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Internet: YooMee accusée de publicité mensongère

4G Cameroun, filiale locale du groupe suisse 4G Africa Ag, propriétaire de la marque, n’aurait pas une fréquence 4G, mais 2G

Loi de décembre 2010
«YooMee ne fait dans la 4G». Le cadre du Minpostel qui requiert l’anonymat est très énervé. Au Cameroun personne n’a la 4G. Même la 3G n’est pas encore attribuée. Donc on ne sait où ils (les dirigeants de 4G Cameroun: ndlr) ont trouvé leur 4G. Ils ont eu la fréquence où? L’autorisation est assortie de la fréquence et c’est une fréquence 2G qu’ils ont reçu de l’Agence de régulation des télécoms, martèle-t-il. D’après le Minpostel, c’est la loi de décembre 2010 sur les communications électroniques qui consacre l’avènement de la 3G qu’on appelle les licences multiservices. Aux termes de cette loi, une seule licence ouvre la voie à la fois à Internet et à la téléphonie mobile. YooMee et Ringo, apprend-on, ont les mêmes licences, celles, en effet, qui permettent de fournir Internet. Donc venir parler 4G c’est faux. YooMee a eu les fréquences chez qui? L’octroi d’une licence s’accompagne des fréquences et l’exploitation des fréquences sans autorisation est lourdement réprimée. Donc, cette entreprise fait de la publicité mensongère, accusent d’autres techniciens. Ces réactions des cadres du Minpostel vient ainsi contredire 4G Cameroun.

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En effet, depuis le démarrage des activités le 24 mai 2011, cette entreprise axe sa publicité sur la technologie 4G. Ce qui énerve à la fois l’ART, le Minpostel et même les autres opérateurs des télécoms qui se contentent pour l’instant de la 2G. YooMee a la quatrième génération. Nous utilisons les infrastructures de quatrième génération. Le débit minimal chez nous est de 640 Kbps et le débit maximal de 1 024 kbps. Ce qui n’est pas le cas ailleurs, expliquait avec insistance une commerciale au reporter de TIC Mag qui demandait si c’était effectivement la 4G qu’offrait YooMee. Celle-ci a d’ailleurs affirmé que YooMee est le seul opérateur à avoir obtenu la licence 4G au Cameroun tout comme elle confirmait que YooMee avait pour fournisseur principal Camtel, comme tous les autres opérateurs Internet. La 4G est une nouvelle norme de téléphonie mobile, qui succède à la 3G. La 3G offre aujourd’hui des débits de 384 kb/s à 2 Mb/s en réception alors que la 4G reposera sur des bandes de fréquence offrant un débit théorique jusqu’à 100 Mb/s en réception. La 4G permettra donc de disposer d’une connexion Internet mobile à très hauts débits; a-t-elle déclaré. Cette déclaration gêne énormément au Minpostel. C’est purement du marketing, puisque dans la norme du 3G déjà, l’on peut atteindre un débit de 2048 pour un simple utilisateur, ce qui est déjà le double de la limite supérieure de YooMee. C’est pourquoi l’ART peut avoir raison de qualifier cela de publicité mensongère, réagit un technicien du Minpostel.

Le bureau de YoMee à Douala
investiraucameroun.com)/n

Réaction de YooMee
Du côté de YooMee, c’est avec sérénité qu’on accueille la position du Mnpostel et de l’ART. Le Minpostel a raison. L’Art aussi, lance d’entrée de jeu le responsable marketing de 4G Cameroun, le sourire en coin. Seulement, on parle de deux choses bien différentes. Toutes les licences au Cameroun sont de 2G, c’est vrai. Mais, nous ne sommes pas dans la téléphonie mobile. On fait de l’Internet uniquement et on n’octroie pas de licence selon les générations sur Internet. Personne ne peut me contredire dans ce sens. On n’octroie les licences selon les fréquences, ajoute Serge Thierry Njoukwoue. C’est notre technologie qui est de la 4G et non la licence. Nous utilisons le Wimax. Or, le Wimax est organisé en génération. Mtn et Orange ont le Wimax 2G, Ringo le Wimax 3G et nous le Wimax 4G. C’est une technologie homologuée par l’Union internationale des télécoms (Uit), insiste Thierry Njoukwoué. Pour nous, il n’y a aucun conflit. On se base sur le protocole international. On n’a pas besoin d’avoir une autorisation de la part de l’ART pour utiliser nos équipements. Donc on ne fait aucune publicité mensongère, se défend-il, en déclarant au passage que 4G Cameroun n’a reçu aucune note d’interpellation de la part de l’ART. Seulement, les cadres mécontents du Minpostel restent campés sur leur position. Au départ, le Dg de cette entreprise a dit que c’est un malentendu et que c’est leur entreprise qui s’appelle 4G. Maintenant ils disent le contraire. Il faut qu’ils continuent de parler de la 4G on va leur retirer leur titre, menacent-t-ils. Ces derniers profitent de l’occasion pour demander à 4G Cameroun de ne plus parler de 4G dans ses communications.



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