Linfo en continu

    • jeudi 08 avril
    • À la veille de sa présidentielle, le Bénin sur un volcan ?

      Le Point - 08h34

      Débats sur la Constitution, frustrations économiques et sociales et dénonciations d’une justice aux ordres de l’exécutif mettent le pays à cran. « Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est parce que les libertés sont attaquées, nous devons nous mobiliser pour que le pays retrouve ses lettres de noblesse », hurle une voix d’homme qui surgit devant nous. Dans le cortège de plusieurs dizaines de manifestants qui marchent dans le quartier de Cadjehoun où se situe la résidence de l’ancien président Thomas Boni Yayi, en direction de la place de l’Étoile rouge, les messages fusent : « Patrice Talon doit partir ! », « Son mandat est fini à partir du moment où il s’est attaqué aux libertés », « Il n’y aura pas d’élections, Talon dégage ! ». Parakou, Tchaourou, Cotonou, Savé : plusieurs villes du Bénin sont depuis lundi soir le théâtre de manifestations ponctuées par des incidents et des saccages à quelques jours de la présidentielle.
      Le motif : depuis le mardi 6 avril minuit, le mandat du président sortant Patrice Talon est terminé. Élu au deuxième tour de la présidentielle du 21 mars 2016 avec 65,39 % des voix contre 34,61 % pour son adversaire Lionel Zinsou, l’actuel chef de l’État, âgé de 62 ans, avait prêté serment le 6 avril de la même année. Ses opposants réclament désormais son départ et dénoncent le musellement de l’opposition ainsi qu’un scrutin joué d’avance. Le Bénin est-il pour autant sur un volcan constitutionnel ? La question mérite d’être posée alors que les commentaires vont bon train dans tout le pays et au-delà dans la diaspora.

    • Sénégal : «Chaque jour, des doses nous restent sur les bras»

      liberation.fr - 08h25

      Pourtant d’une simplicité confondante, la vaccination est froidement accueillie par les Sénégalais, nourris par une série de fake news sur les réseaux sociaux. Le gouvernement a décidé d’injecter les doses à tous les résidents, même les étrangers. Pour se faire vacciner au Sénégal, il suffit de présenter une pièce d’identité et son bras gauche. Et ce, sans distinction d’âge, de nationalité, de ressources ou de degré d’exposition au risque. «Le Sénégal fait mieux que la France», s’extasie François, un Français quadragénaire fraîchement vacciné, résidant non loin du village touristique de Saly. «Il a suffi d’attendre une heure, de répondre à un questionnaire et de montrer son passeport. C’était rapide et très bien organisé. Je suis aussi surpris que ravi, c’est un soulagement immense», témoigne celui qui aurait dû attendre de longs mois avant de pouvoir prétendre à l’injection dans son pays natal.

    • La France ouvre ses archives sur le génocide des Tutsis au Rwanda

      Rfi.fr - 08h16

      Le Rwanda marquait ce mercredi le 27e anniversaire du début du génocide des Tutsis le 7 avril 1994. Ce jeudi, la France ouvre ses archives. Les documents sont mis à disposition du public à partir de ce jeudi 8 avril par les Archives nationales. Ils permettent de mieux comprendre la position des autorités françaises de l’époque, qui étaient jusqu’à il y a quelques jours un sujet explosif entre Paris et Kigali.
      Plus de 8 000 pièces sont désormais accessibles à tous. Les archivistes parleront plutôt de 2m20 de rayonnage, situés sur le site de Pierrefitte, au nord de Paris.
      Les archives liées au président Mitterrand et à son Premier ministre Edouard Balladur, entre 1990 et 1994 étaient déjà sur place, mais classifiées. Les autres proviennent d’autres services d’archives ; des ministères des Affaires étrangères ou de la Défense, par exemple.
      Ces derniers documents ont tous servi de source à la rédaction du rapport Duchet, qui a été rendu fin mars au président Macron et qui souligne les responsabilités « lourdes et accablantes » de la France.
      L’historienne Chantal Morelle a participé à ces travaux. « La plupart de ces archives étaient classifiées, c’est-à-dire qu’elles n’étaient pas accessibles au public. Il y avait des télégrammes, des notes des cabinets, des fiches de la DGSE, des instructions de l’armée… C’est extrêmement divers et c’est quelque chose de très précieux et dont nous ne voudrions pas avoir l’exclusivité pendant encore 30-40-50 ans. »
      N’importe qui peut les consulter, mais il faut se rendre sur place… à Pierrefite. Ces documents ne seront pas mis en ligne. Ils contiennent de nombreuses identités. Le règlement européen de protection des données, le RGPD, empêche leur publication sur la Toile.

