résidence. Un assaut qui a fait des morts dont la mère du leader politique qui est entré en clandestinité depuis.
      Selon le communiqué du ministère de la Sécurité publique, les personnes arrêtées hier jeudi s’apprêtaient à attaquer la Céni, des bureaux de vote et envisagent même d’assassiner, de manière ciblée, des leaders de l’opposition pour en faire porter le chapeau au gouvernement.
      Mais, selon un acteur politique d’opposition, le gouvernement cherche à justifier l’arbitraire. Ce même leader rappelle que des envoyés des Nations unies ont été empêchés d’accéder ce jeudi après-midi au siège des Transformateurs où ils avaient rendez-vous avec le leader du parti d’opposition, Succès Masra, écarté de l’élection présidentielle en raison de son âge (38 ans).

    • Le Prince Philip est décédé à l’âge de 99 ans, annonce le Palais de Buckingham

      bbc.com - 16h43

      Le Prince Philip, époux de la Reine Elizabeth II, est décédé à l’âge de 99 ans, a annoncé le Palais de Buckingham.
      Dans un communiqué publié peu après midi, le palais a indiqué : « Son Altesse Royale est décédée paisiblement ce matin au château de Windsor ».
      Le duc, qui était le plus ancien consort de l’histoire britannique, était rentré au château de Windsor le 16 mars après avoir passé un mois à l’hôpital.
      Boris Johnson affirme qu’il a « inspiré la vie d’innombrables jeunes gens ».
      Le palais ajoute : « la famille royale se joint aux personnes du monde entier pour pleurer sa perte ».
      S’exprimant à Downing Street, le Premier ministre dit avoir reçu la nouvelle de la mort du duc « avec une grande tristesse ».
      « Le prince Philip a gagné l’affection de générations ici au Royaume-Uni, à travers le Commonwealth et dans le monde entier », ajoute-t-il.
      Le drapeau de Buckingham Palace est mis en berne et un avis est affiché sur les grilles après l’annonce du décès du duc.
      Des personnes ont également déposé des fleurs devant le palais, tandis que la foule a commencé à se rassembler au château de Windsor.
      Le correspondant royal de la BBC, Nicholas Witchell, souligne que c’est « un moment de réelle tristesse nationale » et « un moment de tristesse, plus particulièrement bien sûr, pour la Reine qui perd son mari après 73 ans de vie commune- une période plus longue que la plupart d’entre nous ne peuvent l’imaginer ».
      Il souligne que le prince Philip a apporté « une énorme contribution au succès du règne de la reine », décrivant le duc comme « totalement loyal dans sa conviction de l’importance du rôle que la reine remplit – et dans son devoir de la soutenir ».
      « C’est l’importance de la solidité de cette relation, de leur mariage, qui a été si cruciale pour le succès de son règne », ajoute-t-il.
      Justin Welby, l’archevêque de Canterbury, témoigne: « il a toujours fait passer les intérêts des autres avant les siens et, ce faisant, a fourni un exemple exceptionnel de service chrétien. »
      L’archevêque ajoute : « alors que nous nous remettons et reconstruisons après la terrible épreuve de la pandémie de coronavirus, nous aurons besoin de force morale et d’un sens profond de l’engagement au service des autres. »
      Le prince a épousé la princesse Elizabeth en 1947, cinq ans avant qu’elle ne devienne reine, et a été le consort royal qui a servi le plus longtemps dans l’histoire britannique.
      En mars, le duc d’Édimbourg a quitté l’hôpital King Édouard VII, dans le centre de Londres, après un séjour d’un mois pour un traitement.
      Il a subi une intervention pour un problème cardiaque préexistant dans un autre hôpital londonien, St Bartholomew.
      La foule se rassemble à Windsor
      Alors que la nouvelle de la mort du duc se répandait dans ce quartier royal, les gens ont commencé à se rassembler devant les portes du château de Windsor.
      Des habitants, dont une jeune fille, ont déposé des bouquets de fleurs à l’entrée du château.
      L’une des cartes attachées aux fleurs porte simplement la mention RIP Prince Philip.
      Une autre est adressée à Sa Majesté la Reine et lui présente ses profondes condoléances.
      L’ambiance est triste à Windsor, où les gens méditent tranquillement à la nouvelle de la mort du duc.
      C’est ici qu’il a passé ses dernières semaines après être sorti de l’hôpital. Ses derniers jours passés avec sa femme, la Reine.

