Linfo en continu

    • mardi 25 mai
    • L’Arabie saoudite va investir un milliard de dollars en Afrique en 2021

      le Figaro - 18h35

      L’Arabie saoudite va investir près d’un milliard de dollars pour soutenir «les pays en développement d’Afrique» confrontés aux conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 en 2021, a annoncé son prince héritier Mohammed ben Salmane lors d’un sommet consacré au continent à Paris.
      La communauté internationale a promis mardi d’aider le continent sur le plan sanitaire, mais sans prendre d’engagement financier lors de cette conférence organisée par la France qui a réuni une trentaine de dirigeants africains et européens, ainsi que les grandes organisations économiques internationales.
      «Le Fonds saoudien pour le développement mettra en œuvre de futurs projets, prêts et subventions dans les pays en développement d’Afrique pour un montant qui dépasse trois milliards de riyals saoudiens, soit près d’un milliard de dollars (819 millions d’euros) au cours de cette année», a déclaré le prince Mohammed, dirigeant de facto du riche royaume pétrolier du Golfe.
      «L’impact de la pandémie a été sévère dans les pays africains à faible revenu (…) et il est important que nous continuions à faire des efforts pour surmonter cette crise grâce à une action internationale conjointe», a-t-il ajouté dans une vidéo diffusée mardi soir par l’agence de presse officielle SPA.
      L’Arabie saoudite a déjà investi environ quatre milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) dans les secteurs de l’énergie, des mines, des télécommunications ou de l’alimentation en Afrique, a déclaré le prince sans préciser à quand remontent ces investissements. Le pays s’est également engagé à injecter 200 millions d’euros dans le développement des pays du Sahel en collaboration avec l’Agence française de développement.
      Ces dernières années, les pays du Golfe ont renforcé leur influence politique et économique en Afrique, en particulier l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar.

    • Mali : un «coup d’État inacceptable» pour l’UE

      Rfi.fr - 17h57

      « Un coup d’État inacceptable » : les dirigeants européens ont « condamné avec la plus grande fermeté l’arrestation du président du Mali et de son Premier ministre », a déclaré mardi Emmanuel Macron à l’issue d’un sommet européen, la France demandant une réunion d’urgence au Conseil de sécurité de l’ONU.
      « Nous sommes prêts, dans les prochaines heures, si la situation n’était pas clarifiée, à prendre des sanctions ciblées » contre les protagonistes, a affirmé Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse. L’homme fort du pouvoir malien, le colonel Assimi Goïta, a indiqué mardi avoir déchargé de leurs prérogatives le président et le Premier ministre de transition, coupables selon lui de tentative de « sabotage », dans ce qui s’apparente à un deuxième putsch en neuf mois.
      « Nous avons condamné avec la plus grande fermeté l’arrestation du président de la transition, de son Premier ministre et de leurs collaborateurs », a rapporté Emmanuel Macron. « Ce qui a été conduit par les militaires putschistes est un coup d’État dans le coup d’État inacceptable, qui appelle notre condamnation immédiate », a dit le président français.
      Dans une déclaration de reprise en main malgré l’atterrement causé chez les Maliens et la large réprobation internationale, le colonel Goïta a reproché au président Bah N’Daw et au Premier ministre Moctar Ouane d’avoir formé un nouveau gouvernement sans le consulter, bien qu’il soit en charge de la défense et de la sécurité, domaines cruciaux dans le pays sahélien en pleine tourmente.
      Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a, quelques minutes avant Emmanuel Macron, indiqué devant l’Assemblée nationale que la France demandait une réunion d’urgence devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Elle « condamne avec la plus grande fermeté ce coup de force », « exige la libération des autorités » et « la reprise immédiate du cours normal de la transition », a déclaré M. Le Drian.

    • Covid-19: les États-Unis recommandent de ne pas se rendre au Japon pour les JO

      Rfi.fr - 10h42

      Les États-Unis ont recommandé lundi 24 mai à leurs ressortissants de ne pas voyager au Japon, pays hôte des Jeux olympiques cet été, en raison des risques liés à la pandémie de Covid-19.
      «En raison du Covid-19, ne voyagez pas au Japon», est-il écrit sur le site du département d’État, qui a relevé au niveau le plus haut sa notice aux voyageurs.
      Avant de s’ouvrir à toute la population majeure dès lundi 31 mai prochain, la vaccination est désormais disponible, dès aujourd’hui, pour toute une liste de professions considérées comme exposées au virus. Tous les Français exerçant l’une des professions listées sur le site du ministère de la Santé et de la Solidarité ont pu réserver un créneau dès vendredi 21 mai dernier, et peuvent toujours le faire sur le site Sante.fr, ou sur l’un des sites de réservations de créneaux de vaccination
      Le chef de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé le monde à aller au-delà de la solidarité et entrer en «économie de guerre» contre la pandémie de coronavirus, à l’ouverture de l’Assemblée mondiale de la Santé lundi.
      «Nous sommes en guerre contre un virus. Nous avons besoin de la logique et de l’urgence d’une économie de guerre», a déclaré Antonio Guterres à Genève.