    • mercredi 07 avril
    • Tigré : une enquête de la BBC prouve que l’armée éthiopienne a perpétré un massacre

      bbc.com - 14h29

      Une enquête menée par BBC Africa Eye permet de découvrir des preuves qu’un massacre dans le nord de l’Éthiopie a été perpétré par des membres de l’armée éthiopienne. Elle révèle également le lieu précis des atrocités, au cours desquelles au moins 15 hommes ont été tués.
      Début mars, une série de cinq clips vidéo a fait surface sur les médias sociaux, montrant des hommes armés et en uniforme conduisant un groupe d’hommes non armés au bord d’une falaise, tirant sur certains d’entre eux à bout portant, et poussant les cadavres par-dessus la falaise.
      La BBC a confirmé que le massacre a eu lieu près de la ville de Mahbere Dego, dans la région du Tigré, au nord de l’Éthiopie, où l’armée éthiopienne combat les forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), ancien parti au pouvoir dans la région.
      Les combats ont commencé en novembre dernier lorsque le gouvernement a lancé une offensive militaire contre le TPLF, que le Premier ministre Abiy Ahmed a accusé d’avoir attaqué une base militaire gouvernementale. Le TPLF s’oppose aux efforts de M. Abiy pour accroître le pouvoir du gouvernement fédéral et a décrété qu’il s’engageait dans une « résistance prolongée ».
      Le conflit a jusqu’à présent déplacé plus de deux millions de personnes, selon l’administration provisoire du Tigré, et laissé plus de quatre millions de personnes dans le besoin.

    • Présidentielle au Tchad: le Covid s’invite dans la campagne électorale

      rfi - 14h26

      Au Tchad alors que les candidats battent campagne pour l’élection présidentielle du dimanche 11 avril. L’épidémie de coronavirus s’est invitée dans la campagne. Un des candidats est d’ailleurs tombé malade à quelques jours du scrutin et a dû se mettre en quarantaine. Il s’agit du chef de file de l’opposition, Félix Nialbe Romadoumngar de l’URD, l’Union pour le renouveau et la démocratie. Officiellement, le pays a enregistré 4 595 cas et 166 décès depuis le début de l’épidémie.
      Difficile de battre campagne en pleine épidémie. Felix Niable Romadomngar l’a d’ailleurs appris à ses dépens. En campagne dans le sud, à Moundou, le candidat de l’URD a eu un malaise, confirme le vice-président de son parti et a été testé positif au coronavirus. Depuis plus d’une semaine, il est en quarantaine chez lui à N’djamena et se repose indique son numéro 2 qui ajoute que la campagne continue.
      Un couvre-feu a été instauré l’année dernière pour raisons sanitaires, mais a été levé début mars lors du lancement de la campagne électorale. Le port du masque est toujours obligatoire, mais très peu respecté notamment lors des meetings de campagne. Le leader de l’URD est le seul à avoir été officiellement atteint du coronavirus. Un autre candidat, Ngarlejy Yorongar, a également dû être hospitalisé, mais il ne s’agit pas du Covid-19, précise-t-il.

    • Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé «libres de rentrer en Côte d’Ivoire quand ils le souhaitent» (président Ouattara)

      Rfi.fr - 14h22

      L’ancien président Laurent Gbagbo et son ex-ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé, définitivement acquittés de crimes contre l’humanité par la justice internationale, «sont libres de rentrer en Côte d’Ivoire quand ils le souhaitent», a déclaré mercredi 7 avril le président Alassane Ouattara. «Des dispositions seront prises pour que Laurent Gbagbo bénéficie, conformément aux textes en vigueur, des avantages et indemnités dus aux anciens présidents de la République», a ajouté le chef de l’État ivoirien à l’ouverture du Conseil des ministres à Abidjan.

    • Turquie : 22 anciens militaires condamnés à vie après le putsch raté

      Le Point - 14h19

      Près de 500 suspects ont été jugés en lien avec le coup d’État avorté de 2016. La majorité d’entre eux ont servi au sein de la garde présidentielle. Un tribunal d’Ankara a condamné à la prison à vie, mercredi 7 avril 2021, 22 anciens militaires pour leur rôle dans le putsch manqué de 2016 contre le président Recep Tayyip Erdogan, a affirmé à l’Agence France-Presse un avocat de la présidence turque. Les anciens militaires condamnés font partie de 497 suspects jugés en lien avec le coup d’État avorté et dont une majorité ont servi lors de leur carrière au sein de la garde présidentielle. L’agence étatique Anadolu avait, dans un premier temps, fait état de quatre condamnations à vie seulement.
      Les suspects ont été reconnus coupables de plusieurs chefs d’inculpation, notamment de tentative de renversement de l’ordre constitutionnel. Le parquet leur a aussi reproché d’avoir mené un raid contre la chaîne publique TRT et d’y avoir forcé les journalistes à diffuser le communiqué des putschistes, ainsi que d’avoir attaqué le quartier général de l’état-major.

