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Interview: Jean Charles Job nous parle d’Afric collection

Le vice-président du comité d’organisation dévoile les innovations de 2009!

La cérémonie d’inauguration de la 5é édition, s’est déroulée lundi à la place du gouvernement à Bonanjo, en présence du délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala, Fritz Ntoné Ntoné. Jean Charles Job, directeur du festival nous dévoile les grandes innovations de cette édition anniversaire également.

Festival Afric collection, acte 5, c’est parti!
Comme vous l’avez constaté, il y avait beaucoup de monde à la cérémonie d’ouverture donc, c’est bien parti, c’est sympa. On a vu de très belles choses venant des écoles, un vrai réveil au niveau de la population camerounaise au niveau des écoles, la prise de conscience sur la filière textile. Je crois que on a noté le rehaussement du niveau de la qualité des produits qui ont été présentés au public, et aux six délégués régionaux qui étaient présents. J’invité tout le monde à venir, on est là toute la semaine, l’entrée est gratuite. Venez, asseyez vous et vous regarder ce que vos amis, frères, confrères font, et encouragez les. Les étrangers sont là chaque fois pour essayer de nous damner le pion, notamment en ce qui concerne le concours de jeune styliste. Il ne faut pas que ce trophée parte à l’étranger, l’année dernière, c’est Joëlle Choupa qui a gagné et qui a permis au Cameroun de conserver le trophée au pays, vraiment je souhaiterais que ce soit encore un camerounais ou une camerounaise qui gagne jeudi soir. Ça va être la folie comme chaque année, car le jeudi pour nous, c’est la soirée phare pour le festival Afric Collection. Contrairement à ce que les gens pensent, ce n’est pas la grande soirée de gala de samedi où on voit les choses déjà faites par les grands noms de la haute couture. On adore voir les idées s’exprimer, les expériences des jeunes, car ils veulent vraiment détrôner les vieux, ils veulent prouver leurs qualités et leurs performances.

Quelles sont les grandes innovations de cette année?
Il y’en a deux. D’abord, mercredi après midi dès 16h, un défilé de mode des petits enfants âgés de 3 à 12 ans. Je suis sûr qu’on va être mort de rire, par ce que les enfants, ça part dans tous les sens, ils oublient qu’ils sont souvent sur un podium (rires). Mais il y’a quand même autour de ça, un travail qui est fait par des stylistes, des créateurs par ce que les enfants aussi s’habillent et c’est important. Autre innovation, ce sera le défilé des accessoiristes. Pourquoi ? Nombreux sont les gens qui cherchent des parures pour accompagner leurs tenues, que ce soit homme ou femme. Ils cherchent des chaînes, bracelets. donc, tout ceux qui fabriquent des accessoires africains, car nous sommes avant tout une manifestation africaine, seront présents vendredi soir à l’occasion du défilé spécialement conçu pour les accessoiristes. C’est la première fois qu’on va sortir les accessoiristes d’un défilé classique, d’habitude quand on les fait défilé au milieu des créateurs, on ne comprend pas très bien ce qu’ils sont entrain de faire, on les mélange par ce qu’ils habillent les mannequins. Mais là, ce sera une soirée à eux, où on va voir des bijoux, des chapeaux, des sacs, des chaussures (hommes et femmes), bref tous les accessoires, et les camerounais sont nombreux à pratiquer cet art. Voilà les deux grandes innovations de cette édition. Vous savez, ajouter à chaque édition une ou deux manifestations supplémentaires, c’est toujours un challenge.

Jean Charles Job, Afric collection

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Forcément des têtes d’affiche aussi comme à chaque édition?
Toujours ! Nous sommes soutenus par de grands noms comme Alphadi (Niger), Pathe’o (Burkina-Faso), Jemann (Cameroun). On a atteint aujourd’hui l’objectif qu’on s’était fixé, à savoir être le plus gros plateau africain de mode. L’année dernière, nous avions 28 maisons de presse, cette année, nous avons autant si non plus. Ce qui traduit l’importance que les partenaires médiatiques, et surtout le public témoignent à cette manifestation.

On annonçait également la présence d’Imane Ayissi, il paraît qu’il ne sera plus là. Pourquoi?
Vous savez, ce n’est pas facile de suivre Afric collection. Ce n’est pas qu’il ne voulait pas, mais quand vous faites appel à un créateur trois années de suite, ce n’est pas facile de le maintenir à ce rythme. Ça veut dire que chaque année qui passe, le créateur doit mettre sur pied nouvelle collection. Or le principe étant que les créateurs créent en générale pour deux ans, c’est dont c’est très difficile de garder ce rythme où les gens vont devoir créer chaque année, car nous n’avons pas les mêmes moyens que les européens. On a rencontré Imane Ayissi pendant la foire des entreprises Promote à Yaoundé, il nous a dit que ça risque d’être un peu serré entre la promotion de son livre et le fait de devoir présenter une nouvelle collection. Ce n’était pas de gaieté de c ur qu’il a décliné notre invitation pour cette année, encore que cette année, est également une année anniversaire pour nous au niveau d’Afric collection. Il était important pour nous donc de faire venir plutôt des gens qui avaient marqué pendant les 4 dernières années, l’ensemble du public camerounais. Vous constaterez que les créateurs présents à cette édition, ne sont pas très nouveaux excepté deux créateurs. On a par exemple rappelé Anneta (Cameroun), qui avait impressionné le public par sa lingerie fine, Alphadi sera encore là, Pathé’o, Chrystalix, le guinéen Terranga couture, le nigérien Modela qui est déjà là, donc on ne rappelle que des gens qui ont impressionné le public.

Pour terminer, on sait généralement que à Afric Collection, la culture rythme avec le social.
Effectivement, la tradition sera respectée cette année. Le vendredi matin, nous avons une descente au quartier Bonamoussadi, car sur tout ce que les exposants vendent, nous retenons jusqu’à 5%. Tous acceptent de reverser cela, et les fonds récoltés sont donnés aux enfants de la rue. C’est une tradition du festival qui existe depuis le premier jour.


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