    • jeudi 08 avril
    • Pourquoi des musulmans kenyans sont en colère au sujet d’un t-shirt porté par Jay-Z

      bbc.com - 23h53

      Un styliste américain s’est excusé d’avoir utilisé la photo d’une mosquée historique de l’île de Lamu, au Kenya, sur un T-shirt porté par la célébrité Jay-Z, a confié un responsable du lieu de culte à la BBC.
      Les responsables de la mosquée Riyadha se sont dit en colère car ce T-shirt pouvait être porté dans des « lieux sacrilèges » comme les bars/ « Nous avons accepté la lettre d’excuses car elle a été faite de bonne foi », a indiqué le responsable de la mosquée.
      La BBC l’a contacté pour un commentaire.
      Lamu est un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco et la mosquée du XIXe siècle est une attraction touristique de premier plan.
      Elle possède des manuscrits datant de 1837 et est l’une des plus anciennes institutions d’enseignement islamique en activité en Afrique de l’Est.
      Les fidèles se sont mis en colère lorsqu’ils ont vu des photos montrant la star américaine de la musique Jay-Z portant un T-shirt, a expliqué Abubakar Badawy, le secrétaire général de la mosquée et du centre islamique Riyadha.
      Jay-Z a été aperçu avec le T-shirt alors qu’il quittait un restaurant de Santa Monica, en Californie, le 30 mars, rapporte CNN.
      « De nombreuses personnes étaient en colère à ce sujet et pensaient que les responsables de la mosquée étaient impliqués », a souligné M. Badawy.
      Cela l’a incité à écrire une lettre publique à M. Loky, directeur général de la société de création de vêtements Blkburd Genes.
      La lettre indique que les fidèles « se sentent réellement insultés par les photos de Jay-Z portant un T-shirt Blkburd Genes représentant notre mosquée Riyadha ».

    • En Irak, les femmes de la place Tahrir à cœur et à sang

      liberation.fr - 23h48

      Elles s’appellent Fatima, Nour, Hajar ou Liliane. En octobre 2019, toutes ont joué un rôle place Tahrir à Bagdad, au cœur de la révolution irakienne. Un an et demi après, les espoirs les plus fous se mêlent à la désillusion pour ces jeunes femmes qui s’opposent à la place que leur réserve la société traditionnelle.
      «La révolution d’octobre» a bouleversé les trajectoires de jeunes Irakiennes, au gré des manifestations et des rencontres sur la place Tahrir de Bagdad, l’ancien épicentre de la contestation en Irak. Nées à l’aube du XXIe siècle, ces jeunes femmes ont grandi dans une ville défigurée par l’intervention militaire des Américains en 2003, poussé dans le sang des guerres interconfessionnelles et subi le groupe Etat islamique sur leur sol. Héritières d’un passé trop lourd, elles refusent la vie de leurs aînées. Sur les rives du Tigre, le fleuve qui embrasse la place Tahrir, elles ont tissé des liens d’amitié au milieu des contestations sociales. Elles ont affronté les forces de sécurité, ont récupéré les blessés par balles ou été asphyxiées par les tirs de gaz lacrymogènes.

    • Covid-19 au Brésil : un jour sans fin

      liberation.fr - 23h45

      Le 6 avril, plus de 4 000 Brésiliens sont décédés du coronavirus en l’espace d’une journée. Un record de plus qui n’émeut pas le chef de l’Etat et laisse présager des semaines encore plus meurtrières. C’est le chaos au Brésil. Une fois de plus. Tous les mois, à intervalle régulier, on a l’impression d’écrire la même chose : le nombre de nouveaux cas de Covid-19 détectés dans le plus grand pays d’Amérique latine augmente en flèche, et les morts suivent. Beaucoup de Brésiliens paniquent, les experts sont alarmistes, et le président Jair Bolsonaro, pour qui la pandémie n’est qu’une «petite grippe», ne bouge pas d’un cil. A chaque fois, on se dit que ça pourrait difficilement être pire, que tout va finir par rentrer dans l’ordre. Et à chaque fois, les chiffres nous font mentir. Une sorte de remake de mauvais goût de la comédie fantastique Un jour sans fin.

    • Covid-19 : la dépendance de l’Afrique à AstraZeneca fragilise les débuts de la vaccination

      Le Monde Afrique - 23h42

      Le vaccin anglo-suédois a révélé une faible efficacité sur le variant B.1.351, dit « sud-africain », alors que 18 pays ont déjà déclaré sa présence. Livraisons retardées, innocuité questionnée et, surtout, moindre efficacité sur le variant dit « sud-africain » : les ennuis s’accumulent autour du vaccin AstraZeneca, dont dépendent presque tous les pays africains pour lancer leur campagne de vaccination contre le Covid-19. La solution anglo-suédoise, la moins chère et la plus facile à utiliser, a été retenue par le mécanisme de solidarité internationale Covax, qui doit assurer gratuitement la vaccination de 20 % de la population des 92 pays à revenus faibles ou intermédiaires.