    • Après l’éruption du volcan Nyiragongo, l’aide humanitaire s’organise

      Le Point - 10h27

      Après l’éruption soudaine samedi du volcan Nyiragongo, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), l’aide humanitaire s’organise avec une priorité : l’accès à l’eau. Raphaël Ténaud, le chef de délégation du Comité international de la Croix Rouge (CICR) à Goma, est clair : « le problème urgent, c’est l’eau », dans une ville en partie privée d’eau potable. Avant même le soutien aux déplacés, dont le nombre est encore en cours d’évaluation, et la réunification des familles.
      QUESTION: Qui sont les sinistrés, combien sont-ils ?
      REPONSE: Il n’y a pas eu de signe précurseur, l’éruption a pris tout le monde de court, cela a ajouté aux dégâts humanitaires. La lave a détruit quatre villages principaux et 12 autres villages ont été affectés de façon secondaire par les coulées.
      Les victimes se compteraient en quelques dizaines, prises dans des incendies et par les gaz toxiques. On parle de plusieurs dizaines d’habitations détruites.
      Les gens se sont déplacés très rapidement, donc les plus grandes conséquences humanitaires concernent les déplacés. Les autres victimes directes, à retardement, sont ceux qui sont privés des services publics endommagés ou détruits par la coulée de lave.
      On considère également comme victime indirecte l’ensemble de la ville, car la lave a coupé la route Goma-Butembo, l’axe principal d’approvisionnement de la ville de Goma.
      Le soir même et le lendemain de l’éruption, il y a eu autour de 25.000 déplacés: 17.000 vers l’ouest jusqu’à la localité de Sake, et 7.000 vers le Rwand. Beaucoup de ces déplacés ont commencé à retourner vers Goma, certains même à revenir sur les lieux du désastre, près des coulées de lave.
      Une partie d’entre eux restent déplacés par peur de rentrer, une autre partie a pu ou peut réintégrer ses quartiers, et enfin il y a ceux qui n’ont plus de foyers.
      Nous n’avons pas de chiffre exact, ces mouvements sont en cours, nous sommes en train d’évaluer leur nombre. Mais des personnes désemparées, les yeux hagards, restent à contempler la coulée sans vraiment savoir que faire.

    • Le président et le Premier ministre maliens toujours retenus dans le camp militaire de Kati

      Rfi.fr - 10h22

      Au Mali, peu après l’annonce du remaniement ministériel ce lundi 24 mai, la situation s’est tendue à Bamako. Des hommes armés se sont rendus au domicile officiel du Premier ministre Moctar Ouane. Le président et le Premier ministre ont été conduits dans le camp militaire de Kati, près de la capitale dans la soirée.
      S’il a fallu patienter 10 jours pour connaître le nouveau gouvernement la réaction des militaires ne s’est pas faite attendre. Peu après l’annonce du remaniement ministériel, des hommes armés se sont rendus au domicile du Premier ministre Moctar Ouane. Il a eu le temps de déclarer, au téléphone, la présence de militaires chez lui : « Des militaires actuellement chez moi. Ils sont en train de me conduire chez le président de la transition [Bah N’Daw ndlr] », avec lequel il partage un mur mitoyen.
      Le président Bah N’Daw, le Premier ministre Moctar Ouane, leur tout fraîchement nommé ministre de la Défense le général Souleymane Doucouré et d’autres « collaborateurs » ont été conduits par les armes hier au camp militaire de Kati. Cette ville-garnison, située à une quinzaine de kilomètres de la capitale, est l’ancien fief de l’ex-junte. Il a été demandé à leurs chauffeurs et gardes qui les accompagnaient de redescendre sans eux vers la capitale malienne, rapporte notre correspondant à Bamako, Serge Daniel. Dans la soirée et la nuit, la ville de Bamako était plutôt calme et la télévision nationale a même rediffusé cette nuit le communiqué officiel annonçant la liste des membres du gouvernement.

    • lundi 24 mai
    • Mali: nouvel échec des négociations entre le gouvernement et l’UNTM

      Rfi.fr - 14h47

      Échec des négociations entre le gouvernement malien et l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM). Dans un communiqué rendu public dimanche, la principale centrale syndicale du pays annonce débuter ce lundi, une seconde grève de cinq jours parce qu’insatisfaite des propositions faites par l’État.
      Après 11 h de négociations, les conciliateurs étaient optimistes sur la signature d’un accord entre le gouvernement et grévistes. Ces derniers ont finalement durcit de ton et annoncé l’échec des négociations. Moustapha Guitteye, de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali déclare : « Nous n’avons pas obtenu une satisfaction sur l’harmonisation des primes d’indemnités, sur le paiement des partants volontaires à la retraite. En fait, sur l’ensemble des points, très honnêtement, il n’y a aucune proposition concrète. »
      De son côté, le gouvernement affirme que les négociations avaient bien débouché sur un document validé par les deux parties. Mais au dernier moment, l’UNTM a décidé de ne pas le parapher.
      En attendant, les travailleurs maliens entament ce lundi l’acte 2 de la série de grèves. Celle de la semaine dernière avait paralysé l’administration. La douane par exemple avait quasiment fermés ses portes. Le manque à gagner par l’État était important. Il faut ajouter à ça les travailleurs du secteur bancaire qui avaient également suivi le mouvement. Les observateurs s’interrogent : « L’État pourra-t-il facilement supporter cinq nouveaux jours de grève » ?

    • Chine : une course en montagne tourne au drame, 21 morts

      AFP - 14h44

      Pluie, grêle, vent violent et brusque changement des températures… Les participants d’une course de 100 kilomètres samedi en montagne, dans le nord-ouest de la Chine, ont vécu un calvaire. Les premiers kilomètres du marathon se sont déroulés normalement puis, après le 20e kilomètre, tout s’est dégradé. Les conditions météo extrêmes ont rendu les chemins impraticables. Sur les 172 participants, 21 ont trouvé la mort et plusieurs autres ont été blessés. Des responsables municipaux avaient auparavant fait état de 20 morts et une personne introuvable. Mais le coureur disparu a été retrouvé à 9 h 30 et « avait déjà perdu la vie », a relevé la chaîne de télévision CCTV en citant le centre local de secourisme.
      Parmi ces victimes se trouvent deux figures nationales du marathon, Liang Jing et Huang Guanjun, a précisé la presse locale en s’appuyant sur les témoignages de l’entraîneur du premier, Wei Pulong, et d’un ami du second, qui a dit avoir confirmation de la mort de Huang par les organisateurs de l’épreuve. Liang avait remporté plusieurs multi-marathons en Chine ces dernières années. Huang, qui était sourd-muet, avait remporté le marathon masculin pour les malentendants aux Jeux paralympiques nationaux de 2019 à Tianjin.
      18 participants en détresse ont pu être sauvés
      Huit participants étaient en outre soignés à l’hôpital pour des blessures légères, a précisé de son côté le maire de Baiyin, Zhang Xuchen. Chine nouvelle avait auparavant indiqué que certains concurrents souffraient d’hypothermie. « Vers midi, le tronçon à haute altitude de la course entre 20 et 31 kilomètres a été soudainement affecté par des conditions météorologiques désastreuses. En peu de temps, des grêlons et une pluie glaciale sont tombés soudainement dans cette zone, et il y avait des vents violents. La température a fortement chuté », a raconté Zhang Xuchen.