    • France- Ecole en ligne : deuxième jour de bugs et de ralentissements

      liberation.fr - 14h16

      Le site Ma classe à la maison du Cned ne fonctionnait toujours pas dans la matinée et les ENT de plusieurs régions tournaient au ralenti. Au lendemain de bugs liés à des serveurs défaillants et des attaques informatiques, l’enseignement à distance rencontrait encore mercredi des couacs ou des ralentissements, notamment en Normandie, Grand Est, Ile-de-France et Hauts-de-France, selon des syndicats. «Si les élèves n’ont pas pu se connecter mardi, puis mercredi, on va perdre des élèves qu’on aurait pu facilement garder avec un système efficace», craint Sophie Vénétitay du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire. Qui indique «des bugs signalés encore en fin de matinée (mercredi) sur les ENT (environnements numériques de travail) en Normandie, dans le Grand Est et en Ile-de-France et Hauts-de-France».
      Concernant le site de continuité pédagogique Ma Classe à la Maison, un dispositif du Cned, le Snes-FSU ou encore le Snuipp-FSU (premier syndicat du primaire), assuraient mercredi que cela «ne fonctionn [ait] pas». «Comme il s’agit d’un dispositif national, cela concerne de fait une grande partie du territoire français», a souligné auprès de l’AFP Sophie Vénétitay.

    • Nucléaire iranien: Téhéran inflexible sur la levée des sanctions

      Rfi.fr - 14h10

      Au lendemain des discussions de Vienne, l’Iran a rejeté toute idée d’une levée graduelle des sanctions américaines, exigeant l’annulation de toutes les sanctions en même temps, pour revenir à ses propres engagements. Le principal négociateur iranien, Abbas Araghchi, a répété la position de fermeté de l’Iran après la réunion de Vienne, en Autriche, qui s’est tenue mardi 6 avril : « Toutes les actions doivent être menées en une seule étape, et non pas à pas. Il n’y aura pas de négociations directes avec les Américains ni de négociations sur des sujets en dehors de l’accord nucléaire. »
      Téhéran, qui a relancé son programme nucléaire en réaction aux sanctions américaines imposées depuis trois ans, demande l’annulation de toutes ces sanctions d’un seul coup de la part de Washington. L’Iran affirme qu’ensuite, il limitera de nouveau son programme en respectant ses propres engagements prévus dans l’accord de 2015, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

    • mardi 06 avril
    • En Centrafrique, les mercenaires russes accusés d’exactions

      Le Monde Afrique - 10h01

      La présence des « instructeurs » à Bangui s’est intensifiée. Ils ont notamment participé à la contre-offensive contre les groupes armés qui ont perturbé le scrutin présidentiel du 27 décembre. D’étranges clients en quête de souvenirs affluent au marché artisanal de Bangui. Habillés en treillis, certains arborent un foulard dissimulant totalement leur visage. Ils ne portent aucun écusson. Aucun logo ne figure non plus sur leurs pick-up dépourvus de plaques minéralogiques et équipés de mitrailleuses lourdes 14,5 mm.
      S’ils se font aussi discrets, les fameux « instructeurs » russes n’en sont pas moins parfaitement reconnaissables dans les rues de la capitale centrafricaine. Beaucoup d’observateurs les associent à Wagner, une société militaire privée russe qui officie en Syrie, au Soudan ou encore en Libye, et est étroitement liée aux activités d’Evgueni Prigojine, un oligarque russe proche de Vladimir Poutine.
      Ils ont fait leur entrée dans le pays début 2018. Officiellement, ils seraient 535, mais des sources diplomatique et militaire évoquent plutôt le chiffre de 1 700 « mercenaires russes », dont une partie assure la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra.

    • Au Mali, quatre Casques bleus tués dans une attaque

      liberation.fr - 09h49

      Quatre Casques bleus au Mali ont été tués ce vendredi matin dans une attaque attribuée à des jihadistes. Le camp d’Aguelhok, où sont stationnés les soldats, avait déjà été la cible d’un assaut en 2019. «Des hélicoptères ont été dépêchés sur place afin d’évacuer les blessés. Les assaillants ont subi de lourdes pertes, notamment plusieurs morts abandonnés sur place», a indiqué la Minusma dans un communiqué. «Les Casques bleus ont vaillamment repoussé une attaque complexe perpétrée par plusieurs terroristes lourdement armés. […] Un bilan provisoire fait état de quatre Casques bleus décédés et de blessés.» Une source au sein de la mission a précisé à l’AFP qu’il s’agissait de membres du contingent tchadien déployé dans cette localité située à environ 200 km de la frontière algérienne. En janvier 2019, les Casques bleus d’Aguelhok avaient déjà été attaqués, entraînant la mort de dix d’entre eux et blessant vingt-cinq personnes.

