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IRIC: Une réflexion sur le devenir de la Communauté CEMAC

L’institution de formation camerounaise a accueilli la première activité des journées CEMAC avec en prime, des débats

La célébration des journées CEMAC au Cameroun aura débuté le 12 mars par l’organisation d’une conférence débat à l’institut des relations internationales du Cameroun (IRIC). Pour la circonstance, un double thème : «le Cameroun la mise en uvre du processus de rationalisation des deux Communautés économiques régionales CEMAC et CEEAC ; état des lieux des réformes institutionnelles à la Cémac». Deux exposés présentés respectivement par le Commissaire de la CEMAC chargé du Développement des Infrastructures et du Développement durable, Hassan Adoum Bakhit, et le Directeur de l’Intégration régionale au MINEPAT (ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire), Chantale Elombat, représentante personnelle du ministre de l’Economie, Emmanuel Nganou Djoumessi. « Nous sortons d’une longue période de réformes institutionnelles. Ces réformes appellent des institutions nouvelles, qui doivent elles-mêmes être animées par des hommes nouveaux. Tout ceci demande du temps pour s’assurer que tout le monde comprend bien le processus et que ce processus lui-même est bien harmonisé aussi bien avec le fonctionnement des Etats que la dynamique et les aspirations de la population. Heureusement, il n’y a pas de blocage irréversible. Ce n’est donc pas parce que le processus se fait très lentement que nous allons nous décourager. L’intégration en Afrique centrale, c’est l’affaire de tous et de chacun. Chacun doit pouvoir faire ce qu’il a à faire dans le cadre de cette dynamique ; ce qu’il a affaire, bien le faire et le faire tout le temps », déclarera plus tard madame Elombat.

Le professeur Alain Didier Olinga, chef du département du Droit international à l’IRIC, modérateur de la conférence – débat, en a planté le décor en décryptant les mots-clés des deux exposés. «Vous devrez identifier les leviers, les atouts, les freins et les acteurs de l’accélération de l’intégration», demandera-t-il au premier exposant. Par rationalisation des CER (CEMAC-CEEAC), «faut-il comprendre qu’il y a comme un embouteillage des CER en Afrique centrale où il n’en existe que deux, alors que dans d’autres parties du monde on en compte beaucoup plus, mais sans parler de rationalisation ? Ou, s’agit-il de mettre plus de rationalité dans le fonctionnement et la gestion de ces CER et à quelles fins», interroge-t-il le second exposant. Dans son exposé sur le thème «Intégration accélérée pour l’émergence de la CEMAC en 2025», Hassan Adoum Bakhit a relevé la coïncidence de l’édition 2013 de la Journée CEMAC avec le jour anniversaire de la signature du traité instituant la CEMAC. Puis, il a passé en revue le processus d’intégration en zone CEMAC. Le commissaire en charge du développement des infrastructures et du développement durable à la commission de la CEMAC explique que l’intégration dans la CEMAC est bâtie autour du Programme économique régional (PER), dont l’un des principaux objectifs est la création d’un marché commun.

Pour M. Bakhit, «le Plan opérationnel du PER (2011-2015) représente un ensemble précis, complet et cohérent de programmes visant à favoriser la sortie de la Communauté du peloton des pays pauvres et progresser vers l’émergence. Il se décline en 5 axes, 12 objectifs stratégiques, 27 programmes et 106 projets.» Les cinq axes sont: la vision partagée; la bonne Gouvernance et l’environnement des affaires; les Infrastructures économiques et l’aménage ment du territoire; le capital humain; le Marché commun et diversification économique. Hassan Adoum Bakhit explique au passage les atouts dont dispose les pays de la CEMAC à cet effet. Entre autres, une monnaie commune, le franc CFA; un Tarif extérieur commun (TEC); la libre circulation des personnes et des capitaux. Hassan Adoum Bakhit achève son propos par la présentation de quelques programmes d’intégration en cours dans les domaines des infrastructures de base que sont «l’électricité, les transports, et les télécommunications, sans lesquelles aucun décollage économique n’est envisageable». L’exposé met en lumière la problématique du rythme de l’intégration dans la sous – région. Toutefois, l’orateur reconnaît que le processus mérite d’être accéléré, pour atteindre les objectifs poursuivis.

Le Commissaire Hassan Bahkit a échangé avec les médias du devenir de la Communauté
journalducameroun.com/Photo Philipe Nsoa)/n
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