    • Boris Johnson va épouser sa fiancée en juillet 2022

      Le Point - 14h39

      Le Premier ministre britannique Boris Johnson épousera fin juillet 2022 sa fiancée Carrie Symonds, avec qui il a un fils d’un an, a indiqué le tabloïd The Sun lundi 24 mai. Le dirigeant conservateur sera le premier chef du gouvernement en fonction à se marier en environ 200 ans. Selon le journal, qui ne cite pas ses sources, les invitations pour la cérémonie, prévue le 30 juillet dans un endroit tenu secret, ont été envoyées à la famille et aux amis.
      Boris Johnson, 56 ans, et Carrie Symonds, 33 ans, ancienne conseillère en communication du Parti conservateur, avaient annoncé en février 2020 qu’ils attendaient un bébé, en même temps que leurs fiançailles. Leur fils Wilfred est né le 29 avril 2020. Downing Street n’a pas fait de commentaire.
      Les premiers concubins à occuper Downing Street
      Marié à deux reprises, Boris Johnson s’était séparé en 2018 de son épouse après quelque 26 années de mariage et était apparu en public au côté de Carrie Symonds début 2019. Ils avaient déjà marqué l’histoire du Royaume-Uni en étant le premier couple vivant en concubinage à occuper Downing Street, la résidence officielle du Premier ministre à Londres.

    • En RDC, 13 personnes meurent en fuyant la coulée de lave du volcan Nyiragongo

      le Figaro avec l'AFP - 14h35

      L’éruption soudaine samedi soir du volcan Nyiragongo a provoqué la fuite en masse des habitants de la capitale du Nord-Kivu. La coulée s’est arrêtée au milieu de la nuit, épargnant l’aéroport à quelques centaines de mètre de là. À quelques centaines de mètres à peine : la coulée de lave descendue des flancs du volcan Nyiragongo, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), s’est immobilisée dimanche dans les faubourgs de Goma, épargnant de justesse la capitale régionale du Nord-Kivu où les habitants s’inquiétaient toujours d’une possible reprise de l’éruption. La ville compte près de 600.000 habitants. L’immense coulée de lave a cessé sa progression dans le courant de la nuit pour s’arrêter dans le faubourg de Buhene, qui marque la limite nord-est de Goma, ont constaté des correspondants de l’AFP. «Les laves se sont arrêtées vers Buhene, en périphérie de Goma, (…) la ville a été épargnée», a déclaré dans la matinée le gouverneur militaire de la province, le général Constant Ndima, dans une courte adresse audio à la population sur les médias publics.
      Le bilan provisoire fait état de 13 tués qui fuyaient l’éruption, «neuf dans un accident de la circulation et quatre à la prison centrale de Munzenze d’où ils voulaient s’évader», selon un porte-parole militaire local, le major Guillaume Njike Kaiko. L’ampleur des destructions n’est pas encore connue, mais un responsable administratif local, ayant requis l’anonymat, évoquait des centaines d’habitations englouties.

    • Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde

      AFP - 12h24

      Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.
      L’OMS appelle à un partage plus large des vaccins
      Le directeur général de l’OMS a déploré lundi qu’un « petit groupe de pays » accapare les vaccins contre le Covid, réclamant qu' »au moins 10 % de la population de chaque pays » puissent être vaccinés d’ici septembre.
      « Plus de 75 % de tous les vaccins ont été administrés dans seulement 10 pays », a indiqué le chef de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, à l’ouverture de la réunion annuelle des membres de l’agence sanitaire des Nations unies.
      Cap des 300.000 morts franchi en Inde
      L’Inde a annoncé lundi avoir franchi la barre des 300.000 décès dus au coronavirus, devenant le troisième pays au monde à atteindre ce chiffre, derrière les Etats-Unis et le Brésil, alors que la pandémie continue de faire rage.
      Rapporté à la population (1,3 milliard d’habitants en Inde), le taux indien de mortalité lié au Covid est bien inférieur à ceux de ces deux pays mais le bilan des victimes est jugé sous-évalué par les experts.
      Au moins 115.000 professionnels de santé morts du Covid (OMS)
      Au moins 115.000 professionnels de la santé ont été emportés par le Covid-19, a indiqué lundi le directeur général de l’OMS.
      « Nombreux sont ceux qui ont eux-mêmes été infectés et, bien que les rapports soient rares, nous estimons qu’au moins 115.000 professionnels de la santé et des soins ont payé le prix ultime au service des autres », a affirmé Tedros Adhanom Ghebreyesus, à l’ouverture de la réunion annuelle des membres de l’organisation.
      Premiers vaccinodromes au Japon
      Relativement épargné par la pandémie comparé à d’autres pays, avec quelque 12.000 décès officiellement recensés depuis début 2020, le Japon a ouvert lundi ses premiers centres de vaccination de masse contre le coronavirus afin d’accélérer sa campagne vaccinale dont la lenteur est très critiquée, à moins de deux mois des Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet-8 août).
      Environ 2 % des quelque 125 millions d’habitants de l’Archipel ont pour l’heure reçu les deux doses de vaccin, contre 40 % aux Etats-Unis ou 15 % en France.
      – Plus de 3,46 millions de morts
      La pandémie a fait au moins 3.465.398 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles, lundi à 10h00 GMT.
      Après les Etats-Unis (589.893), les pays comptant le plus grand nombre de morts sont le Brésil (449.068), l’Inde (303.720), le Mexique (221.647) et le Royaume-Uni (127.721).
      Ces chiffres, qui reposent sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé, sont globalement sous-évalués. Ils excluent les révisions à la hausse réalisées a posteriori par certains organismes statistiques.
      En prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liés au Covid-19, l’OMS estime que le bilan réel de la pandémie est « deux à trois fois plus élevé ».