    • Soudan: des affrontements tribaux au Darfour-Ouest ont fait 40 morts, selon l’ONU

      Rfi.fr - 09h45

      Au moins quarante personnes ont été tuées et 58 blessées dans des affrontements tribaux depuis le samedi 3 avril à El-Geneina, capitale du Darfour-Ouest, dernières violences meurtrières en date dans cette région troublée de l’ouest du Soudan, a annoncé l’ONU ce lundi 5 avril. «Depuis le 3 avril, 40 personnes ont été tuées dans les récents affrontements entre les Massalit et les tribus arabes. La situation reste tendue dans la ville d’Al Geneina», a indiqué le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) dans un communiqué. «La commission de l’aide humanitaire du gouvernement signale […] 58 blessés», a-t-elle ajouté.

    • lundi 05 avril
    • L’Espagne présente un ambitieux plan de développement économique en Afrique

      le Figaro - 16h19

      L’Espagne aspire à devenir un «partenaire stratégique et spécial» de l’Afrique, où sa présence économique reste encore modeste, a affirmé lundi le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez lors de la présentation d’un plan intitulé «Focus Afrique 2023». «Nous allons faire de ces dix prochaines années (…) la décennie de l’Espagne en Afrique», a affirmé le Premier ministre socialiste lors de la présentation de ce plan, qui outre le volet économique, inclut un volet coopération dans les migrations, un autre sur la sécurité et un autre encore visant à valoriser le rôle des femmes.
      Peu de détails concrets ont été donnés lors de la présentation de ce plan, faite au côté du président du Ghana, Nana Akufo-Addo, qui a profité de sa visite à Madrid pour pousser à investir en Afrique, récemment dotée d’une zone continentale de libre-échange, encore balbutiante. Le continent africain représente jusqu’à présent 6% des exportations espagnoles et 7% de ses importations, selon les chiffres du gouvernement espagnol.

    • Mozambique: les djihadistes sèment la mort à Palma

      le Figaro - 16h13

      Le groupe al-Chebab, lié à l’État islamique, a investi cette ville de 50.000 âmes où siège un vaste projet gazier du groupe Total. Il y a peu encore, l’espoir de voir se réduire l’activité djihadiste au nord du Mozambique était papable. L’attaque contre Palma, une petite ville proche de la frontière tanzanienne l’a fait voler en éclats.
      L’assaut lancé mercredi par probablement plusieurs centaines de miliciens qui étaient toujours en cours lundi après-midi, aurait fait «plusieurs dizaines de victimes» selon un porte-parole de l’armée mozambicaine. Un bilan vague, qui reste très en dessous de la réalité et de la terreur qui s’est abattue sur la ville. Selon Lionel Dyke, un ancien officier sud-africain à la tête d’une compagnie de sécurité privée, le Dyck Advisory Group (DAG), opérant sur place «les rues et les plages sont parsemées de corps». Une violence, marque d’Ansar al-Sunna, plus souvent simplement appelé al-Chebab. Ce groupe, lié à l’État islamique, essentiellement composé de Mozambicains, est actif dans la province de Cabo Delgado depuis 2017.

    • Russie : Poutine signe la loi l’autorisant à faire deux mandats de plus

      Le Point - 15h59

      Le président russe Vladimir Poutine, 68 ans, a signé lundi la loi lui permettant de se présenter pour deux nouveaux mandats présidentiels, ouvrant la voie à son maintien au Kremlin jusqu’en 2036. Cette loi, publiée sur le portail officiel russe, avait été définitivement adoptée par le Parlement en mars, après un référendum constitutionnel organisé à l’été 2020.
      Vladimir Poutine, aux commandes du pays depuis 2000, aurait dû en théorie se retirer à la fin de son mandat actuel en 2024, la législation russe n’autorisant pas un président à faire plus de deux mandats consécutifs. Mais selon le texte qu’il a promulgué lundi, « cette restriction ne s’applique pas à ceux qui occupaient le poste de chef de l’État avant l’entrée en vigueur des amendements à la Constitution » approuvés par référendum en 2020.
      Ce n’est pas la première fois que M. Poutine atteignait la limite de deux mandats. En 2008, il avait pris le poste de Premier ministre et laissé le Kremlin à son dernier chef de gouvernement Dimitri Medvedev. Après cet intermède de quatre ans, il avait été réélu président en 2012.