      Tous les pays du continent y sont éligibles et 31 d’entre eux ont déjà reçu quelque 16 millions de doses avant que le Serum Institute of India, auquel la fabrication du vaccin a été sous-traitée, ne soit contraint de suspendre ses exportations sur ordre du gouvernement indien. Mardi 6 avril, le laboratoire a laissé entendre que ses livraisons pourraient reprendre en juin si la flambée épidémique est maîtrisée dans le pays. Le directeur du Centre africain de prévention et de contrôle des maladies (CDC-Africa), John Nkengasong, ne cache pas que des retards prolongés pourraient devenir « vraiment problématiques pour le déroulement des campagnes de vaccination ».
      La diffusion du variant « sud-africain » forme une ombre encore plus inquiétante sur l’issue de la crise sanitaire. Le 9 février, le gouvernement sud-africain a choisi de mettre de côté le million de doses AstraZeneca qu’il avait commandées. Une étude menée par le laboratoire Krisp (KwaZulu-Natal Research Innovation and Sequencing Platform), à Durban, venait de révéler que l’action du vaccin sur les formes modérées de la maladie s’effondrait en présence de la mutation B.1.351. Aucune réponse n’était apportée sur le comportement du vaccin en présence de formes graves de l’infection.
      Or la contagiosité de ce variant est suspectée d’être en grande partie à l’origine de la deuxième vague, plus mortelle, qui a touché l’Afrique australe fin 2020. La souche mutante s’est depuis rapidement diffusée et elle a été déclarée par 18 pays situés aussi bien aux frontières de l’Afrique du Sud qu’à l’extrémité occidentale du continent, comme en Gambie. « Cela fait partie des sujets qui m’empêchent de dormir », a reconnu Matshidiso Moeti, la directrice du bureau africain de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    • Election présidentielle à Djibouti : Ismaïl Omar Guelleh en route pour un cinquième mandat

      Le Monde Afrique - 23h37

      A Djibouti, l’UMP existe toujours et, contrairement à son homonyme français, elle semble solidement arrimée au sommet de l’Etat. Après vingt-deux ans au pouvoir, son champion, le président Ismaïl Omar Guelleh, brigue vendredi 9 avril un cinquième mandat. Un scrutin que l’indéboulonnable locataire du palais d’Haramous est, une fois de plus, assuré d’emporter.
      Alors qu’il avait dû faire face à six autres candidats en 2016, le chef de l’Etat, 73 ans, concourt cette année contre un adversaire unique, l’homme d’affaires Zakaria Ismaïl Farah. Fraîchement débarqué en politique et relativement méconnu, ce dernier est perçu comme un paravent du régime. Les principaux opposants, eux, sont en exil et leurs formations, réunies pour certaines sous la bannière de l’Union pour le salut national (USN), ont appelé au boycott.
      « Djibouti reste un Etat rentier dirigé par un régime clientéliste et népotique », pointe Sonia Le Gouriellec, spécialiste de la Corne de l’Afrique. Si des manifestations de quelques dizaines de personnes ont émaillé la campagne, le pays n’a pas connu de poussée de fièvre comparable à la contestation qui avait éclaté en juin 2020 pour protester contre les conditions d’incarcération du lieutenant de l’armée de l’air Fouad Youssouf Ali. Le militaire, qui avait fui vers l’Ethiopie avant d’être extradé, s’était fait connaître quelques mois plus tôt en publiant une vidéo dans laquelle il dénonçait les discriminations qu’il subissait en raison de son origine tribale. Il a depuis été oublié.

    • Bombardement de Bouaké: l’ancien ministre togolais de l’Intérieur François Boko témoigne

      Rfi.fr - 23h34

      Un témoignage très attendu ce jeudi 8 avril au procès du bombardement de Bouaké, dans lequel 9 militaires français avaient été tués le 6 novembre 2004. Le ministre togolais de l’Intérieur de l’époque François Boko, entendu par visio-conférence, a détaillé comment, alors qu’il avait mis les auteurs présumés du raid à disposition des autorités françaises le 16 novembre, celles-ci ont refusé de s’en saisir. Une inaction très dommageable pour l’enquête puisqu’il est désormais établi que le pilote présumé et accusé dans ce procès Yuri Sushkin faisait bien partie du groupe.
      Après le bombardement, craignant que « l’onde de choc » ne touche son pays, raconte François Boko, il envoie les services spéciaux en renfort aux frontières. Une Biélorusse connue de ces services comme la secrétaire du marchand d’armes Robert Montoya attire leur attention : elle passe la frontière et revient du Ghana à bord d’un minibus avec 8 Biélorusses et 2 Ivoiriens.
      Les déclarations peu cohérentes de ces hommes sur leur profession et leur provenance renforcent les suspicions qui remontent jusqu’au chef de l’État : « Le général Eyadema donne le feu vert » pour alerter la France, affirme François Boko, qui contacte d’abord le représentant des renseignements, ancien camarade de promotion de Saint-Cyr. « Je lui dis de manière triviale : « j’ai sûrement les mercenaires qui ont assassiné vos hommes, ça vous intéresse ? » », relate l’ex-ministre, qui fournit photocopies des passeports et empreintes.
      « Quelque temps après, poursuit François Boko, il me dit que sa hiérarchie n’en veut pas. Je me tourne alors vers l’attaché de sécurité intérieure. Hélas, lui aussi répond négativement et je me retrouve avec la patate chaude. » L’ex-ministre souligne même avoir fait « de la gym » juridique pour prolonger légalement la détention du groupe, « en attendant que la France puisse réagir si elle le voulait », avant de prendre un arrêt d’expulsion au bout de « 2 semaines ».
      « Vos interlocuteurs, veut savoir le président, ont-ils dit avoir reçu consigne de ne pas s’en occuper ou pas de réponse du tout ? » « Je suis formel, affirme François Boko, que ce soit le représentant de la DGSE ou l’attaché de sécurité intérieure, la réponse a été : « nous avons reçu l’ordre de ne rien faire, Paris n’est pas intéressé par ces Biélorusses »… même si l’attaché de sécurité intérieure a précisé que sa hiérarchie considérait que, s’agissant de militaires, ça concernait plus la DGSE et les renseignements militaires. »
      L’ex-ministre dit leur avoir fait part de son étonnement, car « même s’il n’y avait de certitudes, il y avait quand même de fortes présomptions », souligne-t-il, contre ces hommes. Comment s’explique-t-il aujourd’hui l’inaction française ? « Dans cette fonction, pointe-t-il, on en voit des vertes et des pas mures, on n’est pas à une contradiction près. »

