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Insécurité à l’Est: Le Ministre de la Défense évalue la situation

Edgar Alain Mebe Ngo’o a tenu des séances de travail à huis clos avec les responsables administratifs de la région

Pour la première fois depuis que de nombreux médias rapportent des incursions dans la région de l’Est Cameroun à la frontière avec la Centrafrique, le ministre Edgar Alain Mebe Ngo ‘o en charge de la défense a fait une descente de terrain au cours de laquelle il a eu des échanges avec les responsables administratifs locaux. Selon le quotidien à capitaux public cameroon-tribune qui a couvert l’évènement, le MINDEF, qu’accompagnaient le gouverneur de l’Est, Dieudonné Samuel Ivaha Diboua, et une forte délégation constituée des hauts gradés de nos forces armées, s’est rendu dans les villes frontalières avec la République Centrafricaine. Lors de la première étape, il a rencontré les migrants (145 militaires centrafricains), actuellement recueillis et hébergés au camp militaire; il a tenu deux séances de travail respectivement à la Légion de gendarmerie de l’Est à Bertoua et au 2e Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) de Letta. Il s’est rendu ensuite sur Garoua-Boulaï, chef-lieu de l’arrondissement du même nom et localité frontalière très active, le ministre s’est aussi rendu dans la localité de Kentzou dans laquelle a été attaqué un poste de gendarmerie. Une attaque attribuée à la rébellion centrafricaine qui serait venu libérer leurs frères d’armes. On est d’ailleurs toujours sans nouvelle du policier, Gérard Djazet Ndoumtio, gardien de la paix principal, en service à Kentzou, kidnappé lors d’un de ces raids.

Ces derniers mois l’insécurité à la frontière avec la Centrafrique est montée d’un cran supplémentaire augmentant la charge du ministère de la défense en matière de protection du territoire. Le gouvernement ne communique pas beaucoup sur le sujet, mais de nombreuses indiscrétions font état d’une situation préoccupante. Au nord du Cameroun, le pays est attaqué à l’ouest par les islamistes et à l’Est par des braconniers lourdement armées. A l’Est du pays le mal semble venir de la Centrafrique. Le gouvernement aurait procédé à un redéploiement de son unité d’élite (BIR) sur ces différents terrains mais rien d’officiel ne filtre.


camer.be)/n
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