    • Turquie : 10 anciens amiraux arrêtés pour avoir critiqué un projet d’Erdogan

      Le Point - 15h54

      Dix amiraux turcs à la retraite ont été arrêtés lundi, au lendemain de la publication d’une lettre ouverte signée par une centaine d’anciens officiers critiquant un projet du chef de l’État de construire un canal à Istanbul qui pourrait selon eux menacer la liberté de navigation. Selon le bureau du procureur général d’Ankara, les dix amiraux retraités ont été mis en garde à vue. Quatre autres anciens officiers n’ont pas été arrêtés en raison de leur âge, mais ont reçu l’ordre de se présenter à la police d’Ankara dans les trois prochains jours.
      Une enquête a été ouverte contre les militaires à la retraite signataires de la lettre pour « réunion visant à commettre un crime contre la sécurité de l’État et l’ordre constitutionnel », selon le bureau du procureur. De hauts responsables turcs avaient condamné dimanche la lettre ouverte signée par plus de 100 amiraux retraités alertant contre la menace que pourrait représenter selon eux le projet de « Canal Istanbul », porté par le président Recep Tayyip Erdogan, pour un traité qui garantit le libre passage par le détroit du Bosphore.

    • Des bruits de botte de plus en plus forts entre l’Ukraine et la Russie

      liberation.fr - 15h51

      Tirs de snipers, bombardements, convois militaires, la tension est à nouveau très élevée entre Kiev et Moscou. Le Kremlin semble vouloir imposer un premier bras de fer à l’administration Biden. Les terres du Donbass n’ont pas encore séché des neiges de l’hiver, mais le temps est à l’orage, dans l’est de l’Ukraine. Samedi, un soldat ukrainien a perdu la vie en sautant sur une mine antipersonnel, à Choumy, une bourgade tenue par les forces armées ukrainiennes, en banlieue de Horlivka, la troisième grande ville aux mains des séparatistes pro-russes. Le 26 mars, quatre Ukrainiens y ont été tués.
      Ce jour-là, les soldats de la 10e brigade d’assaut montagnard ukrainienne ont dû faire face à une attaque combinée d’artillerie et de tireurs d’élite. Selon les témoignages, les snipers ont tiré à vue. L’onde de choc de cette journée meurtrière s’est transformée en tempête politique et diplomatique. Car il s’agit là de bien plus qu’un incident. D’après la présidence ukrainienne, au moins 20 soldats sont morts et 57 ont été blessés en 2021, dix depuis début mars.

    • Opposante en détention au Bénin: un magistrat dénonce des pressions politiques

      Rfi.fr - 15h46

      Au Bénin, l’opposante Reckya Madougou a-t-elle été placée en détention provisoire par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme sur ordre de la chancellerie ? C’est en tout cas ce que dénonce un juge de cette Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.
      Sur RFI, Essowé Batamoussi témoigne. Ce magistrat, membre de la chambre des libertés et de la détention de la Criet, vient de démissionner de la Cour. Il a fui le Bénin par crainte de représailles, dit-il. Il affirme que la Cour a reçu des « instructions » du pouvoir politique, qu’elle n’est pas indépendante.
      « Toutes les décisions que nous avons été amenées à prendre l’ont été sous pression. Je citerai la dernière, celle qui a vu le placement de Reckya Madougou, en détention donc. Dans ce dossier nous avons été sollicités par la chancellerie, car le dossier ne comportait aucun élément qui pouvait nous décider à la mettre en détention. Ce n’était pas la première fois. Il y a eu pas mal de dossiers où nous avons reçu des instructions de la chancellerie ».

    • Covid-19: le Nigeria dit progresser sur le développement de son propre vaccin

      Rfi.fr - 15h41

      Alors que l’Inde a suspendu ses livraisons de vaccins, ce qui devrait empêcher le Nigeria de recevoir comme prévu plusieurs millions de doses fin mars, le pays annonçait cette semaine qu’il progressait dans le développement de son propre vaccin. En janvier, Abuja a débloqué une enveloppe de 25 millions de dollars pour mettre au point une réponse vaccinale locale. Pour l’heure, deux candidats vaccins sont en cours d’élaboration selon la task force présidentielle mise en place par l’tat fédéral.
      Boss Mustapha, le patron de la task force présidentielle chargée de gérer la pandémie, ne donne que peu de détails sur les deux vaccins développés par des scientifiques nigérians. On sait seulement que les essais cliniques et les certifications sont encore à venir.
      Mais l’annonce vise selon les propres termes du responsable à « renforcer le moral et l’image de l’industrie médicale » du pays. Le Nigeria qui, a débloqué 25 millions de dollars en janvier pour élaborer un vaccin, explore aussi la possibilité d’en produire sous licence, un peu comme le fait l’Inde avec AstraZeneca.