    • Togo: la visite de Faure Gassingbé en France fait polémique

      Rfi.fr - 23h28

      Un peu plus d’un an après sa réélection pour un 4e mandat, le président togolais Faure Gnassingbé est depuis mercredi en France pour une visite de travail. Le temps fort sera un tête-à-tête à la mi-journée ce vendredi 9 avril à l’Élysée avec son homologue Emmanuel Macron.
      Cette visite est la première en France du chef de l’État togolais depuis le début de son nouveau mandat. Et elle fait réagir notamment la société civile togolaise qui était à la pointe de la contestation après la réélection de Faure Gnassimgbé en mars 2020.
      « Il est important que monsieur Macron rappelle un certain nombre de fondamentaux, estime David Dosseh, le porte-parole du front citoyen « Togo Debout ». Si rien n’est fait pour permettre à l’État de droit de s’implanter plus ou moins au Togo, si nous persistons dans cette voie de répression, ça va être extrêmement difficile. »
      Le président togolais est notamment accompagné dans cette visite par son ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey pour qui l’opposition a tort de critiquer car, selon lui, ce séjour en France n’a aucune de raison d’engendrer la polémique.
      « Cette visite est importante pour la population togolaise, parce que la France est un partenaire important, qui investit au Togo. Il faudrait éviter les polémiques là où il n’y a pas de polémique. Aujourd’hui nous sommes dans une dynamique de construction du Togo. C’est ça l’objectif principal du président Gnassingbé. »
      Dans la foulée de son déjeuner avec Emmanuel Macron, Faure Gnassingbé se rendra au Sénat dans l’après-midi, où il doit être reçu par le président de la chambre haute, Gérard Larcher en présence du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

    • À la veille de sa présidentielle, le Bénin sur un volcan ?

      Le Point - 08h34

      Débats sur la Constitution, frustrations économiques et sociales et dénonciations d’une justice aux ordres de l’exécutif mettent le pays à cran. « Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est parce que les libertés sont attaquées, nous devons nous mobiliser pour que le pays retrouve ses lettres de noblesse », hurle une voix d’homme qui surgit devant nous. Dans le cortège de plusieurs dizaines de manifestants qui marchent dans le quartier de Cadjehoun où se situe la résidence de l’ancien président Thomas Boni Yayi, en direction de la place de l’Étoile rouge, les messages fusent : « Patrice Talon doit partir ! », « Son mandat est fini à partir du moment où il s’est attaqué aux libertés », « Il n’y aura pas d’élections, Talon dégage ! ». Parakou, Tchaourou, Cotonou, Savé : plusieurs villes du Bénin sont depuis lundi soir le théâtre de manifestations ponctuées par des incidents et des saccages à quelques jours de la présidentielle.
      Le motif : depuis le mardi 6 avril minuit, le mandat du président sortant Patrice Talon est terminé. Élu au deuxième tour de la présidentielle du 21 mars 2016 avec 65,39 % des voix contre 34,61 % pour son adversaire Lionel Zinsou, l’actuel chef de l’État, âgé de 62 ans, avait prêté serment le 6 avril de la même année. Ses opposants réclament désormais son départ et dénoncent le musellement de l’opposition ainsi qu’un scrutin joué d’avance. Le Bénin est-il pour autant sur un volcan constitutionnel ? La question mérite d’être posée alors que les commentaires vont bon train dans tout le pays et au-delà dans la diaspora.

    • Sénégal : «Chaque jour, des doses nous restent sur les bras»

      liberation.fr - 08h25

      Pourtant d’une simplicité confondante, la vaccination est froidement accueillie par les Sénégalais, nourris par une série de fake news sur les réseaux sociaux. Le gouvernement a décidé d’injecter les doses à tous les résidents, même les étrangers. Pour se faire vacciner au Sénégal, il suffit de présenter une pièce d’identité et son bras gauche. Et ce, sans distinction d’âge, de nationalité, de ressources ou de degré d’exposition au risque. «Le Sénégal fait mieux que la France», s’extasie François, un Français quadragénaire fraîchement vacciné, résidant non loin du village touristique de Saly. «Il a suffi d’attendre une heure, de répondre à un questionnaire et de montrer son passeport. C’était rapide et très bien organisé. Je suis aussi surpris que ravi, c’est un soulagement immense», témoigne celui qui aurait dû attendre de longs mois avant de pouvoir prétendre à l’injection dans son pays natal.

