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Inhumation de Pius Njawe: Accusations de récupération politique

Célestin Monga un ami du disparu, a été interdit de prise de parole lors du prononcé des témoignage avant l’inhumation

Célestin Monga interdit de discours, officiellement pour des raisons protocolaires
La polémique est venue du fait que le gouverneur de la région de l’ouest, a interdit de discours, Célestin Monga, qui devait clôturer la séquence de témoignages, lors de la cérémonie d’inhumation du célèbre journaliste camerounais Pius Noumeni Njawe, dans son village à Babouantou, une localité située dans la région de l’ouest du Cameroun. Jusqu’à ce matin, on ignorait les raisons de ce refus. Aujourd’hui de sources officielle, on sait que Célestin Monga a été refusé de parole, pour des considérations protocolaires. Les hautes autorités de la région de l’ouest ont considéré que la prise de parole par Albert Mbida, représentant officiel du ministre de la communication devait constituer la fin des témoignages en raison de la suprématie de l’Etat.

Le gouvernement salue l’attitude des autorités administratives qui ont rappelé l’orthodoxie gouvernementale en matière de communication. Chaque fois que le chef de l’Etat envoie un message quelque part, pour quelque raison que ce soit, il faudrait que les uns et les autres sachent que le message du chef de l’Etat est celui qui clôt tous les autres messages.
Issa Tchiroma, ministre de la communication

Le refus de prononcer son discours à Célestin Monga, a provoqué la colère chez de nombreux journalistes et autres invités qui accusent et estiment que l’inhumation du journaliste Pius Njawe était une affaire privée.

Accusations réciproques de récupération politique
La colère de certains journalistes est venue de ce que le ministre de la communication a fait savoir que par leurs interventions, certaines personnes voulaient faire une récupération politique du décès de Pius Njawe. Dans l’entourage du journaliste disparu, on explique que les raisons pour lesquelles Célestin Monga s’était vu accorder le droit de prendre la parole en dernier, c’est parce qu’il n’avait fait aucune déclaration publique depuis la mort aux Etats unis, de celui qui était son ami. C’est lui qui a emmené le corps de Pius depuis les Etats-Unis, et on était tombé d’accord avec la famille qu’il prenait la parole en dernier, sans savoir que le gouvernement devait intervenir apprend-on de certains proches du disparu. Autre polémique qui resurgit, le gouvernement a remis une somme de 10 millions de FCFA, pour l’organisation des obsèques. Selon monsieur Tchiroma, le soutien de l’Etat fait suite à une demande du fils et de la s ur du journaliste disparu. Le fils de Njawe a saisi le président de la république pour lui faire part du décès de son père et solliciter quelque chose, ça honore cette famille qui est une famille républicaine a indiqué le ministre rappelant que si le gouvernement n’avait rien fait on lui aurait attribué d’être joyeux de la mort de Pius Njawe. Dans l’entourage de la famille de l’ancien directeur du messager, on soutient que le fils du journaliste disparu a été manipulé par l’Etat. Il avait eu des réunions avec le gouverneur de la région du Littoral, et je suis persuadé que ce sont ces autorités qui l’ont convaincu à écrire cette lettre et à accepter cette aide, a déclaré François Chanon.

Le ministre de la communication ne réalise pas vraiment ce qu’il dit, si le gouvernement voulait vraiment honorer la mémoire de Pius Njawe, il aurait du décréter un deuil national; on ne peut pas venir parler de protocole républicain dans une affaire qui concerne la famille.
Le Messager

C’est finalement dans l’intimité et dans la pure tradition bamiléké que Pius Noumeni Njawe opposé aux dérives du régime en place, a été enterré. Il avait été emprisonné à plusieurs reprises, notamment en 1997 pour « propagation de fausses nouvelles » après la publication d’un article à propos d’un « malaise » du président Biya. Sa disparition a suscité l’émoi au Cameroun et à l’étranger. Le gouvernement camerounais continue de saluer « un des bâtisseurs de la liberté de la presse » alors que Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans Frontières a qualifié Pius Njawe « d’icône de la liberté de la presse ». Certains discours ont donné le ton à ce qu’avait implicitement laissé entendre certaines voix, notamment dans la presse: que le régime actuellement au pouvoir, serait impliqué dans la disparition tragique du journaliste. Une polémique close par la famille du disparu, qui reconnait que leur parent est décédé de suite d’un tragique accident de circulation. Njawe n’a jamais présenté une menace quelconque; quelle menace a-t-il donc représenté, au point de penser que le gouvernement peut de près ou de loin être impliqué dans cette disparition, s’est insurgé le ministre Tchiroma. Pius Njawe a fondé Free Media Group, qui emploie 46 personnes dont une vingtaine de journalistes. Ce groupe est propriétaire notamment du quotidien Le Messager qu’il a créé en 1979 alors qu’il était âgé de 22 ans. Il avait aussi créé une radio fermée juste la veille de son ouverture en 2003 par les autorités. Avant son départ au Etats unis, le groupe avait de nombreux problèmes avec l’administration fiscale notamment.

Celestin Monga, ami du journaliste disparu
camerpress)/n


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