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Interview du ministre Grégoire Owona, coordonateur des Dixiades

Le ministre Grégoire Owona a donné de nouvelles orientations sur le déroulement de la 2ème édition des Dixiades

Excellence Monsieur le ministre, vous êtes le vice-président du comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) et coordonateur des Dixiades depuis 2008. Quel est le constat que vous avez fait sur le terrain dès votre arrivée à Ngaoundéré ? Est-ce que vous êtes satisfait de la qualité des infrastructures existantes?
Le constat que j’ai fait sur le terrain est que beaucoup de choses ont été faites, les choses vont à la fin et je pense que les petits détails et retouches qui restent pourront être faits dans les 24 h qui nous séparent du lancement effectif de ces jeux. C’est l’occasion ici pour moi de remercier et de féliciter l’université de Ngaoundéré qui nous a bien accueillis, qui nous a ouvert ses portes et qui va nous épauler dans l’organisation de ces Dixiades.

Monsieur le ministre, le gouverneur de la région de l’Adamaoua faisait savoir hier lors de la dernière réunion de coordination que les fonds n’étaient pas encore disponibles. Est-ce qu’on peut dire aujourd’hui qu’avec votre arrivée que tout est déjà réglé de ce côté là?
Disons que nous allons faire avec les fonds qui sont disponibles et je crois que ce qu’il y a déjà des fonds en train d’être acheminés. Nous devons souffrir énormément du manque de fonds pour cette édition, malheureusement, c’est cette édition qui se passe à Ngaoundéré où les élites et les institutions comme l’université étaient très chaudes et très engagées pour nous accueillir. Mais quelque peu, nous nourrissions nous-mêmes quelques projets à réaliser pour que les Dixiades laissent des traces, mais nous ferons avec le peu de moyen qu’on a. Le gouvernement a mis quelques moyens. Vous savez, ce n’est pas un secret, le financement des Dixiades est assuré à plus de 75% par l’état, le reste étant assuré par les sponsors et quelques bonnes volontés.

Ici dans l’Adamaoua, on a annoncé à grande pompe le recrutement de plus de 200 volontaires pour cette deuxième édition des Dixiades, mais à la dernière minute, ce recrutement a tout simplement été annulé. Est-ce qu’on peut savoir pourquoi?
La cause ce sont les difficultés qu’il y a eu pour l’encadrement de ces volontaires. Parce que les volontaires engendrent un certain nombre de dépense quand même. Ils sont volontaires, ils travaillent pour rien mais il faut quand même que le comité prenne un certain nombre d’engagements vis-à-vis d’eux, il faut les habiller, il faut qu’ils soient transportés, il faut les nourrir. Bon, tout espoir n’est pas perdu, on a encore 24h, pas pour rattraper ce qu’on voulait faire mais on fera ce qu’on pourra avec ce qu’on a.

Alors Dixiades, dix régions, dix jours, dix disciplines, est-ce que ça tient encore? Lorsqu’on sait qu’on a ramené la durée des jeux à 5 jours, du 16 au 20, on a supprimé certaines disciplines telles que le football féminin, le tennis, l’haltérophilie et le cyclisme. Est-ce que ce ne sont pas des Dixiades au rabais qui vont se disputer à Ngaoundéré? Est-ce que le mot «Dixiades» tient encore la route?
Bon, ce sont des disciplines qui n’existaient pas encore mais qu’on voulait ajouter à celles qui existaient déjà à la première édition. L’objectif des Dixiades est de détecter les meilleurs talents dans les disciplines retenues pour les accompagner dans la préparation des prochains jeux olympiques. Nous souhaitons dépasser et briser le signe indien qui a consisté jusqu’ici à improviser pratiquement notre préparation et à ne ramener, lorsque ça été possible, qu’une seule médaille au maximum. Donc nous espérons pouvoir parce qu’il faut voir cela à long terme, il faut pouvoir glaner davantage de médaille. Donc tant qu’on ne peut pas s’écarter de ces objectifs, on ne peut pas dire que ce seront des Dixiades au rabais.

Grégoire Owona
Journalducameroun.com)/n

Monsieur le ministre, qu’est-ce que Ngaoundéré gagne après les Dixiades? Qu’est-ce que les populations de l’Adamaoua vont garder comme souvenir après le passage de ces jeux puisqu’on sait qu’aucune aire de jeu n’a été nouvellement construite?
Aucune aire de jeu n’a été faite pour les Dixiades, c’est vrai! On est en train d’essayer de réfectionner quelques aires de jeu en ville, on crée une certaine animation, on parle de plus en plus de Ngaoundéré et il n’est pas exclu que ce soit une expérience qui puisse se renouveler. Il ne faut pas seulement voir le gain en terme matériel, mais il faut voir aussi cette prise de conscience, cette émulation, cette stimulation qui se créent à Ngaoundéré et ça c’est très important. Nous pensons que les jeunes d’après ce que nous constatons ont le regard rivé vers les Dixiades et Ngaoundéré s’est apparemment très bien préparée. Nous souhaitons que l’Adamaoua puisse remporter le maximum de victoire.

Monsieur le ministre, on vous a vu visiter quelques aires de jeu sur le campus alors qu’on savait déjà que tout devait se passer en ville et que l’université devait tout simplement se charger d’héberger les athlètes et les encadreurs. Est-ce qu’il y a eu des changements de dernière minute?
Oui, il y a quelques petits changements. Nous ne pouvons pas seulement venir à l’université pour manger et dormir. Il ya quelques compétitions qui vont se dérouler au sein même du campus, notamment le football, le handball et les sports de combat aussi.

Voilà qui est clair. Monsieur le ministre on va terminer par là, votre dernier mot?
Je ne pourrai qu’inviter les jeunes à regarder de plus près les compétitions qui vont s’ouvrir après demain, de venir encourager les jeunes compétiteurs pour que le meilleur gagne.

Campus de Ngaoundéré
Journalducameroun.com)/n


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