    • La France ouvre ses archives sur le génocide des Tutsis au Rwanda

      Rfi.fr - 08h16

      Le Rwanda marquait ce mercredi le 27e anniversaire du début du génocide des Tutsis le 7 avril 1994. Ce jeudi, la France ouvre ses archives. Les documents sont mis à disposition du public à partir de ce jeudi 8 avril par les Archives nationales. Ils permettent de mieux comprendre la position des autorités françaises de l’époque, qui étaient jusqu’à il y a quelques jours un sujet explosif entre Paris et Kigali.
      Plus de 8 000 pièces sont désormais accessibles à tous. Les archivistes parleront plutôt de 2m20 de rayonnage, situés sur le site de Pierrefitte, au nord de Paris.
      Les archives liées au président Mitterrand et à son Premier ministre Edouard Balladur, entre 1990 et 1994 étaient déjà sur place, mais classifiées. Les autres proviennent d’autres services d’archives ; des ministères des Affaires étrangères ou de la Défense, par exemple.
      Ces derniers documents ont tous servi de source à la rédaction du rapport Duchet, qui a été rendu fin mars au président Macron et qui souligne les responsabilités « lourdes et accablantes » de la France.
      L’historienne Chantal Morelle a participé à ces travaux. « La plupart de ces archives étaient classifiées, c’est-à-dire qu’elles n’étaient pas accessibles au public. Il y avait des télégrammes, des notes des cabinets, des fiches de la DGSE, des instructions de l’armée… C’est extrêmement divers et c’est quelque chose de très précieux et dont nous ne voudrions pas avoir l’exclusivité pendant encore 30-40-50 ans. »
      N’importe qui peut les consulter, mais il faut se rendre sur place… à Pierrefite. Ces documents ne seront pas mis en ligne. Ils contiennent de nombreuses identités. Le règlement européen de protection des données, le RGPD, empêche leur publication sur la Toile.

    • mercredi 07 avril
    • Tigré : une enquête de la BBC prouve que l’armée éthiopienne a perpétré un massacre

      bbc.com - 14h29

      Une enquête menée par BBC Africa Eye permet de découvrir des preuves qu’un massacre dans le nord de l’Éthiopie a été perpétré par des membres de l’armée éthiopienne. Elle révèle également le lieu précis des atrocités, au cours desquelles au moins 15 hommes ont été tués.
      Début mars, une série de cinq clips vidéo a fait surface sur les médias sociaux, montrant des hommes armés et en uniforme conduisant un groupe d’hommes non armés au bord d’une falaise, tirant sur certains d’entre eux à bout portant, et poussant les cadavres par-dessus la falaise.
      La BBC a confirmé que le massacre a eu lieu près de la ville de Mahbere Dego, dans la région du Tigré, au nord de l’Éthiopie, où l’armée éthiopienne combat les forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), ancien parti au pouvoir dans la région.
      Les combats ont commencé en novembre dernier lorsque le gouvernement a lancé une offensive militaire contre le TPLF, que le Premier ministre Abiy Ahmed a accusé d’avoir attaqué une base militaire gouvernementale. Le TPLF s’oppose aux efforts de M. Abiy pour accroître le pouvoir du gouvernement fédéral et a décrété qu’il s’engageait dans une « résistance prolongée ».
      Le conflit a jusqu’à présent déplacé plus de deux millions de personnes, selon l’administration provisoire du Tigré, et laissé plus de quatre millions de personnes dans le besoin.

    • Présidentielle au Tchad: le Covid s’invite dans la campagne électorale

      rfi - 14h26

      Au Tchad alors que les candidats battent campagne pour l’élection présidentielle du dimanche 11 avril. L’épidémie de coronavirus s’est invitée dans la campagne. Un des candidats est d’ailleurs tombé malade à quelques jours du scrutin et a dû se mettre en quarantaine. Il s’agit du chef de file de l’opposition, Félix Nialbe Romadoumngar de l’URD, l’Union pour le renouveau et la démocratie. Officiellement, le pays a enregistré 4 595 cas et 166 décès depuis le début de l’épidémie.
      Difficile de battre campagne en pleine épidémie. Felix Niable Romadomngar l’a d’ailleurs appris à ses dépens. En campagne dans le sud, à Moundou, le candidat de l’URD a eu un malaise, confirme le vice-président de son parti et a été testé positif au coronavirus. Depuis plus d’une semaine, il est en quarantaine chez lui à N’djamena et se repose indique son numéro 2 qui ajoute que la campagne continue.
      Un couvre-feu a été instauré l’année dernière pour raisons sanitaires, mais a été levé début mars lors du lancement de la campagne électorale. Le port du masque est toujours obligatoire, mais très peu respecté notamment lors des meetings de campagne. Le leader de l’URD est le seul à avoir été officiellement atteint du coronavirus. Un autre candidat, Ngarlejy Yorongar, a également dû être hospitalisé, mais il ne s’agit pas du Covid-19, précise-t-il.

    • Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé «libres de rentrer en Côte d’Ivoire quand ils le souhaitent» (président Ouattara)

      Rfi.fr - 14h22

      L’ancien président Laurent Gbagbo et son ex-ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé, définitivement acquittés de crimes contre l’humanité par la justice internationale, «sont libres de rentrer en Côte d’Ivoire quand ils le souhaitent», a déclaré mercredi 7 avril le président Alassane Ouattara. «Des dispositions seront prises pour que Laurent Gbagbo bénéficie, conformément aux textes en vigueur, des avantages et indemnités dus aux anciens présidents de la République», a ajouté le chef de l’État ivoirien à l’ouverture du Conseil des ministres à Abidjan.

