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Interview de Paul Henri Amvam Zollo, recteur de l’Université de Ngaoundéré

Un mois après la rentrée académique.

Pr. Paul Henri Amvam Zollo, comment se porte l’institution universitaire dont vous avez la charge un mois après le début de la rentrée académique 2010/2011 ?
Merci pour cette opportunité que vous m’offrez, je voudrais déjà commencer par souhaiter la bienvenue aux 5 000 nouveaux étudiants que nous accueillons cette année à l’Université de Ngaoundéré, ce qui va porter la population estudiantine à environ 20 000 au cours de cette année académique 2010/2011. Je peux le dire et j’en suis satisfait que la rentrée académique s’est très bien déroulée à l’Université de Ngaoundéré puisque dès le 1er octobre 2010, les cours ont effectivement démarré dans l’ensemble des Facultés de notre institution. Et à l’heure qu’il est, tous les concours qui ont eu lieu dans les grandes Ecoles ont été programmés. Je crois savoir là également que les cours ont démarré. Donc si vous faites un tour maintenant sur le campus, vous allez effectivement constater que le campus grouille de monde. Donc, nous savons que l’année académique 2010/2011 est bien lancée à l’Université de Ngaoundéré.

M. le recteur, vous venez d’évoquer ce boom de nouveaux étudiants qui sollicitent votre institution alors même que la situation en ce qui concerne les amphithéâtres et les salles de cours à l’Université de Ngaoundéré n’a pas véritablement changé. Y a-t-il des mesures prises pour faire face à ces effectifs pléthoriques ?
Vous savez que hélas l’accroissement des infrastructures ne suit pas toujours l’accroissement des effectifs. Pour construire par exemple un amphithéâtre, il faut trois à quatre ans. Or en trois à quatre ans, le boom des effectifs dans une institution comme la nôtre peut être de 10 000 étudiants. Mais malgré tout cela, l’université de Ngaoundéré se défend, nous avons cet amphithéâtre de 750 places qui est fonctionnel, nous sommes également en train de démarrer les travaux d’un nouvel amphithéâtre de 500 places et de quelques salles de travaux dirigés spécialement consacrées à la Faculté des Arts, Lettres et des Sciences Humaines. Je pense aménager le gymnase pour permettre également à des étudiants de prendre des cours. Avec monsieur le doyen de la Faculté des Sciences Juridiques et politiques nous envisageons de voir comment scinder en deux groupes le nombre des étudiants de la première année puisque comme vous avez pu le constater, l’amphithéâtre 750 est vraiment bondée d’étudiants. Ils sont pratiquement debout pour prendre des cours mais il nous faut trouver des solutions pour que les étudiants puissent prendre les cours dans de bonnes conditions. C’est un problème qui nous tient à c ur, mais nous essayons de trouver des solutions.

Monsieur le Recteur, hormis le chantier de l’amphi 500 que vous évoquiez tantôt, est-ce qu’il y a également d’autres chantiers qui seront lancés cette année ?
Je peux déjà vous dire que la commission de passation des marchés publics est en train de siéger pour attribuer le marché aux entreprises qui ont soumissionné pour la réhabilitation de la cuisine et du restaurant universitaire. Il est également prévu les travaux de réhabilitation de l’Ecole Nationale des Sciences Agroindustrielles (ENSAI) en termes d’électricité, de peinture et d’eau. En même temps, nous poursuivons l’achèvement des travaux du bâtiment administratif de l’Institut Universitaire de Technologies (IUT) et la phase deux (2) de la construction des laboratoires de la Faculté des Sciences. Voilà ce que nous faisons en gros en terme de chantiers.

Professeur, l’autre chantier et non des moindres, c’est celui de l’insécurité. On a tendance à l’évoquer de plus en plus chaque année, quelles sont les mesures prises par l’administration universitaire pour juguler ce phénomène tout au moins au niveau du campus ?
Comme je l’ai souvent rappelé en début d’année, il y a malheureusement certains qui profitent de la naïveté des nouveaux qui arrivent et qui savent que ces derniers ont de l’argent pour payer les droits universitaires et les chambres, et ils en profitent pour les dépouiller d’une manière ou d’une autre. Nous avons l’habitude à ce sujet de les sensibiliser et je viens de signer une note qui rappelle quelques mesures que chacun doit prendre pour éviter d’être victime d’un coup de vol et autres. Pour les jeunes filles, éviter de sortir tard, de donner sa clé à un inconnu. Il s’agit également de nous signaler toute personne qui a une attitude un peu suspecte. Nous avons également au sein du campus une centaine de vigiles qui rôdent dans le campus pour assurer la sécurité. La clôture du campus qui est en construction participe également de cet effort de sécurisation. J’ai également eu un entretien avec M. le gouverneur de la région pour voir dans quelle mesure nous pouvons être appuyés par des éléments de la police pour que les étudiants se sentent en sécurité au sein du campus et en dehors, c’est-à-dire dans les mini-cités environnantes. Mais je pense que le problème de la sécurité c’est d’abord un problème de tous.

Au-delà de toutes ces mesures prises, on constate qu’il y a de l’obscurité sur le campus une fois la nuit tombée. Comment résoudre ce problème d’obscurité lorsqu’on sait qu’il y a des étudiants qui viennent lire dans les amphis dans la nuit ?
Je pense qu’il faut féliciter la division des infrastructures et de la planification qui fait un travail remarquable de remettre en état l’éclairage du campus. Malheureusement, chaque fois que nous réparons, on se rend compte que deux mois après, les fusibles ont été enlevés, les câbles ont été déterrés. C’est pour moi l’occasion de lancer un appel au civisme des uns et des autres.

Pr. Paul Henri Amvam Zollo, recteur de l’Université de Ngaoundéré
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Permettez-nous de reparler de la réfection du restaurant universitaire que vous avez évoqué tantôt. Qu’est-ce qui va se passer concrètement pour que les étudiants ne soient pas sevrés de leurs menus quotidiens ?
Il faudrait que les étudiants sachent que le restaurant peut être amené à être fermé, puisqu’il faudra pratiquement changer toutes les marmites, refaire le circuit de gaz et d’électricité. Le restaurant pourrait temporairement être fermé pour permettre que les travaux puissent se dérouler normalement.

Pour mettre un terme à cet entretien, est-ce que vous avez un dernier mot à l’endroit de la communauté universitaire pour cette nouvelle année académique qui est sur les rails depuis le 1er octobre 2010 ?
Merci pour cette opportunité que vous m’avez offerte pour que je puisse dire un mot à la communauté universitaire. Une fois de plus, je souhaite la bienvenue aux nouveaux étudiants, je leur dis qu’ils ont fait un bon choix en venant dans cette université où nous prônons l’excellence dans tous les domaines. Je crois également savoir qu’au niveau des différents établissements, les enseignants sont dévoués, ils donnent le meilleur d’eux-mêmes pour dispenser des enseignements de qualité. Je crois également savoir qu’au niveau des directions, le personnel d’appui est là, tout à fait disponible pour qu’il n’y ait pas un quelconque blocage au niveau administratif. C’est à ce prix que l’Université de Ngaoundéré va toujours connaître ce label d’excellence. A tous et à toutes, je souhaite une très bonne année académique.

Entrée du Campus de Dang, Ngaoundéré
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