    • dimanche 04 avril
    • Côte d’Ivoire: Laurent Gbagbo acquitté à la CPI, quel chef pour le FPI?

      Rfi.fr - 19h04

      Après l’acquittement définitif de Laurent Gbagbo à la CPI, se pose aussi la question de l’avenir du FPI, et plus précisément celui de l’actuel chef du parti Pascal Affi N’Guessan. L’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo est en froid avec son mentor, ce dernier soutenant la frange dissidente portée par la plateforme EDS. L’ex-président ivoirien va-t-il reprendre les rênes de sa formation politique dès son retour au pays ? Pascal Affi N’Guessan rejette cette éventualité : « Aucun accord sur la réunification du FPI n’a été passé entre le président Gbagbo et moi-même. »
      Il y a encore un an, après une rencontre avec Laurent Gbagbo à Bruxelles, le président du FPI dit « légal » assurait que son mentor, une fois de retour au pays, serait prêt à diriger le parti en tandem, Affi N’Guessan occupant la vice-présidence. Mais depuis, la fusion avec la plateforme EDS, proche de l’ex-chef d’État, a été compromise. « Nous, nous faisons quand même la différence entre la légitimité institutionnelle et ce qu’ils pourraient appeler la légitimité charismatique. La réalité, c’est que le FPI continue de vivre. L’idéal serait effectivement que cette unité se fasse. Mais en l’état actuel des choses, nous constatons qu’il y a le FPI et il y a EDS », explique le secrétaire général du FPI-légal, Issiaka Sangaré.

    • Niger: Mohamed Bazoum nomme Ouhoumoudou Mahamadou comme Premier ministre

      Rfi.fr - 19h01

      Le nouveau Premier ministre du Niger est connu, c’est Ouhoumoudou Mahamadou, un homme du sérail de l’ex-président Issoufou Mahamadou. Il est membre du bureau politique du PNDS depuis trente ans. Il dirigera les actions du futur gouvernement qui sera nommé dans quelques jours. Ouhoumoudou Mahamadou, 66 ans, est titulaire d’une maîtrise en sciences économiques, d’un diplôme d’études supérieures de gestion et administration des entreprises, en plus d’un diplôme d’études comptables supérieures.
      Sur le plan international, il a notamment occupé le poste de secrétaire exécutif adjoint chargé de l’administration des finances de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Sur le plan politique, Ouhoumoudou Mahamadou est membre du PNDS, parti au pouvoir depuis sa création en 1990. Il est élu à deux reprises à l’Assemblée nationale. De 1991 à 1993, il a été ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Industrie, puis ministre des Finances de 2011 à 2012. Plusieurs cadres du ministère des Finances assurent que Ouhoumoudou Mahamadou est à l’aise avec les chiffres. Et il aurait la confiance des bailleurs de fonds, selon d’autres sources.

    • samedi 03 avril
    • Manque d’oxygène, personnel soignant à bout: la crise sanitaire s’amplifie à Madagascar

      Rfi.fr - 19h35

      À Madagascar, le ministre de la Santé a annoncé, jeudi 1er avril, que le pays adhérait à la facilité du dispositif Covax. Pendant ce temps, la deuxième vague de coronavirus plonge le pays dans une crise sanitaire toujours plus importante, avec 15 décès répertoriés en 24 heures, mercredi 31 mars. Si les chiffres semblent faibles – 25 000 cas environ pour 433 décès, depuis mars 2020 – ils restent dramatiques comparés à l’an passé et à la capacité de prise en charge des hôpitaux qui n’a pas évolué depuis.
      Débordé depuis trois semaines, un médecin de la capitale raconte qu’il y a tout juste assez d’oxygène pour les patients qui affluent avec la forme grave de la maladie, à cause du variant. Le manque d’oxygène a été confirmé par le ministre de la Santé, jeudi. Une commande de générateurs a été passée, en urgence, via un appel d’offres, d’après sa déclaration. Les soignants sont eux aussi épuisés, comme témoigne Jerisoa Ralibera, président du syndicat des paramédicaux. Ils « tombent comme des mouches », alerte ce dernier.