    • Mozambique: l’insécurité alimentaire menace les enfants du Cabo Delgado

      Rfi.fr - 12h19

      Au Mozambique, il y a deux mois, la ville de Palma, dans l’extrême nord du pays, a été la cible des jihadistes. Une attaque de grande ampleur qui a provoqué l’exil de plus de 50 000 personnes dans cette province du Cabo Delgado, selon l’Organisation international pour les migrations. La province est désormais sous le contrôle de l’armée. Mais deux mois plus tard, les associations humanitaires s’inquiètent d’un afflux toujours plus important de déplacés, qui sont les premières victimes de l’insécurité alimentaire, notamment les enfants.

    • dimanche 23 mai
    • Éthiopie: comment les forces rebelles du Tigré organisent la résistance?

      Rfi.fr - 23h21

      Le conflit dans le Nord du pays dure depuis novembre. Au bout de trois semaines, le pouvoir fédéral avait crié victoire, mais les combats continuent. Des leaders de l’ancien pouvoir du TPLF sont toujours en fuite et son bras armé, les TDF (Tigray Defense Forces), continuent d’affronter les forces fédérales éthiopiennes et érythréennes déployées au Tigré. Rencontre avec une cellule des TDF.
      Ces combattants vivent parmi les habitants d’une zone reculée dans le centre du Tigré. Équipés d’AK47, les rebelles mènent une guerre asymétrique. Le chef de cette cellule, le colonel Mabratu, un militaire de carrière, est pourtant convaincu de l’emporter : « Même s’ils ont des tanks, nous sommes prêts à combattre à mains nues, parce qu’on se bat pour notre liberté. On lance des attaques de nuit. On tue des soldats, on vole leur matériel et on le réutilise contre eux. Pour communiquer, nous passons par la population, car cette guerre est aussi la sienne. »
      Les rebelles déchargent de la nourriture et des vêtements donnés par la communauté. Selon les experts, la gravité des crimes a renforcé le sentiment d’injustice des Tigréens et entraîné un recrutement parmi les civils. Halami n’a jamais été soldat. « Mon père était diabétique. Les hôpitaux ont été détruits, il y a eu des pénuries de médicaments, et il est mort. Tout cela est planifié. Pour tuer les Tigréens. Donc beaucoup rejoignent la lutte aussi pour rester en vie. Et la vie ici est dure. Par exemple, je porte les mêmes sous-vêtements depuis cinq mois. »
      Les TDF affirment que la résistance s’organise de mieux en mieux et même se renforce. Biniam, un ancien fonctionnaire de 37 ans, vient de prendre le maquis : « Des soldats fédéraux sont arrivés. Ils ont tué des enfants, des anciens, des mères. Ils ont rassemblé des habitants dans des maisons et ont mis le feu. Nous n’avons pas le choix. Plutôt que de rester chez soi et d’être massacré, il faut se battre. »

    • En Italie, treize morts et deux blessés graves dans la chute d’une cabine de téléphérique

      Le Monde - 18h48

      La chute d’une cabine de téléphérique a fait treize morts et deux blessés graves, dimanche 23 mai, à Stresa, station balnéaire du Piémont située sur les rives du lac Majeur, dans le nord de l’Italie, selon un bilan présenté comme définitif par le Secours alpin.
      Les deux blessés sont des enfants de 9 et 5 ans, hospitalisés à Turin dans un état grave. Le premier est en réanimation et sa vie est en danger, selon le quotidien Il Corriere della Sera. Le second souffre notamment d’un traumatisme crânien et de fractures aux jambes. Toujours selon le journal, des touristes allemands font partie des victimes. L’information n’a pas été confirmée de source officielle.
      L’accident est survenu vers 12 heures 30 (heure locale), à 100 mètres de la station du sommet, selon un communiqué du ministère des infrastructures italien. Il serait dû à la rupture d’un câble, sur la partie la plus haute du parcours, faisant chuter la cabine dans laquelle se trouvaient quinze personnes. Un problème de surcharge semblait d’emblée écarté, puisque ces cabines peuvent embarquer plus de trente-cinq passagers. Le ministre des infrastructures, Enrico Giovannini, a annoncé le lancement d’une commission d’enquête.
      Les images de la tragédie diffusées par les autorités montraient des pompiers et des policiers autour des débris de la cabine rouge et blanche, tombée dans une zone boisée dont la forte inclinaison rend l’accès difficile.

    • Éruption du Nyiragongo en RDC: «la coulée de lave s’est arrêtée aux portes de Goma»

      Rfi.fr - 18h44

      Le volcan Nyiragongo, près de Goma, dans l’est de la RDC, ne semble plus menaçant. Le volcanologue Benoît Smets revient sur cette éruption qui a pris tout le monde par surprise, même si on savait que ce volcan pourrait entrer en éruption un jour ou l’autre
      La coulée de lave s’est arrêtée juste avant d’arriver dans la ville. Hier soir, son éruption inattendue a jeté les habitants de Goma sur les routes, les populations ont fui hors de la ville et même jusqu’au Rwanda voisin. Des mouvements de panique ont provoqué des accidents, plusieurs morts sont à déplorer, le bilan officiel est en cours de consolidation.
      Benoît Smets est chercheur au Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren et professeur à l’Université de Bruxelles. Il travaille depuis une quinzaine d’années sur les volcans de la zone, notamment le Nyiragongo, en collaboration avec l’Observatoire volcanologique de Goma.

