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Inscription sur les listes électorales: Maurice Kamto saisit la Cour Suprême

Son parti, le MRC a introduit une requête pour obtenir l’annulation de la décision prise par Elecam d’interrompre l’opération des inscriptions

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto indique avoir déposé une requête auprès de la Cour Suprême à Yaoundé pour demander que soit ajournée la décision prise par ELECAM d’arrêter le processus d’inscription sur les listes électorales. « Il y a une loi qui existe en la matière et qui dispose que les inscriptions sur les listes électorales se déroulent du 1er janvier jusqu’au mois d’août de chaque année et ces inscriptions ne peuvent s’arrêter que si l’on convoque le code électoral. Or à ce jour, ni la date butoir, ni la convocation du corps électoral pour les consultations populaires ne sont intervenues, c’est pourquoi nous avons saisi la Cour Suprême afin qu’elle ordonne la reprise des inscriptions et sursoie à la décision prise par ELECAM d’arrêter les inscriptions », a indiqué Sosthène Medard Lipot, responsable à la Communication au sein du MRC. La plainte qui a été déposée le 26 mars 2013, n’a pas encore reçu de suite connue, mais au sein de la classe politique, ils sont nombreux à partager cette opinion, même dans le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) au pouvoir. « Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi ce processus a été arrêté surtout que visiblement on n’a pas atteint une masse critique d’inscrits si on se place dans la perspective de l’élection présidentielle de 2011 », a commenté pour sa part le professeur Pius Ottou.

Le MRC a d’ailleurs critiqué l’idée d’une refonte limitée par ELECAM, même si on aura vu son président inviter personnellement les gens à s’inscrire. « Les Camerounais méritent d’avoir des élections non seulement régulières, mais dont la sincérité ne souffre d’aucun doute. Organiser les sénatoriales avant les prochaines élections législatives et municipales dont la date est toujours attendue, reviendrait à assurer au Rdpc une majorité écrasante qui ne reposerait sur aucune réalité actuelle des forces politiques dans le pays, rien ne lui assurant d’obtenir aux municipales à venir ses scores faramineux habituels. Ce serait priver les Camerounais de leur droit légitime de choisir les membres du corps électoral appelés à désigner leurs Sénateurs. Un Sénat constitué dans ces conditions souffrirait d’un grave déficit de légitimité », avait déclaré monsieur Kamto commentant le processus. Cette actualité intervient alors qu’on est toujours dans l’attente du nombre final d’inscrits à l’issue de cette opération de refonte des listes électorales. Les premières tendances indiquent le chiffre de 5,6 millions d’inscrits, avec des risques de fluctuation à la baisse après qu’on aura rectifié les erreurs. On est loin des près de 8 millions d’inscrits annoncés par ELECAM à l’occasion de l’élection présidentielle de 2011. Les résultats de la refonte posent aujourd’hui beaucoup de question. L’une d’elles est de savoir si ELECAM n’avait pas expressément dénaturé la vérité, d’autant que c’est une décision du président Biya qui contraint finalement ses responsables de procéder une refonte qu’ils ont toujours rejetée, pour lui préférer le toilettage.

Maurice Kamto, Président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun
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