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Issa Tchiroma apporte des éclairages sur la mort du missionnaire américain

Le Mincom a dévoilé jeudi des éléments d’autopsie et d’analyse balistiques qui montrent que le réligieux Charles Truman Wesco a été tué par des combattants séparatistes.

Le ministre Issa Tchiroma Bakary a révélé jeudi les résultats de l’analyse balistique ainsi que ceux de l’autopsie pratiquées après le décès du missionnaire Charles Truman Wesco  à Bambili, le 30 octobre. Les éléments qu’il présente confirme la version du gouvernement selon laquelle le religieux a été tué par des sécessionnistes.

Issa Tchiroma Bakary nous apprend que les balles retrouvées dans le corps provenaient d’une arme de calibre 12 « utilisée, nous le savons, par les terroristes sécessionnistes opérant dans le Nord-Ouest et le Sud ». Ce qui laisse entendre que les forces de défense camerounaises n’utilisent pas de tels calibres.

« Les impacts laissés par les tirs étaient effectivement localisés dans la partie pariétale droite du crâne, le visage droit et l’épaule droite de la victime; toutes choses qui confirment la position du tireur placé sur le côté droit du véhicule, une position occupée par les terroristes au moment des faits », indique Issa Tchiroma  Bakary dans un communiqué.

Les éclairages apportés par le ministre font suite à l’arrestation de la journaliste Mimi Mefo, détenue pour avoir fait un post dans lequel elle indique que Charles Truman Wesco a été tué par des militaires camerounais. L’information n’émanait pas d’elle. Elle a repris un texte d’une agence de presse dont on ne sait pas encore si elle a été inquiétée pour cette information.

Pour Issa Tchirom Bakary, Mimi Mefo aurait « modifié la réalité des faits » et répandu « des mensonges« , jetant le discrédit sur l’armée camerounaise. Pour toutes ces raisons, fait-il savoir, la jeune journaliste est poursuivie par devant le Tribunal militaire de Douala pour « diffusion de fausses nouvelles », « diffusion de mensonges susceptibles de nuire aux pouvoirs publics ou à la cohésion nationale« , « insulte contre des corps constituées et des fonctionnaires » et « incitation à la révolte contre le gouvernement et les institutions de la République« .


 



							
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