    • RCA: le troisième tour des élections législatives se déroule dans le calme

      Rfi.fr - 18h41

      C’est un troisième rendez-vous électoral qui se déroule, ce dimanche 23 mai, en Centrafrique, depuis les élections générales du 27 décembre dernier. Ce sont les élections législatives partielles dans quelque 50 circonscriptions sur les 140 que compte le pays.
      Dans 42 circonscriptions, c’est le deuxième tour de scrutin, après le premier tour qui s’est tenu le14 mars. Dans les 8 restantes, les électeurs sont appelés aux urnes pour un premier tour de scrutin. Ils n’ont pas pu voter en raison de perturbations provoquées par des groupes armés rebelles opposés à la tenue des élections.
      Jusqu’à la mi-journée, tout semblait se dérouler pour le mieux. Nous étions, ce matin, dans le 3e arrondissement de Bangui que l’on appelle aussi le PK5, à l’école Koudoukou, le principal centre de vote avec 18 bureaux pour deux circonscriptions.
      L’affluence était moyenne. Tous, en tout cas, nous ont dit que c’est l’accalmie, le retour de la sécurité qui a permis de voter sans encombre. Nous leur avons demandé ce qu’ils attendaient de leurs futurs députés : « Des écoles et de l’eau », nous a répondu cette mère de famille.

    • samedi 22 mai
    • États-Unis : deux morts dans une fusillade à Minneapolis

      AFP - 15h11

      Deux personnes ont été tuées et huit autres blessées lors d’une fusillade dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 mai à Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis, a annoncé la police. La fusillade s’est déroulée dans le centre de Minneapolis, où l’Afro-Américain George Floyd avait été tué par un policier en mai 2020.
      La police de la ville a indiqué sur Twitter qu’il y avait dix victimes au total, cinq hommes et cinq femmes. Les forces de l’ordre ont précisé qu’un homme se trouvait dans un état critique. Les deux tués sont des hommes, a indiqué la police, ajoutant que l’ordre avait été « pleinement rétabli » sur le lieu de la fusillade et dans les environs.
      George Floyd, 46 ans, avait été tué le 25 mai 2020 à Minneapolis lorsque quatre policiers le soupçonnant d’avoir écoulé un faux billet de 20 dollars étaient intervenus pour l’arrêter. Pour le maîtriser, ils l’avaient menotté et mis à plat ventre sur le sol. Le policier blanc Derek Chauvin s’était alors agenouillé sur son cou, maintenant sa pression pendant près de dix minutes.

    • RDC: Matata Ponyo ou le mirage de Bukanga Lonzo

      Rfi.fr - 15h05

      En République démocratique du Congo, un ancien Premier ministre, Matata Ponyo Mapon et plusieurs de ses anciens collaborateurs, devenus sénateurs et députés, sont accusés d’avoir détourné à des fins personnelles ou laissé détourner des dizaines de millions de dollars sur les fonds destinés à un projet pilote de parc agro-industriel. Le parquet a demandé la levée de leur immunité.
      John Mususa Ulimwengu est conseiller principal du Premier ministre Matata Ponyo Mapon sur l’agriculture et le développement rural. En ce 16 mai 2014, deux mois avant le lancement officiel du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, il rédige une note adressée à « Son Excellence, Monsieur le Premier Ministre, chef de gouvernement, » sur la création d’une société à caractère privé. « Votre entreprise, en partenariat avec les Sud-Africains s’appelle Feed Africa (nourrir l’Afrique, en français), elle vient de faire l’acquisition d’une exploitation de 10 000 hectares dans la région de Bukanga-Lonzo », détaille-t-il.
      Selon le parquet général près la Cour constitutionnelle, cette société fait partie d’un écosystème d’entreprises congolaises et sud-africaines qui ont – en moins de deux ans – capté l’essentiel des fonds destinés à ce projet pilote. Bukanga Lonzo était présenté par Matata Ponyo Mapon et son cabinet de technocrates [2012-2016] comme le premier pas d’une inexorable marche de la République démocratique du Congo (RDC) vers l’autosuffisance alimentaire. Situé à 220 kilomètres de la capitale, Kinshasa, ce parc agro-industriel devait permettre à ses habitants d’acheter des denrées alimentaires à un prix abordable. Sept ans après, malgré près de 300 millions de dollars d’investissements de l’État congolais, il ne reste plus que quelques vestiges de ce rêve de créer sur fonds propres l’un des plus grands pôles agricoles du pays, grâce à des méthodes modernes de production, dans une région réputée impropre à la culture des céréales.

    • Nigeria: le chef de l’armée meurt dans un crash d’avion

      Rfi.fr - 14h59

      Le chef de l’armée de terre nigériane, Ibrahim Attahiru, 54 ans, est mort ce vendredi dans le crash d’un appareil de l’armée de l’air, à proximité de l’aéroport de Kaduna, dans le nord-ouest du pays. Le chef de l’armée nigériane a perdu la vie alors qu’il effectuait une visite officielle dans l’État de Kaduna, au nord-ouest du Nigeria.
      Les vidéos du drame montrent un panache de fumée ocre s’élever dans le ciel de la fin d’après-midi et des débris de carlingue éparpillés au sol. Ce drame aurait coûté la vie à onze autre personnes, d’autres militaires de son entourage.
      Le lieutenant-général avait pris ses fonctions récemment, à la fin du mois de janvier, lorsque le président Muhammadu Buhari avait été contraint de remplacer entièrement son état-major La disparition du lieutenant-général Ibrahim Attahiru quatre mois après sa nomination est un coup dur pour l’armée, dans un contexte sécuritaire extrêmement dégradé au Nigeria.
      De violents combats seraient actuellement en cours dans la forêt de Sambisa, entre les jihadistes affiliés au groupe État islamique et les combattants de Boko Haram. Le chef historique du groupe terroriste, Abubakar Shekau, a été grièvement blessé mercredi et beaucoup le disent déjà mort.
      Ce n’est pas non plus la première fois qu’un appareil militaire s’écrase. Fin mars, un avion de l’armée avait été porté disparu au dessus de la forêt de Sambisa. Et en février, un autre appareil militaire s’était crashé non loin de l’aéroport d’Abuja, après avoir rencontré des problèmes techniques en vol.