    • Mort de George Floyd : le témoignage accablant d’un vétéran de la police

      Le Point - 19h32

      Le policier le plus expérimenté de la police de Minneapolis a livré, vendredi 2 avril, un témoignage accablant au procès de l’agent Derek Chauvin, ne jugeant « absolument pas nécessaire » la force « mortelle » utilisée pour maîtriser l’Afro-Américain George Floyd. Richard Zimmerman, policier depuis près de 30 ans, dont 25 dans la grande ville du nord des États-Unis, était appelé à témoigner au cinquième jour de ce procès hors norme, qui captive l’Amérique et le monde.
      « Je suis le numéro un en ancienneté, je déteste le dire, mais c’est comme ça », avait déclaré en guise d’introduction ce gradé aux cheveux blancs, qui dirige l’unité des homicides à Minneapolis et avait, à ce titre, supervisé les débuts de l’enquête interne ouverte après la mort de George Floyd, le 25 mai.
      Ce jour-là, quatre policiers avaient tenté d’arrêter le quadragénaire noir soupçonné d’avoir écoulé un faux billet dans une épicerie. Après l’avoir menotté, ils l’avaient plaqué au sol. Derek Chauvin, un agent blanc de 45 ans, s’était alors agenouillé sur son cou et avait maintenu sa pression même une fois l’Afro-Américain évanoui, pour un total de plus de neuf minutes, indifférent aux supplications de passants affolés. Inculpé de meurtre, il plaide non coupable, et assure avoir respecté une pratique autorisée dans le cadre de sa formation pour maîtriser un suspect récalcitrant et potentiellement dangereux.

    • France : Une magistrate organise un faux mariage pour se venger de son ex-compagnon

      Le Point - 19h28

      « L’enfer ne contient pas plus de furie qu’une femme dédaignée ». La citation des frères Marks pourrait s’appliquer à l’étrange affaire qui a abouti, le 18 mars, à la mise à la retraite d’office d’une magistrate, coupable d’avoir organisé un faux mariage pour nuire à son ex-conjoint en l’empêchant de se remarier, rapporte Monde.
      La sanction est donc l’épilogue d’une relation de 28 ans entre la vice-présidente chargée du tribunal de proximité de Colombes (Hauts-de-Seine) et son compagnon, avocat de profession. Cette mère de quatre enfants avait obtenu, en 2017, sa mutation à La Réunion où devait la rejoindre son conjoint. Mais celui-ci lui a alors révélé qu’il souhaitait la quitter et avait entamé une relation avec une de leurs amies.
      La magistrate n’a apparemment pas toléré l’idée que son désormais ex-conjoint puisse se marier. Elle a donc organisé et mis en scène un faux premier mariage. D’abord sur le papier, en subtilisant le passeport de l’avocat afin d’obtenir les documents nécessaires à la publication des bans. Le jour de la noce, c’est son beau-frère qui a fait office de faux mari et l’une des filles du couple a accepté d’être témoin.

    • Tchad: l’ex-chef rebelle Baba Laddé rejoint le président Idriss Déby

      Rfi.fr - 19h23

      Au Tchad, l’ancien rebelle Abdelkader Baba Laddé a annoncé, le jeudi 1er avril, son ralliement au chef de l’État Idriss Déby. Le chef rebelle qui a disparu des radars depuis sa sortie de prison, est apparu dans un meeting aux côtés du président tchadien, à Bongor, dans le sud du pays.
      Abdelkader Baba Laddé, celui que l’on surnomme « le roi de la forêt », explique son choix à RFI : « Moi, j’ai fait le choix de la paix. C’est ce qui m’a poussé à revenir. Pas seulement pour le Tchad mais pour la sous-région. Vous savez que c’est important, quand on parle de la stabilité et de la paix, il n’est pas question d’une personne. Je suis donc venu soutenir le Maréchal dans sa vision. Le président de la République, candidat à sa propre succession, a demandé mon retour. Il a cherché à ce que je vienne. Donc, je suis rentré, juste pour le soutenir parce qu’il maintient la paix. »

    • Au Mali, quatre Casques bleus tués dans une attaque

      liberation.fr - 19h20

      Quatre Casques bleus de l’ONU au Mali ont été tués dans une attaque attribuée à des jihadistes ce vendredi matin contre leur camp à Aguelhok, dans le nord-est du pays, a annoncé la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma).
      «Des hélicoptères ont été dépêchés sur place afin d’évacuer les blessés. Les assaillants ont subi de lourdes pertes, notamment plusieurs morts abandonnés sur place», a indiqué la Minusma dans un communiqué. «Les Casques bleus ont vaillamment repoussé une attaque complexe perpétrée par plusieurs terroristes lourdement armés. […] Un bilan provisoire fait état de quatre Casques bleus décédés et de blessés.» Une source au sein de la mission a précisé à l’AFP qu’il s’agissait de membres du contingent tchadien déployé dans cette localité située à environ 200 km de la frontière algérienne. En janvier 2019, les Casques bleus d’Aguelhok avaient déjà été attaqués, entraînant la mort de dix d’entre eux et blessant vingt-cinq personnes.

