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Informatique Médicale: Moderniser l’enregistrement des patients

Une réflexion est ouverte à Yaoundé avec des conférences conjointes d’informatique médicales en Afrique et au Cameroun

La conférence conjointe Cameroun et Afrique sur le rôle de l’informatique médicale dans la prise en charge des patients a débuté lundi 28 novembre 2011 à l’Aurélia palace de Yaoundé, la capitale camerounaise. Les travaux couvrent la 7ème conférence annuelle africaine, et la 3ème conférence annuelle camerounaise dans le domaine. Dans le but de mettre en place un plan stratégique efficace, les décideurs du secteur santé doivent posséder des données identifiables qui ne sont pas toujours présents dans l’immédiat. D’un autre côté, les patients n’ont pas toujours accès aux meilleurs spécialistes pour bénéficier de leurs soins. C’est pourquoi, l’ensemble des acteurs du secteur de la santé ont besoin de la technologie pour combler le gap. Des expériences de télémédecine et de dossier médical informatisé ont montré une amélioration certaine dans la prise en charge de certains patients a fait savoir le Docteur Ghislain Kouematchoua, Vice président de la société camerounaise d’informatique médicale. L’enregistrement électronique des patients joue aujourd’hui un rôle croissant pour la coordination de leurs prises en charge médicales dans les hôpitaux et dans l’ensemble des systèmes de santé, a fait savoir pour sa part le Pr. Antoine Geissbuhler, Doyen des facultés de E-santé et de télémédecine en Suisse et coordinateur du RAFT, le réseau d’Afrique francophone pour la Télémédecine.

Tout au long des discussions en atelier, on retiendra que le dossier médical informatisé a beaucoup évolué pour devenir plus qu’une base de donnés de malades, mais un instrument pertinent de prise de décisions thérapeutiques pour lutter contre certaines situations de maladie. D’abord basée sur un ensemble de textes et autres rapports médicaux, l’informatisation des dossiers médicaux intègre aujourd’hui dans d’autres pays, des images et des vidéos. Il est apparu que cela peut conduire à l’atteinte des objectifs de prise en charge de qualité. Le malade fait l’objet d’un suivi plus profond et on peut facilement retrouver l’interaction qui n’a pas marché ou qui a fait défaut. L’option permet aussi des attentes en termes d’efficience. Les décideurs thérapeutiques possèdent plus d’éléments pour comprendre les évolutions des maladies, même s’il faut parfois attendre jusqu’à 10 ans pour avoir une vue d’ensemble pertinente. Selon des experts, la mise en place de ce système n’est pourtant pas simple. De nombreux échecs ont été enregistrés et la volonté des utilisateurs est plus forte que tout. D’autres réserves ont aussi été émises à l’occasion des discussions, avec le transfert de la déontologie du secret médical vers un serveur. Les solutions utilisées sont sophistiquées, bien que libres. Le risque d’attaque reste donc limité, a argumenté un technicien proche du secteur. Pour les participants, une loi d’encadrement serait la bienvenue, pour réguler un secteur qui prend corps progressivement au Cameroun. Les travaux se poursuivent jusqu’au 29 novembre 2011.

Photo de famille après l’ouverture du colloque de la société d’informatique médicale du Cameroun
Journalducameroun.com)/n


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