    • vendredi 21 mai
    • Carlos Ghosn : la justice le condamne à rembourser Nissan-Mitsubishi

      Le Point - 16h13

      La sentence est tombée. La justice néerlandaise a condamné Carlos Ghosn, accusé de fraude, à rembourser près de cinq millions d’euros de rémunérations à l’alliance Nissan -Mitsubishi, jeudi 20 mai 2021. Face à cette note salée, l’ancien dirigeant automobile envisage de faire appel. Il avait intenté une action en justice contre la société, contrôlée par une holding locale, pour contester ce qu’il considère être un licenciement illégal. En compensation, il réclamait 15 millions d’euros. Finalement, le tribunal d’Amsterdam a estimé qu’aucun contrat ne liait l’entreprise à l’homme d’affaires, et que ce dernier n’avait pas droit aux sommes perçues. « Il manquait la permission nécessaire du conseil d’administration », a déclaré le tribunal dans un communiqué.
      Le tribunal a précisé que le contrat précédent, qui avait débuté en juillet 2012, avait expiré en avril 2018 et que Ghosn devait désormais rembourser les salaires qu’il avait touchés entre avril et novembre 2018, soit près de cinq millions d’euros. « L’équipe de défense va faire appel de cette décision devant la juridiction compétente », a réagi dans un message à l’ Agence France presse un porte-parole de l’homme d’affaires, soulignant que ni Carlos Ghosn ni d’autres témoins clés n’avaient pu s’exprimer lors de la procédure.

    • Conflit israélo-palestinien: après le cessez-le-feu, l’heure du bilan et de la reconstruction

      Rfi.fr - 16h01

      Un cessez-le-feu est entré en vigueur, jeudi 20 mai au soir, après onze jours d’affrontements entre l’armée israélienne et les groupes armés de Gaza. Des affrontements qui ont fait plus de 230 morts palestiniens dont 65 enfants, et 12 morts côté israélien, dont un enfant et d’autres civils. L’arrêt des hostilités semble être largement la conséquence des efforts des États-Unis, de l’Égypte et du Qatar. Après quelques heures de calme relatif dans la bande de Gaza et en Israël, c’est le moment d’un premier bilan politique pour les deux camps.
      Le Hamas palestinien, à Gaza, a parlé de « victoire » après le cessez-le-feu intervenu dans la nuit de jeudi à vendredi. Le mouvement islamiste et les autres groupes armés ont démontré, une fois de plus, leur capacité à produire et à tirer des roquettes en direction du territoire israélien, plus de 4 300 ces derniers jours, faisant résonner les sirènes d’alerte jusque dans la région de Tel-Aviv.
      Le rapport de force reste largement asymétrique, mais bien qu’étant enfermé dans son enclave de Gaza, le Hamas a réussi à s’imposer et à peser dans un épisode de violence qui avait débuté à Jérusalem, un enjeu central pour les Palestiniens.

    • Copa America : la Colombie ne co-organisera pas la compétition avec l’Argentine !

      Onze Mondial - 15h57

      La Fédération colombienne de football a accepté de se retirer de la co-organisation de la compétition, à cause de conflits sociaux qui troublent le pays. La Colombie se retire de l’co-organisation de la prochaine Copa America (11 juin – 10 juillet), laissant l’Argentine seule terre d’accueil de la compétition. Le média argentin TyC Sports explique que les dirigeants de la Fédération colombienne de football ont rencontré cet après-midi les dirigeants de la Confédération sud-américaine de football (CONMEBOL), qui ont accepté ce retrait. A cause de conflits sociaux liés à une réforme fiscale, la Colombie ne peut garantir une sécurité suffisante pour accueillir l’événement. Le président argentin, Alberto Fernandez, a donné son feu vert pour organiser la Copa America 2021 en Argentine.

    • Les compagnies maritimes appellent à une coalition contre la piraterie dans le golfe de Guinée

      Le Monde Afrique - 15h15

      Une centaine de transporteurs et compagnies du secteur maritime international ont signé, mardi 18 mai, une déclaration appelant à créer une coalition pour mettre un terme à la piraterie dans le golfe de Guinée. Perpétrées essentiellement par des pirates nigérians, les attaques de navires pour enlever leurs équipages et les échanger contre des rançons y sont devenues très fréquentes ces dernières années.
      En 2020, 130 des 135 enlèvements de marins recensés dans le monde, soit plus de 95 %, ont eu lieu dans cette zone, qui s’étend le long de 5 700 km de côtes en Afrique de l’Ouest, selon un récent rapport du Bureau maritime international. Ces dernières années, les pirates se sont professionnalisés et ont étendu leur présence dans le golfe de Guinée, attaquant désormais des navires en haute mer.
      « En 2021, la menace d’être enlevé pour une rançon pèse sur tous les marins », déplorent les 99 entreprises maritimes européennes, chinoises, turques ou indiennes signataires de cette déclaration. « Si le nombre d’attaques reste inchangé [par rapport à 2020], la violence, la portée et la sophistication de celles-ci ont augmenté », s’inquiètent ces compagnies, qui appellent « toutes les parties prenantes à (…) s’unir dans une coalition pour mettre fin à la menace de la piraterie dans le golfe de Guinée ».