    • Turquie : 22 anciens militaires condamnés à vie après le putsch raté

      Le Point - 14h19

      Près de 500 suspects ont été jugés en lien avec le coup d’État avorté de 2016. La majorité d’entre eux ont servi au sein de la garde présidentielle. Un tribunal d’Ankara a condamné à la prison à vie, mercredi 7 avril 2021, 22 anciens militaires pour leur rôle dans le putsch manqué de 2016 contre le président Recep Tayyip Erdogan, a affirmé à l’Agence France-Presse un avocat de la présidence turque. Les anciens militaires condamnés font partie de 497 suspects jugés en lien avec le coup d’État avorté et dont une majorité ont servi lors de leur carrière au sein de la garde présidentielle. L’agence étatique Anadolu avait, dans un premier temps, fait état de quatre condamnations à vie seulement.
      Les suspects ont été reconnus coupables de plusieurs chefs d’inculpation, notamment de tentative de renversement de l’ordre constitutionnel. Le parquet leur a aussi reproché d’avoir mené un raid contre la chaîne publique TRT et d’y avoir forcé les journalistes à diffuser le communiqué des putschistes, ainsi que d’avoir attaqué le quartier général de l’état-major.

    • France- Ecole en ligne : deuxième jour de bugs et de ralentissements

      liberation.fr - 14h16

      Le site Ma classe à la maison du Cned ne fonctionnait toujours pas dans la matinée et les ENT de plusieurs régions tournaient au ralenti. Au lendemain de bugs liés à des serveurs défaillants et des attaques informatiques, l’enseignement à distance rencontrait encore mercredi des couacs ou des ralentissements, notamment en Normandie, Grand Est, Ile-de-France et Hauts-de-France, selon des syndicats. «Si les élèves n’ont pas pu se connecter mardi, puis mercredi, on va perdre des élèves qu’on aurait pu facilement garder avec un système efficace», craint Sophie Vénétitay du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire. Qui indique «des bugs signalés encore en fin de matinée (mercredi) sur les ENT (environnements numériques de travail) en Normandie, dans le Grand Est et en Ile-de-France et Hauts-de-France».
      Concernant le site de continuité pédagogique Ma Classe à la Maison, un dispositif du Cned, le Snes-FSU ou encore le Snuipp-FSU (premier syndicat du primaire), assuraient mercredi que cela «ne fonctionn [ait] pas». «Comme il s’agit d’un dispositif national, cela concerne de fait une grande partie du territoire français», a souligné auprès de l’AFP Sophie Vénétitay.

    • Nucléaire iranien: Téhéran inflexible sur la levée des sanctions

      Rfi.fr - 14h10

      Au lendemain des discussions de Vienne, l’Iran a rejeté toute idée d’une levée graduelle des sanctions américaines, exigeant l’annulation de toutes les sanctions en même temps, pour revenir à ses propres engagements. Le principal négociateur iranien, Abbas Araghchi, a répété la position de fermeté de l’Iran après la réunion de Vienne, en Autriche, qui s’est tenue mardi 6 avril : « Toutes les actions doivent être menées en une seule étape, et non pas à pas. Il n’y aura pas de négociations directes avec les Américains ni de négociations sur des sujets en dehors de l’accord nucléaire. »
      Téhéran, qui a relancé son programme nucléaire en réaction aux sanctions américaines imposées depuis trois ans, demande l’annulation de toutes ces sanctions d’un seul coup de la part de Washington. L’Iran affirme qu’ensuite, il limitera de nouveau son programme en respectant ses propres engagements prévus dans l’accord de 2015, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

    • mardi 06 avril
    • En Centrafrique, les mercenaires russes accusés d’exactions

      Le Monde Afrique - 10h01

      La présence des « instructeurs » à Bangui s’est intensifiée. Ils ont notamment participé à la contre-offensive contre les groupes armés qui ont perturbé le scrutin présidentiel du 27 décembre. D’étranges clients en quête de souvenirs affluent au marché artisanal de Bangui. Habillés en treillis, certains arborent un foulard dissimulant totalement leur visage. Ils ne portent aucun écusson. Aucun logo ne figure non plus sur leurs pick-up dépourvus de plaques minéralogiques et équipés de mitrailleuses lourdes 14,5 mm.
      S’ils se font aussi discrets, les fameux « instructeurs » russes n’en sont pas moins parfaitement reconnaissables dans les rues de la capitale centrafricaine. Beaucoup d’observateurs les associent à Wagner, une société militaire privée russe qui officie en Syrie, au Soudan ou encore en Libye, et est étroitement liée aux activités d’Evgueni Prigojine, un oligarque russe proche de Vladimir Poutine.
      Ils ont fait leur entrée dans le pays début 2018. Officiellement, ils seraient 535, mais des sources diplomatique et militaire évoquent plutôt le chiffre de 1 700 « mercenaires russes », dont une partie assure la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra.