    • Centrafrique: l’ONU s’alarme des attaques contre les travailleurs humanitaires

      Rfi.fr - 19h13

      L’alerte a été lancée par la coordinatrice humanitaire des Nations unies en Centrafrique. Entre octobre et février dernier, 234 cas d’attaques contre les travailleurs humanitaires ont recensés, faisant deux morts et huit blessés. Soit une hausse de 79% par rapport à la même période l’an passé.
      Lors d’une conférence de presse ce samedi 3 avril à Bangui, Denise Browne a particulièrement insisté sur l’attaque d’un convoi humanitaire la semaine dernière à Bakouma. Cette localité du sud-est de la Centrafrique est aux mains des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).
      « Je veux exprimer ma frustration totale et ma colère alors que la communauté humanitaire a été harcelée, intimidée, par le groupe à Bakouma. Ils ont menacé notre staff, ils ont traumatisé notre staff. Nos véhicules, nos moyens de travail ont été volés. Huit véhicules. On a eu de la chance, personne n’a été blessé.

    • vendredi 02 avril
    • L’armée française aurait bien commis une bavure au Mali, selon un rapport de la Minusma

      Le Monde Afrique - 16h24

      Une enquête des Nations unies dans le pays assure que la frappe du 3 janvier sur le village de Bounti a visé un mariage et tué notamment dix-neuf civils. Ce que l’armée française réfute en contestant « la méthodologie » du rapport. C’était un rapport très attendu à Bamako comme à Paris. Le résultat d’une enquête dont l’objectif était d’essayer de démêler le vrai du faux à la suite d’une frappe française contestée, réalisée dans le cadre de l’opération « Barkhane », le 3 janvier, à la lisière du village de Bounti, dans le centre du Mali.
      Près de trois mois après les faits, la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) a rendu publiques, mardi 30 mars, les conclusions de ses investigations Elles mettent en cause de manière frontale les forces françaises déployées au Sahel alors que Paris tente péniblement depuis de longs mois de revoir son engagement dans la région.

    • Journée de heurts entre fêtards et policiers à Bruxelles

      liberation.fr - 16h13

      De violentes altercations ont eu lieu jeudi lors d’une boum qui a rassemblé plus de 2 000 personnes dans un parc de la capitale belge. Un nouveau rassemblement a été annoncé ce vendredi soir, laissant craindre de nouveaux débordements. C’est une énorme blague qui a mal tourné. Depuis quelques semaines circulait sur Facebook l’annonce d’un événement : une boum géante, dans le bois de la Cambre, au sud de Bruxelles. Les organisateurs donnaient rendez-vous aux fêtards le 1er avril – la date n’a pas été choisie par hasard –, et assuraient que malgré la pandémie, les plus grands DJ du monde se produiraient gratuitement en Belgique. Parmi les invités on retrouvait Calvin Harris, DJ Snake, Skrillex ou encore Martin Garrix. «Une fiesta sans précédent dans l’histoire de la scène européenne», assurait-on.
      Pris de court par l’ampleur de l’événement – 70 000 personnes s’étaient dites «intéressées» par la fête géante –, les organisateurs ont décidé de couper court, dévoilant la blague dans un étrange communiqué publié le 29 mars. Ils expliquent avoir réussi à montrer «comment l’information est dangereuse et peut balader les idéaux», et avoir apporté «un peu d’autodérision dans ce monde en dérision».

    • A Taiwan, au moins 51 morts dans un accident de train

      liberation.fr - 16h08

      Selon un bilan provisoire, au moins 51 personnes, dont un Français, sont mortes, et 146 blessées après le déraillement d’un train au nord de la ville de Hualien, dans l’est de Taïwan, vers 9h28 ce vendredi matin (3h28, heure française). Selon les secours, l’ensemble des personnes restées bloquées à l’intérieur de la carcasse du train pendant plusieurs heures, en avaient été extraites en fin d’après-midi.
      Le train n°0408 de la ligne Taroko-Tze-Chiang devait relier la ville de Shulin, au sud de la capitale Taipei, à Taitung, au sud-est de l’île. Selon les conclusions de l’enquête préliminaire, le train a été heurté par un camion-grue alors qu’il entrait dans un tunnel au nord de la ville de Hualien. Les wagons centraux ont alors percuté les parois du tunnel, piégeant près de 200 personnes et causant la majorité des décès.
      D’après la police du comté de Hualien, le camion-grue incriminé aurait glissé vers la voie ferrée en raison d’une erreur de son chauffeur, qui aurait mal serré le frein à main. Absent au moment de l’accident, ce dernier travaillait pour un sous-traitant de l’administration ferroviaire, engagé sur un chantier attenant à la voie ferrée. Sur des images relayées sur les réseaux sociaux, le camion de construction gît en effet sur le flanc, la porte arrachée, témoignant de la violence du choc.

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