    • mercredi 19 mai
    • Côte d’Ivoire: les avocats de Guillaume Soro dénoncent un «simulacre de procès»

      Rfi.fr - 16h48

      Un nouveau procès contre Guillaume Soro s’ouvre aujourd’hui en Côte d’Ivoire. Cette fois, l’ancien président de l’Assemblée nationale, qui a été condamné l’an dernier à 20 ans de prison pour blanchiment et recel de détournements de deniers publics, est poursuivi, en son absence et avec 19 de ses proches, pour complot contre la sûreté de l’État, participation à une bande armée, et détention illégale d’armes.
      L’affaire commence le 23 décembre 2019, lorsque Guillaume Soro à bord d’un jet privé s’apprêtant à atterrir à Abidjan, fait soudainement dérouter l’appareil vers le Ghana, par crainte d’être arrêté à sa descente d’avion. Quelques instants plus tard, la police déferle sur le siège de son mouvement, GPS, et arrête une quinzaine de personnes dont l’ancien ministre Alain Lobognon en train de donner une conférence de presse. Quelques jours plus tard, le procureur Richard Adou s’explique : Guillaume Soro et certains de ses proches sont suspectés de fomenter une insurrection.
      Au cœur du dossier de l’accusation, on retrouve un enregistrement audio de sept minutes dévoilé par le procureur. On y entend Guillaume Soro discuter avec un interlocuteur d’un projet « d’insurrection », de ses soutiens dans l’armée et parmi les anciens comzones, ou encore de projets de campagne de « communication pour discréditer le régime ». À cela s’ajoutent, selon le procureur, des armes saisies lors de l’enquête.

    • « Les acquis démocratiques en Tunisie pourraient s’effondrer du fait de la crise provoquée par le Covid-19 »

      Le Monde Afrique - 13h46

      Tribune. Depuis désormais dix ans, la Tunisie est le laboratoire d’une expérience politique unique. Sa transition démocratique marquée par une série d’élections libres et pluralistes demeure une singularité dans le monde arabo-musulman. Le processus de transition a résisté à de multiples crises politiques et menaces sécuritaires, et a tenu malgré un contexte économique et social instable. Aujourd’hui, cependant, les acquis démocratiques tunisiens pourraient s’effondrer à tout moment du fait de la crise systémique provoquée par le Covid-19.
      La crise sanitaire a dévoilé les carences d’un Etat vulnérable et incapable de répondre aux besoins exprimés par ses citoyens, en dépit de la mobilisation des personnels soignants imprégnés par leur mission de service public. Les incohérences et contradictions de la communication officielle ont renforcé le sentiment que la situation échappe à tout contrôle.
      Au-delà de l’impression, il y a une réalité implacable, statistique : la Tunisie a enregistré près de 12 000 décès du Covid-19, soit l’un des plus lourds bilans humains rapporté à la population, avec plus de 900 décès par million d’habitants. C’est quasiment trois fois plus que l’Inde, selon les statistiques du Johns Hopkins Coronavirus Resource Center. Ce bilan tragique ne peut que s’aggraver compte tenu de défaillances structurelles et d’une pénurie criante de moyens pour faire face à la crise sanitaire.
      La pandémie de Covid-19 a mis en évidence les faiblesses d’un système de santé jadis loué pour son excellence à l’échelle régionale. Du reste, un nombre remarquable de médecins formés en Tunisie travaillent aujourd’hui au service des systèmes de santé français, belge, allemand, canadien, etc.

    • RDC: un deuxième imam assassiné à Beni en l’espace d’un mois

      Rfi.fr - 13h43

      En dépit de l’entrée en vigueur l’état de siège depuis deux semaines dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, un autre imam engagé contre le radicalisme de l’islam a été assassiné dans le territoire de Béni mardi 18 mai. Djamal Moussa qui est également président de la société civile de la localité de Mavivi a été abattu à son domicile. C’est le deuxième imam tué en ce mois de mai dans le seul territoire de Beni.
      Selon Donat Kibwana, l’administrateur du territoire de Beni, c’est en revenant de la traditionnelle prière vespérale que Djamal Moussa a été criblé de balles par un homme armé non identifié. Il a visé sa tête avant de s’éclipser dans la nature. À une dizaine de kilomètres du centre-ville de Beni, à Mavivi, l’imam était influent et écouté dans sa petite communauté.
      À de nombreuses reprises, se rappelle-t-on, il alertait les médias et les autorités sur le mouvement et les exactions des ADF dans la région. Pour Kizito Bin Hangi, le président de la société civile de Beni, ce meurtre est lourd de sens et engendre la peur du lendemain que ce soit chez les activistes ou d’autres responsables musulmans. Pour lui, il est anormal que tous ceux qui dénoncent le mal finissent par être tué.

    • Le soutien de Joe Biden à Israël divise de plus en plus les démocrates

      le Figaro - 13h40

      Le soutien inconditionnel des États-Unis à Israël est de plus en plus ouvertement critiqué au sein du Parti démocrate. Première crise diplomatique majeure à laquelle doit faire face la nouvelle Administration américaine, la reprise du conflit israélo-palestinien place Joe Biden dans une position inconfortable face aux critiques qui émanent de son propre parti.
      Après avoir espéré pouvoir se consacrer à d’autres sujets comme la rivalité stratégique avec la Chine, Joe Biden et son gouvernement ont été contraints par les événements de porter leur attention sur ce dossier insoluble. Ils ont jusqu’à présent adopté l’approche classique de chaque Administration américaine.
      Le président a répété son soutien au droit d’Israël à se défendre, pendant que sa diplomatie manœuvrait pour empêcher ou retarder l’adoption d’une résolution contraignante par les Nations unies. Mais, sur un sujet qui relève plus de la politique intérieure américaine que de la diplomatie, un nombre croissant de militants et d’élus.

    • Maroc-Espagne: pourquoi cette arrivée soudaine et massive de migrants à Ceuta?