    • Au Mali, quatre Casques bleus tués dans une attaque

      liberation.fr - 09h49

      Quatre Casques bleus au Mali ont été tués ce vendredi matin dans une attaque attribuée à des jihadistes. Le camp d’Aguelhok, où sont stationnés les soldats, avait déjà été la cible d’un assaut en 2019. «Des hélicoptères ont été dépêchés sur place afin d’évacuer les blessés. Les assaillants ont subi de lourdes pertes, notamment plusieurs morts abandonnés sur place», a indiqué la Minusma dans un communiqué. «Les Casques bleus ont vaillamment repoussé une attaque complexe perpétrée par plusieurs terroristes lourdement armés. […] Un bilan provisoire fait état de quatre Casques bleus décédés et de blessés.» Une source au sein de la mission a précisé à l’AFP qu’il s’agissait de membres du contingent tchadien déployé dans cette localité située à environ 200 km de la frontière algérienne. En janvier 2019, les Casques bleus d’Aguelhok avaient déjà été attaqués, entraînant la mort de dix d’entre eux et blessant vingt-cinq personnes.

    • Soudan: des affrontements tribaux au Darfour-Ouest ont fait 40 morts, selon l’ONU

      Rfi.fr - 09h45

      Au moins quarante personnes ont été tuées et 58 blessées dans des affrontements tribaux depuis le samedi 3 avril à El-Geneina, capitale du Darfour-Ouest, dernières violences meurtrières en date dans cette région troublée de l’ouest du Soudan, a annoncé l’ONU ce lundi 5 avril. «Depuis le 3 avril, 40 personnes ont été tuées dans les récents affrontements entre les Massalit et les tribus arabes. La situation reste tendue dans la ville d’Al Geneina», a indiqué le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) dans un communiqué. «La commission de l’aide humanitaire du gouvernement signale […] 58 blessés», a-t-elle ajouté.

    • lundi 05 avril
    • L’Espagne présente un ambitieux plan de développement économique en Afrique

      le Figaro - 16h19

      L’Espagne aspire à devenir un «partenaire stratégique et spécial» de l’Afrique, où sa présence économique reste encore modeste, a affirmé lundi le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez lors de la présentation d’un plan intitulé «Focus Afrique 2023». «Nous allons faire de ces dix prochaines années (…) la décennie de l’Espagne en Afrique», a affirmé le Premier ministre socialiste lors de la présentation de ce plan, qui outre le volet économique, inclut un volet coopération dans les migrations, un autre sur la sécurité et un autre encore visant à valoriser le rôle des femmes.
      Peu de détails concrets ont été donnés lors de la présentation de ce plan, faite au côté du président du Ghana, Nana Akufo-Addo, qui a profité de sa visite à Madrid pour pousser à investir en Afrique, récemment dotée d’une zone continentale de libre-échange, encore balbutiante. Le continent africain représente jusqu’à présent 6% des exportations espagnoles et 7% de ses importations, selon les chiffres du gouvernement espagnol.

    • Mozambique: les djihadistes sèment la mort à Palma

      le Figaro - 16h13

      Le groupe al-Chebab, lié à l’État islamique, a investi cette ville de 50.000 âmes où siège un vaste projet gazier du groupe Total. Il y a peu encore, l’espoir de voir se réduire l’activité djihadiste au nord du Mozambique était papable. L’attaque contre Palma, une petite ville proche de la frontière tanzanienne l’a fait voler en éclats.
      L’assaut lancé mercredi par probablement plusieurs centaines de miliciens qui étaient toujours en cours lundi après-midi, aurait fait «plusieurs dizaines de victimes» selon un porte-parole de l’armée mozambicaine. Un bilan vague, qui reste très en dessous de la réalité et de la terreur qui s’est abattue sur la ville. Selon Lionel Dyke, un ancien officier sud-africain à la tête d’une compagnie de sécurité privée, le Dyck Advisory Group (DAG), opérant sur place «les rues et les plages sont parsemées de corps». Une violence, marque d’Ansar al-Sunna, plus souvent simplement appelé al-Chebab. Ce groupe, lié à l’État islamique, essentiellement composé de Mozambicains, est actif dans la province de Cabo Delgado depuis 2017.

    • Russie : Poutine signe la loi l’autorisant à faire deux mandats de plus

      Le Point - 15h59

      Le président russe Vladimir Poutine, 68 ans, a signé lundi la loi lui permettant de se présenter pour deux nouveaux mandats présidentiels, ouvrant la voie à son maintien au Kremlin jusqu’en 2036. Cette loi, publiée sur le portail officiel russe, avait été définitivement adoptée par le Parlement en mars, après un référendum constitutionnel organisé à l’été 2020.
      Vladimir Poutine, aux commandes du pays depuis 2000, aurait dû en théorie se retirer à la fin de son mandat actuel en 2024, la législation russe n’autorisant pas un président à faire plus de deux mandats consécutifs. Mais selon le texte qu’il a promulgué lundi, « cette restriction ne s’applique pas à ceux qui occupaient le poste de chef de l’État avant l’entrée en vigueur des amendements à la Constitution » approuvés par référendum en 2020.
      Ce n’est pas la première fois que M. Poutine atteignait la limite de deux mandats. En 2008, il avait pris le poste de Premier ministre et laissé le Kremlin à son dernier chef de gouvernement Dimitri Medvedev. Après cet intermède de quatre ans, il avait été réélu président en 2012.

