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Insécurité au Nigéria et en RCA: le Cameroun se défend de servir de base arrière à des rebelles

Le gouverment se dit par ailleurs opposé à l’idée d’un droit de poursuite des criminels sur le territoire d’un pays étranger

Le ministre de la Communication (Mincom) du Cameroun, Issa Tchiroma Bakary, a tenu un point de presse le 04 mars en soirée pour critiquer une « campagne hostile lancée par certains médias de pays voisins qui prétendent que notre pays ferait preuve de complaisance ou de laxisme à l’égard de groupes terroristes ou de groupes rebelles qui cherchent à déstabiliser le pays ».

En faisant référence aux assauts de l’armée nigériane contre le groupe Boko Haram et la crise civile qui secoue la Centrafrique, Le Mincom a indiqué que le Cameroun accueille de nombreux réfugiés sur son territoire. Ce qui ne signifierait nullement, indique le ministre de la Communication, que le pays sert de base arrière à des entreprises terroristes.

« Le Cameroun refuse donc de servir de bouc émissaire à certains pour justifier les difficultés intérieures auxquelles ils sont confrontés dans leurs pays », a ajouté Issa Tchiroma Bakary. Refutant également l’idée de poursuites sur le territoire d’un pays étranger, le porte-parole du gouvernement a assuré néanmoins que : « notre pays est disposé à une coopération étroite avec les forces de défense et de sécurité des pays voisins pour lutter contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière, dans le respect de la souveraineté de chaque Etat ».

Le Cameroun partage des frontières très poreuses avec le Nigéria. Le journal français le Monde revèle que le Nord du Cameroun abriterait certaines cellules de Boko Haram, groupe antiterroriste acculé par l’armée nigériane dans la partie nord-est du pays.

Dans un entretien accordé à Radio France internationale (RFI) ce 5 mars 2014, le directeur de la publication du journal régional camerounais « L’ il du Saheil », Guibaï Guitama, a confirmé ces propos. Selon ce dernier, les membres de Boko Haram se confondraient facilement avec la population dans le Nord du Cameroun. Le ministre de la Communication estime ainsi les articles de médias sur ces questions de criminalité transfrontalière comme des allégations « dénuées de tout fondement ».

Le ministre de la Communication du Cameroun, Issa Tchiroma Bakary
Journalducameroun.com)/n



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