      Rfi.fr - 13h35

      Plus de 8 000 Marocains ont traversé, depuis lundi 17 mai, la frontière avec l’Europe pour arriver à Ceuta, l’enclave espagnole au nord du pays. L’Espagne, qui a donné ces chiffres mardi, assure avoir renvoyé la moitié d’entre eux au Maroc et annonce l’envoi de nouveaux renforts des forces de l’ordre sur place. Cette arrivée massive de migrants intervient sur fond de crise diplomatique majeure entre les deux pays.
      L’Espagne a renvoyé près de la moitié des 8 000 migrants qui, lundi, avaient pénétré illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta, située au nord du Maroc, provoquant un record en termes de flux migratoire. Plus de 2 000 enfants non accompagnés sont toujours sur place. Ces mineurs errent dans les rues de la ville, sous le regard ébahi des habitants.
      Une situation inédite et impressionnante
      Madrid a donc appelé l’armée en renfort à Ceuta mardi pour tenter d’empêcher ces milliers de migrants de pénétrer sur ce territoire qui, depuis un quart de siècle, est le lieu de toutes sortes d’entrées illégales. Mais jamais à ce jour, on n’avait assisté à des arrivées aussi massives. « Les migrants arrivaient sans cesse, ça n’arrêtait pas, témoigne Isabel Brasero, de la Croix-Rouge espagnole. Depuis lundi, l’afflux a été continu. Ça a un peu diminué mardi matin, ils ont même arrêté de traverser, car l’armée est arrivée sur la plage. Mais ça n’a pas duré. Et maintenant, ils passent de nouveau, malgré la présence de l’armée et des autres forces de sécurité. Cette fois-ci, il y a beaucoup d’enfants, des mères avec leurs enfants. À Ceuta, étant donnée la situation géographique, on a l’habitude des arrivées massives de migrants. Mais d’ordinaire, ils franchissent le grillage ou arrivent par bateaux. Ce qu’on voit depuis lundi est sans précédent : ils ont parcouru à peine 400 mètres à pied, certains n’ont même pas eu à nager, ils ont simplement marché. C’est vraiment inédit, en termes de personnes, mais aussi par la manière dont ils sont arrivés. »

    • mardi 18 mai
    • Inde: au moins 33 morts et plus de 90 disparus sur le passage du cyclone Tauktae

      Le Point - 22h29

      Au moins 33 personnes ont péri et une centaine d’autres étaient portées disparues dans l’Ouest de l’Inde mardi, après le passage du cyclone Tauktae qui a provoqué des suspensions locales de la vaccination contre le Covid, dans ce pays ravagé par l’épidémie.
      93 personnes étaient toujours portées disparues après le naufrage de leur embarcation au large de Bombay, capitale de l’Etat du Maharashtra, a annoncé la Marine indienne dont deux navires et des hélicoptères aident aux recherches.
      La barge, avec 273 personnes à bord, desservait des plateformes pétrolières et était partie à la dérive lundi alors que des vents puissants s’abattaient sur la côte occidentale de l’Inde.
      Un total de 180 passagers ont pu être secourus dans « des conditions de mer extrêmement difficiles », a précisé la Marine sur Twitter. Les opérations de secours devaient se poursuivre toute la journée, selon le ministre de la défense.
      Des hélicoptères de la marine ont pu porter secours à 137 autres personnes qui se trouvaient à la dérive à bord d’une autre embarcation.
      Le cyclone Tauktae, qui a provoqué l’évacuation de plus de 200.000 personnes, a touché terre lundi au Gujarat avec des rafales atteignant 185 km/heure, selon le département météorologique indien.
      Sept nouvelles victimes ont été enregistrées, ce qui portait mardi le bilan à 33 morts, pour la plupart des personnes tuées dans l’effondrement de maisons ou de murs, selon le chef du gouvernement du Gujarat Vijay Rupani.
      .

    • Sommet de Paris: Emmanuel Macron exhorte les pays riches à aider les économies africaines

      Rfi.fr - 22h11

      La pandémie de Covid-19 a plongé l’an dernier le continent africain dans une récession sans précédent. Les pays africains ont besoin de financer leur relance, mais contrairement aux grandes puissances, ils n’ont pas les mêmes capacités. Le sommet de Paris consacré à la relance de ces fragiles économies, à la question de leur dette et à la crise sanitaire s’est achevé ce mardi dans la soirée.
      La conférence de presse a débuté un peu avant 20h30, après plus de cinq heures de plénière. C’est Emmanuel Macron qui a pris le premier la parole. Le président français est revenu sur les objectifs de ce sommet : apporter des réponses de court terme et lancer des dynamiques pour lancer le « New Deal » pour l’Afrique. L’ambition était de récolter 100 milliards de dollars, il promet d’y parvenir. « Nous avons réussi à avancer », a insisté Emmanuel Macron même s’il reconnaît que tout ne peut être changé en un jour.

    • Equipe de France : Karim Benzema, la surprise du chef

      France football - 17h10

      Karim Benzema de retour en équipe de France cinq ans après sa dernière sélection ?
      Selon les informations du Parisien, Karim Benzema devrait figurer, ce mardi soir, parmi les 26 joueurs convoqués par Didier Deschamps pour l’Euro. Alors qu’il n’a plus été appelé chez les Bleus depuis plus de cinq ans.
      Tard hier soir, L’Équipe surprenait tout le monde en émettant une hypothèse : et si Karim Benzema effectuait son grand retour chez les Bleus, plus de cinq ans après sa dernière sélection ? Ce mardi matin, l’annonce du Parisien fait l’effet, à l’échelle du football, d’une véritable bombe. Selon le quotidien, le buteur du Real Madrid (33 ans) va disputer l’Euro avec l’équipe de France ! À en croire le journal et plusieurs autres médias dont L’Équipe (qui a confirmé l’information en fin d’après-midi), Didier Deschamps a décidé de tourner la page, après avoir longtemps considéré que le numéro 9 avait franchi une ligne rouge en déclarant que le sélectionneur avait «cédé sous la pression d’une partie raciste de la France» au moment de sa non sélection à l’Euro 2016. Un retournement de situation finalement pas si incroyable au regard de quelques choix forts récemment effectués par «DD». N’est-ce que pas ce même Deschamps qui a rappelé Adrien Rabiot alors que personne n’imaginait que le milieu de terrain de la Juve reporterait le maillot des Bleus sous sa mandature ? N’était-il pas revenu sur ses positions concernant Hatem Ben Arfa ou André-Pierre Gignac ? Ces affaires-là avaient fait du bruit, à l’époque. Mais le retentissement de l’annonce du retour de «KB9» est sans pareil…

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