    • Turquie : 10 anciens amiraux arrêtés pour avoir critiqué un projet d’Erdogan

      Le Point - 15h54

      Dix amiraux turcs à la retraite ont été arrêtés lundi, au lendemain de la publication d’une lettre ouverte signée par une centaine d’anciens officiers critiquant un projet du chef de l’État de construire un canal à Istanbul qui pourrait selon eux menacer la liberté de navigation. Selon le bureau du procureur général d’Ankara, les dix amiraux retraités ont été mis en garde à vue. Quatre autres anciens officiers n’ont pas été arrêtés en raison de leur âge, mais ont reçu l’ordre de se présenter à la police d’Ankara dans les trois prochains jours.
      Une enquête a été ouverte contre les militaires à la retraite signataires de la lettre pour « réunion visant à commettre un crime contre la sécurité de l’État et l’ordre constitutionnel », selon le bureau du procureur. De hauts responsables turcs avaient condamné dimanche la lettre ouverte signée par plus de 100 amiraux retraités alertant contre la menace que pourrait représenter selon eux le projet de « Canal Istanbul », porté par le président Recep Tayyip Erdogan, pour un traité qui garantit le libre passage par le détroit du Bosphore.

    • Des bruits de botte de plus en plus forts entre l’Ukraine et la Russie

      liberation.fr - 15h51

      Tirs de snipers, bombardements, convois militaires, la tension est à nouveau très élevée entre Kiev et Moscou. Le Kremlin semble vouloir imposer un premier bras de fer à l’administration Biden. Les terres du Donbass n’ont pas encore séché des neiges de l’hiver, mais le temps est à l’orage, dans l’est de l’Ukraine. Samedi, un soldat ukrainien a perdu la vie en sautant sur une mine antipersonnel, à Choumy, une bourgade tenue par les forces armées ukrainiennes, en banlieue de Horlivka, la troisième grande ville aux mains des séparatistes pro-russes. Le 26 mars, quatre Ukrainiens y ont été tués.
      Ce jour-là, les soldats de la 10e brigade d’assaut montagnard ukrainienne ont dû faire face à une attaque combinée d’artillerie et de tireurs d’élite. Selon les témoignages, les snipers ont tiré à vue. L’onde de choc de cette journée meurtrière s’est transformée en tempête politique et diplomatique. Car il s’agit là de bien plus qu’un incident. D’après la présidence ukrainienne, au moins 20 soldats sont morts et 57 ont été blessés en 2021, dix depuis début mars.

    • Opposante en détention au Bénin: un magistrat dénonce des pressions politiques

      Rfi.fr - 15h46

      Au Bénin, l’opposante Reckya Madougou a-t-elle été placée en détention provisoire par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme sur ordre de la chancellerie ? C’est en tout cas ce que dénonce un juge de cette Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.
      Sur RFI, Essowé Batamoussi témoigne. Ce magistrat, membre de la chambre des libertés et de la détention de la Criet, vient de démissionner de la Cour. Il a fui le Bénin par crainte de représailles, dit-il. Il affirme que la Cour a reçu des « instructions » du pouvoir politique, qu’elle n’est pas indépendante.
      « Toutes les décisions que nous avons été amenées à prendre l’ont été sous pression. Je citerai la dernière, celle qui a vu le placement de Reckya Madougou, en détention donc. Dans ce dossier nous avons été sollicités par la chancellerie, car le dossier ne comportait aucun élément qui pouvait nous décider à la mettre en détention. Ce n’était pas la première fois. Il y a eu pas mal de dossiers où nous avons reçu des instructions de la chancellerie ».

    • Covid-19: le Nigeria dit progresser sur le développement de son propre vaccin

      Rfi.fr - 15h41

      Alors que l’Inde a suspendu ses livraisons de vaccins, ce qui devrait empêcher le Nigeria de recevoir comme prévu plusieurs millions de doses fin mars, le pays annonçait cette semaine qu’il progressait dans le développement de son propre vaccin. En janvier, Abuja a débloqué une enveloppe de 25 millions de dollars pour mettre au point une réponse vaccinale locale. Pour l’heure, deux candidats vaccins sont en cours d’élaboration selon la task force présidentielle mise en place par l’tat fédéral.
      Boss Mustapha, le patron de la task force présidentielle chargée de gérer la pandémie, ne donne que peu de détails sur les deux vaccins développés par des scientifiques nigérians. On sait seulement que les essais cliniques et les certifications sont encore à venir.
      Mais l’annonce vise selon les propres termes du responsable à « renforcer le moral et l’image de l’industrie médicale » du pays. Le Nigeria qui, a débloqué 25 millions de dollars en janvier pour élaborer un vaccin, explore aussi la possibilité d’en produire sous licence, un peu comme le fait l’Inde avec AstraZeneca.

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