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Ingrid Ngounou d’Halluin: «Il s’agira de plaider auprès du gouvernement pour une politique d’acquisition des terres»

Entretien avec la présidente du Comité d’organisation du DAVOC 2014

La septième édition du forum DAVOC se tient à Paris du 20 au 21 novembre prochain, où en sont les préparatifs ?
Le forum Draw a vision of Cameroon, Davoc, se tient effectivement à Paris dès le 20 novembre. Le comité d’organisation de Paris 2014 est prêt, juste quelques derniers réglages logistiques à valider à quelques heures de l’évènement. Le soutien de nos partenaires dans la préparation de cette édition a été capital et c’est l’occasion de leur dire merci, notamment à l’Ambassade du Cameroun en France qui n’a pas ménagé ses efforts, l’Office National du Cacao et du Café, dont le bureau Europe va faire déguster le café, le thé et le chocolat camerounais. Nous profitons pour dire merci à SAP et à tous les autres partenaires qui accompagnent l’aventure depuis des années sans oublier toute l’équipe mise en place en France pour ce Davoc 2014.

Comment s’est déroulée la mobilisation ?
Le Davoc étant un forum économique, il y’a des irréductibles qui, année après année, essaient de suivre l’aventure quel que soit le lieu de l’organisation. Nous avons ensuite tous ceux qui, par le biais des médias, ont été informés et se sont inscrits. La mobilisation par les contacts associatifs a été très forte et l’ambassade du Cameroun en France, via son réseau, a contacté les porteurs de projets et opérateurs économiques camerounais pour qui le forum peut servir de vitrine et d’espace de networking.

Sentez-vous un intérêt de la diaspora camerounaise pour cette édition?
Nous sentons un intérêt de la diaspora pour tout ce qui concerne le devenir de notre pays. Vous savez, il y’a une diaspora travailleuse et laborieuse, à l’affût de toutes les opportunités que ce soit pour le business ou pour l’investissement dans les projets de développement. C’est cette diaspora souvent silencieuse et donc marginalisée dans les médias, que nous avons mobilisé. Une poignée de Camerounais vivant à l’étranger parvient à donner une image biaisée de l’amour de la diaspora camerounaise pour leur patrie. L’intérêt nous le sentons depuis des années à travers des initiatives personnelles ou des aventures de groupe au service du développement social du Cameroun, l’intérêt nous l’avons senti dans la mobilisation bénévole des compétences qui ont, malgré leur emploi de temps surchargé, accepté de mettre en place ce Davoc de Paris. L’intérêt nous l’avons senti dans les échanges avec certains porteurs de projets et présidents d’associations qui seront présents à ce forum. L’intérêt nous l’avons senti dans l’accompagnement que notre ambassade a réalisé au cours de la préparation de cette édition. L’intérêt enfin, est aussi et surtout celui du gouvernement qui a bien compris les enjeux d’une telle plateforme de dialogue et qui a mis en place des outils et des expertises pour nous accompagner et témoigner ainsi de leur volonté d’associer ces camerounais d’ailleurs au projet économique et social du pays.

Pouvez-vous donner un pourcentage permettant d’apprécier les participations confirmées à l’heure actuelle en comparaison de celles attendues, tant du côté du Cameroun que de la diaspora ?
Nous avons à ce jour 180 participants inscrits, ce qui est au-delà des 150 participants attendus au départ. L’immense majorité de ces participants est issue de la diaspora camerounaise, partant des USA au Maroc en passant par les pays de l’Union Européenne et de Guadeloupe. Nous avons 15 pays représentés au total. Du côté du Cameroun, une délégation officielle constituée d’une douzaine de personnes de divers départements ministériels est attendue, celle-ci devrait être accompagnée des entreprises parapubliques et organisations internationales telles que le FNE ou l’Organisation Internationale des Migrations (OIM).

A quoi devrait-on s’attendre à la clôture du Forum le 21 novembre prochain ?
A la fin du Davoc 2014 de Paris, les participants auront compris, nous l’espérons grandement, que l’agropastorale constitue un atout majeur dans le développement de notre pays. Vu la situation géographique du Cameroun, un investissement massif dans ce domaine ferait du pays la mamelle nourricière de la sous-région. Nous souhaitons que les Camerounais de la diaspora s’approprient cet aspect du développement économique. Il s’agira aussi de plaider auprès du gouvernement afin qu’il mette en place une politique d’acquisition des terres pour le développement de l’agropastoral. Au-delà des aspects suscités liés à la thématique de cette année, nous souhaitons sensibiliser la diaspora afin qu’elle se sente davantage concernée par la vision consignée dans le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi.

Ingrid Ngounou d’Halluin, présidente du Comité d’organisation du DAVOC 2014
Journalducameroun.com)/n
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