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Irak: un partisan de la contestation assassiné, le 4e en deux semaines (source policière)

Un partisan de la contestation contre le pouvoir irakien et son parrain iranien a été assassiné à Bagdad, le quatrième en deux semaines, a indiqué dimanche à l’AFP une source policière.

Mohammed al-Doujaïli, 24 ans, a été abattu d’une balle dans le dos dans la rue Palestine, non loin de la place Tahrir, épicentre de la protestation dans le centre de Bagdad, a précisé cette même source.

Gravement blessé, il a succombé dimanche matin à ses blessures dans un hôpital de la capitale, où l’un de ses amis qui se trouvait avec lui et qui a été également blessé, est encore hospitalisé, selon des proches de M. Doujaïli.

Le militant assassiné à Bagdad a été enterré dimanche dans son quartier de Sadr City, bastion chiite de la capitale irakienne.

Il distribuait des repas aux manifestants sur Tahrir, tout comme Zahra Ali, 19 ans, retrouvée morte avec des marques de torture le 2 décembre, également dans la capitale.

Par ailleurs, deux militants anti-pouvoir actifs sur la place Tahrir, ont été blessés dans l’explosion de leur voiture à Diwaniya où ils étaient venus rencontrer les manifestants de cette ville du sud, selon un correspondant de l’AFP.

L’un d’eux a été grièvement touché par cette explosion apparemment provoquée par un engin explosif placé sous le véhicule.

Dans la nuit de mardi à mercredi, le militant anti-pouvoir Ali al-Lami, 49 ans, père de cinq enfants, a lui été abattu de plusieurs balles dans la tête dans le quartier populaire d’al-Chaab, à Bagdad.

Il y a tout juste une semaine, Fahem al-Taï, un père de famille de 53 ans, avait été tué par deux tireurs à moto alors qu’il rentrait chez lui à Kerbala.

Dans cette ville sainte chiite située au sud de Bagdad, un militant –qui se trouvait avec M. Taï lorsque les tireurs sont arrivés– a été blessé par balles. Un autre militant a été blessé quand sa voiture a pris feu, visiblement provoquée par une charge explosive placée sous le véhicule.

– Militants tués, enlevés –

Avant cela, depuis début octobre, plusieurs autres militants ont été retrouvés morts dans différentes ville du pays.

Des dizaines de manifestants et de militants ont en outre été enlevés et retenus plus ou moins brièvement par des hommes armés et en uniformes, que l’Etat assure ne pas pouvoir identifier.

Dans un pays en proie depuis deux mois et demi à une révolte inédite, déjà marquée par quelque 460 morts et 25.000 blessés, la campagne d’intimidation, d’enlèvements et d’assassinats n’a pas entamé la mobilisation.

De nouvelles manifestations ont lieu dimanche à Bagdad et dans la plupart des villes du sud de l’Irak, où administrations et écoles restent fermées, selon des correspondants de l’AFP.

Sur la place Tahrir, Abou Chahad, un manifestant de 30 ans, réclame « la démission de tous les politiciens corrompus » et « un gouvernement sans les partis corrompus ».

De son côté, Zahra Bachir, une étudiante qui manifeste dans la ville sainte chiite de Kerbala, anticipe déjà l’échéance de mardi, date butoir fixée au président Barham Saleh pour désigner un Premier ministre, après la démission du gouvernement il y a deux semaines.

« On manifeste au lieu d’aller en cours parce qu’on veut une élection populaire, pas un Premier ministre choisi par les partis au pouvoir », explique-t-elle à l’AFP.



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