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J. Greg Belobo: «J’attends un maximum de personne pour l’expérience renvoyée au 17 septembre»

Le baryton camerounais explique le report du concert initialement prévu le 10 septembre et revient sur sa tournée africaine

On apprend que le concert que vous aviez prévu le 10 septembre au Palais des congrès de Yaoundé est décalé pour le 17 du même mois, est ce le calendrier politique qui justifie ce report?
Non pas vraiment. Vous remarquez vous-même que le concert aurait pu se tenir autrement sans problème le 10 septembre ; mais l’équipe d’organisation s’est dit qu’il y avait encore des choses à régler, et finalement ce n’est pas plus mal parce que j’apprends effectivement qu’il y aura de nombreuses personnes présentes dans la ville pour des échéances politiques, comme cela elles pourront elles aussi assister au concert, et cela ne peut être qu’une bonne chose. J’attends un maximum de personne pour cette que nous avons renvoyé au 17 septembre. Le report rendra notre concert encore meilleur.

Pourquoi avoir choisi de terminer votre tournée africaine par le Cameroun?
Le Cameroun c’est justement mon pays et contrairement à ce que l’on peut croire, je n’ai pas choisi de finir par le Cameroun. La tournée africaine a été organisée par l’institut français et pour tout vous dire, le Cameroun ne faisait pas partie du programme au départ. C’est donc ma maison de communication qui organise le concert de Yaoundé, et mon programme ne me permettait pas de le faire avant. J’ai dû parcourir 21 pays en un mois et demi. On arrivait aujourd’hui, on chante le même soir et le lendemain on prenait le premier avion. Donc il fallait que je trouve un temps où je serais le plus libre pour offrir un spectacle de qualité. Mais c’est vrai et je le concède, j’aurais aimé bousculer et commencer au Cameroun. Mais les contraintes ont été les plus fortes. Et puis je n’ai pas voulu inscrire le Cameroun dans ce programme marathon, je le ferai plus avec le c ur et tout mon temps.

Les échos de vos précédentes escales dans les autres pays africains sont plutôt positifs, mais nous relevons que vous avez parcouru des pays de cultures et de langue différentes. Est-ce que vous avez l’impression que votre message a eu un impact favorable sur les personnes qui sont venues vous écouter?
Très favorable et bien plus que je n’espérais. Dans la plupart de ces pays, j’avais une demande pour revenir chanter ou pour rester un jour supplémentaire. On me demandait aussi de donner des ateliers pour former les jeunes à suivre le chemin de l’art lyrique. Il y a des pays qui me demandaient de leur donner un coup de main pour concevoir la création de leurs structures de formation. Et plus fort, les demandes émanaient des responsables publics comme des privés.

Vous n’aimez pas parler de politique, mais votre Album « I believe » intervient dans un contexte africain marqué par la volonté des jeunes de voir les choses s’améliorer. Dans son contenu, votre album raconte l’histoire de ce petit enfant qui est né au Cameroun, a cru à son rêve, et finalement le vit aujourd’hui. Est-ce qu’il y a lieu de penser qu’au-delà de la simple chanson vous en appelez à un éveil de conscience des jeunes?
Je pense que tout le monde a ce devoir là, alors je l’assume comme vous le dites. Tout camerounais comme tout africain a ce devoir, non seulement de s’appliquer soi-même la rigueur mais aussi de motiver les autres à suivre ce chemin de l’amélioration personnelle. Ce n’est effectivement à mon sens que par là qu’on peut construire notre pays et notre continent. Et pour répondre à cette question directement, je confirme que j’ai accepté de faire cette tournée africaine justement pour faire cela, sensibiliser les jeunes à mener le combat de la vie.

Le récital, vous le faites sur votre propre histoire, pourquoi ce choix de production?
Je pense que c’est déjà un challenge de faire en sorte que son histoire personnelle soit connue, parce que mon histoire peut n’intéresser personne. C’est vrai aussi qu’au départ on se demande qui cela va intéresser mais à la surprise, lorsque j’ai présenté ce récital pour la première fois cela a été un succès fou. Je sentais tout le monde accroché, parce que si on n’est pas accroché par l’histoire on le sera par la musique. Mais une autre raison c’est qu’à la vérité, je pense que l’histoire que je maitrise mieux, c’est la mienne. Je n’ai pas besoin de réfléchir dessus. Je la connais, je ne crée rien.

Vous avez des racines africaines et une formation culturelle et artistique classique européenne. Comment est-ce que toutes ces influences vous ont aidé à produire « I Believe »?
C’est toujours une question difficile parce que chez moi c’est naturel. Et je n’ai pas fini d’apprendre. Aujourd’hui je parcours encore beaucoup de pays, et le fait de vivre ces aventures successives me nourrissent.

L’album « I Believe », on le retrouve où pour ceux qui n’auront pas de place pour le concert?
On le retrouve dans plusieurs points de vente au Cameroun, notamment les point de vente Mboa. Il est vrai que mes précédents albums n’ont pas souvent été disponibles au Cameroun, mais en réalité ce sont les choix des producteurs.

Pour terminer, quel message pour ceux qui viendront à votre concert?
Qu’ils viennent déjà et ils pourront écouter mon message. J’espère surtout qu’ils seront nombreux. Parce que c’est toujours un moment pour moi qui est très important, celui de la communion avec mes frères.

Jacques Greg Belobo, baryton camerounais
Journalducameroun.com)/n



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