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Jacques Fame Ndongo: «La loi est drastique mais c’est la loi»

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, les étudiants en médecine des instituts privés n’ont plus droit à la subvention de l’Etat depuis l’année académique 2013-2014

Les étudiants en médecine de l’Institut supérieur des Sciences de la santé de Bangangté (Ouest-Cameroun) et ceux de l’Institut supérieur des Technologies médicales de Nkolondom à Yaoundé, n’ont plus droit à la subvention de l’Etat dans le cadre de leur formation, explique le ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo. Cette mesure est en vigueur depuis la rentrée académique 2013-2014. «Comme dit l’adage latin, «dura lex, sed lex», (la loi est drastique mais, c’est la loi)», affirme-t-il, dans une interview accordée au quotidien gouvernemental mardi, 18 novembre.

La sortie du Minesup intervient après les plaintes, médiatisées, de nombreux étudiants priés par les promoteurs de ces deux établissements de s’acquitter des frais exigibles sous peine d’en être exclus. Les frais de formation oscillent autour de 1.200.000 F CFA par étudiant dans ces instituts. Avant la réforme de la formation médicale en 2013, chaque étudiant payait juste 50.000 F CFA, comme dans les facultés de médecine des universités publiques, le reste étant supporté par l’Etat. Ce qui est quasiment impossible aujourd’hui, explique le Minesup.

«Le ministère des Finances qui pourrait (le cas échéant) être sollicité dans ce cas, fait déjà l’objet de multiples contraintes (dette publique extérieure, dette publique intérieure, subventions statutaires aux établissements publics administratifs, salaires des fonctionnaires et personnels de l’Etat, etc.) Telle est la situation objective de ce dossier. Elle a été largement portée à l’attention des parents et étudiants dès l’année dernière et à l’occasion du concours national 2014-2015, afin que nul n’en ignore», poursuit-il.

Lors du concours, toujours d’après le Minesup, les candidats avaient la possibilité de choisir entre deux modules: un module public et un module privé. L’une des différences étant le montant des droits universitaires. «Ceux qui optent pour le public sont astreints à faire état d’un deuxième choix, relatif à l’un des deux établissements privés de formation médicale. La situation actuelle était donc connue par tous les candidats et bien entendu, par tous les requérants. Mais nous comprenons le désarroi des étudiants qui risquent de perdre une année académique, du fait de leur impécuniosité alors qu’ils ont été admis au même concours national, avec le même jury», reconnait le Pr. Jacques Fame Ndongo. Néanmoins, «chaque étudiant doit s’acquitter de ses droits universitaires fixés par le promoteur de l’institut privé», suggère le ministre face à ce problème.

Pour rappel, la première session de la commission nationale de la formation Médicale, pharmaceutique et odontostomatologique du Cameroun s’est tenue le 30 juillet 2013. A l’issue des travaux, six établissements (quatre structures publiques et deux privées) avaient été habilités à dispenser les enseignements dans ce domaine pour l’année académique 2013-2014: La faculté de Médecine et des Sciences biomédicales de l’université de Yaoundé I ; La Faculté des Sciences de la santé de l’université de Buéa; la faculté de Médecine et des Sciences pharmaceutiques de l’université de Douala; La faculté des Sciences de la santé de Bamenda; l’Institut supérieur des sciences de la santé de Bangangté ; l’Institut supérieur des technologies médicales de Nkolondom à Yaoundé.

Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur du Cameroun
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